Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la plagiobothryde odorante (Plagiobothrys figuratus) au Canada

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur la
Plagiobothryde odorante
Plagiobothrys figuratus
au Canada

Plagiobothryde odorante

En voie de disparition 2008

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2008. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la plagiobothryde odorante (Plagiobothrys figuratus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 23 p.

Note de production

COSEPAC aimerait remercier Mike Miller, Brenda Costanzo et Has Roemer qui ont rédigé le présent rapport de situation sur la plagiobothryde odorante (Plagiobothrys figuratus) au Canada. De plus, le COSEPAC remercie grandement le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique qui a fourni le financement pour la préparation du présent rapport. Erich Haber, coprésident (plantes vasculaires) du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision, avec les commentaires des membres du COSEPAC. Cet examen a entraîné des modifications et des ajouts à la version initiale du rapport.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Fragrant Popcornflower Plagiobothrys figuratus in Canada.

Illustration de la couverture

Plagiobothryde odorante-- Photo courtoisie de H. Roemer.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2008.

de catalogue CW69-14/557-2008F-PDF
ISBN978-0-662-04196-2

Retournez à la table des matières

COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Avril 2008

Nom commun : Plagiobothryde odorante

Nom scientifique : Plagiobothrysfiguratus

Statut : En voie de disparition

Justification de la désignation : Même si un seul plant a été observé en 2005, et aucun en 2006, l’espèce existe probablement sous forme de graines dans le sol. Les chances de survie à long terme de l’espèce sont en péril en raison des menaces continues qui pèsent sur l’habitat découlant de facteurs tels que la perte d’habitat attribuable à l’urbanisation et à l’aménagement, la stochasticité environnementale et démographique et la compétition d’espèces végétales indigènes et exotiques.

Répartition : Colombie-Britannique

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2008. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

Retournez à la table des matières

COSEPAC Résumé

Plagiobothryde odorante
Plagiobothrys figuratus

Information sur l’espèce

La plagiobothryde odorante (Plagiobothrys figuratus) est une plante herbacée annuelle voyante appartenant à la famille des Boraginacées et indigène du nord-ouest de l’Amérique du Nord. Ses fleurs sont blanches et odorantes, et ses tiges sont pubescentes. Sa hauteur est de 10 à 45 cm. La sous-espècefiguratus est la seule présente au Canada. Une deuxième sous-espèce, le corallicarpus, est endémique à l’Oregon.

Répartition

L’aire d’indigénat de l’espèce s’étend depuis le sud-est de l’île de Vancouver (Nanaimo, Victoria, et îles Gulf) jusqu’en Oregon à l’ouest des monts Cascades, et vers l’est jusque dans la gorge du Columbia dans l’État de Washington. La sous-espèce corallicarpus n’est présente que dans le sud-ouest de l’Oregon, où son aire de répartition chevauche celle de la sous-espèce figuratus, plus commune. La plagiobothryde odorante est présente comme espèce introduite dans certaines régions du sud de l’Alaska et de l’est des États-Unis. Sa zone d’occurrence au Canada a déjà été d’environ 1 600 km², alors qu’elle n’est plus aujourd’hui que de moins de 1 km², superficie confirmée pour la seule population encore existante. La superficie d’habitat réellement occupée par l’espèce dans le passé est inconnue, mais la seule population encore existante ne couvre qu’environ 1 ; la zone d’occupation officielle de l’espèce, sur la base d’une grille de carrés de 1 km par 1 km, est de 1 km².

Habitat

La plagiobothryde odorante préfère les terrains humides bas et pousse habituellement dans les champs et les prés dégagés mouillés, parfois le long de cours d’eau et de fossés. L’urbanisation croissante autour de Victoria et de Nanaimo, combinée au drainage des terres humides à des fins d’utilisations agricoles et de construction de routes, a altéré l’écologie de la région à un point tel que la superficie totale d’habitat propice à la plagiobothryde odorante est aujourd’hui fortement réduite par rapport à ce qu’elle était dans le passé.

Biologie

La plagiobothryde odorante est une plante annuelle qui produit des fleurs voyantes disposées en cymes scorpioïdes et apparaissant en mai ou juin. Chaque fleur produit de 2 à 4 nucules ridées. On n’en sait peu davantage sur l’écologie de l’espèce, qu’il s’agisse de ses taux de survie et de recrutement, de ses mécanismes de dispersion ou de ses vulnérabilités intrinsèques à l’égard des perturbations.

Taille et tendances des populations

Au Canada, la première récolte de plagiobothryde odorante a été réalisée en 1885, près de Victoria. Dans le passé, l’espèce était présente au Canada dans 7 à 12 endroits différents. Il y a quelques années, alors qu’on l’avait observée pour la dernière fois dans l’île Hornby (Colombie-Britannique) dans les années 1980, on pensait que l’espèce avait disparu du pays. Cependant, en 2005, on a trouvé un unique individu florifère dans l’île Hornby, mais aucun individu n’y a été vu en 2006.

Facteurs limitatifs et menaces

Les facteurs écologiques qui limitent de façon naturelle l’abondance et la répartition de la plagiobothryde odorante sont largement inconnus. L’urbanisation est probablement la principale raison de la quasi-disparition de l’espèce de son aire de répartition canadienne, étant donné que la majeure partie de ses anciens habitats se trouvaient sur les territoires actuels des villes de Nanaimo et de Victoria. Les plus grandes menaces pesant aujourd’hui sur la survie de la plagiobothryde odorante au Canada sont le développement urbain, la taille extrêmement réduite de la population de l’espèce, et la compétition due aux espèces étrangères envahissantes.

Importance de l’espèce

Des semences de cette espèce attrayante sont offertes pour utilisation horticole. On a déjà suggéré également d’inclure l’espèce dans un mélange d’herbacées destiné à être utilisé dans les terres humides en vue de contrôler la propagation de l'alpiste roseau (Phalaris arundinacea).On ne connaît à l’espèce aucune utilisation ethnobotanique.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

La plagiobothryde odorante ne bénéficie actuellement d’aucune protection, mais elle est candidate potentielle à l’inscription sur la liste des espèces en péril de la Wildlife Amendment Act de la Colombie-Britannique (2004).

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2008)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged,Note de bas de pagee
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

Retour à la référence de la note de bas de pagea

Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

Retour à la référence de la note de bas de pageb

Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de pagec

Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

Retour à la référence de la note de bas de paged

Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Retour à la référence de la note de bas de pagee

Retournez à la table des matières

Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Plagiobothrys figuratus (Piper) Johnst. ex M.E. Peck

Synonymes:

  • Plagiobothrys hirtus var. figuratus (Piper) Johnst.
  • Allocarya dichotoma Brand
  • Allocarya figurata Piper

Nom français :

plagiobothryde odorante

Noms anglais :

fragrant popcornflower, rough popcornflower (nom également utilisé, mais plus approprié pour le p. hirtus)

Famille :

Boraginacées

Grand groupe végétal :

Eudicotylédones

Depuis le début du XXe siècle, les taxinomistes débattent de la question concernant le genre de l’espèce, à savoir si l’espèce doit être considérée comme étant du genre Allocarya ou du genre Plagiobothrys. Hitchcock et al. (1959), reprenant l’argumentation de Johnston (Johnston, 1923), fondent leur classification de l’espèce dans le genre Plagiobothrys sur des variations mineures de la nucule. Le seul taxon du Plagiobothrys figuratus reconnu au Canada est la sous-espèce figuratus, selon les documents récents traitant du genre (p. ex. Douglas et al. [1998], Kartesz [1999]). Cependant, des doutes subsistent quant à la monophylie du genre Plagiobothrys, et une révision du groupe est actuellement en cours (Dellavalle-Sanvictores, 2000). Hitchcock et al. (1959) ont signalé que le nom Allocarya scouleri (= p. scouleri) avait été appliqué à tort au Plagiobothrys figuratus.

On reconnaît aussi une deuxième sous-espèce, endémique à l’Oregon, soit le Plagiobothrys figuratus ssp. corallicarpus (Piper) Chambers (NatureServe, 2005).

Description morphologique

La plagiobothryde odorante est une herbacée annuelle pubescente au port prostré à érigé. Sa tige est ramifiée ou non, et ses racines fasciculées. Sa hauteur est de 10 à 45 cm. Ses feuilles sont insérées principalement sur la tige, les feuilles des 3 ou 4 paires inférieures étant opposées, et celles des paires supérieures alternées. Les feuilles inférieures sont linéaires et d’une longueur de 4 à 12 cm, et les feuilles supérieures, linéaires à lancéolées et d’une longueur de 1 à 5 cm. L’inflorescence est composée de plusieurs cymes scorpioïdes étroites ayant l’aspect d’épis, qui s’allongent durant leur maturation. Les fleurs, d’une largeur de 5 à 10 mm, sont voyantes avec leur centre jaune et leurs pétales blancs, dont les bases, soudées, forment un tube (figure 1). À maturité, les sépales portent une forte densité de poils, souvent brun rougeâtre, et mesurent de 3 à 4 mm de long. Chaque fleur produit 4 nucules ovoïdes ridées (dont certaines peuvent avorter) mesurant de 1,2 à 1,7 mm de long (Hitchcock et al., 1959; Douglas et al., 1998).

Figure 1. Plagiobothryde odorante. Photo gracieusement fournie par H. Roemer.

image du la Figure 1.  Plagiobothryde odorante. Photo gracieusement fournie par H. Roemer

Au Canada, la plagiobothryde odorante peut être confondue avec le plagiobothryde de Scouler (Plagiobothrys scouleri), qui pousse dans des habitats semblables mais dont les fleurs sont beaucoup plus petites, de même qu’avec la plagiobothryde délicate (P. tenellus), qui poussent toutefois dans des milieux différents (prés mésiques à secs, et falaises côtières) et qui ne présentent pas de feuilles opposées. La cryptanthe intermédiaire (Cryptantha intermedia var. grandiflora) est une autre plante similaire avec laquelle la plagiobothryde odorante pourrait être confondue, mais on la trouve elle aussi dans des habitats différents, comme des milieux secs à mésiques perturbés de basses terres ou de montagnes (Hitchcock et al., 1959; Douglas et al., 1998).

Description génétique

On ne dispose d’aucune information sur la génétique des populations de la plagiobothryde odorante, mais de récentes études menées à divers endroits aux États-Unis portant sur le Plagiobothrys hirtus, endémique à une petite région, ont révélé de nettes différences morphologiques et phénologiques qui témoignent de l’existence d’une variation génétique importante parmi les populations à une petite échelle géographique (Amsberry, 2001; USFWS, 2003).

Unités désignables

On ne reconnaît qu’une seule unité désignable, sur la base de l’occurrence d’une seule population en 2005.

Retournez à la table des matières

Répartition

Aire de répartition mondiale

La plagiobothryde odorante est indigène du nord-ouest de l’Amérique du Nord, où on la trouve depuis le sud de l’île de Vancouver jusque dans le sud-ouest de l’Oregon, en passant par la dépression de Puget (Puget Trough) et la vallée de la Willamette, à l’ouest des monts Cascades. Son aire de répartition s’étend vers l’est dans la gorge du Columbia jusqu’au comté de Klickitat (État de Washington) (Oregon Natural Heritage Program, 2002; NatureServe 2005). L’espèce est également présente dans le sud-est de l’Alaska où, selon Hulten (1976), elle a été introduite à Mendenhall, dans la partie enclavée de l’État (figure 2).

Figure 2. Aire de répartition mondiale approximative de la plagiobothryde odorante (P. figuratusssp. figuratus). Les zones noircies indiquent l’aire d’indigénat; les triangles indiquent les États où l’on croit que l’espèce a été introduite. La sous-espèce corallicarpus n’est présente que dans une petite région du sud-ouest de l’Oregon, qui chevauche l’aire de répartition de la sous-espèce figuratus, plus largement répandue.

Figure 2.  Aire de répartition mondiale approximative de la plagiobothryde odorante (P. figuratus ssp. figuratus).

La plagiobothryde odorante a aussi été introduite en Arkansas (Smith, 1994), en Illinois (comté de St. Clair; Mohlenbrook, 1975), en Caroline du Nord (comtés de Durham et d’Orange; Radford et al., 1968), et au Michigan (NatureServe, 2005).

Aire de répartition canadienne

Au Canada, la plagiobothryde odorante n’est présente que sur la côte sud-est de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique (Douglas et al., 2002; B.C. CDC HERB database, 2005) (figure 3). Les premières récoltes ont été effectuées près de Victoria, par Fletcher en 1885, et, peu après, soit en 1887, à Nanaimo, par J. Macoun. Pour la période allant de 1885 à 1986, on compte en tout 12 mentions pour au moins 7 endroits différents (tableau 1). Le peu d’information dont on dispose sur ces récoltes ne permet pas d’établir avec certitude le nombre précis de sites, ou le degré de connectivité entre eux.

Figure 3. Aire de répartition canadienne de la plagiobothryde odorante. L’étoile indique la seule population existante; les triangles indiquent les occurrences historiques.

Figure 3.Aire de répartition canadienne de la plagiobothryde odorante.
Tableau 1. Mentions de la plagiobothryde odorante au Canada, avec le nom de l’herborisateur, la date, et le lieu de chaque récolte ou observation (source : B.C. CDC, 2005). (La colonne 4 indique si le lieu a été fouillé ou non durant le relevé de 2002, et pourquoi.)
SourceDateLieuCommentaires du relevé de 2002
J. Fletcher1885-05Cedar Hill, VictoriaNon fouillé. Pas de localisation exacte (« Cedar Hill » = Mt. Douglas). Il y a eu développement foncier à tous les sites des environs qui auraient pu être humides au printemps.
J. Fletcher1885-06VictoriaNon fouillé. Il semble s’agir du lieu ci-dessus.
J. Macoun1887-06-13NanaimoPas de localisation exacte. Développement foncier dans les secteurs qui auraient pu abriter l’espèce. On a plutôt fouillé plusieurs endroits présentant des habitats restants près de South Wellington et Cedar.
J.K. Henry1913-05-07NanaimoPas de localisation exacte. Développement foncier dans les secteurs qui auraient pu abriter l’espèce. On a plutôt fouillé plusieurs endroits présentant des habitats restants près de South Wellington et Cedar.
W.R. Carter1917-05-30WellingtonPas de localisation exacte. Développement foncier dans les secteurs qui auraient pu abriter l’espèce. On a plutôt fouillé plusieurs endroits présentant des habitats restants près de South Wellington et Cedar.
W.R. Carter1917-05-30WellingtonPas de localisation exacte. Développement foncier dans les secteurs qui auraient pu abriter l’espèce. On a plutôt fouillé plusieurs endroits présentant des habitats restants près de South Wellington et Cedar.
W.R. Carter1918-06-02WellingtonPas de localisation exacte. Développement foncier dans les secteurs qui auraient pu abriter l’espèce. On a plutôt fouillé plusieurs endroits présentant des habitats restants près de South Wellington et Cedar.
J.W. Eastham1939-06-01NanaimoPas de localisation exacte. Développement foncier dans les secteurs qui auraient pu abriter l’espèce. On a plutôt fouillé plusieurs endroits présentant des habitats restants près de South Wellington et Cedar.
J.W. Eastham1939-06-01NanaimoPas de localisation exacte. Développement foncier dans les secteurs qui auraient pu abriter l’espèce. On a plutôt fouillé plusieurs endroits présentant des habitats restants près de South Wellington et Cedar.
R. Walker?Pointe Lazo, ComoxNon fouillé; faible probabilité d’habitat restant.
A. Ceska1976-05-01Île Hornby - baie Whaling Station - 1Lieu fouillé, mais sans succès. Habitat original fortement modifié. Espèce non trouvée dans un habitat similaire adjacent.
A.Ceska/
R. Martin
1986-05-23Île Hornby - baie Whaling Station - nº 2Non fouillé (les personnes effectuant le relevé ne connaissaient pas ce site au moment du relevé).
R. Martin2005-05-25Île Hornby - baie Whaling Station - nº 2Un seul individu florifère observé en 2005 par R. Martin, mais aucun individu en 2006.

Avant 2005, la dernière observation connue de l’espèce au Canada avait été réalisée à la baie Whaling Station, dans l’île Hornby, en1986 (R. Martin, comm. pers., 2006); toutes les autres mentions ont été faites avant 1977, et la plupart avant 1940 (tableau 1). En juin 2002, après avoir intensivement cherché l’espèce à la baie Whaling Station sans l’y trouver, les rédacteurs du présent rapport avaient conclu qu’elle avait probablement disparu du Canada. Cependant, en 2005, une plagiobothryde odorante florifère a été observée par R. Martin (A. Ceska, comm. pers., 2005), mais en 2006, aucune n’a été vue à ce site (R. Martin, comm. pers., 2006).

Selon les mentions historiques, la zone d’occurrence de la plagiobothryde odorante au Canada a déjà été d’environ 1 600 km². Cette superficie correspond à peu près au triangle acutangle ayant pour sommets Victoria, l’île Hornby et Comox. Actuellement, la zone d’occurrence confirmée de la seule population encore existante au pays est bien inférieure à 1 km². La superficie réelle d’habitat occupée par l’espèce dans le passé est inconnue, mais elle est aujourd’hui d’environ 1 ; la zone d’occupation officielle de l’espèce, sur la base d’une grille de carrés de 1 km par 1 km, est de 1 km².

Retournez à la table des matières

Habitat

Besoins en matière d’habitat

Le seul site abritant actuellement la plagiobothryde odorante au Canada est un terrain vague herbeux adjacent à une route et à un développement urbain sur la côte de l’île Hornby. On y trouve de nombreuses herbacées non indigènes ainsi que des herbacées indigènes tolérant l’humidité, comme la danthonie de Californie (Danthonia californica). Bien que le site ne présente pas les caractéristiques d’un véritable étang printanier, de l’eau stagnante y est probablement présente pour de courtes périodes durant l’année (R. Martin, comm. pers., 2006). Une autre espèce indigène, l’isoète de Nuttall (Isoëtes nuttallii), figurant sur la liste bleue de la Colombie-Britannique et gravement en péril (S1) dans l’État de Washington, est aussi présente au voisinage de ce site dans une dépression similaire en bordure de route. La plagiobothryde de Scouler (Plagiobothrys scouleri), espèce indigène plus commune, est aussi présente dans le secteur dans un habitat du même type. Il est clair que la plagiobothryde odorante est une espèce indigène dont la présence au Canada est connue depuis plus de 120 ans.

Selon Hitchcock et al. (1959), l’habitat de la plagiobothryde odorante consiste en des prés non alcalins, des terrains bas et des champs humides. En Oregon, dans la vallée de la Willamette, on la trouve dans des prairies humides et des zones d’étangs printaniers (NatureServe, 2005). Dans l’État de Washington et en Oregon, elle a été récoltée dans divers microsites, dont des berges de cours d’eau, des fossés, des terrains dégagés détrempés, des champs inondés au printemps, et des prairies humides (Gilkey et Dennis, 1967), tandis qu’en ce qui concerne le sud-est de l’Alaska, on la décrit comme une espèce qui s’établit facilement dans des terrains perturbés (Welsh, 1974). Aux États-Unis, le gouvernement fédéral a classé la plagiobothryde odorante comme une espèce facultative des terres humides, et une espèce indicatrice pour ces milieux (USDA-NRCS, 2002).

Douglas et al. (1998, 2002) ont décrit l’habitat de l’espèce en Colombie-Britannique comme comprenant des sites humides à mésiques des basses terres de la zone côtière à douglas, ainsi que des falaises côtières humides à mésiques. Malheureusement, les quelques notes accompagnant les spécimens de musée de plagiobothryde odorante recueillis en Colombie-Britannique ne donnent pas beaucoup de détails sur l’habitat; la plupart des descriptions se limitent à mentionner que l’espèce a été récoltée sur des flancs de collines, dans des bordures de route ou dans des zones qui sont humides au printemps. Le meilleur site connu de plagiobothryde odorante, celui de la baie Whaling Station dans l’île Hornby, est un ancien pré côtier aujourd’hui occupé par un développement urbain et une pelouse de gazon. La communauté végétale de l’habitat original consistait en un gazon court maintenu par le broutage de moutons. Le seul habitat restant, presque naturel, situé à moins de 100 m au nord-est, consiste en un pré plat présentant plusieurs légères dépressions et certaines zones de sol peu profond reposant sur un substrat rocheux. Cet habitat est actuellement dominé par diverses espèces introduites ainsi que par le tritéléia fausse-jacinthe (Triteleia hyacinthina). Les conditions de l’habitat propice à l’espèce peuvent être définies comme suit, selon la documentation existante et les observations du troisième rédacteur du présent rapport :

Altitude :

proche du niveau de la mer en Colombie-Britannique; 200'-1 900' (de 60 à 580 m) dans la région de la gorge du Columbia

Type de sol:

sol sableux à sol argileux mal drainé, ou loam argileux limoneux

pH:

non alcalin

Lumière :

sites dégagés ensoleillés

Régimes hydrologiques :

conditions propres aux étangs printaniers, ou, du moins, présence d’une forte humidité en début de saison

Tendances en matière d’habitat

Structure et stade de succession : Dans le passé, les feux occasionnels ont joué un rôle dans le maintien d’habitats dégagés dans les prairies humides de l’État de Washington et de l’Oregon (Wilson, 1999; Newhouse, 2003) et peut-être, sans que cela n’ait été attesté, dans l’île de Vancouver. La prévention des incendies aurait causé l’accumulation de chaume au sol et ainsi favorisé l’établissement d’arbustes et d’arbres, rendant les sites plus humides et impropres aux petites plantes annuelles, comme celles du genre Plagiobothrys.

Les premières récoltes de plagiobothryde odorante réalisées à divers endroits au Canada laissent penser que l’espèce était dans le passé plus répandue dans les plaines côtières du sud de l’île de Vancouver. Comme l’espèce pousse dans les basses terres, il pourrait y avoir eu dispersion des graines par les eaux de crue ou la sauvagine, d’où une répartition inégale en grappe. Les phénomènes naturels comme les inondations et les incendies assurent probablement le maintien d’habitats humides dégagés. Cependant, l’urbanisation croissante autour de Victoria et de Nanaimo, combinée au drainage des terres humides à des fins d’utilisations agricoles et de construction de routes, a altéré le régime hydrologique original de la région à un point tel que la superficie totale d’habitat propice à la plagiobothryde odorante est aujourd’hui fortement réduite.

L’aire de répartition historique de la plagiobothryde odorante couvre une vaste mosaïque de prés maritimes, falaises côtières, prairies et prés humides associés à l’écosystème du chêne de Garry. Au cours du dernier siècle, cet environnement a été fortement altéré par l’urbanisation, l’aménagement des terres et la lutte contre les incendies, au point que, selon les estimations, il n’en reste que de 1 p. 100 à 5 p. 100 à l’état presque naturel (état d’avant l’arrivée des Européens) (Fuchs, 2001; Lea, 2002). Malgré les efforts en cours pour protéger ce qui reste de cet écosystème, la majeure partie de l’habitat restant de la plagiobothryde odorante demeure menacée par le développement urbain.

Malgré tout, on pense qu’il y aurait encore suffisamment d’habitat propice à l’espèce, sous la forme de basses prairies humides, de zones de suintement et de falaises marines, pour soutenir une population viable de plagiobothryde odorante au Canada dans ces milieux, si des mesures de réintroduction de l’espèce étaient jugées nécessaires. Par ailleurs, les rédacteurs du présent rapport n’excluent pas complètement la possibilité que l’espèce soit encore présente dans l’île de Vancouver ou ailleurs dans les îles Gulf.

Les tendances en matière d’habitat pour le Plagiobothyrs figuratus ssp. figuratus dans l’État de Washington et en Oregon ne sont pas actuellement évaluées étant donné que la sous-espèce n’y est pas considérée comme en péril. Cependant, deux taxons étroitement apparentés, soit le p.figuratus ssp. corallicarpus et le p. hirtus, sont considérés comme rares (rare) (S1) en Oregon. Le p. hirtus figure sur la liste des espèces en péril (endangered) du gouvernement fédéral américain avec la cote G1N1S1. À propos de son habitat en péril (endangered) en Oregon, où les occurrences connues de l’espèce sont très peu nombreuses, il est mentionné, dans le plan de rétablissement de cette plagiobothryde (USFWS, 2003), ce qui suit :

[Traduction] « Depuis l’arrivée des colons européens, les régimes d’utilisation des terres ont grandement influé sur la végétation dans tout l’Ouest, et la destruction des habitats s’est tout particulièrement soldée par la perte d’étangs printaniers et d’espèces des terres humides saisonnières. Dès 1941, on avait établi que la transformation des terres humides en champs agricoles avait largement contribué à la disparition d’espèces des étangs printaniers (Hoover 1941), et actuellement, les chercheurs estiment que de 60 p. 100 à 90 p. 100 des étangs existant à l’époque de l’établissement des Européens ont aujourd’hui disparu, avec les espèces végétales et animales endémiques qui y étaient associées (Keeley et Zedler, 1998; King, 1998). Dans la vallée de l’Umpqua, la transformation des terres humides en terres agricoles au moyen de modifications du régime hydrologique a très fortement réduit le nombre de terres humides saisonnières propices au p. hirtus. ».

Les prairies humides de la vallée de la Willamette, où la majorité des récoltes de plagiobothryde odorante ont été réalisées, constituent l’un des écosystèmes les plus rares et les plus menacés des États-Unis (Noss et al., 1995). La zone naturelle de la plaine inondable de la Willamette, qui renferme peut-être la meilleure et la plus vaste part de l’écosystème humide qu’on trouve dans ces prairies, a été dégradée au cours des dernières décennies, principalement à cause de la lutte contre les incendies et de la prolifération subséquente d’arbustes, d’arbres et de plantes herbacées exotiques (Wilson, 1999).

Protection et propriété

Le seul site connu abritant encore la plagiobothryde odorante en Colombie-Britannique (baie Whaling Station, dans l’île Hornby) se trouve sur un terrain privé où l’espèce ne bénéficie d’aucune protection. Le statut foncier de tous les sites historiques est inconnu.

Retournez à la table des matières

Biologie

Cycle vital et reproduction

La plagiobothryde odorante est une plante herbacée annuelle qui ne pousse que dans des habitats humides dégagés, à faible altitude. Les cymes apparaissent dès le début de l’été, et la floraison débute en mai ou juin. La floraison est de durée indéterminée, et chaque plante peut produire plusieurs cymes. La reproduction se fait par la graine, chaque fleur produisant deux à quatre nucules renfermant chacune une seule graine. Vers le milieu de l’été, quand les conditions de sécheresse dominent, la plante a produit ses graines et elle meurt. Dans les conditions idéales, l’espèce peut former des colonies monospécifiques denses.

Selon Amsberry (2001), les graines du Plagiobothyrs hirtus commencent à germer avec l’arrivée des pluies automnales, les plantules hivernant sous la forme de rosettes végétatives. Il est donc aussi possible que la période végétative de la plagiobothryde odorante commence à l’automne pour se poursuivre jusqu’à la fin de l’hiver, mais on ne dispose d’aucun document en attestant.

La dynamique des populations de la plagiobothryde odorante n’a pas été étudiée, ni au Canada ni aux États-Unis. On manque également d’information sur des paramètres démographiques comme les taux de survie, les taux de recrutement, la production de graines et la constitution de réservoirs de semences dans le sol. Par conséquent, il n’est pas possible de faire des comparaisons entre la viabilité intrinsèque de la plagiobothryde odorante en Colombie-Britannique et celle des populations des États-Unis.

On manque aussi d’information sur le type de pollinisation. Cependant, selon le USFWS (2003), la reproduction du Plagiobothyrs hirtus est assurée en grande partie par une pollinisation croisée entomophile, et, dans une moindre mesure, par une auto-pollinisation. En serre, on a observé que de 65 p. 100 à 95 p. 100 de graines de p.hirtus récoltées sur le terrain ont germé en cinq jours quand l’humidité du milieu de germination était adéquate. Chez cette espèce, on a aussi observé un taux de germination élevé sur le terrain, la densité de plantules obtenue après dispersion naturelle des graines issues de plantes introduites s’étant élevée jusqu’à 78 plantules par parcelle de 10 cm² (Amsberry, 2001). On en a conclu que le p. hirtus présente un fort potentiel de rétablissement (USFWS, 2003).

Herbivores

Le bétail n’est pas particulièrement attiré par la plagiobothryde odorante (NatureServe, 2005). Cependant, en Oregon, on a observé que le broutage intensif a un effet fortement négatif sur le Plagiobothrys figuratus ssp. corallicarpus (Brock, 1993). Les parcelles de terre où il y a broutage continu paraissent dépourvues de p. figuratus ssp. corallicarpus, tandis que les propriétés adjacentes où il y a peu de broutage, ou pas du tout, abritent des populations vigoureuses. Il semble que les populations peuvent se reconstituer ou qu’il peut y avoir recolonisation d’une zone lorsqu’il y a arrêt du broutage pourvu qu’un réservoir de semences dans le sol ou qu’une source de graines à proximité existe (Brock, 1993).

En Oregon, on a observé des chenilles et des pucerons s’alimentant du feuillage et des fleurs de l’espèce sympatrique Plagiobothrys hirtus, ainsi que des signes d’herbivorie par des cerfs et de petits rongeurs (USFWS, 2003).

Dispersion

Les caractéristiques de la dispersion chez la plagiobothryde odorante sont inconnues; cependant, mis à part le fait que la surface des nucules présente une certaine rugosité, il ne semble pas y avoir de mécanisme intrinsèque de dispersion des graines chez l’espèce. Étant donné l’habitat de prédilection de cette fleur, il est possible que les graines soient en partie dispersées par l’eau.

Relations interspécifiques

Dans une étude récente, Ingham et Wilson (1999) signalent que la plagiobothryde odorante forme une association étroite avec des champignons mycorhiziens à vésicules et arbuscules (MVA) dans l’ouest de l’Oregon. Il s’agit de la première mention d’une colonisation mycorhizienne de cette espèce, et le phénomène pourrait être important pour le rétablissement de la plagiobothryde odorante dans son habitat indigène en Colombie-Britannique et ailleurs. Le succès de la réintroduction de l’espèce pourrait dépendre de la présence de quantités suffisantes d’inoculum de champignons MVA aux sites de réintroduction (Ingham et Wilson, 1999).

Les interactions de la plagiobothryde odorante avec les autres organismes présents dans son écosystème n’ont pas encore été bien étudiées. Des coléoptères s’accouplent sur les fleurs du Plagiobothrys hirtus, et des araignées sont souvent vues en train de chasser dans le feuillage dense en été. Des papillons indigènes du genre Ctenucha sont aussi régulièrement vus sur des p. hirtus au cours du printemps et de l’été; on en a vu se nourrir du nectar des fleurs, mais on ne sait pas quelle est l’importance de cette fleur pour ce papillon, ou vice versa (USFWS, 2003).

Adaptabilité

On trouve dans le commerce des graines de plagiobothryde odorante produites en pépinière tant aux États-Unis qu’au Royaume-Uni (p. ex. Annie’s Annuals and Perennials, 2007), ce qui laisse penser que l’espèce est suffisamment rustique pour être cultivée dans les jardins et pourrait donc être une bonne candidate à la réintroduction en milieu naturel.

Retournez à la table des matières

Taille et tendances des populations

Activité de recherche

En 2002, les rédacteurs du présent rapport ont fouillé durant trois jours les sites historiques et potentiels dans l’île Hornby (p. ex. dans le parc provincial Helliwell) et dans l’île de Vancouver. Malheureusement, sauf dans le cas du site de l’île Hornby, la plupart des mentions historiques de la plagiobothryde odorante ne comportaient pas suffisamment d’information sur la localisation de sites pour permettre une recherche adéquate (tableau 1). Cependant, toutes ces mentions concernaient des endroits où le milieu a été transformé par l’homme. Par conséquent, nous avons concentré nos activités de recherche subséquentes sur plusieurs endroits proches de Nanaimo renfermant encore l’habitat le plus susceptible d’abriter l’espèce (soit des prés printaniers éphémères à sol peu profond sur grès lisse, avec suintement printanier). Trois endroits ont été fouillés : la route White Rapid; les plaines Harewood; les prés de Harmac, près de Cedar. Ces recherches ont toutes été infructueuses. Un site historique, celui de la pointe Lazo, près de Comox, n’a pas été fouillé (tableau 1).

Étant donné que les fleurs de la plagiobothryde odorante sont voyantes, et que la plupart des mentions historiques concernent des secteurs aujourd’hui bien peuplés ou partiellement urbanisés, il semble peu probable que l’espèce soit demeurée inaperçue dans le sud-est de l’île de Vancouver depuis 25 ans si elle y était encore présente. Si on ajoute à cela la perte récente d’habitat due au développement urbain, il paraît fort probable qu’il ne reste plus au Canada que le fragment de la population de l’île Hornby.

Abondance

On compte 12 mentions historiques pour la plagiobothryde odorante au Canada. Elles ont toutes été établies avant 1987, et la majorité remonte à plus de 65 ans (tableau 1). Ces mentions ne sont assorties d’aucune donnée d’abondance, mais la taille de la population totale était probablement forte étant donné que l’espèce peut former des colonies denses et occuper largement son habitat dans certaines prairies humides et zones d’étangs printaniers (NatureServe, 2005).

Avant 2005, les dernières observations sûres de plagiobothryde odorante dans l’île Hornby avaient été faites en 1986. La population présente à cette époque est de taille inconnue, mais elle pouvait probablement se compter en centaines. La photographie de la figure 4, prise par le troisième rédacteur du présent rapport en 1968, avant que la surveillance des plantes rares ait débuté, montre environ 100 fleurs dans une colonie en présentant une forte densité. Cette colonie ne représente qu’une partie des plantes alors présentes (H. Roemer, obs. pers.).

Figure 4. Colonie de plagiobothrydes odorantes à l’île Hornby (Colombie-Britannique) en 1968. Photo gracieusement fournie par H. Roemer.

Figure 4. Colonie de plagiobothrydes odorantes à l’île Hornby (Colombie-Britannique) en 1968. Photo gracieusement fournie par H. Roemer

En 2005, une seule plante florifère a été vue à l’île Hornby (R. Martin, comm. pers., 2006). On ne sait pas pour le moment si la population se réduit à cette seule plante, ou si elle comprend également des semences en dormance dans le sol. Aucune plante n’a été observée à cet endroit en 2006 (R. Martin, comm. pers., 2006), mais il se peut qu’un réservoir de semences existe encore dans le sol.

Fluctuations et tendances

Les données associées aux mentions britanno-colombiennes de plagiobothryde odorante sont insuffisantes pour révéler les fluctuations démographiques de l’espèce, mais la tendance vers la disparition est indubitable. Les données concernant une population de Plagiobothrys tenellus de l’île Galiano, autre plante annuelle en péril en Colombie-Britannique, montrent que cette espèce semble connaître des fluctuations démographiques extrêmes.

Immigration de source externe

Les populations de plagiobothryde odorante les plus proches du Canada se trouvent dans la partie sud de la dépression de Puget dans l’État de Washington, où la situation des populations n’est pas actuellement suivie (Washington Natural Heritage Program, 2003). La population américaine la plus proche se trouve à environ 450 km. Cette distance est telle que les échanges naturels, génétiques ou autres, entre populations américaines et canadiennes sont hautement improbables. On ne peut donc pas véritablement compter sur une immigration depuis le sud de la frontière. Par contre, ces populations du sud pourraient constituer une source importante de semences pour la réintroduction manuelle de l’espèce dans l’île de Vancouver. On ne sait toutefois pas si la génétique des plagiobothrydes odorantes du sud de la frontière leur permettrait de survivre au Canada.

Retournez à la table des matières

Facteurs limitatifs et menaces

Les milieux naturels des régions de Victoria et de Nanaimo ont été fortement altérés par le développement foncier. Dans le passé, le paysage agricole et un régime d’aménagement des terres moins intensif ont pu maintenir des habitats propices à l’espèce, qui s’ajoutaient aux habitats strictement naturels. Cependant, les terres agricoles, du fait qu’elles sont des terrains plats facilement aménageables, ont été les premières à faire l’objet d’un développement urbain et résidentiel. Parallèlement, une bonne partie du paysage naturel restant a aussi été altérée, d’où d’importantes pertes d’habitat qui ont probablement constitué la principale cause de la quasi-disparition de l’espèce au Canada.

Parmi les autres facteurs qui ont pu contribuer au déclin de l’espèce, on compte les modifications des régimes hydrologiques (le remblayage des terres humides, le drainage, la construction), l’entretien des routes, la compétition due à des espèces de plantes étrangères envahissantes, et la prolifération d’espèces ligneuses due à la lutte contre les incendies.

Actuellement, la population de plagiobothryde odorante est si petite qu’elle se trouve fortement vulnérable à des événements environnementaux stochastiques comme la sécheresse, la maladie ou les perturbations dues aux animaux. Même dans des conditions environnementales stables, la variation aléatoire des paramètres démographiques (stochasticité démographique) pourrait entraîner des fluctuations de cette population pouvant éventuellement réduire à néant le nombre de reproducteurs, d’où extinction de la population. On ne sait pas s’il existe dans le sol un réservoir de semences qui pourrait atténuer de telles fluctuations. Il se pourrait aussi que l’espèce connaisse localement une dépression de consanguinité, autre danger qui menace parfois les petites populations isolées.

Mis à part les problèmes démographiques et génétiques habituellement inhérents aux populations de petite taille, la plus grande menace immédiate pesant sur la survie de la plagiobothryde odorante à l’île Hornby est probablement la compétition due à des plantes étrangères envahissantes, particulièrement des graminées non indigènes présentes dans la région, comme le Lolium perenne (ivraie vivace), l’Agrostis capillaris (agrostide fine), le Poa pratensis (pâturrin des prés), l’Aira praecox (canche précoce), et l’Anthoxanthum odoratum (flouve odorante). Le développement urbain en cours dans la région constitue également une importante menace potentielle pour l’espèce et son habitat. Pour le moment, on ne connaît pas les plans de développement exacts pour le site occupé par la plagiobothryde odorante.

Retournez à la table des matières

Importance de l'espèce

La plagiobothryde odorante, l’une des espèces de Boraginacées les plus jolies, est utilisée dans les jardins comme plante annuelle couvre-sol tant aux États-Unis qu’en Europe. On a déjà suggéré également d'utiliser cette espèce avec d'autres herbacées pour contrôler la propagation de l'alpiste roseau (Phalaris arundinacea) dans les terres humides (consulter le site : http://tncweeds.ucdavis.edu/moredocs/phaarun01.pdf ). On ne lui connaît aucune utilisation traditionnelle chez les Premières nations.

Retournez à la table des matières

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le Plagiobothrys figuratus ssp. figuratus n’est pas considéré comme en péril à l’échelle mondiale (cote mondiale établie par le réseau de programmes du patrimoine naturel : G4T4). Pour l’Oregon, où il est présent dans un certain nombre d’endroits, on lui a attribué la cote S4. Dans l’État de Washington et en Alaska, sa cote est SNR (espèce non classée), et elle est SNA (espèce introduite et donc non visée par les activités de conservation) en Arkansas, en Illinois, au Michigan et en Caroline du Nord. Sa cote nationale pour les États-Unis établie par le réseau de programmes du patrimoine naturel est N4 (NatureServe, 2005).

En Colombie-Britannique, la cote provinciale de la plagiobothryde odorante est S1 (gravement en péril); l’espèce est également jugée gravement en péril (N1) à l’échelle du Canada (NatureServe, 2005). L’espèce ne bénéficie actuellement d’aucune protection légale au Canada, mais elle est candidate potentielle à l’inscription sur la liste des espèces en péril de la Wildlife Amendment Act de la Colombie-Britannique (2004).

Retournez à la table des matières

Résumé technique

Plagiobothrys figuratus

Plagiobothryde odorante – Fragrant popcornflower

Répartition au Canada :

sud-ouest de la Colombie-Britannique

Données démographiques

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population) :

Moins de un an

Tendance et dynamique de la population

Pourcentage observé de la réduction du nombre total d’individus matures au cours des dix dernières années.

Moins de 50 %

Pourcentage prévu de la réduction du nombre total d’individus matures au cours des dix prochaines années.

Inconnu

Pourcentage observé de la réduction du nombre total d’individus matures au cours d’une période de dix ans couvrant une période antérieure et ultérieure :

Inconnu

Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles?

Non

Est-ce que les causes du déclin sont clairement comprises?

Inconnu

Est-ce que les causes du déclin ont effectivement cessé?

Non

Tendance observée du nombre de populations :

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?

Inconnu, quoique probable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?

Non

Nombre d’individus matures dans chaque population

Île Hornby

1 en 2005
0 en 2006
Total: Présence de réservoirs de semences seulement?

Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d’occurrence (km²)

Données historiques : superficie du triangle acutangle formé par Victoria, l’île Hornby et Comox :

  • Données historiques : 1 600
  • Données actuelles : moins de 1 km²

Tendance observée dans la zone d’occurrence :

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence?

Non

 

Superficie estimée de la zone d’occupation (km²). La superficie actuellement occupée est d’environ 1 m², mais la zone d’occupation fondée sur une grille de 1 km par 1 km est de 1 km² : 1 km²

Tendance observée dans la zone d’occupation :

Inconnue, mais probablement en déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation?

Non

La population totale est-elle très fragmentée?

Non

Nombre d’emplacements actuels :

1

Tendance du nombre d’emplacements :

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements?

Non

Tendance observée de l’aire de l’habitat :

En déclin

Analyse quantitative

0,00 % de probabilité de disparition du pays depuis des années

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Perte de l’habitat en raison de l’urbanisation ou de l’aménagement urbain
  • Stochasticité environnementale
  • Stochasticité démographique
  • Dépression de consanguinité
  • Compétition due aux espèces végétales indigènes et exotiques

Immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

États-Unis : (G4N4)

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Inconnu

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Probablement

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Habitat disponible, mais limité. Probablement

La possibilité d’une immigration de populations externes existe-t-elle?

Non

Statut existant

COSEPAC : En voie de disparition (2008)

Statut et justification de la désignation

Statut : En voie de disparition

Code alphanumérique : B1ab(iii)+ 2ab(iii); C2a(i,ii); D1

Justification de la désignation : Même si un seul plant a été observé en 2005, et aucun en 2006, l’espèce existe probablement sous forme de graines dans le sol. Les chances de survie à long terme de l’espèce sont en péril en raison des menaces continues qui pèsent sur l’habitat découlant de facteurs tels que la perte d’habitat attribuable à l’urbanisation et à l’aménagement, la stochasticité environnementale et démographique et la compétition d’espèces végétales indigènes et exotiques.

Applicabilité des critères

  • Critère A (Déclin du nombre total d’individus matures) : Sans objet. Il est probable que la population fluctue.
  • Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », B1ab(iii)+2ab(iii); la zone d’occurrence et la zone d’occupation sont inférieures aux limites maximales et ne comprennent qu’une seule population potentielle existant sous forme d’un réservoir de semences dans le sol; un déclin continu est inféré des menaces permanentes qui affectent la qualité de l’habitat du site qui se trouve en bordure d’un chemin situé à proximité d’un ensemble résidentiel.
  • Critère C (Petite population et déclin du nombre d’individus matures) : Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », C2a(i,ii); moins de 2 500 plants matures présentent un déclin continu inféré en raison des menaces permanentes pesant sur l’habitat d’une seule population dans laquelle il reste moins de 250 individus matures.
  • Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », D1, avec moins de 250 individus matures.
  • Critère E (Analyse quantitative) : Aucune donnée de disponible.

Retournez à la table des matières

Remerciements et experts contactés

Monsieur Allan Fletcher, originaire de l’île Hornby, a fourni une aide précieuse afin de repérer le site dans la baie Whaling Station où la plagiobothryde odorante a été photographiée pour la dernière fois en 1968. Quant à monsieur Richard Martin (Ph.D.), on lui attribue le mérite d’avoir redécouvert la plagiobothryde odorante sur l’île Hornby après qu’on ait cru à sa disparition du Canada. Nous tenons à le remercier d’avoir transmis ses découvertes à d’autres botanistes et d’avoir fourni des données importantes au sujet du site pour la rédaction du rapport. Le financement du présent rapport a été fourni par le Conservation Data Center de la Colombie-Britannique (anciennement le Ministry of Sustainable Resource Management, maintenant nommé le Ministry of Environment).

Experts contactés

  • Eberhardt, Ewen. Biologiste de la conservation des espèces en péril/Gestion des données, Bureau national de Parcs Canada, Ottawa.
  • Fraser, David. Endangered Species Specialist, Ministry of Water, Land and Air Protection de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).
  • Turner, Nancy. School of Environmental Studies, University of Victoria, Victoria (Colombie-Britannique).

Retournez à la table des matières

Sources d’information

Amsberry, K. 2001. Conservation biology of Plagiobothrys hirtus (Boraginaceae): evaluation of life history and population enhancement, thèse de maîtrise ès sciences, Oregon State University, Corvallis (Oregon), 132 p.

Annie’s Annuals and Perennials. 2007. Site Web consulté en septembre 2007.

Brock, R. 1993. Reconnaissance Survey for Plagiobothrys figuratus ssp. Corallicarpus, rapport inédit, Medford District Bureau of Land Management and Siskiyou chapter of the Native Plant Society of Oregon, 10 p.

Ceska, A. Comm. pers. 2005. Correspondance par courriel adressée au Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, Ceska Geobotanical Consulting, Victoria.

Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique. 2002. HERB database, Ministry of Sustainable Resource Management de la Colombie-Britannique, Terrestrial Information Branch, Victoria (Colombie-Britannique).

Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique. 2005. HERB database, Ministry of Sustainable Resource Management de la Colombie-Britannique, Terrestrial Information Branch.

Dellavalle-Sanvictores, M. 2000. Phylogenetic analysis of the genus Plagiobothrys (Boraginaceae) using morpological and nutlet pericarp ultrastructural data, thèse de maîtrise, San Diego State University: Studies in Plant Systematics. Site Web consulté en mars 2006.

Douglas, G.W., G. Straley, D. Meidinger et J. Pojar. 1998. Illustrated Flora of British Columbia. Vol. 2: Dicotyledons (Balsaminaceae through Cucurbitaceae), Ministry of Environment, Lands & Parks de la Colombie-Britannique et Ministry of Forests de la Colombie-Britannique, Victoria, 401 p.

Douglas, George W., Del Meidinger et Jenifer Penny. 2002. Rare Vascular Plants of British Columbia, Ministry of Sustainable Resource Management de la Colombie-Britannique et Ministry of Forests de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).

Fuchs, Marilyn A. 2001. Towards a recovery strategy for Garry oak and associated ecosystems in Canada: ecological assessment and literature review, rapport technique GBEI/EC-00-030, Environnement Canada, Service canadien de la faune, Région du Pacifique et du Yukon.

Gilkey, Helen, et La Rea J. Dennis. 1967. Handbook of Northwestern Plants, Oregon State University Bookstores, Inc. Corvallis (Oregon), 505 p.

Hitchcock, C. Leo, Arthur Cronquist, Marion Ownbey et J.W. Thompson. 1959. Vascular Plants of the Pacific Northwest. Part 4: Ericaceae through Campanulaceae, University of Washington Press, Seattle (État de Washington), 510 p.

Hoover, R.F. 1941. The genus Arcade, Bulletin of the Torrey Botanical Club 68:149-156.

Hulten, Eric. 1976. Flora of Alaska and Neighboring Territories, A Manual of the Vascular Plants, Stanford University Press, Stanford (Californie).

Ingham, E.R., et M.V. Wilson. 1999. The mycorrhizal colonization of six wetland plant species at sites differing in land use history, Mycorrhiza 9:233-235.

Johnston, Ivan M. 1923. Studies in Boraginaceae. 4. A synopsis and redefinition of Plagiobothrys, Contributions from the Gray Herbarium of Harvard University, New Series 68:57-80.

Keeley, J.E., et p.H. Zedler. 1998. Characterization and global distribution of vernal pools, pages 1-14, in C.W. Witham, E.T. Baunder, D. Belk, W.R. Ferren Jr. et R. Ornduff (éd.), Ecology, conservation and management of vernal pool ecosystems - proceedings from a 1996 conference, California Native Plant Society, Sacramento (Californie).

King, J.L. 1998. Loss of diversity as a consequence of habitat destruction in California vernal pools, pages 119-123, in C.W. Witham, E.T. Baunder, D. Belk, W.R. Ferren Jr. et R. Ornduff (éd.), Ecology, conservation and management of vernal pool ecosystems - proceedings from a 1996 conference, California Native Plant Society, Sacramento (Californie).

Lea, E. 2002. Garry oak ecosystem maps, Terrestrial Information Branch, Ministry of Sustainable Resource Management de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique). (consulté en avril 2003).

Martin, R. Comm. pers. 2006. Conversations téléphoniques avec M. Miller et Jenifer Penny, botanistes amateurs et résidents de l’île Denman (Colombie-Britannique).

Mohlenbrook, Robert H. 1975. Guide to the Vascular Flora of Illinois, Southern Illinois University Press, Feffes & Simons, Inc. London and Amsterdam.

NatureServe. 2005. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life [application Web disponible en anglais seulement], Version 4.2, NatureServe, Arlington (Virginie). (consulté en janvier 2005).

Newhouse, Bruce. 2003. Native Oak and Prairie Habitats of the Willamette Valley, Conference paper, Native Plant Restoration and Management on Public Lands in the Pacific Northwest, LaSells Stewart Center, Oregon State University, Corvallis (Oregon), du 11 au 13 février 2003.

Noss, R.F., E.T. LaRoe III et J.M. Scott. 1995. Endangered ecosystems of the United States: A preliminary assessment of loss and degradation, National Biological Service, Biological Report 28.

Oregon Natural Heritage Program. 2002. Rare, threatened and endangered plants and animals of Oregon, Oregon Natural Heritage Program, Portland (Oregon), 94 p.

Radford, Albert E., Harry E. Ahles et C. Ritchie Bell. 1968. Manual of Vascular Flora of the Carolinas, The University of North Carolina Press, Chapel Hill (Caroline du Nord), 1193 p.

Smith, Edwin, B. 1994. Keys to the Flora of Arkansas, University of Arkansas Press, Fayetteville (Arkansas), 363 p.

USDA-NRCS 2002. The PLANTS Database, Version 3.5, National Plant Data Centre, U.S. Dept. of Agriculture, Baton Rouge (Louisiane) 70874-4490, États-Unis. Site Web consulté en mars 2006.

USFWS (U.S. Fish and Wildlife Service). 2003. Recovery plan for the rough popcornflower (Plagiobothrys hirtus), Portland (Oregon), 60 p.

Washington Natural Heritage Program. 2003. List of plants tracked by the Washington Natural Heritage Program. Site Web consulté le 23 février 2003.

Welsh, S.L. 1974. Anderson’s flora of Alaska and adjacent parts of Canada, Brigham Young University Press, Provo (Utah).

Wilson, M.V. 1999. Evaluating prescribed burning to improve prairie quality in the Willamette Floodplain Research Natural Area, W. L. Finley National Wildlife Refuge, Oregon, rapport au U.S. Fish and Wildlife Service, Western Oregon Refuge Complex, 26 p.

Retournez à la table des matières

Sommaire biographique des rédacteurs du rapport

Mike Miller est titulaire d’un Ph.D. en biologie de la University of Victoria, où ses travaux ont porté sur la dynamique des populations chez les Liliacées. Il a rédigé des rapports de situation du COSEPAC et contribué à l’élaboration de programmes nationaux de rétablissement pour plusieurs espèces de plantes en péril. Il a aussi participé à de nombreux relevés de plantes rares pour le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique. Il agit actuellement à titre bénévole comme membre du groupe de mise en œuvre du rétablissement des espèces végétales en péril pour l’Équipe de rétablissement des écosystèmes du chêne de Garry.

Brenda Costanzo est titulaire d’un M.Sc. en biologie de la University of Victoria. Elle a été conservatrice adjointe de l’herbier de cette même université de 1989 à 2001. Mme Costanzo a une vaste expérience des travaux de terrain en botanique et a récemment œuvré à la préparation de fiches d’information sur les plantes en péril des écosystèmes du chêne de Garry et des écosystèmes associés pour l’Équipe de rétablissement des écosystèmes du chêne de Garry. Elle est l’ancienne présidente du groupe de mise en œuvre du rétablissement des espèces végétales en péril de l’Équipe de rétablissement des écosystèmes du chêne de Garry. Actuellement, elle occupe un poste de biologiste (espèces végétales en péril) au ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique.

Hans Roemer a obtenu un M.Sc. de l’Université technique de Hanovre (Allemagne) en 1967, et un Ph.D. de la University of Victoria en 1972. Il a été titulaire d’une bourse de recherche postdoctorale à la University of British Columbia et a travaillé comme consultant en environnement en Colombie-Britannique et en Allemagne jusqu’en 1977. De 1978 à 2002, il a occupé des postes en écologie végétale pour les programmes des réserves écologiques et des parcs provinciaux du gouvernement de la Colombie-Britannique. Après sa retraite de la fonction publique en 2002, il a travaillé comme consultant indépendant dans les domaines de la conservation, de l’écologie végétale et de la botanique de terrain. Il a rédigé de nombreux rapports sur les espèces végétales rares du sud-ouest de la Colombie-Britannique.

Retournez à la table des matières

Collections examinées

  • Herbier de l’Oregon State University (OSU);
  • collections du Royal British Columbia Museum (V);
  • herbier de la University of British Columbia (UBC);
  • herbier de la University of Victoria (UVIC)

Retournez à la table des matières