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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la lampsile jaune (Lampsilis cariosa) au Canada - Mise à jour

Importance de l'espèce

Bailey (1887) a signalé des perles de coquillage produites localement à partir d’Unionidés dans une tombe autochtone sur la Tobique, dans le nord du Nouveau-Brunswick. Certains documents indiquent également qu’une pêche informelle de perles d’Unionidés axée sur le genre Margaritiferia était pratiquée dans certains comtés du sud du Nouveau-Brunswick à la fin du 19e siècle (Ganong, 1889). Cependant, d’après ce qu’on en sait, ni les L. cariosa du Saint-Jean ni ceux de la rivière Sydney n’ont jamais eu d’utilisation traditionnelle, culturelle ou commerciale. Actuellement, la lampsile jaune est considérée comme une espèce menacée dans toute son aire de répartition au États-Unis; dans certains bassins versants, on croit qu’elle est disparue ou, à tout le moins, en voie de disparition.

Il faudra d’autres travaux pour estimer l’abondance totale du L. cariosa dans le réseau du Saint-Jean, mais il est déjà évident que le bas Saint-Jean et ses affluents abritent la majeure partie de la population canadienne de l’espèce. Les populations du Saint-Jean et de la Sydney sont disjointes, cette dernière se trouvant à au moins 500 km de la population la plus proche, dans la partie principale de l’aire de répartition. La taille apparente et l’intégrité génétique présumée de ces populations isolées de L. cariosa, de même que l’absence actuelle de la moule zébrée (Dreissena sp.) dans les réseaux du Saint-Jean et de la Sydney, laissent penser que ces populations de lampsiles jaunes pourraient jouer un rôle important dans la conservation future de l’espèce. De plus, l’accès relativement facile au L. cariosa et aux mulettes qui lui sont associées dans le Saint-Jean et la Sydney en fait une ressource importante pour la recherche et l’éducation.