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Rapport annuel du COSEPAC - 2006

Annexe VII - Évaluation détaillée des espèces du COSEPAC - avril 2006

Les résultats sont regroupés selon le taxon, puis selon la catégorie de statut. Une justification de la désignation est donnée pour chaque espèce. Les notes d'évaluation et un court historique des désignations de statut suivent. L'aire d'occurrence au Canada pour chaque espèce (par province, territoire ou océan) est fournie.

Mammifères

Musaraigne de Bendire

Sorex bendirii

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(i,iii)

Justification de la désignation
L'habitat de cette espèce rare, confiné à la région de la vallée du bas Fraser de la Colombie-Britannique, continue de diminuer et de se fragmenter en raison de l'aménagement. Une immigration de source externe est peu probable. L'espèce est extrêmement rare dans toute son aire de répartition.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 1994 et en mai 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Rat kangourou d'Ord

Dipodomys ordii

En voie de disparition

Critères d'évaluation A3c; B2ab(iii); C2a(i)

Justification de la désignation
L'espèce nécessite un habitat de dunes qui pourrait disparaître à court terme (10 ans). Sa zone d'occupation est d'environ 53 km² seulement, et tout juste 1 000 individus ou moins survivent à la plupart des hivers. La population canadienne présente des signes convaincants d'adaptation locale, et une immigration de source externe est extrêmement peu probable puisque la population la plus près aux États-Unis se trouve à une distance de 270 km.

Répartition AB SK

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1995. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Otarie à fourrure du Nord

Callorhinus ursinus

Menacée

Critères d'évaluation Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », A2b; B2ab(v), mais désignée « menacée », A2b; B2ab(v), puisqu'il y a toujours plus de 600 000 individus, et l'espèce ne semble pas être en danger imminent de disparition.

Justification de la désignation
La population qui se reproduit sur les îles Pribilof, dans la mer de Béring, se nourrit et migre dans les eaux de la Colombie-Britannique. Cette population comptait environ 629 000 individus en 2004. Bien que ce nombre demeure relativement élevé, la population, telle qu'estimée à partir des dénombrements des petits, a diminué de 50 à 60 % sur trois générations (de 1974 à 2004). Le taux de déclin est particulièrement rapide depuis 1998. Les tendances dans les nombres de mâles adultes entre 1974 et 2004 sont brouillées par la réaction à la suspension, en 1984, de la prise sélective commerciale des jeunes adultes mâles. Ces nombres diminuent de façon rapide et inexplicable depuis 1992. Les raisons du déclin de la population sont inconnues. L'enchevêtrement dans les débris marins, le dérangement, la pollution et les changements environnementaux, incluant possiblement un changement du régime dans les écosystèmes de la mer de Béring et du Pacifique Nord, sont considérés comme des facteurs contributifs. Les facteurs limitatifs possibles sont peu connus en Colombie-Britannique et dans d'autres régions où les otaries à fourrure cherchent de la nourriture pendant leur migration annuelle.

Répartition BC Océan Pacifique

Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 1996. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2006.

Lapin de Nuttall de la sous-espèce nuttallii

Sylvilagus nuttallii nuttallii

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
L'espèce a été observée pour la première fois au Canada il y a environ 70 ans et a depuis étendu son aire de répartition dans la région de l'Okanagan, où elle a peut-être atteint sa distribution maximale. L'habitat restant de l'espèce dans la région de l'Okanagan couvre moins de 8 000 hectares, est de plus en plus fragmenté et diminue toujours en raison de l'urbanisation et de l'agriculture. La taille totale de la population selon l'habitat disponible, se compose probablement de moins de 3 500 individus. La possibilité d'une immigration de l'État de Washington est minimale en raison de la disponibilité décroissante de l'habitat. Il existe des incertitudes importantes quant à la zone d'occupation actuelle, laquelle aurait pu connaître un déclin au cours des quelques dernières décennies alors qu'il y a eu perte d'habitat.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1994 et en avril 2006.

Marsouin commun – Population de l'Atlantique Nord-Ouest

Phocoena phocoena

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
L'espèce est largement répandue dans les eaux marines de l'est du Canada. Les dénombrements dans des parties de l'aire de répartition (baie de Fundy, golfe du Maine et golfe du Saint-Laurent) à la fin des années 1990 indiquaient plus de 100 000 marsouins. Les prises accessoires dans les engins de pêche, particulièrement dans les filets maillants, sont une cause majeure de mortalité. Ces prises ont probablement diminué dans les endroits où l'utilisation de filets maillants a diminué. Des mesures de gestion dans la baie de Fundy et le golfe du Maine ont permis de réduire le taux de prises accessoires de marsouins dans les filets maillants. Cependant, ces mesures n'ont pas été mises en œuvre dans la majeure partie de l'aire de répartition de l'espèce, incluant le golfe du Saint-Laurent et Terre-Neuve-et-Labrador, où les mortalités annuelles dans plusieurs pêches au filet maillant sont encore estimées dans les milliers. Il y a également certaines préoccupations quant au fait que les marsouins dans la baie de Fundy et possiblement dans d'autres aires peuvent être tenus à l'écart de certaines parties de leur habitat en raison de l'utilisation d'appareils de harcèlement acoustique associés à l'aquaculture. Bien que la population demeure abondante, la sensibilité particulière du marsouin commun à la prise accessoire dans les engins de pêche représente une menace croissante. Par conséquent, le manque de bonne information sur l'abondance dans certaines parties de l'aire de répartition et le manque de surveillance et d'atténuation des prises accessoires de marsouins dans un grand nombre de pêches pertinentes justifient la préoccupation.

Répartition Océan Atlantique

Historique du statut
La population de l'Atlantique Nord-Ouest a été désignée « menacée » en avril 1990 et en avril 1991. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en mai 2003 et en avril 2006.

Morse de l'Atlantique

Odobenus rosmarus rosmarus

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cinq populations, s'étendant de la Nouvelle-Écosse à l'Extrême-Arctique, sont reconnues à des fins de gestion en fonction de la répartition géographique, de la génétique et des données basées sur les isotopes du plomb.  Certaines des populations semblent être plus en péril que d'autres en raison de la chasse excessive et pourraient être menacées. Cependant, il y a un manque de connaissances au sujet de la structure des populations pour pouvoir les évaluer séparément. La population de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve et du golfe du Saint-Laurent a été chassée au point de disparaître du pays à la fin du XVIIIe siècle. Des observations récentes sporadiques d'individus et de petits groupes dans le golfe du Saint-Laurent et au large de la Nouvelle-Écosse ne sont pas considérées comme preuves de rétablissement. La population du sud et de l'est de la baie d'Hudson compte apparemment quelques centaines d'individus, bien que la taille et la structure de la population soient peu connues. Des observations effectuées depuis la fin des années 1930 jusqu'à présent indiquent que les nombres ont diminué considérablement, mais le taux de diminution ne peut pas être quantifié, et on ne sait pas si le déclin se poursuit. La petite taille de la population laisse croire que celle-ci pourrait être sensible aux perturbations et aux petites augmentations des activités de chasse. La population totale du nord de la baie d'Hudson et du détroit de Davis pourrait être aussi petite que de 4 000 à 6 000 individus. La durabilité des prises minimums actuelles est incertaine. Une partie de cette population est chassée dans les eaux du Groenland. La population du bassin Foxe était estimée à 5 500 individus en 1989. On ne sait pas si les taux d'exploitation actuels sont durables. Il est possible que la chasse ait réduit la population de la baie de Baffin (Extrême-Arctique) à seulement un faible pourcentage de son nombre d'individus présents en 1900. Le peu d'information disponible indique que la population actuelle est petite et qu'une portion de celle-ci continue d'être chassée à des niveaux non durables dans la région des eaux du Nord du Canada et dans le nord-ouest du Groenland. Toutefois, les données de suivi par satellite et l'information génétique indiquent que certains individus de cette population habitent l'archipel canadien (ouest des détroits de Jones et Penny et détroit de Lancaster) et ne sont pas exposés à la chasse excessive. De meilleurs renseignements sont requis au sujet de la taille et de la composition des populations, des déplacements saisonniers, des paramètres vitaux et de la mortalité attribuable à la chasse. La menace la plus importante est la chasse excessive, notamment en ce qui concerne les populations qui habitent les parties méridionale et septentrionale de l'aire de répartition actuelle de l'espèce. L'espèce se qualifie presque pour le statut « menacée » et nécessite un plan efficace de gestion de la chasse. Aucun plan de gestion n'est actuellement en place pour l'espèce. Bien que des niveaux maximum de récolte aient été établis pour quelques collectivités, on ne sait pas s'ils sont efficaces pour éviter la chasse excessive.

Répartition NU MB ON QC NB PE NS NL Océan Arctique

Historique du statut
Au départ, le COSEPAC a traité le morse de l'Atlantique au Canada en tant que deux populations distinctes : la population de l'Est de l'Arctique (non en péril en avril 1987 et mai 2000) et la population de l'Atlantique Nord-Ouest (disparue du pays en avril 1987 et mai 2000). En avril 2006, le COSEPAC a inclus les deux populations dans une seule unité désignable pour le morse de l'Atlantique au Canada, laquelle espèce a été désignée « préoccupante ».

Musaraigne de Gaspé

Sorex gaspensis

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Il est fort probable que cette musaraigne soit plus répandue et abondante qu'on ne le croit actuellement. Bien que son présumé habitat de prédilection soit restreint et isolé dans le paysage, il n'est pas en péril. L'espèce semble répandue dans les habitats de talus dans l'ensemble de son aire de répartition. De nouveaux renseignements remettent en question le statut taxinomique de cette musaraigne. Celle-ci pourrait bien être une sous-espèce de Sorex dispar. Lorsque la désignation initiale a été effectuée, elle était considérée comme une espèce endémique au Canada.

Répartition QC NB NS

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988. Réexamen du statut et inscription à la catégorie « non en péril » en avril 2006.

Petit polatouche – Population des plaines des Grands Lacs

Glaucomys volans

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Les polatouches sont de petits rongeurs sylvicoles, discrets et nocturnes, qui sont dotés d'une capacité impressionnante pour le planage. Ils sont difficiles à distinguer du grand polatouche. Les programmes d'échantillonnage spécifiques ont généralement révélé une abondance et une aire de répartition plus grandes qu'on ne le croyait. La zone d'occupation connue s'est étendue. La perte d'habitat par suite de la déforestation et de la fragmentation de la forêt résiduelle pourrait se traduire par la disparition de certaines populations locales dans la partie sud de l'aire de répartition en Ontario, mais ne menace pas actuellement la survie de la population. La tendance générale en termes de disponibilité de l'habitat est stable ou positive. De récentes recherches en Ontario ont révélé une superficie beaucoup plus grande de l'habitat convenable pour l'espèce et une expansion considérable de son aire de répartition. Il existe peu d'information sur ce polatouche au Québec étant donné qu'il n'y a pas eu de relevés spécifiques pour cette espèce.

Répartition ON QC

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988. Division en populations en avril 2006, et la population des plaines des Grands Lacs a été désignée « non en péril ».

Petit polatouche – Population de l'Atlantique (Nouvelle-Écosse)

Glaucomys volans

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Les polatouches sont de petits rongeurs sylvicoles, discrets et nocturnes, qui sont dotés d'une capacité impressionnante pour le planage. Ils sont difficiles à distinguer du grand polatouche. En Nouvelle-Écosse, l'espèce a été observée pour la première fois en 1971 et, jusqu'en 2001, on ne connaissait sa présence que dans 7 sites. De nouvelles recherches récentes ont décelé la présence de l'espèce dans 32 emplacements, et ce, dans une aire beaucoup plus grande que prévue dans le sud de la province. Tout comme un certain nombre d'espèces en Nouvelle-Écosse, cette espèce est située à la limite septentrionale de son aire de répartition et est isolée. La perte d'habitat en raison du déboisement et de la fragmentation de forêts intactes pourrait mener à la disparition de certaines populations locales, mais ne constitue actuellement pas une menace à la survie de l'espèce, et la population semble stable.

Répartition NS

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988. Division en populations en avril 2006, et la population de l'Atlantique (Nouvelle-Écosse) a été désignée « non en péril ».

Petit rorqual de la sous-espèce de l'Atlantique Nord

Balaenoptera acutorostrata acutorostrata

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Des calculs effectués par le Sous-comité de spécialistes des espèces, reposant sur des dénombrements estimatifs pour certaines aires et sur des opinions éclairées pour d'autres, indiquent que la population totale serait de l'ordre de 15 000 (6 000 individus dans l'ouest du Groenland, 1 000 individus dans le golfe du Saint-Laurent, 3 000 individus sur le plateau néo-écossais et probablement au moins 5 000 individus à Terre-Neuve-et-Labrador, pour un total de 15 000). Bien que la chasse dans l'ouest du Groenland puisse toucher la même population que celle des eaux de l'est du Canada, le nombre de captures récentes et actuelles semble durable, étant donné que le maximum annuel de prises est de 175, ce qui représente un coefficient d'environ 0,01 et n'excède pas le seuil de remplacement. La mortalité attribuable à l'humain par d'autres menaces potentielles ne dépasse pas le seuil de remplacement.

Répartition Océan Atlantique

Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 2006.

Petit rorqual de la sous-espèce du Pacifique Nord

Balaenoptera acutorostrata scammonii

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Il n'y a pas de menace identifiable envers la sous-espèce dans l'est du Pacifique Nord (il n'y a pas de chasse à la baleine; les mortalités causées par l'enchevêtrement dans les engins de pêche et les collisions avec les navires ne sont pas considérées assez nombreuses pour être préoccupantes). Il y a une possibilité élevée d'immigration de source externe – principalement des eaux des États-Unis au nord et au sud; les individus présents dans les eaux côtières du Canada pourraient constituer une petite population naturelle.

Répartition Océan Pacifique

Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 2006.

Oiseaux

Bruant vespéral de la sous-espèce affinis

Pooecetes gramineus affinis

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(i,ii,iii)+2ab(i,ii,iii); C2a(i,ii); D1

Justification de la désignation
Cet oiseau chanteur, une sous-espèce du Bruant vespéral, n'est présent au Canada que dans les terres herbeuses des régions côtières de l'extrême sud-ouest de la Colombie-Britannique, où il se reproduit désormais à un seul site où la population compte environ cinq couples. Le taxon est également en déclin aux États-Unis, où sa répartition est restreinte à la partie ouest de l'État de Washington et de l'Oregon. La perte d'habitat constitue la plus importante menace, tant par la destruction directe de l'habitat au profit de l'urbanisation que par l'envahissement de plantes exotiques.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Chevêche des terriers

Athene cunicularia

En voie de disparition

Critères d'évaluation A2bc; C1

Justification de la désignation
Ce strigidé des terres herbeuses a connu un déclin important dans toute son aire de répartition nord-américaine; les populations canadiennes ont diminué de 90 % dans les années 1990, et l'espèce est essentiellement disparue de la Colombie-Britannique et du Manitoba. Le déclin de la  population a ralenti quelque peu entre 1994 et 2004, mais est demeurée à environ à 57 %. Les causes véritables de ce déclin général demeurent inconnues.

Répartition BC AB SK MB

Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 1979. Réexamen et confirmation du statut en avril 1991. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1995. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en avril 2006.

Mouette blanche

Pagophila eburnea

En voie de disparition

Critères d'évaluation A2a; C1

Justification de la désignation
Les connaissances traditionnelles autochtones et les relevés intensifs de colonies reproductrices au cours des quatre dernières années indiquent que la population reproductrice canadienne de cet oiseau de mer longévif a connu un déclin de 80 % au cours des 20 dernières années. L'oiseau se nourrit le long d'habitats situés en bordure des glaces dans l'Extrême-Arctique et se reproduit dans des emplacements très éloignés. Les menaces comprennent les contaminants dans la chaîne alimentaire, la chasse continue au Groenland, les perturbations possibles causées par l'exploration minière à certains emplacements de reproduction et la dégradation des habitats d'alimentation liés aux glaces, découlant du changement climatique.

Répartition NT NU NL

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1979. Réexamen et confirmation du statut en avril 1996 et en novembre 2001. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Paruline à ailes dorées

Vermivora chrysoptera

Menacée

Critères d'évaluation Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », A2be, mais désignée « menacée », car l'espèce est toujours largement répandue, démontre une capacité de maintenir de petites populations pures dans l'aire de répartition de la Paruline à ailes bleues, connaît toujours une expansion au Manitoba et n'est donc pas en danger imminent de disparition. Correspond au critère de la catégorie « menacée », A2be.

Justification de la désignation
Selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs du Canada, la population de ce petit oiseau chanteur a subi un déclin de 79 % au cours des dix dernières années. La principale menace semble être la compétition et l'invasion génétique (hybridation) d'une espèce étroitement liée, la Paruline à ailes bleues, dont la répartition s'étend au Nord en raison du changement de l'habitat et peut-être des changements climatiques. 

Répartition MB ON QC

Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 2006.

Petite Nyctale de la sous-espèce brooksi

Aegolius acadicus brooksi

Menacée

Critères d'évaluation Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », C2a(ii), avec sa petite population et sa perte d'habitat anticipée, mais désignée « menacée », C2a(ii), en raison de la présence d'aires protégées importantes.

Justification de la désignation
Il s'agit d'une sous-espèce distincte endémique au Canada, dont la population mondiale, de petite taille (environ 1 900 adultes), est confinée aux îles de la Reine-Charlotte. Elle est adaptée aux habitats forestiers, privilégiant les peuplements plus vieux où abondent les chicots dans lesquels elle niche et un sous-étage ouvert dans un paysage où de telles ressources se raréfient constamment en raison de l'exploitation forestière.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 2006.

Bruant de McCown

Calcarius mccownii

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
L'espèce a connu un grave déclin de population depuis la fin des années 1960. Une telle tendance semble toutefois s'être amoindrie au cours de la dernière décennie. Les menaces qui pèsent sur l'espèce sont la perte et la dégradation incessantes de son habitat. Elle pourrait également être menacée par l'exposition aux pesticides associée à l'augmentation de la reproduction dans les champs cultivés.

Répartition AB SK

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006.

Paruline hochequeue

Seiurus motacilla

Préoccupante

Critères d'évaluation Correspond au critère de la catégorie « menacée » D1, mais désignée « préoccupante », car la population au Canada a été stable ces deux dernières décennies et une immigration de source externe depuis les États-Unis est probable.

Justification de la désignation
Cette paruline se reproduit le long de cours d'eau clairs, froids et ombragés dans le sud de l'Ontario et possiblement dans le sud-ouest du Québec. La population canadienne est petite, probablement moins de 200 couples, mais est demeurée stable depuis les deux dernières décennies et il y existe probablement une immigration en provenance des populations des États-Unis. La dégradation de l'habitat, particulièrement par les véhicules tout-terrains, peut représenter une menace à certains sites.

Répartition ON QC

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1991. Réexamen et confirmation du statut en avril 1996 et en avril 2006.

Quiscale rouilleux

Euphagus carolinus

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Plus de 70 % de l'aire de reproduction de cette espèce se trouve dans la forêt boréale du Canada. L'espèce a connu un grave déclin qui semble se poursuivre, bien que ce soit à un rythme plus lent. Il n'existe aucune preuve permettant d'affirmer que cette tendance sera renversée. Les menaces connues, qui se manifestent principalement dans l'aire d'hivernage, comprennent la conversion d'habitat et les programmes de contrôle des oiseaux noirs aux États-Unis.

Répartition YT NT NU BC AB SK MB ON QC NB PE NS NL

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006.

Buse à épaulettes

Buteo lineatus

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Au Canada, cette espèce nichant en forêt est stable ou en croissance, selon la région, depuis les 10 à 20 dernières années. La principale menace qui pèse sur l'espèce est la perte et la dégradation de son habitat. Cette menace est probablement plus importante dans le sud de son aire de répartition canadienne. Les populations sont stables ou en croissance dans la majorité de l'aire de répartition américaine de l'espèce; il existe donc des possibilités d'une immigration de source externe.

Répartition ON QC NB

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1983. Réexamen et confirmation du statut en avril 1996. Réexamen du statut et inscription à la catégorie « non en péril » en avril 2006.

Reptiles

Couleuvre d'eau du lac Érié

Nerodia sipedon insularum

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(ii,iii,v)+2ab(ii,iii,v); C2a(i)

Justification de la désignation
Il s'agit d'une petite population, comptant probablement moins de 1 000 adultes, limitée à quatre petites îles canadiennes dans l'ouest du lac Érié. Les menaces, dont la perte d'habitats riverains, la mortalité sur les routes et la destruction des gîtes d'hivernage par les carrières et la construction, sont en croissance. Il est possible que la persécution par les humains diminue, mais elle constitue toujours une importante menace envers cette couleuvre.

Répartition ON

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1991 et en avril 2006.

Tortue peinte de l'Ouest – Population de la côte du Pacifique

Chrysemys picta bellii

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(i,ii,ii)+2ab(i,ii,iii); C2a(i); D1

Justification de la désignation
Quelques occurrences ont été signalées sur l'île de Vancouver ainsi que sur la côte continentale sud et dans la vallée du fleuve Fraser. Les deux régions subissent une perte majeure de terres humides et connaissent une croissance rapide du réseau routier, de l'aménagement et de la population humaine. De récentes recherches dans la vallée du bas Fraser et dans l'est de l'île de Vancouver indiquent que la sous-espèce a connu un déclin dans un certain nombre des quelques endroits où elle a été observée auparavant.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Tortue peinte de l'Ouest – Population intramontagnarde - des Rocheuses

Chrysemys picta bellii

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Le nombre de tortues est probablement faible et en déclin à cause de la perte massive de l'habitat des terres humides et de la croissance du réseau routier.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006.

Tortue peinte de l'Ouest – Population des Prairies / Boréale de l'Ouest - Bouclier canadien

Chrysemys picta bellii

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Les populations sont nombreuses et répandues, et un habitat de qualité est abondant, en particulier dans la partie est de l'aire de répartition de l'espèce (Ontario).

Répartition AB SK MB ON

Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 2006.

Amphibiens

Salamandre à longs doigts

Ambystoma macrodactylum

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Malgré de grandes pertes d'habitat découlant des activités anthropiques dans les régions du bas Fraser et de l'est de l'île de Vancouver en Colombie-Britannique, lesquelles imposent un stress aux amphibiens indigènes en général, et les préoccupations antérieures relatives à la situation des populations de l'Alberta, l'espèce demeure répandue et abondante dans la majorité de son aire de répartition canadienne.

Répartition BC AB

Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 2006.

Poissons

Saumon atlantique – Population du lac Ontario

Salmo salar

Disparue du pays

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Le saumon atlantique sauvage a déjà été une espèce prolifique dans tout le bassin hydrographique du lac Ontario, mais il n'a pas été observé depuis 1898. Le saumon atlantique du lac Ontario est disparu à la suite de la destruction de l'habitat et de la surexploitation par la pêche vivrière et commerciale. Les tentatives de rétablissement de l'espèce par l'ensemencement ont échoué, et la souche originelle n'existe plus.

Répartition ON

Historique du statut
La dernière observation remonte à 1898. Espèce désignée « disparue du pays » en avril 2006.

Grand requin blanc – Population de l'Atlantique

Carcharodon carcharias

En voie de disparition

Critères d'évaluation A2b

Justification de la désignation
À l'échelle mondiale, l'espèce est répartie dans les eaux subtropicales et tempérées, mais elle est absente des eaux polaires froides; les populations canadiennes de l'Atlantique et du Pacifique sont donc isolées et sont considérées comme deux unités désignables distinctes. Ce très grand prédateur au sommet de la chaîne alimentaire est rare dans la majeure partie de son aire de répartition, en particulier dans les eaux canadiennes, qui représentent la limite septentrionale de celle-ci. Il existe seulement 32 enregistrements en 132 ans dans les eaux canadiennes de l'Atlantique. Il n'existe aucun renseignement sur la tendance de l'abondance dans les eaux canadiennes de l'Atlantique. Il est estimé que les nombres ont diminué d'environ 80 % en 14 ans (moins d'une génération) dans des régions du nord-ouest de l'océan Atlantique en dehors des eaux canadiennes. L'espèce est très mobile, et il est probable que les individus de l'Atlantique canadien sont des migrateurs saisonniers appartenant à une vaste population du nord-ouest de l'Atlantique; la situation de la population de l'Atlantique canadien est donc considérée comme étant la même que celle de l'ensemble de la population. D'autres facteurs à considérer comprennent la longue durée de génération (~23 ans) et les faibles taux de reproduction (gestation estimée à 14 mois et fécondité moyenne, à sept jeunes nés vivants), qui limitent la capacité de l'espèce à résister aux pertes découlant de l'augmentation du taux de mortalité. Les prises accessoires pendant la pêche pélagique à la palangre est considérée comme étant la cause première de l'augmentation du taux de mortalité.

Répartition Océan Atlantique

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Naseux moucheté

Rhinichthys osculus

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1+2ab(iii)

Justification de la désignation
L'espèce est restreinte à l'axe de la rivière Kettle et à deux principaux affluents dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, où elle semble limitée par la disponibilité d'un habitat convenable. Étant donné que cette population est isolée en amont des chutes Cascades, elle ne peut faire l'objet d'une immigration de source externe en provenance des populations américaines en aval. La rivière Kettle est un système sensible au débit qui semble subir des conditions de sécheresse de plus en plus fréquentes. L'espèce est menacée par ce débit d'eau réduit et par la demande croissante prévue en eau.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1980. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2002 et en avril 2006.

Saumon atlantique – Populations de l'intérieur de la baie de Fundy

Salmo salar

En voie de disparition

Critères d'évaluation A2bc; C2a(i,ii); D1

Justification de la désignation
Ce saumon représente une entité endémique unique au Canada; toute son aire de répartition biologique se trouve au Canada. La baisse du nombre d'adultes est estimée à plus de 95 % en 30 ans, et la plupart des rivières ne comptent plus ni adultes ni juvéniles. En 2003, on a estimé à moins de 100 le nombre d'adultes qui sont retournés dans les 32 rivières où historiquement on y trouvait l'espèce. Il n'y a pas de possibilité d'immigration depuis des régions voisines, puisque celles-ci comptent des populations gravement réduites et génétiquement différentes. Les raisons de la chute du nombre d'adultes ne sont pas bien comprises. On pense que la survie limitée en mer entre le stade de saumoneau et celui d'adulte constitue un facteur clé. Il existe beaucoup de causes possibles pour l'accroissement du taux de mortalité, dont les changements de la communauté écologique, les interactions écologiques et génétiques avec des saumons atlantiques d'aquaculture et d'élevage, les variations environnementales et la pêche (pêche illégale ou prise accessoire). Les menaces pesant sur l'espèce en eau douce sont présumées être de nature historique et contemporaine. Les menaces historiques comprennent la perte et la dégradation de l'habitat (attribuables à l'exploitation forestière et à la construction d'obstacles à la migration); les menaces actuelles pourraient inclure le croisement avec des poissons d'élevage échappés et les changements des conditions environnementales (dont des températures plus chaudes et des contaminants).

Répartition NB NS Océan Atlantique

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2001 et en avril 2006.

Requin-taupe bleu – Population de l'Atlantique

Isurus oxyrinchus

Menacée

Critères d'évaluation A2b

Justification de la désignation
En tant que grand requin pélagique (longueur maximale de 4,2 m) qui atteint la maturité assez tardivement (de 7 à 8 ans), l'espèce a des caractéristiques de cycle biologique qui la rendent particulièrement susceptible à un taux croissant de mortalité de toutes sources, y compris des activités humaines. L'espèce est circumglobale dans les eaux tempérées et tropicales. Les individus trouvés du Canada Atlantique sont considérés comme faisant partie d'une population plus vaste de l'Atlantique Nord. Puisqu'il ne semble pas y avoir de raison de supposer que la « population » du Canada Atlantique est démographiquement ou génétiquement indépendante de la population plus vaste de l'Atlantique, la situation de l'espèce du Canada Atlantique devrait donc refléter la situation de l'espèce dans l'ensemble de l'Atlantique Nord. Bien qu'il n'y ait pas de déclin dans un indicateur de la situation pour l'espèce du Canada Atlantique, deux analyses indiquent des déclins récents dans l'ensemble de l'Atlantique Nord (40 % de 1986 à 2001; 50 % de 1971 à 2003). Les causes principales du déclin de cette espèce (mortalité causée par la prise accessoire pendant des activités de pêche à la palangre et d'autres pêches) sont comprises et pourraient être renversées, mais ces causes de mortalité n'ont pas été réduites de façon adéquate.

Répartition Océan Atlantique

Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 2006.

Saumon chinook – Population de l'Okanagan

Oncorhynchus tshawytscha

Menacée

Critères d'évaluation Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », D1, mais désignée « menacée » en raison d'une immigration de source externe. Correspond aux critères de la catégorie « menacée » D1+2.

Justification de la désignation
Le saumon chinook de la population de l'Okanagan constitue la seule population restante de cette espèce dans le bassin du fleuve Columbia au Canada, qui est distincte de toutes les autres populations de saumon chinook du Canada du point de vue géographique, reproductif et génétique. Cette population est composée d'individus anadromes qui migrent à destination et en provenance de l'océan Pacifique par le fleuve Columbia et d'autres individus qui demeurent dans le lac Osoyoos. La population de saumon chinook de l'Okanagan a déjà été suffisamment grande pour permettre une importante pêche vivrière et commerciale avant l'établissement de peuples non autochtones. La population occupait auparavant la région comprise entre le lac Osoyoos et le lac Okanagan, mais le barrage McIntyre en a bloqué l'accès; le saumon est aujourd'hui limité à l'aval du barrage et au lac Osoyoos. En plus d'avoir subi cette perte d'habitat, la population a connu un déclin en raison de la surpêche historique dans le fleuve Columbia et de la mortalité de juvéniles et d'adultes attribuable aux barrages en aval du fleuve. Les pêches océaniques, la détérioration de la qualité des habitats restants au Canada et la venue de nouveaux prédateurs et compétiteurs, comme des poissons non indigènes, ont également contribué à l'épuisement actuel de la population. Des données génétiques indiquent clairement une reproduction et une maturation réussies chez des individus de cette population, mais également que cette petite population possède une diversité génétique semblable à celle de populations beaucoup plus grandes dans les régions adjacentes du bassin du Columbia et qu'elle est étroitement liée à ces populations. Les données génétiques ainsi que la présence de poissons provenant d'alevinières dans la partie canadienne de la rivière Okanagan indiquent qu'il est très probable que des individus provenant d'autres endroits du cours supérieur du bassin du Columbia aient contribué de façon reproductive à la population. Avec moins de 50 adultes reproducteurs, la population est aujourd'hui menacée de disparition en raison de la perte d'habitat, de l'exploitation et des facteurs stochastiques, mais pourrait également faire l'objet d'une immigration de populations se trouvant dans des endroits adjacents du bassin du Columbia.

Répartition BC Océan Pacifique

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » à la suite d'une évaluation d'urgence en mai 2005. Réexamen et confirmation du statut en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2006.

Tête carminée

Notropis percobromus

Menacée

Critères d'évaluation D2

Justification de la désignation
Cette espèce de poisson d'eau douce occupe une aire extrêmement restreinte au Manitoba. La principale menace qui pèse sur l'espèce est la modification du débit par suite de la régulation des cours d'eau.

Répartition MB

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1994. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2001 et en avril 2006.

Anguille d'Amérique

Anguilla rostrata

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Des indicateurs de la situation de la composante canadienne entière de cette espèce ne sont pas disponibles. Les indices d'abondance dans le cours supérieur du fleuve Saint-Laurent et le lac Ontario ont diminué d'environ 99 % depuis les années 1970. Les seules autres séries de données de durée comparable (aucun indice à long terme n'est disponible pour la région Scotia-Fundy, Terre-Neuve, et le Labrador) proviennent du cours inférieur du fleuve Saint-Laurent et du golfe du Saint-Laurent, où quatre des cinq séries temporelles ont connu un déclin. Puisque l'anguille est panmictique, c'est-à-dire que tous les reproducteurs forment une seule unité reproductrice, le recrutement des anguilles dans les eaux canadiennes serait affecté par la situation de l'espèce aux États-Unis ainsi qu'au Canada. Avant les déclins, les anguilles qui croissent au Canada constituaient une importante partie de la population reproductrice de l'espèce. L'effondrement de la composante du lac Ontario et du cours supérieur du Saint-Laurent pourrait avoir eu d'importants impacts sur le recrutement total, mais les séries temporelles de l'abondance des civelles, bien que relativement courtes, n'affichent pas de preuve de déclin continu. Des données récentes semblent indiquer que les déclins pourraient avoir cessé dans certaines régions; cependant, les effectifs dans le lac Ontario et dans le cours supérieur du Saint-Laurent demeurent beaucoup plus faibles que les niveaux antérieurs, et les tendances positives chez certains indicateurs pour le golfe du Saint-Laurent sont trop courtes pour fournir une preuve solide de l'accroissement de cette composante. Les causes possibles du déclin observé, dont la modification de l'habitat, les barrages, la prise par la pêche, les fluctuations des conditions océaniques, les pluies acides et les contaminants, pourraient continuer à faire obstacle au rétablissement.

Répartition ON QC NB PE NS NL Océan Atlantique

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006.

Chabot de profondeur – Populations des Grands Lacs - Ouest du Saint-Laurent

Myoxocephalus thompsonii

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
L'espèce se trouve dans les parties plus profondes de 10 lacs d'eaux froides, dont les lacs Supérieur, Huron et Ontario, ainsi qu'en Ontario et au Québec. On la croyait éliminée du lac Ontario, mais elle semble s'y être rétablie, bien que ce soit en petits nombres. Les populations ont été détruites dans deux lacs au Québec en raison de l'eutrophisation de ces lacs et pourraient être en déclin dans le lac Huron, possiblement en raison de l'introduction de la moule zébrée.

Répartition ON QC

Historique du statut
L'unité « populations des Grands Lacs-Ouest du Saint-Laurent » (y compris l'ancienne unité « populations des Grands Lacs », espèce désignée « menacée » en avril 1987) a été désignée « préoccupante » en avril 2006.

Chevalier de rivière

Moxostoma carinatum

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cette espèce de poisson d'eau douce est présente en Ontario et au Québec et bien qu'elle ait été prise à de nouveaux emplacements dans les deux provinces, quelquefois en grands nombres, on croit que ce résultat est dû à l'usage de techniques d'échantillonnage plus efficaces comme la pêche électrique en bateau. Historiquement, l'espèce semble avoir disparu des rivières Ausable, Châteauguay et Yamaska puisque l'utilisation de la pêche électrique en bateau n'a pas permis d'en faire la prise récemment. La dégradation de l'habitat (pollution et envasement), la régulation des cours d'eau qui affecte le débit d'eau (barrages) et la fragmentation de l'habitat (barrages) comptent parmi les menaces qui pèsent sur l'espèce. L'aire de répartition canadienne est très fragmentée, et l'immigration de source externe est improbable en raison du statut de conservation précaire dans les États américains voisins.

Répartition ON QC

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1983. Réexamen et confirmation du statut en avril 1987 et en avril 2006.

Requin bleu – Population de l'Atlantique

Prionace glauca

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cette espèce de requin est relativement productive (âge maximal de 16 à 20 ans; mature à l'âge de 4 à 6 ans; durée de génération de 8 ans; de 25 à 50 petits tous les deux ans). En tant qu'élasmobranche, les populations sont vulnérables à un taux de mortalité accru découlant de toutes sources, incluant des activités humaines. L'espèce est considérée comme ayant une seule population fortement migratrice dans l'Atlantique Nord, population dont une partie est présente dans les eaux canadiennes de façon saisonnière. L'indice d'abondance, considéré comme le meilleur moyen de représenter la population entière, a diminué de 60 % entre 1986 et 2000, mais un autre indice n'indique aucune tendance à long terme pour l'ensemble de la population entre 1971 et 2003. Les indices d'abondance dans les eaux canadiennes et près de celles-ci affichent des tendances de déclin variant entre 0 et 60 % à partir des années 1980 jusqu'au début des années 2000. Une diminution de la longueur moyenne des poissons capturés pendant la pêche à la palangre a été observée dans les eaux canadiennes entre 1986 et 2003. La principale menace provient des prises accessoires pendant la pêche pélagique à la palangre. Bien que cette menace soit comprise et évitable, elle n'est pas réduite de façon efficace par la gestion. L'évaluation de l'impact des prises accessoires sur la population bénéficierait d'une meilleure information sur la proportion d'individus rejetés qui survivent. Il semble que les récents retraits par pêche dans l'Atlantique Nord totalisent plusieurs dizaines de milliers de tonnes annuellement. Les retraits canadiens estimés, représentant une petite portion du nombre total, diminuent depuis le début des années 1990 et étaient récemment évalués à environ 600 t/année en moyenne.

Répartition Océan Atlantique

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006.

Chabot de profondeur – Populations de l'Ouest

Myoxocephalus thompsonii

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cette espèce est largement répandue dans l'ouest du Canada où elle se trouve dans les parties les plus profondes d'au moins 52 lacs d'eaux froides dans le nord-ouest de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest. Il n'existe pas de preuve indiquant un déclin des populations ou toute menace qui pourrait représenter un risque quelconque pour ces populations.

Répartition NT AB SK MB ON

Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 2006.

Grand requin blanc – Population du Pacifique

Carcharodon carcharias

Données insuffisantes

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
À l'échelle mondiale, l'espèce est répartie dans les eaux subtropicales et tempérées, mais elle est absente des eaux polaires froides; les populations canadiennes de l'Atlantique et du Pacifique sont donc isolées et sont considérées comme deux unités désignables distinctes. Ce très grand prédateur au sommet de la chaîne alimentaire est rare dans la majeure partie de son aire de répartition, en particulier dans les eaux canadiennes, qui représente la limite septentrionale de celle-ci. Seuls 13 enregistrements ont été effectués en 43 ans sur la côte canadienne du Pacifique. Il n'existe aucun renseignement sur la tendance de l'abondance dans les eaux canadiennes du Pacifique ni dans les eaux américaines adjacentes qui permettrait de préciser la situation de l'espèce.

Répartition Océan Pacifique

Historique du statut
Espèce étudiée en avril 2006 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ».

Lamproie de ruisseau d'Alaska

Lethenteron alaskense

Données insuffisantes

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Ce poisson d'eau douce est le seul représentant de son espèce dans l'écozone aquatique de l'ouest de l'Arctique. Il n'est pas possible d'effectuer une évaluation en raison du manque de données sur sa biologie et sa répartition actuelle.

Répartition NT

Historique du statut
Espèce étudiée en avril 1990 et en avril 2006 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ».

Requin bleu – Population du Pacifique

Prionace glauca

Données insuffisantes

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
L'espèce se trouve apparemment de façon régulière dans les eaux canadiennes du Pacifique et fait probablement partie d'une population plus vaste du nord du Pacifique. L'information et les données sur les prises du relevé de la pêche à la palangre de la Commission internationale du flétan du Pacifique (de 1998 à 2004) donnent à penser que l'espèce est répandue sur la plateforme continentale, avec une concentration au rebord de la plateforme. L'espèce a également été prise, parfois en grands nombres, dans les eaux océaniques. Il n'existe pas de données permettant d'évaluer la situation au Canada, en raison du petit nombre d'enregistrements dans des relevés existants. Les indices à l'échelle du Pacifique sont peu fiables en raison des questions historiques d'identification erronée; cependant, selon une évaluation récente du National Marine Fisheries Service (NMFS) des États-Unis, la mortalité de cette espèce attribuable à la pêche dans le nord du Pacifique est bien inférieure au niveau de rendement équilibré maximal. Les retraits par pêche (prises accessoires) dans les eaux canadiennes du Pacifique sont faibles, soit de 20 à 40 tonnes par année.

Répartition Océan Pacifique

Historique du statut
Espèce étudiée en avril 2006 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ».

Arthropodes

Fausse-teigne à cinq points du yucca

Prodoxus quinquepunctellus

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ac(iv)+2ac(iv)

Justification de la désignation
Ce papillon nocturne hautement spécialisé existe au Canada dans une seule population qui se trouve dans une aire très petite et restreinte, isolée de l'aire de répartition principale de l'espèce aux États-Unis. L'espèce est entièrement dépendante de la relation mutualiste obligatoire entre sa plante hôte (le yucca glauque) et le pollinisateur de celle-ci (la teigne du yucca), les deux étant à un niveau de risque élevé. L'espèce est menacée par le haut taux d'herbivorie des ongulés sauvages, lequel, au cours de certaines années, réduit considérablement le recrutement du papillon, de sa plante hôte et du pollinisateur de celle-ci. L'espèce est également menacée par les véhicules tout-terrains qui détruisent la plante hôte.

Répartition AB

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Héliotin d'Aweme

Schinia avemensis

En voie de disparition

Critères d'évaluation B2ab(iii)

Justification de la désignation
Ce papillon nocturne est un spécialiste de l'habitat qui requiert des dunes actives ou des creux de déflation avec des populations de sa seule plante hôte des chenilles. Il a été observé dans seulement deux petites populations au Canada et deux populations aux États-Unis. Un déclin à grande échelle dans l'habitat de dunes actives au cours des 100 dernières années a probablement résulté en une diminution correspondante du nombre de papillons. Il ne reste que de très petites parcelles éparses et isolées d'habitat convenable, totalisant environ 6 km2. Ces papillons sont menacés par la perte d'habitat découlant de la stabilisation des dunes actives par des végétaux indigènes et introduits ainsi que par le surpâturage de la plante hôte des chenilles, qui entraîne des impacts importants pour les petites populations isolées du papillon. La population la plus proche du papillon aux États-Unis est située à environ 1 200 km au sud, au Colorado; l'immigration d'individus vers la population du Canada n'est donc pas possible.

Répartition AB SK MB

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Hespérie Persius de l'Est

Erynnis persius persius

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(iii)+2ab(iii); C2a(i); D1

Justification de la désignation
La présence de ce papillon, qui se nourrit de lupins, a été confirmée dans seulement deux sites au Canada. Cette espèce habite les savanes de chênes du sud de l'Ontario, un habitat qui a subi d'importantes pertes et modifications. Les populations de plantes hôtes des larves ont grandement diminué. Il n'y a aucun enregistrement confirmé pour ce papillon depuis 18 ans, mais des observations non confirmées laissent croire que l'espèce pourrait toujours exister au Canada.

Répartition ON

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Perce-tige d'Aweme

Papaipema aweme

En voie de disparition

Critères d'évaluation D1

Justification de la désignation
À l'exception d'un spécimen capturé en Ontario en 2005, la dernière collecte de ce papillon nocturne a eu lieu 70 ans auparavant. Cette espèce est connue dans seulement cinq localités à l'échelle mondiale dont trois se trouvent au Canada. Bien qu'elle soit peu connue, elle semble restreinte à un habitat rare, fragmenté et menacé. Des collectes répétées à tous les emplacements historiques n'ont pas permis de repérer l'espèce, et des collectes intensives aux environs de la plus récente occurrence n'ont pas mené à la collecte d'autres spécimens.

Répartition ON

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Porte-queue demi-lune

Satyrium semiluna

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(iii,v)+2ab(iii,v)

Justification de la désignation
Cette espèce est distribuée en deux populations isolées dans de petites aires restreintes à l'extrême nord de l'aire de répartition de l'espèce. Il est probable que la population dans son ensemble ait connu un déclin dans le passé à la suite d'une perte d'habitat. Les deux populations sont toujours menacées par la perte et la dégradation de l'habitat. En Colombie-Britannique, l'espèce est présente dans une région faisant l'objet de grandes pressions en matière d'aménagement. En Alberta et en Colombie-Britannique, les plantes nuisibles envahissantes représentent également une grave menace.

Répartition BC AB

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Teigne tricheuse du yucca

Tegeticula corruptrix

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ac(iv)+2ac(iv)

Justification de la désignation
On ne retrouve qu'une seule population viable de cette teigne très spécialisée au Canada, dans une très petite zone limitée, isolée de l'aire principale de l'espèce aux États-Unis. Une deuxième population isolée est sur le point de disparaître ou est déjà disparue. La teigne est entièrement dépendante de la relation mutualiste obligatoire entre sa plante hôte (le yucca glauque), laquelle est « menacée », et le pollinisateur de celle-ci (la teigne du yucca), qui est « en voie de disparition ». L'espèce est menacée par le haut taux d'herbivorie des ongulés sauvages, lequel, au cours de certaines années, réduit considérablement le recrutement de la teigne, de sa plante hôte et du pollinisateur de celle-ci. L'espèce est également menacée par les véhicules tout-terrains qui détruisent la plante hôte.

Répartition AB

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Hespérie du Sonora

Polites sonora

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cette hespérie est présente dans certaines clairières herbeuses humides dans un paysage boisé. Elle n'a été observée qu'à six emplacements dans une petite aire restreinte du Canada, où sa répartition est très inégale, et il semble que l'espèce n'occupe pas tous les habitats apparemment convenables qui existent. La capacité des populations canadiennes de bénéficier de l'immigration d'autres populations du pays ou de l'État de Washington adjacent est, au mieux, limitée. L'hespérie est menacée par le pâturage intensif et la perte d'habitat découlant du changement naturel de l'habitat et de la construction de routes. Cependant, l'espèce présente une certaine capacité à utiliser des habitats aménagés par l'homme, tels que des zones herbeuses en bord de route, des prés agricoles et des petites zones de coupe à blanc, à la condition que ces habitats soient humides ou mésoiques.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006.

Mollusques

Limace-prophyse bleu-gris

Prophysaon coeruleum

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(iii)+2ab(iii)

Justification de la désignation
La zone d'occurrence (~ 150 km²) et la zone d'occupation (< 5 km²) de cette espèce sont très petites, et un déclin continu est anticipé quant à la qualité de l'habitat. L'espèce se trouve dans des parcelles reliques de forêts plus vieilles comportant un élément caducifolié. Elle est actuellement connue dans seulement 5 emplacements dans le sud de l'île de Vancouver. Les menaces présentes dans ces emplacements comprennent une grande utilisation récréative et les impacts de plantes et animaux introduits, incluant l'introduction de limaces et d'escargots envahissants.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Mulette feuille d'érable – Population de la Saskatchewan - Nelson

Quadrula quadrula

En voie de disparition

Critères d'évaluation B2ab(i,ii,iii,iv)

Justification de la désignation
Petite zone d'occupation; tous les emplacements, sauf un, se trouvent dans un seul bassin hydrographique, le bassin des rivières Rouge et Assiniboine, et un événement majeur pourrait provoquer la disparition de la population; aucun signe de recrutement (peu d'individus de petite taille); nombreuses menaces, dont la détérioration de la qualité de l'eau par l'agriculture, les déchets domestiques ainsi que les activités industrielles et commerciales. 

Répartition MB

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Villeuse irisée

Villosa iris

En voie de disparition

Critères d'évaluation B2ab(i,ii,iii,iv)

Justification de la désignation
Cette attrayante moule d'un vert jaunâtre tirant sur le brun et montrant des rayons verts est largement répartie dans le sud de l'Ontario, mais elle est disparue du lac Érié et des rivières Detroit et Niagara ainsi que d'une grande partie du lac Sainte-Claire en raison d'infestations de moules zébrées. Elle se trouve toujours en petits nombres dans plusieurs bassins hydrographiques, mais la zone d'occupation ainsi que la qualité et l'étendue de l'habitat connaissent un déclin, et on craint que l'accroissement des activités agricoles industrielles et d'élevage intensif de bétail auront un impact sur la plus importante population dans la rivière Maitland.

Répartition ON

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Mulette feuille d'érable – Population des Grands Lacs - Ouest du Saint-Laurent

Quadrula quadrula

Menacée

Critères d'évaluation Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition » B2ab(i,ii,iii,iv), mais désignée « menacée », car les populations sont stables ou peut-être en croissance dans la plupart des emplacements existants. Correspond au critère de la catégorie « menacée » : B1ab(i,ii,iii,iv)+2ab(i,ii,iii,iv).

Justification de la désignation
Cette moule à coquille lourde qui a la forme d'une feuille d'érable a une très petite zone d'occupation dans les bassins hydrographiques dominés par l'agriculture, ayant fait et faisant encore l'objet de déclins attribuables à la perte et à la dégradation de l'habitat. Bien que la moule soit disparue des Grands Lacs et des voies interlacustres à cause de la moule zébrée, le nombre d'individus matures semble très important dans deux des bassins hydrographiques, et trois des cinq bassins hydrographiques ont des équipes de rétablissement en place pour les espèces aquatiques en péril. Les moules zébrées continuent de représenter une menace potentielle dans les bassins hydrographiques ayant de nombreux réservoirs de retenue.

Répartition ON

Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 2006.

Plantes vasculaires

Aster feuillu

Symphyotrichum frondosum

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(ii,iii,iv,v)+2ab(ii,iii,iv,v)

Justification de la désignation
Une plante herbacée annuelle de rives de lacs présente seulement dans quelques sites restants dans des habitats restreints. Les petites populations peuvent être perturbées par des activités comme le piétinement, l'aménagement des plages, la propagation des plantes envahissantes et l'aménagement potentiel d'une infrastructure d'envergure à un des sites primaires.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Bouleau flexible

Betula lenta

En voie de disparition

Critères d'évaluation A2ac; B1ab(ii,iii,v)+2ab(ii,iii,v); C1+2a(i,ii); D1

Justification de la désignation
Il s'agit d'un arbre caduque largement répandu de l'est de l'Amérique du Nord où une seule petite population en Ontario est connue. Cette population a connu un déclin considérable au cours des quatre dernières décennies avec moins de 15 arbres à l'état sauvage. Son habitat est entouré de lotissements résidentiels, et la population fait face à un risque permanent en raison des tempêtes, de l'érosion ainsi que de la perte et de la dégradation de l'habitat.

Répartition ON

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Épilobe de Torrey

Epilobium torreyi

En voie de disparition

Critères d'évaluation D1

Justification de la désignation
Bien qu'aucun plant n'ait été observé dans les deux emplacements connus suivant des relevés intensifs ciblés, il y a encore une possibilité qu'il reste certaines graines dans la banque de semences du sol étant donné la période de temps relativement courte depuis la dernière observation de plants en 1993, ou que des populations n'ayant pas été remarquées précédemment puissent être trouvées.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Frasère de Caroline

Frasera caroliniensis

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(ii,iii,iv,v)+2ab(ii,iii,iv,v); C2a(i)

Justification de la désignation
Une plante vivace longévive avec 11 ou 12 populations existantes au Canada. Ces populations sont fragmentées et limitées géographiquement à une région hautement urbaine et agricole exposée à la perte et à la dégradation continues de l'habitat. Les populations sont formées principalement de rosettes au stade végétatif ne comptant que quelques plantes florifères produites pendant une année donnée. La propagation des plantes envahissantes à l'intérieur de l'habitat représente une menace importante pour la survie de l'espèce. D'autres pertes de populations sont prévues en raison de l'exploitation des sites.

Répartition ON

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1993. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Gérardie rude

Agalinis aspera

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(ii,iii,iv,v)+2ab(ii,iii,iv,v); C2a(i)

Justification de la désignation
Une plante herbacée annuelle dont l'aire de répartition géographique est restreinte et qui occupe de petites prairies restantes principalement le long des routes dans le sud du Manitoba. Les quelques petites populations sont menacées notamment par le fauchage en fin de saison, le brûlage, le pâturage excessif et l'expansion des routes.

Répartition MB

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Microséris de Bigelow

Microseris bigelovii

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(ii,iii)+2ab(ii,iii)

Justification de la désignation
Une petite plante herbacée annuelle présente dans quelques sites fragmentés, restreinte à une mince bande côtière dans le sud-est de l'île de Vancouver, dans une région urbaine densément peuplée. L'aménagement, les activités récréatives, les pratiques d'aménagement des sites et la compétition avec des plantes exotiques envahissantes continuent d'avoir des incidences sur l'espèce.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Onagre à fruits tordus

Camissonia contorta

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ab(ii,iii,iv,v)+2ab(ii,iii,iv,v)

Justification de la désignation
Une plante herbacée annuelle restreinte à plusieurs habitats côtiers sablonneux, secs et ouverts, de très petite taille. Les petites populations fragmentées sont touchées par la perte continue d'habitat, l'utilisation intense à des fins récréatives et la compétition avec plusieurs plantes exotiques envahissantes.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006.

Psilocarphe nain – Population des montagnes du Sud

Psilocarphus brevissimus

En voie de disparition

Critères d'évaluation B1ac(iv)+2ac(iv)

Justification de la désignation
Une plante herbacée annuelle restreinte à une très petite aire de répartition et présente seulement dans trois petits sites sur des terres privées dans l'aire écologique des montagnes du Sud du COSEPAC en Colombie-Britannique. La taille de la population est exposée à des fluctuations extrêmes du nombre d'individus matures en raison des variations des niveaux de précipitations, et la population est menacée par des facteurs comme l'accroissement de l'aménagement des terres de la région et les pratiques d'utilisation des terres.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2003. Renommée psilocarphe nain (population des montagnes du Sud) en avril 2006 et désignée « en voie de disparition ».

Chénopode glabre

Chenopodium subglabrum

Menacée

Critères d'évaluation Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », B2b(iii)c(iv), mais désignée « menacée » en raison d'un nombre considérable de sites dispersés sur une aire importante. Correspond aux critères de la catégorie « menacée » B2b(iii)c(iv).

Justification de la désignation
Une herbacée annuelle avec des populations fluctuantes de taille relativement petite. L'espèce est limitée aux régions d'habitats sablonneux actifs dans le sud de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba. Les risques actuels pesant sur l'espèce comprennent la stabilisation des dunes, les espèces envahissantes, l'exploitation pétrolière et gazière ainsi que les activités récréatives.

Répartition AB SK MB

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1992. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2006.

Isoète de Bolander

Isoetes bolanderi

Menacée

Critères d'évaluation D2

Justification de la désignation
Petite plante aquatique actuellement connue au Canada dans seulement un petit lac du sud-ouest de l'Alberta. La population compte un nombre important de plants, mais elle pourrait disparaître du pays à la suite d'un événement isolé, imprévisible qui pourrait affecter l'entière population sur une courte période de temps. Une autre population dans un lac se trouvant à proximité a déjà disparu au cours des 50 dernières années.  

Répartition AB

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1995. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2006.

Saule à bractées vertes

Salix chlorolepis

Menacée

Critères d'évaluation D1

Justification de la désignation
Un arbuste endémique dont la répartition est limitée aux affleurements de serpentine du mont Albert dans le parc provincial de la Gaspésie (Québec). Le faible nombre d'individus situés sur un seul sommet de montagne sont vulnérables aux événements stochastiques, aux impacts potentiels des chenilles à houppes exotiques et aux effets limités du piétinement des randonneurs le long du Sentier des Appalaches.

Répartition QC

Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 2006.

Psilocarpe nain – Population des Prairies

Psilocarphus brevissimus

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cette population est largement répartie en Saskatchewan et en Alberta dans plus de 40 sites, avec de grandes fluctuations annuelles dans le nombre d'individus matures et des préoccupations quant aux impacts futurs potentiellement importants. On compte parmi ceux-ci le futur développement potentiel de l'extraction du méthane de gisement houiller dans une grande partie de l'aire de répartition de la population et les perturbations attribuables à la construction de pipelines.

Répartition AB SK

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006.

Minuartie de la serpentine

Minuartia marcescens

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cette plante herbacée vivace, rare à l'échelle mondiale, est présente presque exclusivement au Canada dans des populations isolées et fragmentées se trouvant sur des sols alcalins sur des affleurements de serpentine de hautes altitudes. Plusieurs populations importantes se trouvent dans des aires protégées où l'espèce fait l'objet de menaces minimales.

Répartition QC NL

Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 2006.

Mousses

Isoptérygie délicate

Isopterygium tenerum

Non en péril

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cette espèce est une petite mousse rampante de couleur vert pâle et brillante. En Nouvelle-Écosse, on la trouve dans l'habitat d'espèces de la plaine côtière. Elle croît dans une variété d'habitats, incluant le sol et les roches le long des marges humides de lacs et de rivières. Bien que l'espèce ait une répartition canadienne restreinte au sud de la Nouvelle-Écosse, elle est plus répandue et sa répartition est plus continue aux emplacements connus que ce l'on croyait. Aucune menace directe ou imminente ne justifie le statut d'espèce en péril.

Répartition NS

Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 2006.

Lichens

Hétérodermie maritime

Heterodermia sitchensis

En voie de disparition

Critères d'évaluation D1

Justification de la désignation
Cette espèce de lichen foliacé est restreinte au littoral où se trouve l'épinette de Sitka, sur la côte ouest de l'île de Vancouver. Sa présence a été consignée dans seulement dix endroits au Canada, et onze dans le monde entier. Puisque l'espèce a besoin d'une concentration élevée d'azote, elle est restreinte aux milieux riches en azote, par exemple, les échoueries d'otaries et les sites de nidification d'oiseaux. Elle semble avoir de faibles capacités de dispersion. Elle est très vulnérable aux tsunamis et aux tempêtes hivernales de plus en plus intenses associées au réchauffement de la planète.

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1996. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en avril 2006.

Lichen cryptique

Nephroma occultum

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cette espèce de lichen foliacé est endémique à l'ouest de l'Amérique du Nord où sa présence est connue à 45 endroits au Canada. Cependant, il y a probablement davantage d'endroits non découverts. Les sites canadiens comptent pour plus de 50 % de l'aire de répartition mondiale, avec seulement cinq endroits protégés des activités d'exploitation forestière. L'espèce a des besoins restreints en matière d'habitat et croît sous les couverts moyens ou inférieurs des peuplements matures de cèdres et de pruches humides des milieux côtiers et intérieurs. Elle se reproduit seulement par des propagules végétatives dotées d'une capacité limitée de dispersion. Cette espèce est vulnérable aux activités d'exploitation forestière, aux variations d'humidité du sous-étage, à la défoliation due aux insectes (arpenteuse de la pruche) et aux feux de forêt. 

Répartition BC

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1995 et en avril 2006.

Panache

Pseudevernia cladonia

Préoccupante

Critères d'évaluation sans objet

Justification de la désignation
Cette espèce de macrolichen finement ramifié et d'un blanc crayeux se trouve sur les ramilles des conifères des forêts d'épinettes et de sapins des zones montagnardes et côtières froides de l'est de l'Amérique du Nord. Sa répartition est très sporadique au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, probablement en raison d'une capacité de dispersion limitée, et, dans le sud-est du Québec, elle est restreinte à quelques sommets de montagne dispersés ayant une altitude de plus de 800 m et à la ligne de partage des eaux longeant la frontière des États-Unis. Dans les endroits montagnards où se trouve l'espèce, la construction de tours de transmission, l'aménagement de pentes de ski alpin et l'exploitation forestière ont causé certaines diminutions de la superficie et de la qualité de l'habitat. Dans les Maritimes, certaines pertes de populations sont attribuables à l'exploitation forestière et à l'aménagement résidentiel. La gravité des menaces est compensée par l'abondance de l'espèce sur une grande aire et la découverte potentielle d'importantes populations sur certains sommets de montagne au Québec.

Répartition QC NB NS

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 2006.

Notes

Baleine à bec de Sowerby, Mesoplodon bidens : Rapport retiré pour permettre l'ajout de l'information liée aux menaces perçues.

Esturgeon jaune, Acipenser fulvescens : La réévaluation de l'esturgeon jaune, qui était prévue pour la réunion d'avril 2006 du COSEPAC, a été reportée afin que l'information pour l'établissement des unités désignables puisse être mieux étayée. Une mise à jour du rapport de situation pour appuyer l'évaluation antérieure du COSEPAC effectuée en mai 2005 n'est pas disponible à l'heure actuelle. Le COSEPAC reporte la transmission de l'évaluation de l'esturgeon jaune au ministre de l'Environnement en vue de son inscription à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, jusqu'à ce qu'une mise à jour du rapport de situation soit approuvée.

Éléocharide pourpre, Eleocharis atropurpurea : Rapport retiré pour une année afin d'y permettre l'ajout d'information des connaissances traditionnelle autochtones (CTA) sur l'occurrence et la taille des populations.

Tortue des bois, Glyptemys insculpta : Rapport retiré dans le but d'y intégrer des détails supplémentaires sur l'abondance et le déclin de la population et de clarifier l'information sur les unités désignables.

Truite fardée versant de l'ouest, Oncorhynchus clarkii lewisi : Rapport retiré pour clarifier l'admissibilité des populations à évaluer. Un rapport de situation pour appuyer l'évaluation antérieure du COSEPAC effectuée en mai 2005 n'est pas disponible à l'heure actuelle. Le COSEPAC reporte la transmission de son évaluation de la truite fardée versant de l'ouest au ministre de l'Environnement en vue de son inscription à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, jusqu'à ce qu'un rapport de situation soit approuvé.