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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la frasère de Caroline au Canada – Mise à jour

Répartition

Aire de répartition mondiale

L’aire de répartition du Frasera caroliniensis s’étendait autrefois depuis le sud-est de l’Oklahoma et le nord-est de la Louisiane jusqu’au nord-ouest de la Caroline du Sud, au sud de l’Ontario et au sud du Michigan, comme le montre la figure 2 (Threadgill et al., 1979; Crins et Sharp, 1993). Il se peut que l’espèce soit maintenant disparue de la Louisiane (Reid, 2004).


Figure 2. Répartition mondiale du Frasera caroliniensis

Répartition mondiale du Frasera caroliniensis (d’après Crins et Sharp, 1993)

D’après Crins et Sharp, 1993.


Aire de répartition canadienne

Au Canada, le Frasera caroliniensis ne se rencontre que dans l’extrême-sud de l’Ontario, où 22 populations ont été répertoriées (figure 3). De ces populations, 7 n’ont pas été observées depuis plus de 49 ans, et il semble que l’espèce a ainsi perdu environ le tiers de son aire de répartition canadienne. Ce déclin est en grande partie dû à la perte d’un des sites historiques, qui était situé près de Sarnia. Comme la plus grande des populations actuelles occupe tout au plus un hectare, la zone d’occupation de l’espèce ne doit pas dépasser 13 ha. Dans son ensemble, l’aire de répartition canadienne couvre des centaines de kilomètres carrés, mais la plus grande partie de cette aire est aujourd’hui urbanisée ou mise en culture. La zone d’occurrence historique de l’espèce est estimée à 8 000 km2, tandis que sa zone d’occurrence actuelle se situe plutôt à environ 2 000 km2, principalement à cause de la disparition présumée de la population de Sarnia. Un dossier indiquant la position précise de toutes les populations a été déposé au Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario.


Figure 3 : Répartition canadienne du Frasera caroliniensis

Répartition canadienne du Frasera caroliniensis

Les carrés représentent les populations dont l’existence a été vérifiée depuis 1986, tandis que les triangles représentent celles qui n’ont pas été observées depuis 1956; les numéros sont ceux employés dans le tableau 1.