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Teigne tricheuse du yucca (Tegeticula corruptrix)

Résumé

Teigne tricheuse du yucca

Tegeticula corruptrix

 

Information sur l’espèce

La teigne tricheuse du yucca est un petit papillon nocturne blanc qui appartient à la famille des Prodoxidés. Elle se distingue principalement des autres espèces de teignes associées au yucca par son envergure plus grande, qui varie de 22,5 à 35,0 mm. Les adultes sont généralement observés à l’intérieur des fleurs de leur plante hôte, le yucca glauque, à la fin de la période de floraison. À l’examen microscopique, on constate que les palpes maxillaires sont dépourvus de tentacule rudimentaire.

 

Répartition

La teigne tricheuse du yucca est confinée aux populations du yucca glauque. Au Canada, la seule population viable du papillon nocturne est établie dans une population de yucca glauque, à Onefour (Alberta). Une autre population est connue de la réserve de pâturage Pinhorn (Alberta), mais son existence est étayée par l’observation d’un seul individu.

 

Habitat

Au Canada, les populations du yucca glauque habitées par la teigne tricheuse du yucca occupent des pentes de coulée exposées au sud, recouvertes d’une végétation clairsemée, dans le bassin de la rivière Milk, dans le sud-est de l’Alberta. Dans les portions plus centrales et méridionales de son aire, la teigne tricheuse utilise le yucca glauque et plusieurs autres espèces de yuccas comme plantes hôtes. 

 

Biologie

Comme son nom l’indique, la teigne tricheuse du yucca n’intervient pas dans la pollinisation de sa plante hôte, mais elle est un prédateur obligatoire des graines du yucca. Les femelles déposent leurs œufs uniquement dans les fruits en début de développement de la plante hôte, et les chenilles se nourrissent exclusivement des graines. À la fin de l’été, les chenilles émergent du fruit à l’intérieur duquel elles se sont développées, s’enfoncent dans le sol et entrent en diapause prénymphale. Elles peuvent demeurer dans cet état pendant plusieurs années avant d’émerger du sol à l’état adulte. 

 

Taille et tendances des populations

Les effectifs de la teigne tricheuse du yucca fluctuent considérablement d’une année et d’une population à l’autre, et le dénombrement des adultes soulève des difficultés importantes. À Onefour (Alberta), l’insuffisance des indices de l’activité de la teigne (de 1999 à 2003) ne nous permet pas d’évaluer le déclin de la population ou ses fluctuations d’abondance. À Pinhorn (Alberta), un seul individu a été observé entre 1998 et 2003.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Au Canada, la teigne tricheuse du yucca est limitée naturellement par le fait qu’elle se trouve à la limite nord de son aire de répartition ainsi que par la répartition limitée de sa plante hôte et de son unique pollinisateur, la teigne du yucca. Les principales menaces à la survie de l’espèce au Canada sont les facteurs qui ont des effets négatifs sur les populations de la plante hôte (yucca glauque) ou de son pollinisateur (teigne du yucca) ou sur l’interaction bénéfique entre ces deux espèces. Les facteurs susceptibles de compromettre la survie de ces espèces incluent le broutage des hampes florales, des fleurs et des fruits par le cerf-mulet et l’antilope d’Amérique, la collecte de plants de yucca à des fins horticoles ou médicinales, la circulation des véhicules hors route, le pâturage par le bétail et l’application d’herbicides et d’insecticides agricoles.

 

Importance de l’espèce

Au Canada, la teigne tricheuse du yucca fait partie d’un complexe d’espèces dont la survie dépend du yucca glauque. Toutes ces espèces se trouvent à la limite nord de leur aire de répartition et, en comparaison de leurs populations plus méridionales respectives, possèdent probablement des attributs uniques favorisant leur survie. Les recherches effectuées à ce jour ont révélé que les populations septentrionales du yucca glauque et de la teigne du yucca présentent des stratégies de survie qui font défaut chez les autres populations.

 

Protection actuelle

La teigne tricheuse du yucca ne bénéficie actuellement d’aucune protection légale à l’échelle de son aire de répartition. Au Canada, sa plante hôte (yucca glauque) a été désignée « espèce menacée » par le COSEPAC et « espèce en voie de disparition » par l’Alberta. La teigne du yucca, pollinisateur mutualiste du yucca glauque, est classée « espèce en voie de disparition » par le COSEPAC et l’Alberta.

 

HISTORIQUE DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

(2006)

Espèce sauvage: Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'une autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D): Espèce sauvage qui n'existe plus.

Disparue du pays (DP): Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*: Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M): Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**: Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***: Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****: Une catégorie qui s'applique lorsque l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l'admissibilité d'une espèce àl'évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l'espèce.

*            Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.
**          Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
***        Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
****      Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
*****    Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Environnement                    Environment
Canada                            Canada

Service canadien                Canadian
de la faune                        Wildlife Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.