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Cahier de consultation sur la Lampsile jaune

Introduction

La Loi sur les espèces en péril

La Loi sur les espèces en péril (LEP) renforce et accroît la capacité du gouvernement du Canada de protéger les espèces et les sous-espèces sauvages ainsi que leurs populations distinctes qui risquent de disparaître dans le monde ou au Canada. La loi ne vise que les espèces inscrites sur la liste qui y est annexée (liste de la LEP).

Les décisions concernant les espèces à inscrire sur la liste de la LEP doivent être ouvertes et transparentes; elles doivent aussi faire l’objet d’une consultation publique. En premier lieu, c’est le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) qui évalue les espèces et détermine si elles sont en péril. À la réception de l’évaluation du COSEPAC, le ministre de l’Environnement, en concertation avec le ministre des Pêches et des Océans, dispose de 90 jours pour produire un rapport sur la manière dont il compte réagir à l’évaluation et, dans la mesure du possible, pour fournir un calendrier d’intervention. Au terme du processus de consultation, une recommandation est présentée au gouverneur au conseil quant à la possibilité d’ajouter certaines espèces à la liste de la LEP, ou de renvoyer la question devant le COSEPAC. Une fois qu’une espèce est ajoutée à la liste de la LEP, il convient de prendre certaines mesures dans les délais prescrits pour voir à la protection et au rétablissement de cette espèce.

Consultation publique

Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril le 5 juin 2003, dans le cadre de son programme de protection des espèces sauvages en péril. L’annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. 

L’actuelle liste de la LEP contient les 233 espèces que le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) avait évaluées et dont il avait estimé qu’elles étaient en péril lorsque le projet de loi sur les espèces en péril avait été présenté à nouveau à la Chambre des communes, le 9 octobre 2002.

Pour avoir plus de renseignements sur la LEP, veuillez consulter le site

www.registrelep.gc.ca

Le rôle du COSEPAC

Le COSEPAC se compose de spécialistes des espèces sauvages en péril. Ces spécialistes oeuvrent dans les domaines de la biologie, de l’écologie, de la génétique, des connaissances traditionnelles autochtones et dans d’autres domaines pertinents; ils proviennent de milieux divers, dont les gouvernements, les universités, les organisations autochtones et les organisations non gouvernementales.

Dans un premier temps, le COSEPAC commande un rapport de situation pour pouvoir évaluer le statut d’une espèce. Pour être recevables, les rapports de situation doivent avoir fait l’objet d’un examen par les pairs et avoir été approuvés par un sous-comité de spécialistes des espèces. Dans des circonstances exceptionnelles, une évaluation peut être effectuée d’urgence.

Dans un deuxième temps, le COSEPAC se réunit pour examiner le rapport de situation, discuter de l’espèce à l’étude, déterminer si elle est ou non en péril et, le cas échéant, établir le degré du risque auquel elle est exposée. Pour en savoir davantage sur le COSEPAC, consultez le site : www.cosewic.gc.ca.

Termes utilisés pour définir le degré du risque auquel une espèce est exposée

Le degré de risque est défini d’après les catégories suivantes : disparue du pays, en voie de disparition, menacée et préoccupante.

Une espèce est désignée par le COSEPAC comme disparue du pays lorsqu’elle n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qu’elle est présente ailleurs. Une espèce est en voie de disparition lorsqu’elle est exposée à une extinction ou à une disparition imminente. Une espèce est menacée lorsqu’elle est susceptible de devenir en voie de disparition si rien n’est fait pour contrer les facteurs conduisant à sa disparition du Canada ou à son extinction. Enfin, une espèce est dite préoccupante par le COSEPAC lorsqu’elle risque de devenir menacée ou en voie de disparition par l’effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces signalées à son égard.

Nouvelles évaluations

Depuis le 9 octobre 2002, le COSEPAC a, après évaluation ou réévaluation, déterminé que d’autres espèces étaient en péril, ce qui les rend admissibles à une inscription sur la liste de la LEP. Parmi ces espèces, celles qui sont aquatiques relèvent de la responsabilité du ministère des Pêches et des Océans, tandis que les espèces terrestres ressortissent à la compétence d’Environnement Canada. La responsabilité à l’égard des espèces (tant aquatiques que terrestres) qui se trouvent dans les parcs administrés par l’agence Parcs Canada est partagée entre cette agence, d’une part, et Environnement Canada ou Pêches et Océans Canada, d’autre part.

Pour en savoir plus sur les consultations tenues par Environnement Canada, consultez le registre public de la LEP, à l’adresse suivante :

www.registrelep.gc.ca

La LEP a été conçue pour assurer la pérennité des espèces sauvages canadiennes et des habitats dans lesquels elles vivent. La participation du public fait partie intégrante du processus d’inscription des espèces sauvages considérées comme étant en péril et du processus de protection des espèces sauvages canadiennes.  La meilleure façon d’assurer la survie des espèces en péril et de leurs habitats est d’obtenir la participation active de tous les intéressés. C’est pourquoi les commentaires que vous fournirez dans le présent document feront l’objet d’un examen très attentif.

Objet de la consultation

Ayant reçu du COSEPAC l’évaluation de la situation de l’espèce à l’étude, le ministre des Pêches et des Océans doit remettre au ministre de l’Environnement une recommandation au gouverneur en conseil, proposant une des mesures suivantes :

  1. que l’évaluation du COSEPAC soit acceptée et que l’espèce soit ajoutée à la liste de la LEP;
  2. que l’espèce ne soit pas ajoutée à la liste de la LEP;
  3. que la question soit renvoyée devant le COSEPAC en vue d’obtenir plus ample information ou un examen plus approfondi.

Le gouvernement du Canada est tenu d’adopter l’une ou l’autre de ces mesures dans les neuf mois suivant la réception par le gouverneur en conseil de l’évaluation présentée par le ministre de l’Environnement.

Le COSEPAC fonde ses évaluations uniquement sur le statut biologique de chaque espèce. Toutefois, les Canadiens seront consultés au sujet des éventuelles répercussions socio-économiques de l'inscription de chaque espèce sur la liste de la LEP avant que le gouvernement du Canada prenne des décisions éclairées à ce sujet. Un aspect particulièrement important de ces consultations consiste à déterminer les coûts et les avantages de l’inscription de chaque espèce sur la liste, par rapport aux éventuelles répercussions de leur non-inscription sur les espèces elles-mêmes et sur la société.

Par conséquent, avant que le gouvernement prenne une quelconque décision à propos de la liste de la LEP, les Canadiens concernés auront l'occasion de faire valoir leur point de vue et d'exprimer leurs préoccupations à ce sujet. Cette consultation permet aux personnes intéressées de participer au processus décisionnel  gouvernemental.

Rôle et impact de la consultation publique

Les résultats de la consultation publique revêtent une grande importance pour l'ensemble du processus d'inscription des espèces en péril. Les commentaires reçus seront soigneusement analysés et évalués. On en rendra compte dans un Résumé de l'étude d'impact de la réglementation (REIR). Les REIR font partie intégrante du processus réglementaire fédéral et ils sont publiés avec tous les projets de règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada.

À la suite des premières consultations, un projet de décret (instrument avisant d'une décision prise par le pouvoir exécutif du gouvernement) proposant l'inscription de la totalité ou d’une partie des espèces à l'étude sera rédigé et il sera publié avec le REIR dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une durée donnée, appelée période de commentaires. Selon les résultats de cette période de commentaires, une recommandation au gouverneur en conseil sera formulée, proposant l’inscription de certaines espèces sur la liste de la LEP ou le renvoi de la question au COSEPAC. La décision finale sera publiée dans la Partie II de la Gazette du Canada ainsi que dans le Registre public.

Effet de l’ajout d’une espèce à la liste de la LEP

La protection accordée à une espèce par suite de son inscription à la liste de la LEP dépend du degré de risque qui a été associé à cette espèce.

Protection accordée aux espèces inscrites comme disparues du pays, en voie de disparition et menacées

En vertu de la loi, certaines interdictions protègent les individus appartenant à des espèces disparues du pays, en voie de disparition et menacées. Il s’agit d’interdictions de tuer un individu appartenant à une de ces espèces, de lui nuire, de le harceler, de le capturer ou de le prendre, ou encore d'endommager ou de détruire la résidence (et l’habitat essentiel une fois qu’il a été défini) d'un ou de plusieurs individus d'une espèce en voie de disparition ou menacée. La loi interdit aussi de posséder, de collectionner, d'acheter, de vendre ou d'échanger un individu – notamment partie d’un individu ou produit qui en provient – appartenant à une espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacée. Ces interdictions entrent en vigueur lors de l’inscription de l’espèce en question sur la liste de l’annexe 1 de la LEP.

La protection visera avant tout les espèces relevant directement de la compétence juridique du gouvernement fédéral. Elle s’appliquera à tous les oiseaux inscrits protégés en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, de même qu’aux espèces aquatiques inscrites. Les interdictions viseront également toutes les espèces inscrites qui vivent sur le territoire domanial.

Pour ce qui est de toutes les autres espèce inscrites comme espèces en voie de disparition, menacées et disparues du pays, il incombera aux provinces et aux territoires de faire en sorte qu'elles reçoivent une protection suffisante.

En ce qui concerne les espèces aquatiques, des exceptions à ces interdictions peuvent être autorisées par le ministre des Pêches et des Océans, à condition que la survie ou le rétablissement de ces espèces ne soit pas compromis. Les ministres peuvent conclure des ententes ou délivrer des permis dans les buts suivants exclusivement : 1) pour la recherche liée à la conservation d'une espèce 2) pour l’exécution d’activités qui sont bénéfiques à une espèce inscrite ou qui accroissent ses chances de survie et 3) pour l’exécution d’activités dont les effets sur une espèce inscrite sont accessoires.

Protection accordée aux espèces inscrites comme préoccupantes

Les interdictions prévues par la LEP pour les espèces inscrites comme disparues du pays, en voie de disparition et menacées ne s'appliqueront pas aux espèces préoccupantes; toutes les mesures de protection et interdictions existantes, comme celles prévues par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseauxmigrateurs ou la Loi sur les parcs nationaux du Canada, resteront cependant en vigueur.

Programmes de rétablissement et plans d'action visant les espèces disparues du pays, en voie de disparition et menacées

L'inscription sur la liste de la LEP d'une espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacée entraîne l'élaboration d'un programme de rétablissement et d'un plan d'action qui feront l'objet de consultations distinctes.

Une fois établis, les programmes de rétablissement seront publiés dans le registre public de la LEP, aux fins d’examen et de commentaires de la part du public, dans un délai d'un an pour ce qui est d'une espèce en voie de disparition, et de deux ans pour ce qui est d'une espèce menacée ou disparue du pays.

Les programmes de rétablissement viseront les menaces connues qui pèsent sur l'espèce considérée et sur son habitat. Ils préciseront les aspects qui doivent faire l'objet de recherches plus poussées et fixeront des objectifs démographiques qui aideront à assurer la survie ou le rétablissement de l'espèce; ils comprendront aussi un calendrier d'exécution. Les programmes de rétablissement et les plans d'action indiqueront, dans la mesure du possible, quel est l'habitat essentiel de l'espèce. Les plans d'action comprendront des mesures visant à atténuer les menaces pesant sur l'espèce, à aider celle-ci à se rétablir et à protéger son habitat essentiel. Ils préciseront aussi quelles mesures seront prises pour mettre en oeuvre les programmes de rétablissement.

Les programmes de rétablissement et les plans d'action seront élaborés en collaboration avec les organismes autochtones, les instances responsables et les conseils de gestion compétents qu’ils visent directement.  Les intervenants concernés par les programmes de rétablissement seront également consultés.

Plans de gestion des espèces préoccupantes

En ce qui concerne les espèces préoccupantes, on élaborera des plans de gestion, qui seront publiés dans le registre public dans les trois ans suivant l’inscription de ces espèces à la liste de la LEP, afin de permettre à la population de les examiner et de les commenter. Ces plans prévoiront des mesures de conservation pertinentes pour les espèces concernées et leurs habitats.

Les plans de gestion seront élaborés en collaboration avec les organismes autochtones, les instances responsables et les conseils de gestion compétents qu’ils visent directement. Les intervenants concernés par les programmes de rétablissement seront également consultés.

Commentaires du public au sujet de l’inscription de l’espèce à l’étude sur la liste de la LEP

L’espèce décrite dans le présent guide a été, après évaluation ou réévaluation, désignée par le COSEPAC comme étant une espèce en péril et on envisage de l’inscrire sur la liste de la LEP. Veuillez répondre au questionnaire de la page 10 et le retourner en personne ou par la poste à l’adresse indiquée ci-après. Pour qu’il en soit tenu compte, vos réponses et commentaires doivent nous parvenir au plus tard le 29 octobre 2004.

Bureau de coordination pour les espèces en péril
Institut océanographique de Bedford
C. P. 1006
1, promenade Challenger
Dartmouth (N.-É.)
B2Y 4A2

Vous pouvez aussi faire parvenir vos commentaires par courriel (en indiquant le nom de l’espèce dans la rubrique « objet ») à l’adresse suivante:

XMARSARA@mar.dfo-mpo.gc.ca

ou encore remplir la version électronique du sondage à l’adresse suivante :

www.registrelep.gc.ca

Vos commentaires seront examinés de près et serviront à déterminer si l’espèce en question doit ou non être inscrite sur la liste de la LEP.

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Renseignement sur la lampsile jaune

La Lampsile jaune

La lampsile jaune, Lampsilis cariosa, est un mollusque bivalve dulcicole. Elle a une forme presque ovale, et sa surface extérieure est lustrée, allant du jaune vif au roux, avec plusieurs rayons fins. L’intérieur de la coquille est blanc rosé, et la charnière compte plusieurs dents fortes. La lampsile jaune peut atteindre 110 mm, mais la plupart des individus ont une taille inférieure à 75 mm.

Au Canada, la lampsile jaune ne se retrouve aujourd’hui qu’à deux endroits : en amont du barrage dans la rivière Sydney, au Cap-Breton (Nouvelle-Écosse), et en aval du barrage Macpaquac, dans le cours principal de la rivière Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, y compris cinq de ses grands affluents, et plusieurs grands lacs. Tout porte à croire que c’est la population du réseau de la rivière Saint-Jean qui est la plus grande des deux.

La lampsile jaune préfère un fond sableux ou graveleux dans les seuils vifs des grands cours d’eau à pente faible, et les parties peu profondes (moins de 6 m) des lacs, où le fond est sableux et où il y a peu de plantes aquatiques.

La lampsile jaune a besoin d’un poisson hôte (habituellement le baret et la perchaude) pour le stade parasitaire de son développement larvaire. Bien que la période de frai exacte ne soit pas connue, l’étude d’espèces semblables permet de présumer que la fixation des larves au poisson hôte a lieu du printemps au début de l’automne. Les larves parasitiques demeurent sur le poisson hôte de 43 à 80 jours à peu près, puis ils se décrochent et tombent au fond de l’eau pour se déposer sur le substrat. Les lampsiles jaunes atteignent la maturité sexuelle au bout de cinq ans.

Le rat musqué est le seul prédateur connu de ce filtreur et il semble s’intéresser uniquement aux adultes.

Évaluation du COSEPAC

Le COSEPAC justifie ainsi la désignation de la lampsile jaune comme espèce préoccupante :

Les populations sont assez grandes et vraisemblablement stables au Canada, mais elles ne se trouvent que dans la rivière Sydney en Nouvelle-Écosse et dans le bassin hydrographique de la rivière Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. Les menaces sont actuellement très limitées, mais il existe des préoccupations à long terme en ce qui concerne l'introduction éventuelle de la moule zébrée dans la rivière Saint-Jean et le maintien de l'habitat de l'unique population dans la rivière Sydney.

Menaces qui pèsent sur la lampsile jaune

Une brèche dans le barrage de la rivière Sydney entraînerait une perte d’habitat due à la fois à la régression du rivage et à un afflux d’eau salée en amont du barrage. L’envasement et la pollution provoqués par les activités suburbaines et récréatives pourraient également endommager l’habitat. Les populations de lampsile jaune pourraient également souffrir si les autorités décident de traiter certains secteurs de la rivière Sydney aux molluscicides afin de contrôler la dermatite schistosomiale, ou le « prurit des nageurs ».

La population de la rivière Saint-Jean ne semble pas très menacée, quoique l’empiètement de l’aménagement riverain à certains endroits soit une source d’inquiétude. Le faible niveau d’eau à l’été pourrait provoquer une perte d’habitat à cause de températures élevées et de la pénétration de l’eau salée. Les risques d’implantation et de propagation de la moule zébrée dans la rivière Saint-Jean constituent une autre menace pour les lampsiles jaunes.

Protection de la lampsile jaune

La Loi sur les pêches, dont l’objet est de protéger les poissons capturés pour la consommation humaine ainsi que leur habitat, protège l’habitat de la lampsile jaune et interdit tout acte pouvant perturber cette espèce.

Aux termes du Règlement de pêche des provinces maritimes, il est illégal de prélever ou de pêcher des lampsiles jaunes sans permis. Aucun permis n’a jamais été délivré pour faire la pêche de cette espèce en Nouvelle-Écosse ni au Nouveau-Brusnwick.

Conséquences possibles pour les intervenants

Une fois que la lampsile jaune serait ajoutée à la liste des espèces en péril, toutes les activités qui nuisent à cette espèce ou à son habitat pourraient faire l’objet d’un examen minutieux. Un plan de gestion serait élaboré et plusieurs mesures pourraient être mises en œuvre pour assurer la conservation de la lampsile jaune. Ces mesures sont susceptibles d’avoir des répercussions diverses sur les intervenants. La liste suivante n’étant pas exhaustive, nous vous invitons à profiter de la présente consultation pour signaler les omissions qu’elle comporte.

Autochtones

Il est possible que soient envisagées des stratégies de gestion ayant des répercussions sur les activités des peuples autochtones qui ont lieu dans des eaux fréquentées par la lampsile jaune.

Propriétaires fonciers

Des restrictions pourraient être imposées sur les activités d’aménagement et d’autres mesures de planification et de gestion pourraient être prises dans les secteurs où des lampsiles jaunes sont observées.

Usages récréatifs

Des restrictions et d’autres mesures de gestion pourraient être imposées pour éviter l’implantation et la propagation de la moule zébrée. Il est aussi possible que des restrictions soient imposées sur l’utilisation de molluscicides qui visent à améliorer les zones de natation.

Activités scientifiques

Il est possible que les personnes qui veulent effectuer des recherches sur la lampsile jaune ou dans les zones faisant partie de son habitat aient à se conformer à des lignes directrices strictes. Celles-ci pourraient limiter le type de recherche autorisée sur la lampsile jaune et d’accroître les délais de planification des projets de recherche.

 

Bibliographie

COSEPAC 2004. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la lampsile jaune (Lampsilis cariosa) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa.  Vi + 44 pp.

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Questionnaire

Guide de consultation – lampsile jaune

La décision du gouvernement d'inscrire ou non une espèce sur la liste découlant de la Loi sur les espèces en péril (LEP) sera fondée sur une description et une compréhension exhaustives des coûts et avantages associés aux impacts des mesures de protection et de rétablissement de l'espèce en question sur les particuliers, les organismes, les Premières nations, les industries et la société canadienne en général.

Vous pouvez utiliser le présent questionnaire de sondage en direct pour faire connaître votre opinion au sujet de l'inscription de la lampsile jaune sur la liste de la LEP. Ce questionnaire contient aussi des questions générales sur les priorités en matière de conservation et sur votre connaissance des autres espèces aquatiques en péril.

Les commentaires de gens de tous horizons seront les bienvenus, qu'ils viennent de personnes dont les activités risquent d'être touchées par les mesures de conservation de la lampsile jaune ou de citoyens qui s'intéressent à ce mollusque.

Nous vous conseillons de lire ce guide avant de remplir le présent questionnaire.

 

Explications sur le sondage du Guide de consultation

Le sondage du Guide de consultation vous invite à réfléchir à une série de questions et à y répondre en faisant connaître votre point de vue sur la conservation et le rétablissement de la lampsile jaune. Les questions qui suivent revêtent plusieurs formes. Beaucoup vous permettent de formuler une réponse personnelle, expliquant en détail votre point de vue. Si vous souhaitez conserver la partie d’introduction du présent cahier, n’hésitez pas à l’en détacher et à nous retourner uniquement le sondage.

Veuillez renvoyer le Cahier de consultation à l’adresse suivante d’ici le 29 octobre 2004:

Bureau de coordination pour les espèces en péril

Institut océanographique de Bedford

C. P. 1006

1, promenade Challenger

Dartmouth (N.-É.)

B2Y 4A2

Vous pouvez aussi faire parvenir vos commentaires par courriel à l’adresse XMARSARA@mar.dfo-mpo.gc.ca ou encore remplir la version électronique du sondage sur le site http://www.registrelep.gc.ca/public/default_f.cfm.   Au présent sondage s'ajouteront des réunions publiques, qui auront lieu en Nouvelle-Écosse et au Nouveau‑Brunswick pendant la période de consultation. Pour en connaître les dates et lieux exacts, veuillez vérifier à http://www.registrelep.gc.ca.

L'information que vous nous communiquez est importante! Nous apprécions vivement le temps et l'attention que vous consacrez à ce sondage.


Votre opinion sur les priorités du gouvernement

Les besoins associés à la pêche commerciale, à la pêche récréative, à la pêche alimentaire et rituelle des Premières nations, aux activités industrielles et à la conservation sont autant de facteurs dont le gouvernement tient compte lorsqu'il prend des décisions au sujet des politiques et programmes de conservation. Comment classeriez-vous, en importance, ces facteurs si vous deviez prendre des décisions au sujet de la gestion des espèces aquatiques en péril?

Veuillez choisir une réponse qui reflète l'importance que vous accordez à ces facteurs dans la gestion des océans.
 Très basse prioritéPriorité plutôt  bassePriorité moyennePriorité plutôt  hauteTrès haute priorité
Pêche récréative     
Pêche commerciale      
Industries maritimes     
Conservation     
Pêche alimentaire et rituelle des Premières nations     

Avez-vous d’autres commentaires à formuler sur la façon dont les priorités de conservation devraient être établies? Dans l’affirmative, veuillez en faire part dans l’espace ci-dessous.

 


Votre connaissance des espèces aquatiques figurant actuellement sur la liste des espèces en péril dans les Maritimes

Le tableau suivant présente diverses espèces figurant sur la liste des espèces en péril dans les Maritimes (les classifications du COSEPAC sont indiquées). Veuillez indiquer l'étendue de votre connaissance de chaque espèce énumérée.

 Cette espèce ne m’est pas familièreCette espèce m’est quelque peu familièreCette espèce m’est très familière
Saumon de l'intérieur de la baie de Fundy (situation courante selon la LEP : en voie de disparition)   
Corégone atlantique (situation courante selon la LEP : en voie de disparition)   
Éperlan nain du lac Utopia (situation courante selon la LEP : menacée)    
Tortue luth (situation courante selon la LEP : en voie de disparition)   
Loup atlantique (situation courante selon la LEP : préoccupant)   
Baleine noire de l'Atlantique Nord (situation proposée sous la LEP : en voie de disparition)   
Rorqual bleu (situation proposée sous la LEP : en voie de disparition)   
Baleine à bec commune (population du plateau néo-écossais) (situation proposée sous la LEP état : en voie de disparition)   
Brosme (situation proposée sous la LEP : menacée)   
Requin-taupe commun (situation proposée sous la LEP : en voie de disparition)   
Lampsile jaune (situation proposée sous la LEP : préoccupante)   

Votre opinion sur les priorités en matière de conservation des espèces en péril au Canada atlantique

Veuillez choisir une réponse reflétant la priorité qui devrait être accordée, selon vous, à la conservation de cette espèce.

 Très basse prioritéPriorité plutôt bassePriorité moyennePriorité plutôt hauteTrès haute prioritéJe ne suis pas familier avec l'espèce alors ne peux pas me prononcer
Saumon de l'intérieur de la baie de Fundy (situation courante selon la LEP : en voie de disparition)      
Corégone atlantique (situation courante selon la LEP : en voie de disparition)      
Éperlan nain du lac Utopia (situation courante selon la LEP : menacée)       
Tortue luth (situation courante selon la LEP : en voie de disparition)      
Loup atlantique (situation courante selon la LEP : préoccupant)      
Baleine noire de l'Atlantique Nord (situation proposée sous la LEP : en voie de disparition)      
Rorqual bleu (situation proposée sous la LEP : en voie de disparition)      
Baleine à bec commune (population du plateau néo-écossais) (situation proposée sous la LEP état : en voie de disparition)      
Brosme (situation proposée sous la LEP : menacée)      
Requin-taupe commun (situation proposée sous la LEP : en voie de disparition)      
Lampsile jaune (situation proposée sous la LEP : préoccupante)      

Votre opinion sur les menaces qui pèsent sur la lampsile jaune

Veuillez indiquer votre niveau de préoccupation à l’égard des facteurs suivants qui pourraient nuire à la population de lampsile jaune des eaux canadiennes.

 Très faible Plutôt faibleMoyennePlutôt fortTrès fort Sans opinion
Envasement et pollution provoqués par l’activité humaine (entretien de propriété, loisirs, etc.)      
Sédimentation et eutrophisation causés par le lessivage des terres cultivées et le rejet d’eaux usées      
Aménagement de zones riveraines (résidentiel, industriel, agricole, forestier)      
Sécheresse (faibles niveaux d’eau et pénétration d’eau salée en amont)      
Implantation et propagation de la moule zébrée      
Prédation par le rat musqué      
Brèche dans le barrage de la rivière Sydney      
Utilisation de molluscicides dans les lieux de baignade      

Avez-vous des préoccupations ou des commentaires à formuler au sujet d’autres facteurs qui pourraient nuire aux populations de lampsile jaune? Dans l'affirmative, veuillez en faire part dans l'espace ci-dessous.

 

 


Votre opinion sur les interventions susceptibles de contribuer à la conservation de la lampsile jaune

Veuillez indiquer l'importance de l'effet qu'aura selon vous chacune des interventions suivantes pour la conservation de la lampsile jaune.

 Aura vraisem-blable-ment un effet très faibleAura vraisem-blable-ment un effet assez faibleAura vraisem-blable-ment un effet modéréAura vraisem-blable-ment un effet assez grandAura vraisem-blable-ment un effet très grandSans opinion
Mener des recherches scientifiques pour mieux comprendre le compor-tement et la distribution de la lampsile jaune.      
Sensibiliser davantage le public à la situation de la lampsile jaune.      
Encourager les promoteurs immobiliers, les propriétaires fonciers et les utilisateurs à adopter des pratiques qui réduisent ou éliminent l’impact sur la lampsile jaune.       
Surveiller et entretenir le barrage de la rivière Sydney.      
Élaborer et mettre en œuvre des mesures pour prévenir l’implantation et la propagation des moules zébrées par les navigateurs.       
Surveiller la prédation par le rat musqué afin d’en tenir compte dans les futures décisions de gestion.      
Limiter le recours aux molluscicides.       

Avez-vous des commentaires à formuler sur d'autres interventions qui pourraient contribuer à la conservation de la lampsile jaune? Dans l'affirmative, veuillez en faire part dans l'espace ci-dessous.

 


Votre opinion sur les coûts directs et indirects possibles de la conservation de la lampsile jaune

Veuillez choisir une réponse qui reflète, selon leur importance, les impacts économiques probables (directs et indirects) qu'aura à votre avis la conservation de la lampsile jaune sur l'industrie ou le groupe considéré.

 NégligeablesAssez faiblesModérésAssez grandsTrès grandsSans opinion
Coûts pour les promoteurs immobiliers et les propriétaires fonciers      
Coûts pour les utilisateurs des cours d’eau à des fins de loisirs      
Coûts pour les Premières nations      
Coûts pour les chercheurs scientifiques      
Coûts pour mon propre ménage      

Avez-vous d’autres commentaires à formuler sur les coûts que les interventions de conservation peuvent occasionner pour d’autres particuliers ou d’autres secteurs de l’industrie? Les coûts peuvent être directs (p. ex. hausse des frais d’exploitation) ou indirects (p. ex. pertes de débouchés commerciaux). Dans l’affirmative, veuillez en faire part dans l’espace ci-dessous.

 


Votre opinion sur les avantages éventuels de la conservation de la lampsile jaune pour la société canadienne

 

Veuillez choisir une réponse qui d'après vous reflète, selon leur importance, les avantages probables (économiques ou sociaux) de la conservation de la lampsile jaune pour l’industrie ou le segment de lasociété considéré.

 NégligeablesAssez faiblesModérésAssez grandsTrès grandsSans opinion
Avantages pour les collectivités situées à proximité de populations de lampsile jaune      
Avantages pour l’ensemble de la société canadienne       
Avantages pour les Premières nations      
Avantages pour le milieu scientifique      

Votre opinion sur les autres avantages possibles de la conservation de la lampsile jaune

 

Veuillez choisir une réponse qui reflète le degré de votre accord ou désaccord avec les énoncés suivants.

 Totalement en désaccordPlutôt en désaccordNi d’accord, ni en désaccordPlutôt d’accordTotalement d’accordSans opinion
Je pense que la lampsile jaune est précieuse parce qu'elle joue un rôle important dans le maintien d'écosystèmes aquatiques sains.      
Je pense que la lampsile jaune sera précieuse pour les générations futures.      
Je pense que de nombreuses personnes au Canada estiment que la lampsile jaune est précieuse, même si personnellement elles ne verront peut-être jamais une lampsile jaune.       
Je pense que de nombreuses personnes au Canada valorisent la lampsile jaune même si elle n’a aucune valeur commerciale pour le moment.      
Je pense qu’il est plus important de veiller à la qualité de l’environnement à long terme que de créer plus d’emplois à court terme.      

Avez-vous d'autres commentaires à formuler quant aux personnes ou groupes qui pourraient bénéficier de la conservation de la lampsile jaune et à l'importance des avantages qu'ils pourraient en tirer? Dans l'affirmative, veuillez en faire part dans l'espace ci-dessous.

 


Commentaires au sujet de la désignation proposée pour l'inscription de la lampsile jaune sur la liste de la LEP

Avez-vous lu le rapport de situation du COSEPAC sur la lampsile jaune?

Oui    

Non  

Veuillez choisir une réponse qui reflète votre degré d'accord ou de désaccord avec l'inscription, par le gouvernement du Canada, de la lampsile jaune comme espèce préoccupante sur la liste de la Loi sur les espèces en péril.

Je suis tout à fait en désaccord avec l’inscription de la lampsile jaune comme espèce préoccupante. 
Je suis plus ou moins en désaccord avec l’inscription de la lampsile jaune comme espèce préoccupante. 
Je ne suis ni d'accord ni en désaccord avec l’inscription de la lampsile jaune comme espèce préoccupante. 
Je suis plus ou moins d'accord avec l’inscription de la lampsile jaune comme espèce préoccupante. 
Je suis tout à fait d'accord avec l'inscription de la lampsile jaune comme espèce préoccupante. 

Si vous êtes en désaccord avec l’inscription de la lampsile jaune comme espèce préoccupante, quelle en est la raison?

 


Si vous êtes d'accord avec l’inscription de la lampsile jaune comme espèce préoccupante, quelle en est la raison?

 

 

Comment pouvez-vous, en tant que particulier, participer à la conservation de cette espèce ou comment l’industrie, l’organisation ou la communauté à laquelle vous appartenez peuvent-elles y participer? Si possible, donnez des exemples de moyens précis.

 


Avez-vous d’autres commentaires à formuler au sujet du présent sondage ou de la LEP? Dans l’affirmative, veuillez en faire part dans l’espace ci-dessous.

 

 

Renseignements généraux à votre sujet

Dans quelle catégorie se situe votre âge?

  • < 20 ans
  • 20-29 ans    
  • 30-39 ans    
  • 40-49 ans    
  • 50-59 ans    
  • 60-69 ans    
  • > 70 ans

De quel sexe êtes-vous?

  • Féminin
  • Masculin

Où habitez-vous?

  • En Nouvelle-Écosse
  • Au Nouveau-Brunswick
  • À l’Île-du-Prince-Édouard 
  • À Terre-Neuve-et-Labrador  
  • Au Québec
  • En Ontario 
  • Dans l’ouest ou dans les territoires du Canada
  • Hors du Canada, mais je suis citoyen/ne ou résident/e permanent/e du Canada
  • Hors du Canada – Je ne suis ni citoyen/ne, ni résident/e permanent/e du Canada

Quel est votre activité ou secteur professionnel?

  • Retraité/e
  • Au foyer à temps plein 
  • Étudiant/e
  • Pêche commerciale/transformation du poisson
  • Agriculture
  • Foresterie
  • Pétrole et gaz
  • Services professionnels
  • Secteur privé – Autre
  • Milieu universitaire
  • Gouvernement fédéral
  • Gouvernement provincial
  • Organisation non gouvernementale
  • Je suis actuellement sans emploi
  • J’ai un emploi dans un autre domaine

Si vous travaillez dans le domaine de la pêche commerciale ou dans celui de la transformation du poisson, à quels types d’activité associée à la pêche commerciale avez-vous pris part au cours des cinq dernières années? Veuillez cocher toutes les cases pertinentes.

  • Travail dans une usine de transformation du poisson
  • Pêche du poisson de fond aux engins fixes à bord d’un bateau < 45 pi 
  • Pêche du poisson de fond aux engins fixes à bord d’un bateau > 45 pi
  • Pêche du poisson de fond aux engins mobiles
  • Pêche du homard
  • Pêche du pétoncle
  • Pêche du crabe des neiges
  • Pêche des grands poissons pélagiques à bord d’un palangrier
  • Travail dans l’industrie de l’aquaculture
  • Pêche d’une autre espèce ou par une autre méthode
  • Travail de consultant ou de représentant d’une association de l’industrie

Le sondage est terminé. Nous vous remercions vivement d’y avoir participé!

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