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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’Engoulevent d'Amérique au Canada

Évaluation et Rapport
de situation du COSEPAC
sur
l’Engoulevent d'Amérique
Chordeiles minor
au Canada

L’Engoulevent d'Amérique (Chordeiles minor).

Menacée
2007



COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Canada
logo du COSEPAC


COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada


Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC 2007. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’Engoulevent d'Amérique (Chordeiles minor) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 29 p. (Rapports de situation du Registre public des espèces en péril)

Note de production :

Le COSEPAC aimerait remercier Carl Savignac qui à rédigé le rapport de situation sur l’Engoulevent d’Amérique (Chordeiles minor) au Canada, en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Marty Leonard, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des oiseaux du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819–953–3215
Téléc. : 819–994–3684
Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca
Site Web : http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Common Nighthawk Chordeiles minor in Canada.

Illustration de la couverture :
Engoulevent d'Amérique -- ©Daniel Belle-Isle.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2007
No de catalogue : CW69-14/515-2007F-PDF
ISBN : 978-0-662-09305-3

 

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COSEPAC
Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Avril 2007

Nom commun :
Engoulevent d'Amérique

Nom scientifique :
Chordeiles minor

Statut :
Menacée

Justification de la désignation :
Au Canada, cette espèce a subi des déclins démographiques à court et à long terme. Un déclin de 49 p. 100 a été signalé pour les zones ayant fait l'objet de relevés au cours des trois dernières générations. La réduction des sources de nourriture a apparemment contribué au déclin de cette espèce, tout comme pour plusieurs autres insectivores aériens. Il est possible que la disponibilité réduite de l'habitat, causée par la suppression des incendies, de même que l'agriculture intensive et la diminution du nombre de toits couverts de gravier dans les milieux urbains, soient aussi des facteurs dans certaines régions.

Répartition :
Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador

Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en avril 2007. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

 

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COSEPAC
Résumé

Engoulevent d'Amérique
Chordeiles minor

Information sur l’espèce

L’Engoulevent d’Amérique est un oiseau de taille moyenne ayant une grosse tête aplatie, de grands yeux, un petit bec, une grande bouche, de longues ailes effilées et pointues ainsi qu’une longue queue légèrement encochée. Son plumage brun foncé est tacheté de noir, de blanc et de chamois. En vol, les primaires des adultes présentent une plaque blanche. Sept sous-espèces sont généralement reconnues en Amérique du Nord.

 

Répartition

L’aire de reproduction de l’Engoulevent d’Amérique couvre toute l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et possiblement le sud‑est de la Colombie. L’espèce est présente dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada, à l’exception du Nunavut. L’Engoulevent d’Amérique hiverne dans toute l’Amérique du Sud, principalement dans des régions dans l’est du Pérou et de l’Équateur ainsi que dans le sud du Brésil.

 

Habitat

L’habitat de reproduction de l’Engoulevent d’Amérique est varié; il comprend des habitats ouverts aux sols dépourvus de végétation, tels que les dunes, les plages, les forêts exploitées, les brûlis, les zones déboisées, les affleurements rocheux, les terrains rocheux dénudés, les prairies, les tourbières et les pâturages. Depuis la colonisation, l’Engoulevent d’Amérique a probablement tiré profit des habitats nouvellement ouverts à la suite de la déforestation massive dans l’est des États‑Unis ainsi que dans les milieux urbains, où il nichait sur les toits plats couverts de gravier. Toutefois, à partir du début du XXe siècle, l’étendue de l’habitat propice a commencé à diminuer en raison de la lutte contre les incendies de forêt, le reboisement, l’utilisation intensive des terres agricoles et le remplacement graduel des toits couverts de gravier par des toits couverts de goudron.

 

Biologie

L’Engoulevent d’Amérique pond généralement deux œufs, directement sur le sol, à partir de la troisième semaine de mai jusqu’à la mi‑août. Seule la femelle s’occupe de l’incubation, qui dure de 16 à 20 jours, selon la région. Les oisillons demeurent dans le nid de la mi‑juin à la fin août et ont atteints leur plein développement à l’âge de 45 à 52 jours. La durée de vie de l’Engoulevent d’Amérique est de quatre à cinq ans.

 

Taille et tendances des populations

Au Canada, la population actuelle d’Engoulevents d’Amérique est estimée à 400 000 adultes reproducteurs. Des données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) indiquent un déclin important à long terme (c.-à-d. de 1968 à 2005) de 4,2 p. 100 par année au pays. Au cours de la période de 10 ans la plus récente (de 1995 à 2005), les données du BBS ont montré un déclin significatif de 6,6 p. 100 par année, ce qui correspond à une diminution de 49,5 p. 100 de la population. Des déclins ont également été observés le long de parcours du BBS dans la forêt boréale, ce qui laisse entendre que les déclins ne se limitent pas à la partie sud de l’aire de répartition.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Les raisons du déclin des populations d’Engoulevents d’Amérique n’ont pas été déterminées. Les baisses d’insectes, qui constituent la proie de l’espèce, causées par l’utilisation à vaste échelle de pesticides semblent avoir contribué au déclin étant donné les déclins répandus observés chez d’autres espèces d’insectivores aériens. La perte et la modification de l’habitat, notamment le reboisement de terres agricoles abandonnées et de forêts exploitées, la lutte contre les incendies, l’agriculture intensive et la réduction graduelle du nombre d’immeubles au toit plat couvert de gravier ont peut-être également contribué aux déclins observés.

 

Importance de l’espèce

L’Engoulevent d’Amérique représente l’une des seules espèces d’oiseaux insectivore crépusculaire du Canada qui utilisent une grande variété d’habitats et qui sont très répandues.

 

Protection actuelle ou autres désignations

Au Canada, l’Engoulevent d’Amérique, ses nids et ses œufs sont protégés en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. À l’échelle mondiale, NatureServe (2005) considère l’espèce comme non en péril (secure, G5). À Terre-Neuve-et-Labrador et à l’Île-du-Prince-Édouard, NatureServe a classé l’espèce S1S2B.

 

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Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'une autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n'existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s'applique lorsque l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l'admissibilité d'une espèce àl'évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l'espèce.

*
Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

**
Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

***
Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

****
Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

*****
Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

 

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

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Rapport de situation du COSEPAC
sur
l'Engoulevent d’Amérique
Chordeiles minor
au Canada
2007

Information sur l'espèce

Nom et classification

Le nom commun du Chordeiles minor (Forster, 1771) est, en français, Engoulevent d’Amérique et, en anglais, Common Nighthawk. La taxinomie est la suivante :

Classe :
Oiseaux
Ordre :
Caprimulgiformes
Famille :
Caprimulgidés
Genre :
Chordeiles
Espèce :
minor


Sept sous-espèces sont généralement reconnues en Amérique du Nord (Poulin et al. 1996), dont trois sont présentes au Canada. C. m. minor se reproduit du sud-est de l’Alaska jusqu’à l’île de Vancouver, et du sud du Canada, dans toutes les provinces, jusqu’en Virginie, en Caroline du Nord, en Géorgie et en Oklahoma. La sous-espèce se distingue des autres par ses bandes ventrales plus foncées (Poulin et al. 1996). C. m. sennetti est principalement présent dans les grandes plaines, l’est du Montana, le sud de la Saskatchewan et le sud du Manitoba, jusqu’au Dakota du Nord, au Minnesota et en Iowa; il est généralement plus pâle que les autres sous-espèces. C. m. hesperis se reproduit dans le sud‑ouest du Canada, notamment en Colombie-Britannique et en Alberta, et, aux États-Unis, dans l’État de Washington, au Montana, au Nevada, en Utah, dans l’extrême nord du Colorado et dans l’ouest du Wyoming. Cette dernière sous-espèce est similaire à C. m. minor, mais elle comporte davantage de gris et de blanc. Les différences entre ces sous-espèces sont légères, et d’importantes zones d’introgression ont été observées (Salt et Wilk, 1958). Dans le présent rapport, l’espèce sera traitée dans son ensemble.


Description morphologique

L’Engoulevent d’Amérique est un oiseau de taille moyenne (c.-à-d. de 21 à 25 cm de longueur, de 65 à 98 g; Poulin et al. 1996), et se caractérise par ses longues ailes effilées et pointues ainsi que sa longue queue légèrement encochée (Poulin et al. 1996). L’espèce possède une tête aplatie plutôt grosse, de grands yeux, un petit bec et une grande bouche. De couleur cryptique, elle est généralement brun foncé tacheté de noir, de blanc et de chamois sur les ailes ainsi que les parties supérieures et présente de fines bandes chamois sur les parties inférieures. Les femelles se distinguent des mâles par la bande de leur cou, qui est chamois plutôt que blanche. En vol, les primaires des adultes, qui sont également brun foncé, présentent une plaque blanche prononcée à la base. La queue est brune et comporte de fines bandes chamois; celle des mâles a en outre une bande blanche près de l’extrémité. Les juvéniles se distinguent des adultes principalement par l’absence de bande blanche ou chamois à la gorge.

L’Engoulevent d’Amérique ressemble aux trois autres espèces présentes au Canada, soit l’Engoulevent bois‑pourri (Caprimulgus vociferus), l’Engoulevent de Nuttall (Phalaenoptilus nuttallii) et l’Engoulevent de Caroline (C. carolinensis). Il se distingue de ces espèces par l’absence de vibrisses (longues plumes fines autour du bec), la présence de plaques blanches sur les primaires, la forme de la queue et ses motifs de couleurs de même que par ses longues ailes pointues.


Description génétique

Peu d’études moléculaires et génétiques ont été menées pour distinguer l’Engoulevent d’Amérique des autres espèces de la famille. Il est considéré comme étroitement lié à l’Engoulevent piramidig (C. gundlachii), présent dans le sud de la Floride, les Bahamas et les Grandes Antilles. Les deux espèces ont été considérées conspécifiques jusqu’en 1982, année où elles ont été séparées en raison de leur différence de chant, de taille, de couleur des œufs et du plumage des juvéniles ainsi que de différences allozymiques (Poulin et al. 1996).

 

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Répartition

Aire de répartition mondiale

L’aire de reproduction de l’Engoulevent d’Amérique couvre la majeure partie de l’Amérique du Nord, et, de façon discontinue, de l’Amérique centrale (figure 1). L’espèce est présente dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada, à l’exception du Nunavut. Aux États-Unis, elle se reproduit dans tous les États continentaux; cependant, elle n’est pas présente dans l’est de la Californie, dans le sud du Nevada ni dans le sud-ouest de l’Arizona (Poulin et al. 1996).

Bien que l’Engoulevent d’Amérique hiverne dans toute l’Amérique du Sud, il est surtout présent dans l’est du Pérou et de l’Équateur ainsi que dans le sud du Brésil (Poulin et al. 1996). Son aire de répartition sud-américaine est toujours peu connue, en raison de la difficulté à le distinguer de l’Engoulevent minime (C. acutipennis), de la difficulté à différencier les migrateurs des résidents et du manque d’information générale sur l’espèce (Poulin et al. 1996).


Aire de répartition canadienne

L’Engoulevent d’Amérique se reproduit dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada, à l’exception du Nunavut (figure 1). Selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS), environ 37 p. 100 de l’aire de reproduction de l’espèce se situe au Canada, même si seulement 10 p. 100 de la population mondiale semble se reproduire au pays (P. Blancher, données inédites).


Figure 1 : Aire de reproduction (rouge), d’hivernage (bleu) et de migration (jaune) de l’Engoulevent d’Amérique

Figure 1 : Aire de reproduction (rouge), d’hivernage (bleu) et de migration (jaune) de l’Engoulevent d’Amérique.

Tiré de Ridgely et al. 2003.

Dans l’est du Canada, l’espèce se reproduit uniquement dans le sud du Labrador et elle est considérée comme une visiteuse rare de l’île de Terre-Neuve (Todd, 1963; Godfrey, 1986). Elle est généralement commune et largement répandue dans toutes les provinces maritimes, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard (Erskine, 1992; NatureServe, 2005; S. Blaney, comm. pers., 2005).

Au Québec, l’aire de répartition de l’Engoulevent d’Amérique comprend des régions situées au sud du 54e parallèle, y compris la côte sud de la baie James, Fermont, le lac Mistassini et Waskaganish (Todd, 1963; Godfrey, 1986; Gauthier et Aubry, 1996; J. Gauthier, comm. pers., 2005). Aucune donnée ne permet de confirmer que l’espèce se reproduit dans les îles de la Madeleine et l’île d’Anticosti (Cyr et Larivée, 1995; Gauthier et Aubry, 1996). En Ontario, l’espèce est présente dans toute la province, à l’exception des régions côtières de la baie James et de la baie d’Hudson (Cadman et al. 1987).

Dans l’ouest du Canada, l’espèce se reproduit dans toute l’Alberta et la Saskatchewan ainsi qu’au sud de la limite forestière au Manitoba (Semenchuk, 1992; Smith, 1996; Manitoba Avian Research Committee, 2003). En Colombie-Britannique, elle est présente dans toute la province, y compris l’île de Vancouver, mais elle est absente de la chaîne Côtière et des îles de la Reine-Charlotte (Campbell et al. 1990; Poulin et al. 1996). Au Yukon, l’Engoulevent d’Amérique se reproduit dans le sud du territoire, jusqu’à la région de Dawson (Sinclair et al. 2003). Dans les Territoires du Nord-Ouest, il est présent le long de la frontière avec l’Alberta et la Saskatchewan et s’étend vers le nord le long de la vallée du Mackenzie jusqu’à Norman Wells (Poulin et al. 1996; R. Popko, comm. pers., 2005). L’espèce est considérée comme visiteur accidentel au Nunavut (M. Setterington, comm. pers., 2005).

Au Canada, la zone d’occurrence de l’espèce est estimée à 4 817 780 km2 (Études d’Oiseaux Canada, données inédites), et la zone d’occupation, à environ 54 000 km2, ce qui représenterait une population de quelque 200 000 couples reproducteurs (voir ci-dessous) possédant chacun un territoire moyen de 0,27 km2 (Wedgwood, 1973).

 

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

L’habitat de reproduction de l’Engoulevent d’Amérique comprend des habitats ouverts, tels que les dunes, les plages, les forêts récemment exploitées, les brûlis, les zones déboisées, les prairies à herbes courtes, les pâturages, les forêts claires, les tourbières, les marais, les rives de lacs, les routes de gravier, les bordures de rivières , les affleurements rocheux, les terrains rocheux dénudés, les chemins de fer, les parcs de résidus miniers, les carrières, les parcs urbains, les bases militaires, les aéroports, les mines ainsi que les bleuetières (Peck et James, 1983; Gauthier et Aubry, 1996; Poulin et al. 1996; Manitoba Avian Research Committee, 2003). L’espèce est également présente dans les peuplements mixtes ou de conifères ainsi que dans les pinèdes (Gauthier et Aubry, 1996). En Alberta et en Saskatchewan, les canyons, les plaines herbeuses et les complexes de dunes constituent des habitats favorisés par l’Engoulevent d’Amérique (Dale et al. 1999; A. R. Smith, comm. pers., 2005). Au début du XXe siècle, l’espèce nichait également dans les champs cultivés, les champs de maïs et de pommes de terre, les vergers, les parcs et les jardins de zones résidentielles ainsi que les chemins de fer (Gross, 1940). Depuis la fin des années 1870, elle nichait également sur des toits plats couverts de gravier en milieu urbain (Gross, 1940). Même si les engoulevents ont probablement tiré profit des nouveaux habitats offerts par les milieux urbains, ils préfèrent généralement les sites naturels (Brigham, 1989). Cependant, la proportion de la population canadienne se reproduisant dans des zones faisant l’objet de peu de relevés, telles que la forêt boréale, n’est pas bien connue.


Tendances en matière d’habitat

Il existe peu d’information sur les tendances de l’Engoulevent d’Amérique en matière d’habitat au Canada (Poulin et al. 1996). Au début de la colonisation, l’espèce a probablement tiré profit des habitats nouvellement ouverts à la suite de la déforestation massive dans l’est des États-Unis ainsi que dans certaines parties du Canada (Poulin et al. 1996). Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l’apparition de toits couverts de gravier en milieu urbain a contribué davantage à l’expansion de l’habitat de l’Engoulevent d’Amérique en Amérique du Nord (Weir, 1989; Gauthier et Aubry, 1996) au point où, au début du XXe siècle, l’espèce se reproduisait presque exclusivement sur les toits d’édifices en milieux urbains en Ohio et en Pennsylvanie (Peterjohn et Rice, 1991; Brauning, 1992).

Toutefois, à partir du début du XXe siècle, la lutte contre les incendies de forêt et les modifications de pratiques de récolte a réduit le nombre d’aires ouvertes; ces deux facteurs, de même que le reboisement extensif et l’utilisation intensive des terres agricoles, ont contribué au déclin de la quantité d’habitat et de la qualité de l’habitat de l’Engoulevent d’Amérique (Gauthier et Cyr, 1996; R. M. Brigham comm. pers., 2007). De même, le remplacement graduel des toits couverts de gravier par des toits couverts de goudron a réduit davantage la quantité d’habitats propices en milieu urbain (Poulin et al. 1996). Dans certaines zones, l’habitat ne semble pas connaître de déclin. Dans les Maritimes, par exemple, les forêts exploitées, les bleuetières, les mines de charbon et les carrières de gravier, qui offrent un habitat de reproduction propice, constituent de nouveaux habitats qui sont constamment créés (S. Blaney, comm. pers., 2005).


Protection et propriété

Au Canada, la quantité d’habitats disponibles pour l’Engoulevent d’Amérique et le niveau de protection de l’habitat dans les terres publiques sont inconnus. Il ne fait aucun doute que certains habitats se trouvant dans des terres publiques seront protégées par la création d’aires protégées, même si celles‑ci représentent moins de 8 p. 100 de l’aire totale au Canada (Ressources naturelles Canada, 2005). Il n’existe aucun programme de protection de l’habitat de l’Engoulevent d’Amérique dans les aires protégées du Canada. Néanmoins, les programmes de brûlage dirigé dans des parcs nationaux particuliers pourraient accroître l’habitat de l’espèce (Campbell et al. 1990; R. M. Brigham, comm. pers., 2005). Dans les forêts aménagées, il n’existe pas de programme destiné à la protection de l’habitat de l’Engoulevent d’Amérique.

En outre, il y a des lacunes relativement aux données sur le niveau de protection de l’habitat dans les terres privées (c.-à-d. des zones urbaines et agricoles).

 

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Biologie

Reproduction

L’Engoulevent d’Amérique atteint sa maturité sexuelle à un an (Poulin et al. 1996). Il pond généralement deux œufs, directement sur le sol, le sable, le gravier ou la roche nue (Dexter, 1952; Weller, 1958; Peck et James, 1983; Poulin et al. 1996; Sinclair et al. 2003). L’espèce a généralement une couvée par année, mais elle peut produire une deuxième couvée dans le sud de son aire de répartition (Weller, 1958). La ponte a habituellement lieu de la deuxième semaine de mai à la mi-août (Gauthier et Aubry, 1996; Poulin et al. 1996). Seule la femelle s’occupe de l’incubation, qui dure de 16 à 20 jours, selon la région (Rust, 1947; Foyle, 1946; Campbell et al. 1990). Les oisillons demeurent dans le nid de la mi-juin à la fin août (Poulin et al. 1996). Au cours de cette période, la femelle couve continuellement les oisillons tandis que le mâle nourrit la femelle et les oisillons au nid (Granza, 1967; Brigham, 1989). Les oisillons sont semi-précoces et sont en mesure de parcourir de courtes distances à la recherche d’ombre au cours des premiers jours (Gross, 1940). Les jeunes prennent leur premier envol après 18 jours et peuvent capturer leur premier insecte près du sol après 25 ou 30 jours (Gross, 1940; Rust, 1947). Ils ont atteints leur plein développement à l’âge de 45 à 52 jours (Gross, 1940; Rust, 1947). Au Québec, la période de dépendance après le départ du nid aurait lieu de la deuxième semaine de juin à la dernière semaine de juillet (Gauthier et Aubry, 1996). Au Yukon, des juvéniles dépendant des adultes et n’étant pas encore en mesure de voler sur de longues distances ont été signalés aussi tardivement que le 22 août (Sinclair et al. 2003).


Survie

Il existe très peu de données sur les taux annuels de survie chez les adultes dans les aires de reproduction et d’hivernage. En outre, aucune étude n’a été menée sur le succès de reproduction ou les taux de survie des oisillons après l’envol (Poulin et al. 1996). La durée de vie moyenne de l’Engoulevent d’Amérique est de quatre à cinq ans (Poulin et al. 1996), bien que des oiseaux bagués de neuf ans aient déjà été signalés (Dexter, 1961). De même, des températures extrêmement élevées sur les surfaces de toit en été (c.-à-d. 60 °C) peuvent provoquer la mort des oisillons (Gross, 1940).


Déplacements et dispersion

L’Engoulevent d’Amérique est l’une des espèces d’Amérique du Nord parcourant la plus grande distance nord-sud pendant la migration (Poulin et al. 1996). Il arrive au Canada du début mai au début juin (Weir, 1989; Manitoba Avian Research Committee, 2003) et migre vers l’Amérique du Sud de la mi-août à la mi-septembre (Ouellet, 1974; Manitoba Avian Research Committee, 2003). Les vols de migration automnaux sont souvent associés à l’émergence de fourmis volantes (hyménoptères) en août (Poulin et al. 1996) et comptent des volées de 10 à 16 000 individus (Ouellet, 1974; Tuft, 1986; Weir, 1989; Poulin et al. 1996).

Les facteurs ayant une incidence sur la dispersion du site natal sont inconnus (Poulin et al. 1996). Selon des études sur des oiseaux bagués, les femelles sont fidèles au site de nidification (Dexter, 1961; Poulin et al. 1996). Il n’existe aucune donnée sur les mâles (Poulin et al. 1996).


Alimentation et habitudes alimentaires

L’Engoulevent d’Amérique est un insectivore aérien se nourrissant principalement à l’aube et au crépuscule (Poulin et al. 1996), à des hauteurs variant de 1 à 80 m (Brigham, 1990; Poulin et al. 1996). Contrairement à d’autres espèces d’engoulevents qui ont recours à l’écholocalisation, l’Engoulevent d’Amérique détecte visuellement ses proies, à l’aide de son tapis choroïdien très développé, qui améliore sa vision dans les milieux à faible luminosité (Poulin et al. 1996). Si la densité des insectes est élevée, l’espèce peut se nourrir en groupes allant de quelques dizaines à plusieurs centaines d’individus (Brigham et Fenton, 1991; Brigham et Barclay, 1995). En milieu urbain, les engoulevents se nourrissent souvent près des réverbères et des lumières des immeubles, où ils capturent des insectes attirés par la lumière (Poulin et al. 1996). Au cours des périodes de reproduction et de migration, l’espèce est fréquemment observée se nourrissant de trichoptères au-dessus de l’eau (Montréal, Ouellet, 1974; vallée de l’Okanagan, Firman et al. 1993; nord-ouest de la Saskatchewan, C. Savignac, obs. pers., 2005).

L’Engoulevent d’Amérique se nourrit d’une grande variété d’insectes (plus de 50 espèces), mais il préfère les homoptères, les coléoptères, les hyménoptères, les diptères et les orthoptères (Gross, 1940; Blem, 1972; Caccamise, 1974; Brigham, 1990; Brigham et Fenton, 1991; Firman et al. 1993; Todd et al. 1998). Des analyses de contenu stomacal ont montré que les fourmis volantes et les coléoptères représentaient respectivement 25 p. 100 (c.-à-d. de 200 à 1 800 fourmis/estomac) et 20 p. 100 de la nourriture totale ingérée (n = 87 individus, Gross, 1940).


Relations interspécifiques

L’Engoulevent d’Amérique est agressif envers les autres espèces semblables, telles que l’Engoulevent piramidig et l’Engoulevent de Caroline (Bjorklund et Bjorklund, 1983). Toutefois, il est subordonné aux chauves-souris à certains sites d’alimentation (Shields et Bildstein, 1979). L’Engoulevent minime exclut l’Engoulevent d’Amérique de son territoire dans certaines régions désertiques du sud des États-Unis, où les densités d’insectes sont faibles (Caccamise, 1974).

Parmi les prédateurs potentiels des engoulevents adultes, il y a le chat domestique (Felix catus), la Crécerelle d’Amérique (Falco sparverius) et le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) (Poulin et al. 1996). Les œufs et les nids sont fréquemment la proie de la Corneille d’Amérique (Corvus brachyrhynchos), du Grand Corbeau (Corvus corax), des mouettes et goélands, des strigidés, du coyote (Canis latrans), de la mouffette rayée (Mephitis mephitis), des chiens, des renards et des serpents (Marzilli, 1989; Wedgwood, 1991).


Domaine vital et territoire

L’Engoulevent d’Amérique a un comportement extrêmement territorial, et les mâles franchissent rarement les limites territoriales (Wedgwood, 1973). La taille moyenne du territoire varie selon l’habitat; en milieu urbain, il est estimé à 10 ha (Rust, 1947; Armstrong, 1965; Wedgwood, 1973) et à 28,3 ha dans les zones naturelles (Wedgwood, 1973). En outre, la taille du territoire peut varier selon l’existence de sites de nidification propices, tel que l’a montré une étude menée en Floride, où la distance moyenne entre 16 nids n’était que de 73 m (Sutherland, 1963). En Saskatchewan, la densité des territoires de l’Engoulevent d’Amérique est plus élevée en milieu urbain (1 mâle/18,6 ha) qu’en banlieue (1 mâle/36,6 ha, n = 48, Wedgwood, 1973).


Comportement et adaptabilité

Depuis le milieu du XIXe siècle, l’Engoulevent d’Amérique s’est bien adapté aux milieux urbains où les immeubles aux toits couverts de gravier fournissent des sites de nidification propices (Poulin et al. 1996). L’espèce a également tiré profit de l’abondance d’insectes près des réverbères et des habitats artificiels, tels que les bassins de traitement.

 

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Relevé des oiseaux nicheurs (BBS)

Le BBS est un programme de surveillance à grande échelle qui étudie les populations d’oiseaux d’Amérique du Nord au cours de la saison de reproduction (Sauer et al. 2005). Les données sur l’abondance des oiseaux sont recueillies par des bénévoles, qui consignent tous les oiseaux aperçus et entendus dans un rayon de 400 m à des arrêts situés tous les 800 m le long de parcours (Downes et al. 2005). Bien que les observateurs du BBS puissent suivre les Engoulevents d’Amérique en raison de la grande visibilité de l’espèce (Poulin et al. 1996; Sauer et al. 2005), la précision de ce relevé n’est considérée que comme modérée pour l’établissement d’indices de populations (Rich et al. 2004). Une des limites de cette méthode de suivi est que  certaines régions , telles que la forêt boréale, ne seront pas aussi bien représentées que les parties plus au sud et plus peuplées de l’aire de reproduction. En outre, puisqu’il s’agit d’une espèce crépusculaire, elle tend à n’être détectée qu’aux premiers arrêts d’un parcours du BBS au cours d’une journée donnée. Cette limite est toutefois contrée par le fait que l’espèce est détectée dans bon nombre de parcours, ce qui offre une taille d’échantillon permettant de dégager des tendances (P. Blancher, comm. pers., 2006).

Étude des populations des oiseaux du Québec (ÉPOQ)

Au Québec, la base de données de l’ÉPOQ, qui contient des renseignements de feuillets d’observations de milliers de bénévoles depuis 1969, représente l’outil de choix pour l’examen des tendances de populations d’oiseaux au Québec (Cyr et Larivée, 1995). La base de données de l’ÉPOQ couvre essentiellement les régions situées au sud du 52e parallèle (c.-à-d. les basses terres du Saint-Laurent) et inclut toutes les saisons (Cyr et Larivée, 1995). Cependant, la méthode couvre surtout les zones habitées faciles d’accès, ce qui constitue son principal inconvénient.

Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario

L’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario contient des données sur les relevés des populations d’oiseaux nicheurs de cette province effectués entre 1981 et 1985 et entre 2001 et 2005. Il fournit des renseignements sur les changements de la répartition ontarienne des Engoulevents d’Amérique au cours des 20 années séparant les deux périodes de relevés (Cadman et al. 1987; Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, 2006). Les tendances de populations sont établies par la comparaison du pourcentage de carrés de 10 km x 10 km dans lesquels des Engoulevents d’Amérique ont été signalés entre les deux périodes ainsi que par la comparaison du nombre de carrés par blocs de 100 km x 100 km, divisé par le nombre de carrés/bloc inventoriés.

Autres relevés

En Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, les données sur les tendances de l’Engoulevent d’Amérique proviennent en majorité du savoir ornithologique local (c.-à-d. des notes et des observations des ornithologues amateurs, voir Manitoba Avian Research Committee, 2003) et comprennent des dénombrements d’oiseaux migrateurs effectués au moment où ceux-ci passent par des stations fixes, au Manitoba (Taylor, 1996), ainsi que la cartographie des territoires de reproduction des oiseaux, en Saskatchewan (Wedgwood, 1973).


Abondance

Selon les estimations d’abondance du BBS (d’après Rich et al. 2004), la population actuelle d’Engoulevents d’Amérique au Canada compte quelque 400 000 adultes reproducteurs ou 200 000 couples reproducteurs (P. Blancher, comm. pers., 2007).

Outre les estimations du BBS, il existe très peu d’études évaluant l’abondance de l’Engoulevent d’Amérique au Canada. On connaît des données sur la densité de l’espèce uniquement pour les régions de Saskatoon et du lac Cluff, en Saskatchewan. Les densités signalées s’étendent de 0,03 mâle/ha dans les milieux urbains près de Saskatoon (Wedgwood, 1973) à 0,11 mâle/ha (33 mâles/24 arrêts) dans la forêt boréale dominée par un brûlis de 25 ans dans la région du lac Cluff (C. Savignac, données inédites, 2005).


Fluctuations et tendances

Relevé des oiseaux nicheurs

Aux États-Unis, où se trouve la majeure partie de la population reproductrice d’Engoulevents d’Amérique, les données à long terme du BBS montrent un déclin significatif de 1,83 p. 100 par année (n = 1 498 parcours, P < 0,00) de 1968 à 2005 et, à court terme, de 1,58 p. 100 par année (n = 995, P = 0,02) de 1995 à 2005 (Sauer et al. 2005).

Au Canada, les données à long terme du BBS montrent un déclin significatif de 4,2 p. 100 par année (n = 312 parcours, P < 0,05) entre 1968 et 2005, ce qui correspond à un déclin de 80 p. 100 de la population au cours de cette période (Downes et al. 2005; figure 2). Au cours de la période de 10 ans la plus récente (de 1995 à 2005), les données du BBS indiquent un déclin significatif de 6,6 p. 100 par année (n = 164 parcours, P < 0,05), ce qui correspond à une diminution de 49,5 p. 100 de la population (Downes et al. 2005). Les parcours du BBS dans certaines parties de la forêt boréale indiquent également des déclins à court et à long terme (plaines de la taïga boréale : de 1968 à 2005 : - 13,7 p. 100/année, n = 47 parcours, P < 0,05; de 1995 à 2006 : - 17,5 p. 100/année, n = 23 parcours, P > 0,05; forêt mixte boréale : de 1968 à 2005 : - 6,8 p. 100/année, n = 40 parcours, P < 0,05).

Étude des populations des oiseaux du Québec

La base de données de l’ÉPOQ indique une diminution significative à long terme au Québec de 0,24 p. 100 par année (Y = -0,0024x + 4,9, P £0,01) de 1970 à 2004 (Larivée, 2005; figure 3) et un déclin non significatif à court terme de 0,20 p. 100 par année (Y = -0,002x + 4,6, P = 0,25) de 1991 à 2004 (Larivée, 2005).

Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario

La comparaison entre les données du premier (de 1981 à 1985) et du deuxième (de 2001 à 2005) atlas indique un déclin du nombre de carrés dans lesquels un Engoulevent d’Amérique a été signalé (de 1981 à 1985 : 38 p. 100 des carrés; de 2001 à 2005 : 21 p. 100, Cadman et al. 1987; A. Darwin, données inédites, 2005). De même, il y avait plus de blocs de 100 x 100 km dans lesquels le nombre de carrés comptant des Engoulevents d’Amérique avait diminué entre le deuxième et le premier atlas (n = 115) que de blocs dans lesquels le nombre de carrés en comptant avait augmenté (n = 14) ou était resté stable (n = 1) (test bilatéral de Wilcoxon Sign test 2-tailed = -8,8, P £0,001; A. Darwin, données inédites, 2005).


Figure 2 : Indice annuel de l’abondance de l’Engoulevent d’Amérique au Canada de 1968 à 2005 selon les données du BBS

Figure 2 : Indice annuel de l’abondance de l’Engoulevent d’Amérique au Canada de 1968 à 2005 selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

Tiré de Downes et al. 2005.


Figure 3 : Indice annuel de l’abondance de l’Engoulevent d’Amérique au Québec de 1970 à 2004 selon la base de données de l’ÉPOQ

Figure 3 : Indice annuel de l’abondance de l’Engoulevent d’Amérique au Québec de 1970 à 2004 selon la base de données de l'Étude des populations des oiseaux du Québec.

Larivée, 2005.

Des résultats récents indiquent des déclins significatifs de 31 p. 100 entre les deux atlas dans le sud du Bouclier, l’un des châteaux forts de l’espèce en Ontario, de même que dans les régions carolinienne (14 p. 100), de Simcoe-Rideau (21 p. 100) et du nord du Bouclier (20 p. 100) (L. Friesen, comm. pers., 2007). Les basses terres de la baie d’Hudson, à l’extrémité septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce, forment la seule région où des déclins significatifs n’ont pas été signalés (L. Friesen, comm. pers., 2007).


Autres relevés 

Manitoba

Bien que l’espèce soit toujours relativement abondante et répandue dans toute la province, des données provenant essentiellement de la communauté ornithologique manitobaine indiquent qu’elle a connu un déclin dans plusieurs centres urbains, y compris Winnipeg (Manitoba Avian Research Committee, 2003; P. Taylor, comm. pers., 2005). Des dénombrements visuels d’oiseaux migrateurs (probablement de la forêt boréale) menés dans la région de Pinawa laissent à penser que l’espèce a connu un déclin de 75 p. 100 de 1976-1981 à 1992-1997 (Taylor, 1996; P. Taylor, comm. pers., 2005; figure 4). Cependant, les nombres ont augmenté au cours de la période de 2000 à 2005 (P. Taylor, comm. pers., 2005).


Figure 4 : Répartition des dénombrements totaux d’Engoulevents d’Amérique au coucher du soleil (se nourrissant généralement en volées) au cours du point culminant de la migration automnale (du 11 au 25 août) à Pinawa (Manitoba) observés à des étangs d’eaux usées pendant trois périodes de six ans

Figure 4 : Répartition des dénombrements totaux d’Engoulevents d’Amérique au coucher du soleil (se nourrissant généralement en volées) au cours du point culminant de la migration automnale (du 11 au 25 août) à Pinawa (Manitoba) observés à des étangs d’eaux usées pendant trois périodes de six ans.

Les dénombrements étaient plus fréquents et systématiques pendant les périodes de 1992 à 1997 (n = 51) et de 2000 à 2005 (n = 24) que pendant celle de 1976 à 1981 (n = 19). Les valeurs de l’axe des x représentent des dénombrements auxquels un centile de 0 à 100 a été attribué pour normaliser l’axe des x et ainsi permettre de comparer les trois périodes (P. Taylor, données inédites).

Saskatchewan

La comparaison d’un relevé exhaustif d’Engoulevents d’Amérique mené à Saskatoon de 1971 à 1990 laisse supposer un déclin des populations reproductrices de 58 p. 100 (c.-à-d. 68 territoires en 1971 comparativement à 28 en 1990, Wedgwood, 1991).


Données historiques

Les données historiques sur l’abondance de l’Engoulevent d’Amérique correspondent également aux déclins que les données de relevés ci-dessus semblent indiquer. Par exemple, au milieu du XIXe siècle, dans la région de Montréal, l’espèce était considérée comme une résidente commune qui nichait sur les toits couverts de gravier des immeubles de la ville (Wintle, 1882, 1896 dans Ouellet, 1974) et, dans les années 1970, comme une résidente estivale commune de la région de Montréal et de la Montérégie qui nichait en petits nombres dans toutes les villes et les municipalités, même si elle n’était pas aussi fréquente qu’au XIXe siècle (Ouellet, 1974). Récemment, un déclin important de l’espèce a été signalé dans ces régions et dans plusieurs autres villes de la vallée du Saint-Laurent, notamment Rimouski, Québec et Gatineau (J. Larivée, comm. pers., 2005; J. Gauthier, comm. pers., 2005).

En Ontario, au début du XXe siècle, Macoun et Macoun (1909) considéraient l’espèce comme abondante. Un premier déclin a été signalé au début des années 1970 (Goodwin et Rosche, 1970, 1974).

En résumé, les données du BBS à court et à long terme, y compris des parcours dans la forêt boréale, indiquent des déclins significatifs de l’abondance des populations d’Engoulevents d’Amérique. De plus, des dénombrements du Manitoba, qui inventorient vraisemblablement des oiseaux en migration provenant de la forêt boréale, indiquent également des déclins à long terme. Ces résultats correspondent aux relevés provinciaux (p. ex. Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario), qui indiquent également un déclin de l’abondance des engoulevents. Bien que la portion de la population présente à l’extérieur des zones peuplées ne soit pas claire (p. ex. forêt boréale), les données laissent entendre que les déclins observés sont très répandus dans l’ensemble de l’aire de reproduction.


Immigration de source externe

Les données du BBS aux États-Unis, qui constituent la source potentielle d’immigrants au Canada, indiquent également des déclins significatifs à court et à long terme chez les engoulevents (voir ci-dessus).

 

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Facteurs limitatifs et menaces

Il n’y a aucune étude précise sur le sujet, mais le déclin des populations d’Engoulevents d’Amérique pourrait être partiellement lié au déclin général des populations d’insectes dans les aires de reproduction et d’hivernage, en raison de l’utilisation massive d’insecticides depuis le milieu du XXe siècle (Cane et Tepedino, 2001; Conrad et al. 2004). Par exemple, on présume que les programmes de lutte contre les moustiques menés dans la plupart des milieux urbains en Amérique du Nord ont probablement entraîné un déclin de plusieurs espèces d’insectivores aériens comme l’Engoulevent d’Amérique (Poulin et al. 1996). De même, le déclin de l’Engoulevent d’Europe (Caprimulgus europaeus) serait en partie attribuable à la diminution des populations d’insectes survenue à la suite des programmes d’épandage de pesticides à vaste échelle menés en Europe (Conrad et al. 2004; UK Forestry Commission, 2006; UK Biodiversity Action Plan, 2006).

Des données recueillies aux États-Unis laissent à penser que la modification et la perte de l’habitat touchent également les populations d’Engoulevents d’Amérique au Canada (Poulin et al. 1996). Par exemple, la lutte contre les incendies de forêt, les modifications des pratiques de récolte qui réduisent le nombre de zones dans les régions boisées et l’accroissement de l’agriculture intensive seraient peut-être la cause du déclin de plusieurs espèces d’aires ouvertes telles que l’Engoulevent d’Amérique (Askins, 1993; Degraff et Yamasaki, 2003; R. M. Brigham, comm. pers., 2007). Dans les Prairies, la perte et la modification des prairies naturelles en raison des cultures, de la lutte contre les incendies et du pâturage du bétail seraient les principaux facteurs de déclin de l’espèce depuis 1900 (Jones et Bock, 2002, Northern Prairie Wildlife Research Centre, 2005). De plus, dans les milieux urbains, le remplacement graduel des toits couverts de gravier par des toits couverts de goudron constituerait la principale cause de la perte d’habitat (Poulin et al. 1996). On croit également que la récente colonisation des grands toits par les Goélands à bec cerclé (Larus delawarensis) dans certaines grandes villes (comme Montréal) réduit la quantité d’habitats disponibles pour l’Engoulevent d’Amérique (J. Gauthier, comm. pers., 2005). Dans le nord du Canada, où est présente une portion inconnue de la population, l’Engoulevent d’Amérique est peut‑être peu touché par la modification et la perte de l’habitat.

L’accroissement des prédateurs terrestres, notamment le chat domestique, la mouffette rayée et le raton laveur (Procyon lotor), et des prédateurs aviaires, par exemple, la Corneille d’Amérique et le Grand Corbeau, joue peut-être un rôle dans le déclin de l’espèce, en particulier dans les milieux urbains (Poulin et al. 1996; R. M. Brigham, comm. pers., 2005).

Les collisions avec des véhicules motorisés ont été signalées comme étant une cause de mortalité dans plusieurs populations d’Engoulevents d’Amérique en Amérique du Nord. Les populations qui gîtent ou nichent le long des chemins de terre de forêts gérées sont touchées par la hausse de la circulation de véhicules (y compris les VTT), qui heurtent des adultes ou détruisent des nids (Bender et Brigham, 1995; Poulin et al. 1996; J. Gauthier, comm. pers., 2005). Il est aussi possible que des Engoulevents entrent en collision avec des avions. En effet, des taux de mortalité relativement élevés ont été signalés à certains sites pendant la migration automnale (Cumming et al. 2003).

Les fluctuations extrêmes de températures au printemps peuvent également influer sur la survie des adultes et le succès de reproduction, bien que ce risque n’ait pas été attesté. Comme l’Engoulevent d’Amérique n’entre pas en état de léthargie aussi fréquemment que les autres engoulevents(Fletcher et al. 1993), il est plus touché par les longues périodes de froid au printemps. En outre, il n’est pas exclu que la fréquence accrue des tempêtes tropicales dans le golfe du Mexique ait un effet préjudiciable sur les engoulevents pendant la migration automnale (p. ex. Martinets ramoneurs,Chaetura pelagica, J. Gauthier, comm. pers., 2005). Il est nécessaire de mener d’autres études pour évaluer les répercussions des changements climatiques sur l’écologie de l’Engoulevent d’Amérique.

 

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Importance de l'espèce

L’Engoulevent d’Amérique représente l’une des seules espèces d’oiseau insectivore crépusculaire du Canada qui soit très répandue.

 

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

Au Canada, l’Engoulevent d’Amérique, ses nids et ses œufs sont protégés en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (Environnement Canada, 2004).

À l’échelle mondiale, l’espèce est considérée comme non en péril (secure,G5, dernière évaluation en 1996; NatureServe, 2005; tableau 1). Elle est également jugée non en péril (secure) aux États-Unis (dernière évaluation en 2000; NatureServe, 2005; tableau 1). Cependant, elle est classée gravement en péril (critically imperiled, S1) ou en péril (imperiled, S2) dans cinq États de l’Est (Connecticut, Rhode Island, New Hampshire, Vermont et Delaware).

Au Canada, l’espèce ne figure dans aucune liste d’espèces en péril, et NatureServe la considère généralement comme non en péril (secure) (2005, tableau 1). Elle est en outre considérée comme une espèce envers laquelle le Canada a une faible responsabilité, car moins de 10 p. 100 de la population nord-américaine s’y reproduit (Dunn et al. 1999). À Terre-Neuve-et-Labrador et à l’Île-du-Prince-Édouard, NatureServe (2005) a classé l’espèce S1S2B (tableau 1). L’espèce est classée 4 ou en sécurité selon la Situation générale des espèces au Canada. Elle est classée 3 ou sensible en Alberta, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard et 4 ou en sécurité au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Québec (CCCEP, 2006).

Dans la plupart des provinces canadiennes, l’espèce n’est pas en péril; elle n’est donc pas suivie par les centres de données sur la conservation (Yukon, Sinclair et al. 2003; Territoires du Nord-Ouest, L. Armer, comm. pers., 2005; Colombie-Britannique, K. Stipec, comm. pers., 2005; Saskatchewan, Saskatchewan Environment, 2006; Manitoba, Conservation Manitoba, Wildlife and Ecosystem Protection Branch, 2006; Ontario, ministère des Richesses naturelles, 2005; Québec, ministère des Ressources naturelles et de la Faune, 2006; Maritimes, S. Blaney, comm. pers., 2005). En Alberta, l’espèce est jugée vulnérable (sensitive), car le nombre d’individus diminue en raison des répercussions des pesticides sur les populations d’insectes dans les zones urbaines et les banlieues (gouvernement de l’Alberta, 2003).

L’Engoulevent d’Amérique ne figure pas sur la liste de surveillance (Watch List) de Partenaires d’envol (Rich et al. 2004). Cependant, l’organisme l’a inscrite à sa liste d’espèces préoccupantes dans 6 régions de conservation des oiseaux du sud des États-Unis sur les 34 régions où l’espèce se reproduit (base de données des évaluations des espèces de Partenaires d’envol -- en anglais seulement).

Tableau 1 : Cotes attribuées à l’Engoulevent d’Amérique
(NatureServe, 2005)
RégionCote*
MondialG5
États-UnisN5B
CanadaN5B
Colombie-BritanniqueS4S5B
AlbertaS5
Territoires du Nord-OuestSNRB
Terre-Neuve–et–LabradorS1S2B
Nouveau-BrunswickS4B
Nouvelle-ÉcosseS4B
Île-du-Prince-ÉdouardS1S2B
YukonSNRB
SaskatchewanS5B
ManitobaS4B
OntarioS4B
QuébecS5

* S1 signifie que l’espèce est gravement en péril (critically imperiled) en raison de son extrême rareté (souvent cinq occurrences ou moins) ou d’autres facteurs, tel qu’un important déclin à la suite duquel l’espèce est menacée de disparition;
S2 signifie que l’espèce est en péril (imperiled) en raison de sa rareté ou de certains facteurs qui la rendent très vulnérable à la disparition, habituellement de 6 à 20 occurrences (c.-à-d. de 1 000 à 3 000 individus);
S3 signifie que l’espèce est vulnérable dans certains États ou provinces, car elle y est rare ou peu fréquente, son aire de répartition est limitée ou d’autres facteurs la rendent vulnérable à la disparition;
S4 signifie que l’espèce est très peu fréquente sans être rare et qu’elle est préoccupante à long terme en raison d’un déclin de la population ou d’autres facteurs;
S5 signifie que l’espèce n’est pas en péril (secure), car elle est commune, répandue et abondante à l’échelle mondiale.

La classification « G »  est une classification de statut à l’échelle mondiale; la classification « N » est une classification de statut à l’échelle nationale; la classification « S » est une classification de statut sous-national (État ou province); la lettre « B » indique des populations reproductrices; la lettre « N » indique des populations non-reproductrices.

 

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Résumé technique

Chordeiles minor

Engoulevent d’Amérique
Common Nighthawk

Répartition au Canada :Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île du Prince Édouard.


Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km2) au Canada
aire de répartition au Canada selon NatureServe et calculé par Études d’Oiseaux Canada, données non-publiées.
4 817 780 km2







Préciser la tendance (en déclin,
stable, en croissance, inconnue).

Stable


Y a-t-il des fluctuations extrêmes
dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Non



Superficie de la zone d’occupation (km2)
nombre de couples reproducteurs au Canada (200 000) * superficie moyenne du territoire de 0,27 km2

Appr. 54 000 km2






Préciser la tendance (en déclin,
stable, en croissance, inconnue).

Déclin


Y a-t-il des fluctuations extrêmes
dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non



Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.

Sans objet


Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable,
en croissance, inconnue).

Sans objet



Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Sans objet



Tendances en matière d’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Déclin





Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).
De 2 à 3 ans



Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles). 
fondé sur les estimations de l’abondance par le BBS

Appr. 400 000





Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.





S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte)
Selon les données du BBS : déclin de 49,5 % au cours de la période de 10 ans la plus récente (de 1995 à 2005)

49,5 %








Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non



La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de ≤ 1 individu/année)?

Non







Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue)

Sans objet



Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Sans objet



Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Sans objet



Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

- Baisse en abondance des insectes en raison de l’utilisation de pesticides
- Perte et modification de l’habitat dans les forêts, les zones agricoles et les milieux urbains.
- D’autres facteurs possibles comprennent l’augmentation des prédateurs en milieux urbain et agricole, la collision avec des véhicules motorisés et les changements climatiques.


Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?
États-Unis : déclin significatif de 1.83 % par an (de 1968 à 2005)

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Oui


Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Oui


Y a-t-il suffisamment d’habitats disponibles au Canada pour les individus immigrants?

Oui



La possibilité d’une immigration de populations externes existe-t-elle?

Peu probable étant donné le déclin dans l’ensemble de son aire


Analyse quantitative

Aucune


Statut existant

COSEPAC : espèce menacée (2007)


Statut et justification de la désignation

Statut : Espèce menacée
Code alphanumérique : A2b

Justification de la désignation : Au Canada, cette espèce a subi des déclins démographiques à court et à long terme. Un déclin de 49 % a été signalé pour les zones ayant fait l’objet de relevés au cours des trois dernières générations. La réduction des sources de nourriture a apparemment contribué au déclin de cette espèce, tout comme pour plusieurs autres insectivores aériens. Il est possible que la disponibilité réduite de l’habitat, causée par la suppression des incendies, de même que l’agriculture intensive et la diminution du nombre de toits couverts de gravier dans les milieux urbains, soient aussi des facteurs dans certaines régions.


Applicabilité des critères

Critère A: (Population globale en déclin) :
correspond  au critère de la catégorie « menacée », A2b, car la population a connu un déclin de 49 % au cours des trois dernières générations

Critère B : (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
ne correspond pas au critère

Critère C : (Petite population globale et déclin) :
ne correspond pas au critère

Critère D : (Très petite population ou aire de répartition limitée) :
ne correspond pas au critère

Critère E : (Analyse quantitative) :
aucune disponible

 

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Remerciements

Le rédacteur souhaite remercier Peter Taylor, Jean Gauthier, Mark Brigham et Louis Handfield, qui ont partagé leurs connaissances sur l’écologie de l’Engoulevent d’Amérique. Il remercie en outre Jacques Larivée, Peter Blancher et Angela Darwin, qui lui ont fourni des données inédites sur les tendances de l’espèce au Québec et en Ontario, tous les bénévoles ayant participé à la collecte de données de l’ÉPOQ et de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario ainsi que Gilles Seutin, qui a formulé des commentaires sur la version préliminaire du présent rapport. Le financement du présent rapport a été assuré par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada.


Experts consultés

La liste ci-présente n’inclut que les personnes qui ont grandement contribué au présent rapport. Toutefois, le rédacteur tient également à remercier toutes les autres personnes qui ont contribué au rapport, notamment les centres de données sur la conservation, les centres d’information sur le patrimoine national, de l’Agence Parcs Canada ainsi que les représentants provinciaux et territoriaux travaillant au sein de l’aire de répartition de l’espèce.

Armer, L. Technicienne des oiseaux terrestres. Service canadien de la faune. 301, 5204-50th Ave, Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest). Message électronique à C. Savignac. Décembre 2005.

Blancher, P. Scentifique de Partenaire d’Envol, Service canadien de la faune, Environnement Canada, 49 Camelot Drive, Nepean (Ontario)  K1A 0H3. Message électronique à M. Leonard. Juin 2006.

Blaney, S. Botaniste et directeur adjoint. Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique. C.P. 6416, Sackville (Nouveau-Brunswick)  E4L 1C6. Message électronique à C. Savignac. Décembre 2005.

Brigham, R.M. Department of Biology. University of Regina. Regina (Saskatchewan)  S4S 0A2, Canada. Message électronique à C. Savignac. Décembre 2005.

Gauthier, J. Biologiste en chef de la faune. Service canadien de la faune. Environnement Canada, Région du Québec. 1141, route de l'Église, C.P. 10100, Ste-Foy (Québec)   G1V 4H5. Message téléphonique à C. Savignac. Décembre 2005.

Handfield, L. Auteur du livre Le Guide des papillons du Québec. Mont St-Hilaire (Québec). Message téléphonique à C. Savignac. Décembre 2005.

Popko, R. Wildlife Technician. Resources, Wildlife and Economic Development, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. Norman Wells (Territoires du Nord-Ouest). Rencontre avec C. Savignac. Message téléphonique à C. Savignac. Novembre 2005.

Setterington, M. Biologiste des écosystèmes. Ministère de l’Environnement, gouvernement du Nunavut. C.P.120, Arviat (Nunavut). Message électronique à C. Savignac. Décembre 2005.

Smith A. R. Biologiste de la faune. Environnement Canada, Service canadien de la faune, Prairie Wildlife Research Centre, 115 Perimeter Road, Saskatoon (Saskatchewan)  S7N 0X4, Canada. Message électronique à M. Leonard. Mai 2006.

Stipec, K. BC Conservation Data Centre. Ministry of Environment. Message électronique à C. Savignac. Décembre 2005.

Taylor, P. Éditeur en chef, The birds of Manitoba. Message électronique à C. Savignac. Septembre 2005.

 

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Sources d'information

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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Dès son plus jeune âge, Carl Savignac s’est intéressé à l’observation d’oiseaux. Il est détenteur d’une maîtrise en sciences biologiques de l’Université Laval (1996) portant sur l’écologie du Grand Pic (Drycopus pileatus) dans les forêts du sud du Québec. M. Savignac est actuellement directeur de Dendroica Environnement et Faune, une société de consultants en écologie aviaire spécialisée dans l’étude des espèces menacées, la biodiversité et l’évaluation des incidences environnementales sur la faune aviaire, menant des activités partout auCanada. Il a rédigé 15 rapports techniques et articles scientifiques sur les pics, les oiseaux de proie et les passereaux de la forêt tempérée et boréale canadienne. Dans ses temps libres, il pratique la photographie et la peinture animalières.

 

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