Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Lotier splendide (Lotus formosissimus)

COSEPAC Résumé

Lotier splendide

Lotus formosissimus

Description

Le lotier splendide (Lotus formosissimus) est une plante herbacée vivace à tiges nombreuses et traînantes longues de 20 à 50 cm et à feuilles composées-pennées. Les fleurs sont semblables à des fleurs de pois, rose et jaune, disposées en ombelles sous-tendues par une bractée trifoliolée. La plante se distingue des autres espèces de Lotus par le fait qu’elle est vivace et par ses stipules membraneuses, ses bractées trifoliolées et ses fleurs rose et jaune.

Répartition

Le Lotus formosissimus ne pousse que sur la côte Ouest de l’Amérique du Nord, à l’ouest des monts Cascades depuis le Sud-Est de l’île de Vancouver jusqu’en Oregon, puis à l’ouest de la Sierra Nevada jusqu’au comté de Monterey, en Californie.

Habitat

Le Lotus formosissimus a été observé dans des milieux xériques du sud-est de l’île de Vancouver et de quelques îles voisines. Il pousse dans des prés exposés dominés par des graminées, sur des escarpements rocheux exposés où le Quercus garryana est également présent ainsi qu’à l’ombre de forêts de type Quercus garryana – Bromus. Les espèces associées comprennent le Sedum spathifolium, le Plectritis congesta, l’Allium cernuum, le Delphinium menziesii, le Dactylis glomerata, l’Anthoxanthum odoratum, l’Hypochoeris radicata, l’Holcus lanatus, l’Aira praecox, le Plantago lanceolata et plusieurs espèces de Bromus.

Biologie générale

On sait peu de choses sur la biologie du Lotus formosissimus. La pollinisation croisée est sans doute nécessaire pour que la plante produise des graines viables, mais on n’a pas identifié les pollinisateurs. Il semble que les graines sont faciles à faire germer, mais il se peut que les graines aient un tégument dur retardant de plusieurs mois ou de plusieurs années la germination d’une partie des graines. Les plantes adultes ont peut-être une longue durée de vie, et le recrutement à partir de graines est probablement rare. On suppose que l’espèce est associée à des bactéries fixatrices d’azote du genre Rhizobium, ce qui doit fournir à la plante une source d’azote autre que le sol. On estime enfin que le L. formosissimus est un mauvais compétiteur contre de nombreuses graminées vivaces, puisqu’il est absent de plusieurs milieux qui sont dominés par les graminées, mais lui semblent par ailleurs propices.

Taille et tendances des populations

Au Canada, on ne connaît que cinq sites du Lotus formosissimus. Deux des sites ont été confirmés récemment, tandis que deux autres sont probablement disparus. Dans le cas du cinquième site, l’espèce est probablement toujours présente, mais elle n’a pas été retrouvée. Le nombre total de sujets présents au Canada est probablement inférieur à 200. Comme aucune des populations n’a été surveillée, il est impossible d’en déterminer l’effectif antérieur.

Facteurs limitatifs

Dans le passé, la menace la plus directe à peser sur le Lotus formosissimus a été la destruction de son habitat par l’exploitation agricole et résidentielle. Ce facteur ne menace plus les populations actuelles, mais la disparition des milieux propices situés à d’autres endroits limite gravement la possibilité d’introduire l’espèce dans de nouvelles localités et menace ainsi sa survie à long terme au Canada. Parmi les facteurs qui menacent moins directement le L. formosissimus, mentionnons l’introduction d’espèces européennes agressives, comme le Cytisus scoparius, qui peuvent concurrencer le lotier pour les ressources ou empêcher l’établissement de ses semis. Par ailleurs, la suppression des incendies semble avoir modifié la végétation dans plusieurs localités où on s’attendrait à trouver l’espèce, notamment en favorisant dans certains cas la dominance des arbres et des arbustes, qui a pour effet d’éliminer de nombreuses espèces herbacées. Le seul facteur commun à tous les sites actuels du L. formosissimus est l’absence de la perturbation qui serait causée par un accès du grand public.

Protection

Les deux sites confirmés du Lotus formosissimus sont protégés sur des terres publiques. Un des sites est situé dans une réserve écologique, sur une petite île, tandis que l’autre est situé au point le plus au sud de l’île de Vancouver, sur un terrain loué par le ministère de la Défense nationale. L’accès du grand public est interdit dans les deux cas. On n’a jamais tenté de rétablir ou d’introduire l’espèce dans d’autres localités.


COSEPAC logo

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés et populations (importantes à l’échelle nationale) sauvages jugées en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons, mollusques, lépidoptères, plantes vasculaires, lichens et mousses.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est formé de représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique) et de trois organismes non gouvernementaux, ainsi que des coprésidents des groupes de spécialistes des espèces. Le Comité se réunit pour examiner les rapports sur la situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.