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Évaluation et Rapport de situation sur la Paruline de Kirtland au Canada - Mise à jour

Résumé du Rapport de situation de 1999

Paruline de Kirtland
Dendroica kirtlandii

La Paruline de Kirtland est une espèce en péril à l'échelle mondiale, qui se reproduit dans les jeunes peuplements de pins gris de régénération et se limite principalement à six comtés de la basse péninsule du Michigan. Apparemment, elle se reproduisait autrefois en Ontario et peut-être au Québec, et a continué de visiter le Canada, les mâles y établissant parfois des territoires dans des parcelles d’habitat disponible.

Étant donné que la population totale de Parulines de Kirtland était d’environ 200 couples en 1971, des efforts intenses ont été déployés afin d’empêcher la disparition de cette espèce. La lutte contre les Vachers à tête brune a alors débuté. En effet, les vachers parasitaient plus de 70 % des nids de parulines, réduisant ainsi la productivité à moins d’un oisillon par couple par année. Des projets de création d'habitats ont également été entrepris. Cependant, les jeunes parulines dispersantes à la recherche d’habitats constitués de peuplements des premiers stades de la succession végétale ont probablement été incapables de trouver un partenaire sexuel. Par conséquent, les populations sont demeurées peu élevées jusqu’en 1990.

Depuis lors, la population connaît une lente remontée et compte maintenant entre 700 et 800 couples. Une nouvelle population de faible taille a également commencé à s’établir dans la haute péninsule du Michigan où l’on a noté la présence de 19 mâles chanteurs en 1979.

La Paruline de Kirtland continue de visiter le Canada, où l’on a pu observer un ou deux individus par année durant les années 1990. Il est possible que d’autres individus aient été présents, mais soient passés inaperçus. Le but de l'équipe américaine de rétablissement est d’obtenir une population autonome d’au moins 1 000 couples de Parulines de Kirtland. Si la population continue d’augmenter, il est possible que quelques couples recommencent à chercher des endroits pour se reproduire au Canada. Des habitats propices sont disponibles en Ontario et pourraient être utilisés par cette espèce. En effet, la Paruline a démontré, et démontre encore aujourd'hui, sa capacité de s’étendre vers de nouvelles aires.


MANDAT DU COSEPAC

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.