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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Limace-prophyse bleu-gris au Canada

Répartition

Aire de répartition mondiale

Le P. cœruleum est présent dans le sud de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, dans les basses-terres du Puget, dans l’État de Washington, et dans la chaîne des Cascades depuis l’État de Washington jusque dans l’Oregon et le nord de la Californie (figure 2). On trouve également une population isolée dans le nord de l’Idaho (Ovaska et al., 2004). Il est possible que les populations du sud de l’Oregon et du nord de la Californie soient d’une espèce distincte (voir la section « Description génétique »). La répartition de l’espèce dans le nord de son aire semble très morcelée, et les populations sont isolées les unes des autres. Dans l’ouest de l’État de Washington, par exemple, l’espèce n’a été observée récemment que dans quelques localités, en dépit de recherches extensives (Ovaska et al., 2004). Ce morcellement n’a pas encore été expliqué, mais on peut penser qu’il résulte à la fois des conditions climatiques passées et de la transformation du milieu naturel par l’activité humaine.


Figure 2 : Répartition du Prophysaon cœruleum en Amérique du Nord

Figure 2 : Répartition du <em>Prophysaon cœruleum en Amérique du Nord.

D’après Wilke et Duncan (2004) ainsi qu’Ovaska et al. (2004).


On a estimé l’aire de répartition de l’espèce aux États-Unis à environ 1 000 à 5 000 km2 (Cordeiro, 2002a; idem, 2002b; idem, 2002c). Depuis ce temps, les populations de la Colombie-Britannique et de l’Idaho ont été recensées, et la valeur supérieure de cette estimation est probablement une évaluation plus réaliste de l’aire de répartition mondiale.


Aire de répartition canadienne

Au Canada, le P. cœruleum est répertorié pour seulement quelques localités du sud de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique (figure 3). Six sites sont répertoriés pour cinq localités, tous situés dans le district régional de la capitale, à savoir Sooke, le district de Metchosin (deux sites voisins à Rocky Point et un site dans une autre localité), Colwood et Saanich (figure 3). Les deux sites les plus éloignés (Rocky Point et Saanich) sont séparés par une distance d’environ 25 km.


Figure 3 : Répartition du Prophysaon cœruleum au Canada

Figure 3 : Répartition du Prophysaon cœruleum au Canada


Figure 4 : Localités de l’île de Vancouver et de la côte de la Colombie-Britannique continentale explorées à la recherche de gastéropodes terrestres par la Biolinx Environmental Research Ltd. (de 1999 à 2005)

Figure 4 : Localités de l’île de Vancouver et de la côte de la Colombie-Britannique continentale explorées à la recherche de gastéropodes terrestres par la Biolinx Environmental Research Ltd. (de 1999 à 2005)


Figure 5 : Localités de l’île de Vancouver et de la côte de la Colombie-Britannique continentale explorées à la recherche de gastéropodes terrestres

Figure 5 : Localités de l’île de Vancouver et de la côte de la Colombie-Britannique continentale explorées à la recherche de gastéropodes terrestres par Cameron (1984), Forsyth (de 1990 à 2003) et Hawkes (2003)

Par Cameron (1984), Forsyth (de 1990 à 2003) et Hawkes (2003).


Trois des localités (Rocky Point, Colwood et Saanich) se trouvent sur des terres fédérales gérées par le ministère de la Défense nationale. Les deux autres se trouvent dans des parcs régionaux (voir la section « Protection et propriété »).

Le P. cœruleum a été observé pour la première fois au Canada en 2002, à Rocky Point (Ovaska et Sopuck, 2002; Ovaska et al. 2004). En 2003 et en 2004, l’espèce a été découverte à quatre autres endroits (Ovaska et Sopuck, 2004a; idem, 2004b; Hawkes, 2004). Ovaska et Sopuck (2004a et 2004b et relevés effectués pour le présent rapport de situation) ont fait des relevés axés sur la recherche de l’espèce. L’absence de mentions plus anciennes est probablement attribuable à une combinaison de facteurs : activités de recherche relativement faible durant la période la plus propice de la saison, difficulté de repérer l’espèce (activité atteignant son apogée à la fin de l’automne; mœurs discrètes), effectif et répartition (apparente rareté, répartition morcelée, faibles densités de population). Toutefois, les recherches effectuées indiquent que le P. cœruleum est relativement rare et peu répandu comparativement à la plupart des limaces forestières du sud-ouest de la Colombie-Britannique (voir « Activités de recherche »).

L’aire de répartition du P. cœruleum en Colombie-Britannique n’est pas bien connue. En date de décembre 2004, la zone d’occurrence connue était d’environ 150 km2, soit environ 3 p. 100 de l’aire de répartition mondiale estimée de l’espèce. La zone d’occupation reste à déterminer, mais on sait qu’elle n’égale qu’une faible fraction de la zone d’occurrence, puisque celle-ci comprend des secteurs profondément transformés et développés.