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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la couleuvre agile bleue au Canada – Mise à jour

Habitat

 

Besoins en matière d'habitat

Les couleuvres agiles de l'île Pelée préfèrent les habitats ouverts et semi-ouverts et exploitent les alvars de savane, les champs abandonnés sur les berges et les habitats de bordure (Porchuk, 1996). Vu le caractère extrêmement fragmenté de son habitat actuel dans l'île, il se pourrait que le C.c. foxii soit contraint d’utiliser une mosaïque d'habitats pour satisfaire ses besoins écologiques, en témoignerait la vaste étendue des domaines vitaux des individus dans l'île (voir la section Domaine vital et déplacements).

Tendances

L'altération ou la destruction de l'habitat ont été relativement lentes dans l'île Pelée comparativement aux autres secteurs du Sud-Ouest de l'Ontario, ce qui a sans doute contribué à y assurer la survie de la couleuvre agile bleue. Malgré le rythme relativement « modeste » du développement dans le passé, la destruction de l'habitat ne s’en poursuit pas moins de façon régulière, et les incidences cumulatives de cette perte d'habitat a probablement un effet négatif sur la population de couleuvres agiles bleues. Heureusement, on tente aujourd’hui d’augmenter la quantité et la qualité des habitats protégés dans l'île, que ce soit par l'acquisition de terrains par divers groupes, comme la Société canadienne pour la conservation de la nature, ou par l’aménagement de microhabitats importants pour les serpents. Plusieurs propriétaires fonciers de l'île Pelée, sensibles à la situation de la couleuvre agile bleue, acceptent que l'on aménage certaines portions de leurs terrains pour l'espèce.

Protection et propriété des terrains

La couleuvre agile bleue figure sur la liste des espèces en voie de disparition de l’Ontario depuis 1971 (voir la section Protection actuelle ou autres désignations); l'habitat jugé essentiel pour sa survie est donc protégé (contre la destruction ou toute altération substantielle) en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de la province. En 1998, l'« habitat » de la couleuvre agile bleue dans l'île Pelée a été cartographié (surtout au moyen des données de marquage-recapture et de radiotélémétrie recueillies entre 1990 et 1998) et intégré officiellement aux sites visés par le Programme d'encouragement fiscal pour les terres protégées du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario (MRNO). Une fois l’habitat cartographié, le MRNO a jugé que ces terres devaient être protégées contre la destruction ou les perturbations anthropiques, tel que le prescrit la Loi sur les espèces en voie de disparition. La protection de l'habitat conférée par cette loi a d’importantes conséquences sur le plan de l'utilisation des terres, notamment parce qu'une importante proportion de l'habitat de la couleuvre agile bleue se trouve sur des terrains privés. Malheureusement, la mise en œuvre d'un programme visant à protéger efficacement l'habitat des espèces en voie de disparition s'est avérée fort ardue.

Plusieurs secteurs connus pour abriter des couleuvres agiles bleues et contenir des microhabitats importants pour elles (p. ex. les hibernacula) sont officiellement protégés dans l’île Pelée. La réserve naturelle provinciale de Lighthouse Point et le complexe d’alvars du chemin Stone (qui appartient à la Federation of Ontario Naturalists, à l'Office de protection de la nature de la région d'Essex et à la Société canadienne pour la conservation de la nature, qui en assurent également la gestion) sont les deux principales zones protégées pour la couleuvre agile bleue. La réserve naturelle provinciale de Fish Point ne semble pas convenir à la couleuvre agile bleue; la dernière mention pour cette réserve remonte à 1971.