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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’onagre à fruits tordus (Camissonia contorta) au Canada

Répartition

Aire de répartition mondiale

L’aire de répartition du Camissonia contortas’étend de la Colombie-Britannique à la Californie, vers l’est jusqu’en Idaho et dans l’ouest du Nevada (figure 2).

Figure 2. Aire de répartition mondiale du Camissonia contorta.

Figure 2. Aire de répartition mondiale du Camissonia contorta.

NatureServe indique la présence du Camissonia contortaau Vermont, mais celle-ci est fondée sur des enregistrements de l’Oenothera cruciata Nutt. var. sabulonensis Fern. (B. Popp, comm. pers., 2003). Cette bisannuelle ou vivace éphémère, de la section Euoenothera du genre Oenothera, aujourd’hui communément identifiée comme étant l’Oenothera parviflora L. (Kartesz,1999), est une plante commune de l’est du Canada et du nord-est des États-Unis. Il s’agit d’un taxon très différent de l’O. cruciata (S. Wats.) Munz (un synonyme du Camissonia contorta).  

Aire de répartition canadienne

Au Canada, le Camissonia contorta est répartie dans un territoire très restreint, seulement près du niveau de la mer, dans le bassin de Géorgie (figure 3). Il est confiné à la zone biogéoclimatique côtière du douglas taxifolié.

Figure 3. Aire de répartition canadienne du Camissonia contorta. Les populations existantes sont représentées par des étoiles noires, la population disparue par le triangle noir et la population la plus proche aux États-Unis par une étoile blanche. À l’échelle de cette carte, les populations 3 et 4 des îles Gulf du nord ne peuvent être représentées par des symboles distincts.

Figure 3. Aire de répartition canadienne du Camissonia contorta. Les populations existantes sont représentées par des étoiles noires, la population disparue par le triangle noir et la population la plus proche aux États-Unis par une étoile blanche. À l’échelle de cette carte, les populations 3 et 4 des îles Gulf du nord ne peuvent être représentées par des symboles distincts.

On connaît huit populations de l’espèce – en considérant comme distinctes les populations séparées par une distance minimale de plus de 1 km – soit sept populations existantes et une historique. Parmi les populations existantes, deux se trouvent sur l’île Savary dans le détroit de Géorgie, quatre dans la péninsule de Saanich et les îles côtières avoisinantes près de Victoria et une au sud-ouest de Victoria (figure 3). La répartition de l’espèce au Canada est très fragmentée : plus de 150 km séparent les deux populations du nord des autres, et la population du sud-ouest se trouve à plus de 30 km de sa plus proche voisine. Cette fragmentation est en grande partie due à la topographie naturelle. Les espaces séparant les populations sont des environnements marins, des écosystèmes forestiers ou des substrats non convenables (non sableux). De plus, d’importants aménagements résidentiels dans la partie sud de l’aire de répartition canadienne ajoutent un élément anthropique à cette fragmentation. La population canadienne, ainsi qu’une seule population voisine sur San Juan Island (État de Washington), est largement disjointe de l’aire de répartition principale de l’espèce. L’aire de répartition canadienne représente moins de 1 p. 100 de l’aire de répartition mondiale.

Aujourd’hui, les plants occupent une zone d’une superficie d’environ 1 500 km². L’océan couvre environ 50 p. 100 de cette superficie; une estimation généreuse de la zone d’occurrence serait donc d’environ 750 km². La zone d’occupation totalise 78 400 .