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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la couleuvre agile bleue au Canada – Mise à jour

COSEPAC Résumé

Couleuvre agile bleue

Coluber constrictor foxii

 

Information sur l'espèce

La couleuvre agile bleue, dont la longueur du museau au cloaque peut atteindre de 90 à 152 cm, est l’un des plus grands serpents de l'Ontario. Souvent, ses écailles latérales sont gris terne à bleu vif, ses écailles ventrales blanc crémeux et ses écailles dorsales brun pâle à gris foncé. Elle porte aussi un masque noir caractéristique. Les jeunes ont sur le dos des taches qui disparaissent complètement avant la troisième année, mais on peut encore distinguer des motifs juvéniles sur le ventre de l'animal jusqu'à tard dans la troisième saison entière d’activité.

Répartition

Le Coluber constrictor est un serpent fort répandu en Amérique du Nord. La sous‑espèce Coluber constrictor foxii, la couleuvre agile bleue, est cependant confinée au Sud des Grands Lacs, depuis l'Iowa jusqu'à l'Ohio, et jusqu'à l'extrême Sud-Ouest de l'Ontario. Au Canada, la couleuvre agile bleue ne se trouve que dans l'île Pelée.

Habitat

La couleuvre agile bleue préfère les milieux ouverts à semi-ouverts, et exploite les alvars de savane, les champs abandonnés et les berges. Dans l'île Pelée, les domaines vitaux des individus sont extrêmement vastes, ce qui peut en partie s'expliquer par la fragmentation prononcée des habitats qui lui sont nécessaires pour répondre à ses besoins écologiques. Parce qu’elle est ovipare, il est extrêmement important pour elle de trouver des sites de ponte convenables, ce qui oblige souvent les femelles gravides à parcourir de grandes distances. Il est tout aussi important pour sa survie dans l'île Pelée de trouver des sites d'hibernation où passer l'hiver. Ces microhabitats sont le plus souvent associés aux plaines calcaires sèches dans l'assise rocheuse desquelles la météorisation a ouvert des fentes et des fissures.

Biologie

À l’île Pelée, la très grande étendue des domaines vitaux des individus pourrait être attribuable au fait que l’habitat propice à l’espèce est fragmenté et que celle‑ci a des besoins en matière d'habitat très variés. Cette couleuvre peut se reproduire chaque année, mais, dans cette population, les cycles bisannuels sont probablement plus fréquents. Comme microhabitat de nidification, les femelles de l'île préfèrent les troncs couchés en décomposition. La couleuvre agile bleue recherche activement sa nourriture et chasse couramment des rongeurs, des petits oiseaux et d'autres serpents. Parmi ses prédateurs figurent les oiseaux de proie et les mammifères carnivores.

Taille et tendances de la population

Depuis sa désignation comme espèce en voie de disparition en 1991, une recherche intensive a révélé que la population de couleuvres agiles bleues était plus nombreuse que ce qu'on pensait auparavant. Au terme d'une période d'échantillonnage (marquage-recapture) soutenue de 3 ans (de 1993 à 1995), on a estimé la taille de la population à 205 adultes. L'espèce est toutefois encore confinée aux deux tiers de l’Est de l'île, et son effectif semble avoir diminué depuis l'étude effectuée de 1993 à 1995.

Facteurs limitatifs et menaces

Comparativement à la couleuvre fauve de l'Est (Elaphe gloydi), qui fréquente un grand nombre des mêmes endroits dans l'île Pelée, la couleuvre agile bleue semble relativement mal tolérer des niveaux élevés d'activité humaine. Les principales menaces à peser sur elle dans l'île demeurent la disparition de bons sites de nidification et d'hibernation, la mortalité accidentelle sur les routes et l'abattage par les humains.

Importance de l'espèce

La vélocité et la beauté de la couleuvre agile bleue font de sa rencontre une expérience exaltante pour quiconque s'intéresse authentiquement à l'histoire naturelle. Cette couleuvre est en outre largement reconnue aujourd’hui comme un élément faunique caractéristique de certains types d’habitat de l’île Pelée qui sont rares à l'échelle mondiale, principalement les savanes à chêne jaune (Quercus muehlenbergii) et à frêne bleu (Fraxinus quadrangulata), présentes dans les alvars de l'île.

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 MANDAT DU COSEPAC

 Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.