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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Tête carminée au Canada

Taille et tendances des populations

Abondance

Avant d’être désignée par le COSEPAC, la tête carminée n’avait été relevée que de façon accessoire (voir, par exemple, Smart, 1979). Depuis, son aire de répartition connue a été élargie à la suite d’échantillonnages dirigés (Stewart et Watkinson, 2004). L’espèce est présente dans le tronçon intermédiaire de la rivière Whitemouth, sans toutefois y être abondante (Smart, 1979). Le peu d’information que nous possédons sur la répartition et l’abondance des populations résulte sans doute du faible nombre d’échantillonnages dirigés et de la facilité avec laquelle l’espèce est confondue avec le méné émeraude. 


Fluctuations et tendances

Inconnues.


Effet d’une immigration de source externe

Les chutes et les rapides, aujourd’hui en grande partie remplacés par des barrages hydroélectriques, segmentent l’habitat du poisson dans l’axe fluvial de la rivière Winnipeg. Les chutes situées à l’embouchure de la rivière Whitemouth empêchent l’espèce de recoloniser ce cours d’eau à partir de la rivière Winnipeg. Ces obstacles réduisent grandement toute possibilité d’immigration naturelle de source externe. De plus, il se peut que la voie de dispersion originale (la région des lacs Red, au Minnesota) ne soit plus accessible (voir la section « Répartition »). Pour déterminer le pourcentage de l’aire de répartition mondiale de la tête carminée qui se trouve au Canada, il faudra réaliser d’autres travaux d’échantillonnage dans les bassins hydrographiques de la rivière et du lac Winnipeg. Il importera également de mener des études génétiques pour préciser les liens de parenté entre ce poisson et les autres espèces du complexe spécifique Notropis rubellus.