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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'obovarie ronde (Obovaria subrotunda) au Canada - 2003

Taille et tendances des populations

États-Unis

L’Obovaria subrotunda est une espèce très peu commune nettement en déclin dans la majeure partie de son aire de répartition aux États-Unis. Il est extrêmement rare dans les États du Sud-Est. La seule population existante en Alabama se trouve dans la rivière Paint Rock (J. Garner, Alabama Division of Wildlife and Freshwater Fisheries, comm. pers., octobre 2001), où Ahlstedt (1995 et 1996) n’a trouvé que 9 individus vivants pendant les relevés effectués en 1991. En Géorgie, on peut le trouver dans une région très restreinte de la partie nord de l’État, dans le bassin hydrographique de la rivière Tennessee (P. Hartfield, U.S. Fish and Wildlife, comm. pers., juillet 2001). Au Mississippi, il occupe uniquement les rivières Big Black et Big Sunflower (B. Jones, Mississippi Museum of Natural Science, comm. pers., octobre 2001). Selon Parmalee et Bogan (1998), l’O. subrotunda était autrefois répandu dans les réseaux entiers des rivières Tennessee et Cumberland, mais il a disparu ou presque disparu dans la plupart des cours d’eau de ces réseaux. Dans le réseau de la rivière Cumberland, on le trouve dans les rivières Obey, Stones, Harpeth et Red ainsi que dans le cours principal de la Cumberland. Dans le réseau de la rivière Tennessee, on l’a trouvé dans le chenal principal de la rivière Tennessee et dans les rivières Clinch, Pigeon, Little Tennessee, Sequatchie, Powell, Holston, Buffalo, Duck et Elk. En 1979-1980, Ahlstedt (1983, 1991) a effectué des relevés exhaustifs dans les cinq dernières rivières mentionnées ci-dessus et dans la rivière Nolichucky et il a découvert une population importante d’obovaries rondes dans la rivière Duck ainsi que seulement quelques individus vivants dans la rivière Elk. La population de la rivière Duck avait également été signalée en 1933 (van der Schalie, 1938). L’Obovaria subrotunda est l’une des 103 espèces de mulettes connues au Kentucky. D’après une compilation de mentions d’Unionidés remontant jusqu’en 1818, Cicerello et al. (1991) ont établi que l’O. subrotunda est présent dans 12 des 19 principaux réseaux fluviaux de l’État. Cette espèce est actuellement considérée comme occasionnelle dans le cours supérieur de la rivière Cumberland et la rivière Big Sandy, sporadique dans le cours supérieur de la rivière Green, les rivières Kentucky et Licking et le ruisseau Tygarts, et rare dans la rivière Ohio, le cours inférieur de la rivière Cumberland et la rivière Little Sandy.

L’obovarie ronde a déjà été répertoriée dans quatre des 25 bassins hydrographiques de l’Illinois, soit dans les tributaires des rivières Embarras et Wabash, les bassins des rivières Vermilion et Little Vermilion, la rivière Ohio, et la rivière Wabash. Elle a peut-être été assez abondante par le passé; par exemple, 131 individus vivants ont été récoltés dans la rivière Embarras par M.R. Matteson en 1956 (K. Cummings, Illinois Natural History Survey, comm. pers., août 2001). Depuis 1969, l’espèce n’a été trouvée vivante que dans le réseau de la rivière Vermilion (Cummings et Mayer, 1997). En Indiana, l’O. subrotunda était très commun dans les cours d’eau se déversant dans la rivière Ohio comme les rivières Wabash et White et rare dans le réseau de la Maumee (Goodrich et van der Schalie, 1944). Watters (1996) a observé cette espèce dans le ruisseau Fish, un tributaire de la rivière St. Joseph faisant partie du réseau de la Maumee, en 1988 et en 1996. Bien que 17 individus vivants aient été récoltés lors des relevés effectués dans la rivière Tippecanoe en 1987, l’obovarie ronde est en général assez rare dans l’État (K. Cummings, Illinois Natural History Survey, comm. pers., août 2001). L’Obovaria subrotunda est présent dans tout l’État d’Ohio, mais rarement en nombre de quelque importance (G. T. Watters, Ohio Biological Survey, comm. pers., juillet 2001). À la rivière St. Joseph, qui semble avoir retenu davantage l’attention, Clark et Wilson (1912, dans Clark, 1977) le considèrent comme assez commun dans le chenal d’alimentation, où 16 individus vivants ont été trouvés, et près de l’embouchure de la rivière, où ils en ont trouvé 10. Clark (1977) a signalé avoir trouvé cette espèce à sept endroits dans le cours principal ou des tributaires lors de récoltes effectuées entre 1938 et 1975. Way et Shelton (1997) ont repéré l’obovarie ronde à un endroit dans la rivière Ohio en 1995, et Watters (1993 et 1994) a trouvé des individus vivants dans la rivière Muskingham en 1992. En Virginie-Occidentale, l’O. subrotunda est présent dans tout le bassin intérieur de l’État, mais jamais en grand nombre (J. Clayton, West Virginia Department of Natural Resources, comm. pers., août 2001).

Van der Schalie (1938) a étudié la communauté de mulettes de la rivière Huron dans le Sud-Est du Michigan au début des années 1930. Il a trouvé seulement des coquilles d’O. subrotunda à un endroit situé près de l’embouchure. Strayer (1980) a comparé l’aire de répartition historique des mulettes (de 1870 à 1933) dans la rivière Clinton, un tributaire de la rivière Sainte-Claire, juste au nord de Detroit, avec les résultats de relevés qu’il a effectués à 76 sites en 1977-1978. L’obovarie ronde a été observée à deux endroits dans le cours inférieur de la rivière avant 1935, mais il ne l’a pas trouvée pendant ses relevés et l’a déclarée disparue dans la rivière Clinton. Il a également affirmé que l’espèce avait disparu de la majeure partie de son ancienne aire de répartition dans le réseau Érié-Sainte-Claire. En 1982-1983, Hoeh et Trdan (1985) ont effectué des relevés à 27 sites dans les rivières Black, Pine et Belle (également des tributaires de la rivière Sainte-Claire situés au Michigan) et ont répertorié l’obovarie ronde à un endroit dans la rivière Pine, où ils l’ont considérée comme rare (<1 mulette découverte par heure-personne de recherche). Strayer et al. (1991) ont fait des relevés à 52 endroits dans les rivières et cours d’eau de l’Ouest de l’État de New York dans la période de 1987 à 1990 et n’ont trouvé qu’une seule coquille subfossile d’O. subrotunda dans le ruisseau Conewango, dans le réseau de la rivière Allegheny. D’après Strayer et Jirka (1997), l’espèce est probablement disparue de l’État de New York, mais pourrait éventuellement être trouvée dans le bassin de l’Allegheny ou le bassin Érié-Niagara. En Pennsylvanie, l’aire de répartition historique englobait les bassins hydrographiques des rivières Ohio, Beaver et Monongahela (Ortmann, 1919); cependant, les effectifs de l’espèce ont diminué considérablement ces dernières années (A. Shiels, Pennsylvania Nongame and Endangered Species Unit, comm. pers., sept. 2001).


Grands Lacs

Lac Érié

D’après certaines indications, l’O. subrotunda a peut-être disparu du lac Érié dès 1950. L’espèce a été signalée lors de six relevés sur sept effectués entre 1910 et 1942, mais pas en 1960, ni en 1993, ni pendant les relevés effectués à 33 endroits le long de la rive sud-ouest et autour des îles Bass en 1998 (Ecological Specialists, 1999). Seize espèces d’Unionidés ont été récoltées dans le bassin ouest du lac Érié entre 1930 et 1982 (Nalepa et al., 1991). On a trouvé l’Obovaria subrotunda en 1930 et en 1951 et en 1952, mais pas en 1961, ni en 1972, 1973-1974 et 1982. En 1991, la communauté avait été pratiquement éliminée par la moule zébrée (Dreissena polymorpha) – on n’a trouvé que quatre individus vivants, appartenant à deux espèces (Schloesser et Nalepa, 1994). Schloesser et al. (1997) ont fouillé 15 sites le long du rivage au Michigan avant l’invasion par la moule zébrée (1983) et après cette invasion (1990 et 1993), mais ils n’ont pas trouvé d’O. subrotunda lors de ces relevés. L’obovarie ronde était également absente dans les récoltes d’Ortmann (1919) et de Masteller et al. (1993) provenant de la baie Presque Isle, à Erie (Pennsylvanie), et elle ne faisait pas partie des 20 espèces vivantes recensées au marais Metzger, près de Toledo (Ohio), en 1996 (Nichols et Amberg, 1999). Lors de relevés effectués dans sept autres marais près du marais Metzger en 2000, on n’a trouvé que peu de mulettes vivantes, et aucune obovarie ronde (Ecological Specialists, 2001).

Lac Sainte-Claire et rivière Detroit

L’obovarie ronde est encore présente dans le lac Sainte-Claire. Nalepa et Gauvin (1988) ont effectué en 1986 un relevé à 29 sites répartis dans l’ensemble du lac et ont récolté 281 Unionidés vivants appartenant à 18 espèces, y compris une obovarie ronde vivante. Nalepa et al. (1996) ont procédé à de nouveaux relevés à ces mêmes sites en 1990, 1992 et 1994 et ils ont signalé la découverte de deux obovaries rondes vivantes en 1990. En 1994, les Unionidés du lac avaient été pratiquement éliminés par la moule zébrée dans les eaux du large. De même, Schloesser et al. (1998) ont fouillé 17 sites dans la rivière Detroit avant l’invasion par la moule zébrée (1982-1983) et après cette invasion (1992 et 1994) et ils ont trouvé deux O. subrotunda vivants en 1982-1983, trois en 1992 et aucun en 1994. En 1994, les Unionidés de la rivière étaient presque tous morts. Gillis et Mackie (1994) ont fouillé entre 1990 et 1992 plusieurs sites riverains dans la partie sud-ouest du lac Sainte-Claire, près de Puce (Ontario) et de Grosse Pointe (Michigan), et ils n’ont découvert aucun O. subrotunda. La diversité et l’abondance des Unionidés ont diminué de façon très marquée pendant la période d’échantillonnage, à cause de l’incidence de la moule zébrée. Par contre, Zanatta et al. (2002) ont découvert une importante communauté d’Unionidés vivants, comportant 22 espèces, dans les eaux riveraines peu profondes (<1 m) du delta de la rivière Sainte-Claire en 1999. Au total, 53 O. subrotunda vivants ont été récoltés à 5 des 31 sites fouillés entre 1999 et 2001; ces cinq endroits sont tous situés dans les eaux canadiennes.

Deux bons indicateurs de la santé ou de la « vigueur » générale d’une population de mulettes sont : a) la densité, qui peut être comparée aux densités de populations saines connues, et b) la fréquence des classes de taille des animaux vivants, qui fournit une indication du succès reproducteur. Les estimations de la densité de l’O. subrotunda dans le delta de la rivière Sainte-Claire ont été établies à 0,014/m2, 0,005/m2 et 0,002/m2 à trois endroits qui ont fait l’objet d’un échantillonnage quantitatif en 2001 (Zanatta et al., 2002). Ces densités sont inférieures d’un à deux ordres de grandeur à celles de 0,10/m2 à  0,20/m2 établies en 1979 pour la rivière Duck, au Tennessee (Ahlstedt, 1991), qui abrite peut-être les populations restantes d’obovaries rondes les plus saines de l’Amérique du Nord. Bien que les densités actuelles soient faibles dans le lac Sainte-Claire, la zone d’occupation est grande (approximativement 8 km2). En supposant que les densités sont uniformes dans toute la zone d’occupation, une estimation optimiste de la taille de la population se situerait à 55 000 individus. La distribution statistique des tailles des 53 individus vivants récoltés dans le delta de la rivière Sainte-Claire entre 1999 et 2001 est présentée à la figure 4. La population est dominée par des animaux de seulement quelques classes de taille, ce qui pourrait indiquer de fréquents insuccès par classe d’âge. La longueur moyenne des coquilles était de 31,3 mm (erreur-type : ± 3,6 mm), taille probablement typique pour des mulettes adultes des Grands Lacs. Divers auteurs ont constaté que la « forme lacustre » de l’O. subrotunda atteint une taille bien inférieure à celle de la forme lotique. Par exemple, le plus gros spécimen du lac Érié trouvé par Ortmann (1919) ne mesurait que 42 mm de long.


Figure 4 : Distribution statistique des tailles d’Obovaria subrotunda vivants trouvés dans le lac Sainte-Claire entre 1999 et 2001 (n = 53)

Figure 4 : Distribution statistique des tailles d’Obovaria subrotunda vivants trouvés dans le lac Sainte-Claire entre 1999 et 2001.

Le tableau 1 résume l’information disponible sur la fréquence d’occurrence et l’abondance relative de l’O. subrotunda à divers endroits en Alabama, au Kentucky, au Michigan, en Ohio, au Tennessee et en Ontario, y compris dans les Grands Lacs. L’obovarie ronde a été répertoriée à environ 10 p. 100 des sites fouillés (fourchette de 3 à 24  p. 100), et représentait en moyenne 0,7 p. 100 (fourchette de 0,2 à 8,0 p. 100) du nombre total de mulettes récoltées. Il semble que les populations restantes les plus saines de l’Amérique du Nord sont celles de la rivière Duck, au Tennessee, et des eaux ontariennes du delta de la rivière Sainte-Claire (dans le lac Sainte-Claire). La population de la rivière Paint Rock était importante en 1980, mais elle a diminué de façon plutôt marquée depuis ce temps.


Rivières canadiennes

L’Obovaria subrotunda a été signalé dans les rivières Grand, Thames, Sydenham et Welland en Ontario. On ne possède qu’une seule mention, datant de 1931, pour la rivière Welland. À notre connaissance, il n’y a pas eu de recensement des mulettes dans cette rivière ces dernières années. Metcalfe-Smith et al. (1998b, 1999) ont fouillé 66 sites dans les rivières Grand, Thames, Sydenham, Ausable et Maitland en 1997 et en 1998 afin de déterminer la situation des espèces rares de mulettes dans le Sud-Ouest de l’Ontario. Ils ont utilisé la technique d’échantillonnage selon un temps déterminé (timed-search), dont ils ont prouvé qu’elle était la méthode la plus efficace pour détecter les espèces rares (Metcalfe-Smith et al., 2000a), et un effort d’échantillonnage intensif de 4,5 heures-personnes (h-p)/site. Ils ont ciblé des sites dont ils savaient qu’ils abritaient des espèces rares (dont l’Obovaria subrotunda) dans le passé. Les résultats de ces inventaires ainsi que d’autres études récentes ont été comparés aux données historiques afin de déterminer les tendances démographiques de l’obovarie ronde. Cette espèce n’a pas été répertoriée dans les rivières Ausable ou Maitland, dans le bassin versant du lac Huron inférieur, et elle n’y a jamais été observée dans le passé.

Tableau 1 : Fréquence d’occurrence et abondance relative de l’Obovaria subrotundaà divers endroits aux États-Unis et en Ontario
Rivière/lacÉtat/
province
Fréquence d’occurrence, en % des sites fouillés
(nombre de sites)
Abondance relative,
en % de la communauté
Années des relevés
Rivière Paint RockAL24 % (25)3,0 %1980a
Rivière Paint RockAL12 % (25)0,7 %1991b
Rivière DuckTN18 % (99)1,4 %1979a
Rivière ElkTN3,7 % (108)0,2 %1980c
Rivière CumberlandTN, KY3,4 % (29)0,3 %1984-1986d
Rivière GreenKY-0,1 %1990-1991e
Rivière St. JosephOH18 % (40)-1938-1975f
Rivière MuskinghamOH-0,3 %; 0,5 %1992g
Rivières Black, Pine et BelleMI3,7 % (27)-1982-1983h
Bassin ouest du lac ÉriéOH, MI, Ont.-0,3 %1951-1952i
Rivière DetroitMI, Ont.-0,2 %1982-1983j
Rivière DetroitMI, Ont.-0,1 %1992j
Lac Sainte-ClaireMI, Ont.3 % (29)0,4 %1986k
Lac Sainte-ClaireMI, Ont.16 % (31)2,2 %1999-2001l
a Ahlstedt (1991)
e Cochran et Layzer (1993)
i Nalepa et al. (1991)
b Ahlstedt (1995-1996)
f Clark (1977)
j Schloesser et al. (1998)
c Ahlstedt (1983)
g Watters (1993-1994)
k Nalepa et Gauvin (1988)
d Ahlstedt et Saylor (1995-1996)
h Hoeh et Trdan (1985)
l Zanatta et al. (2002)


Les collections de plusieurs musées contiennent un petit nombre de coquilles d’obovarie ronde provenant des rivières Grand et Thames, remontant à la fin du 19e siècle. Il est fort probable qu’une coquille entière fraîche récoltée dans la rivière Thames, à Chatham, en 1894 avait été obtenue d’un animal vivant, mais on ne sait ce qui en est pour une autre coquille récoltée en 1930. Metcalfe-Smith et al. (1998b et données inédites) ont trouvé au total 13 vieilles valves (subfossiles) à trois endroits dans le cours moyen de la rivière Thames en 1997-1998. Des coquilles d’obovarie ronde ont été récoltées dans le cours inférieur de la rivière Grand en 1966 par John Oughton et en 1972 par Brian Kidd. Après une recherche documentaire exhaustive et un examen de nombreuses collections de musées, Kidd (1973) a conclu que cette espèce n’a pas été récoltée vivante dans la rivière Grand depuis 1885. Metcalfe-Smith et al. (2000b) ont fouillé 95 sites dans la rivière Grand et ses tributaires entre 1995 et 1998 et n’ont pas trouvé une seule coquille d’O. subrotunda. Ces résultats donnent à penser que l’obovarie ronde était peut-être disparue des rivières Grand et Thames au tournant du 20e siècle.

La population d’obovaries rondes a diminué de façon très marquée dans la rivière Sydenham. Au cours des cinq dernières années, seulement trois individus vivants y ont été récoltés, malgré un effort de recherche d’au moins 200 heures-personnes, alors que 32 individus vivants avaient été trouvés à 11 endroits différents dans la rivière Sydenham Est entre 1965 et 1991. La présence de l’O. subrotunda dans la rivière Sydenham a été documentée pour la première fois par Carol Stein et Joanne Stillwater (Ohio State University), qui ont récolté cinq animaux vivants à un site proche de Florence en 1965. Stein et Karen Heffelfinger ont également récolté un individu vivant à un site proche d’Alvinston en 1967. Stein est retournée au site de Florence en 1973 et y a trouvé seulement deux coquilles entières fraîches; cependant, elle a également visité un endroit situé près de Dawn Mills et y a trouvé 18 animaux vivants. Clarke (1973) a effectué des relevés à 11 sites dans la rivière en 1971 avec un effort d’échantillonnage moyen de 1,1 h-p/site et a trouvé 26 espèces vivantes. À trois de ces sites, il a trouvé une seule obovarie ronde. Mackie et Topping (1988) ont fouillé 22 sites dans le réseau fluvial en 1985 avec un effort d’échantillonnage de 1,0 h-p/site et ont trouvé seulement 13 espèces vivantes, mais pas d’O. subrotunda. Clarke (1992) a fouillé 16 sites en 1991 avec un effort d’échantillonnage supérieur à celui de 1971 (moyenne = 2,4 h-p/site) et a trouvé un total de cinq obovaries rondes vivantes à quatre sites. Metcalfe-Smith et al. (1998b, 1999) ont fait des relevés à 17 sites sur la rivière Sydenham en 1997-1998 en couvrant bien le tronçon où l’O. subrotunda avait déjà été observé et ils n’ont trouvé que 24 coquilles, dont 70 p. 100 étaient de vieilles valves brisées. Lors d’un échantillonnage quantitatif effectué ultérieurement à quatre de ces sites (effort de recherche de 10 à 12 h-p/site), on a trouvé un seul O. subrotunda vivant, près de Dawn Mills. Un autre individu vivant a été trouvé au même endroit lors d’un échantillonnage effectué en 2001 (Daelyn Woolnough, Université de Guelph, comm. pers.) et un troisième individu vivant a été trouvé par les auteurs du présent rapport à un site proche d’Alvinston en 2001 avec un effort de recherche de 6,25 h-p. Étant donné que tous les individus vivants et les coquilles entières fraîches récoltés ces dernières années étaient de grande taille, soit de 48 à 61 mm (selon D.L. Strayer, de l’Institute of Ecosystem Studies, Millbrook, NY, une obovarie ronde de 61 mm peut être qualifiée d’« énorme »), on peut penser qu’il s’agit de vieux individus de la population originale qui ne se reproduisent pas.