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Lotier splendide (Lotus formosissimus)

Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :                Lotus formosissimus Greene

Citation bibliographique :     Pittonia 2: 147, 1890.

Synonymes :                         Hosackia gracilis Benth.

Lotus gracilis Frye & Rigg (non L. gracilis Salisb.)

Nom commun :                      lotier splendide

Famille :                                 Fabacées (légumineuses)

Grand groupe végétal :         Angiospermes

Historique du taxon

Le lotier splendide (Lotus formosissimus) est une des quelque 200 espèces du genre Lotus. La plupart des espèces de ce genre cosmopolite poussent dans les régions tempérées. Une soixantaine sont indigènes de l’Amérique du Nord et ont probablement pour origine le Sud-Ouest des États-Unis. Le Canada ne compte que cinq espèces indigènes, dont quatre ne sont présentes qu’en Colombie-Britannique. Quatre autres espèces, d’origine eurasienne, ont été introduites au Canada (Zandstra et Grant, 1968).

Bentham avait au départ décrit le Lotus formosissimus sous le nom Hosackia gracilis. Cependant, à l’issue d’un examen des espèces eurasiennes de Lotus et nord-américaines d’Hosackia, Ottley (1923) puis Callen (1959) les ont toutes réunies dans le genre Lotus, car ils n’avaient trouvé aucun caractère sûr pour distinguer les espèces des deux continents.

Zandstra et Grant (1968) ont étudié la biosystématique des espèces canadiennes indigènes et introduites. La polyploïdie s’est avérée fréquente chez les espèces eurasiennes, mais inexistante chez toutes les espèces nord-américaines étudiées, dont le nombre chromosomique de base est 6 ou 7. D’après les caractères morphologiques et cytologiques ainsi que les caractéristiques de l’habitat, le L. formosissimus et le L. pinnatus Hook. seraient les espèces indigènes du Canada les plus étroitement apparentées entre elles. Ces espèces sont des plantes vivaces et allogames qui produisent de grandes fleurs réunies en ombelles longuement pédonculées, tandis que les trois autres espèces indigènes sont des plantes annuelles autogames à petites fleurs. Selon Zandstra et Grant (1968), le L. formosissimus et le L. pinnatus sont plus primitifs que ces espèces annuelles. Une étude chimiotaxinomique par chromatographie sur couche mince est venue confirmer ces relations de façon générale, le Lformosissimus et le L. pinnatus présentant le degré de similitude le plus élevé (Grant et Zandstra, 1968).

Description

Description taxinomique du Lotus formosissimus

[D’après Hitchcock et Cronquist (1961) ainsi que Zandstra et Grant (1968)]

Plantevivace, à racine pivotante épaissie et à rhizome court.

Tige longue de 20 à 50 cm, traînante à ascendante, ramifiée dès la base.

Feuille pétiolée, longue de 4 à 8 cm, comportant de 3 à 7 folioles ovées à obovées; foliole terminale longue de 10 à 20 mm et large de 5 à 10 mm; stipules membraneuses, arrondies à acuminées, longues de 3 à 10 (15) mm; la bractée de l’extrémité de la tige florifère est habituellement trifoliolée (parfois de 1 à 5 ou même 7 folioles).

Inflorescencecapitée, comprenant de 3 à 5 fleurs ressemblant à des fleurs de pois, longues de 10 à 15 mm et portées par des pédoncules axillaires longs de 2 à 6,5 cm; étendard jaune, long de 11 à 15 mm; ailes à teinte rosâtre ou violacée; carène à extrémité violette; onglets des ailes et de la carène dépassant considérablement le calice.

Gousselongue de 27 à 36 mm et large de 1,5 à 2 mm, renfermant de 7 à 15 graines brun foncé à noires, marbrées de vert olive.

Illustrations

1)      Zandstra et Grant (1968), page 564, figure 2.

2)      Ottley (1923), page 251, planche 66, figures de 7 à 13.

3)      Hitchcock et Cronquist (1961), page 295.

4)          Abrams (1944), page 544, figure 2715 (Hosackia gracilis Benth.).

Caractères distinctifs

Neuf des dix espèces de Lotus signalées au Canada sont présentes en Colombie-Britannique (Scoggan, 1978-1979). Sept espèces (Lotus corniculatus L.,L. denticulatus (Drew) Greene, L. micranthus Benth., L. nevadensis (S. Wats.) Greene, L. pedunculatus Cav., L. purshianus (Benth.) Clem. & Clem. et L. tenuis Waldst. & Kit.) se distinguent du L. formosissimus par leurs stipules réduites à des glandes noirâtres. La huitième espèce, le L. pinnatus, ressemble beaucoup au L. formosissimus, sauf que ses pétales sont jaune et blanc, tandis que ceux du L. formosissimus sont jaune et rose. De plus, la bractée foliacée souvent présente chez le L. formosissimus est absente chez le L. pinnatus (voir Douglas, 1990, ainsi que Hitchcock et Cronquist, 1961). Enfin, selon Zandstra et Grant (1968), les graines du L. pinnatus sont deux fois plus grosses que celles du L. formosissimus.

Sur le terrain, plusieurs espèces présentent une ressemblance avec le L. formosissimus, ce qui rend la plante difficile à repérer. Certaines espèces du genre Vicia poussent souvent avec le L. formosissimus et, de prime abord, lui ressemblent en raison de leurs tiges traînantes et de la disposition similaire de leurs feuilles. Un examen attentif permet toutefois de constater que les feuilles des Vicia sont plus petites et qu’une vrille y tient lieu de foliole terminale. De même, le Lotus micranthus et le L. purshianus poussent parfois dans des milieux semblables à l’habitat du L. formosissimus, mais ils sont souvent plus petits et toujours dépourvus de stipules membraneuses. Il est difficile de distinguer le L. formosissimus du L. pinnatus lorsque ces plantes ne sont pas en fleur. Les fleurs du L. formosissimus sont habituellement sous-tendues par une bractée trifoliolée, mais certains sujets examinés sur le terrain en étaient dépourvus ou ne présentaient qu’une bractée unifoliolée. Cette bractée semble fragile, car elle se détache facilement, ce qui donne l’impression qu’il s’agit du L. pinnatus. À l’heure actuelle, le L. pinnatus n’a été signalé que dans la région de Nanaimo, sur l’île de Vancouver.