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Carcajou (Gulo gulo)

Répartition

Aire de répartition mondiale

Le carcajou est une espèce holarctique que l’on retrouve d’un bout à l’autre de l’Amérique du Nord et de l’Eurasie. Il est présent au Canada, aux États-Unis, en Finlande, en Norvège, en Suède, en Estonie, en Mongolie et dans la Fédération de Russie (Hilton-Taylor, 2000).

Depuis le milieu du XIXe siècle, la colonisation du territoire par les humains a entraîné la diminution de l’aire de répartition du carcajou aux États-Unis. L’espèce a disparu de la quasi-totalité de son aire de répartition dans le Nord-Est, les États des Grands Lacs et les hautes plaines, où elle n’était présente qu’à de très faibles densités et où les limites de son aire de répartition étaient incertaines (DeVos, 1964; Hamilton et Fox, 1987; Wilson, 1982; Predator Conservation Alliance, 2001) (figure 2). Les populations des États de l’Ouest ont été fragmentées et ont diminué (Banci, 1994). Il est possible qu’au sud, l’aire de répartition du carcajou ait déjà atteint l’Arizona et le Nouveau-Mexique. Toutefois, à présent, seules des populations clairsemées occupent les régions montagneuses de l’État de Washington, de l’Oregon, de la Californie, de l’Idaho, de l’Ouest du Montana, du Wyoming et du Colorado (Banci, 1994). Des populations résiduelles sont aussi présentes dans le Sud des Rocheuses (au Colorado; Kahn et Byrne, 1998), voire dans le Maine et le Michigan.


Figure 2 : Répartition de Gulo gulo en Amérique du Nord

Figure 2 : Répartition de Gulo guloen Amérique du Nord.

Adapté de Hash (1987), de Johnson (1990) et de Fortin et al. (2002) et modifié à partir de données fournies par Berezanski (comm. pers., 2002), Carrière (comm. pers. 2002), Dawson (comm. pers., 2002), Kosinski (comm. pers., 2002), Popko (comm. pers., 2002), Jessup (comm. pers., 2003), Magoun (comm. pers., 2003) et Mulders (comm. pers., 2003).

L’aire de répartition historique du carcajou en Amérique du Nord telle qu’elle est habituellement décrite dans la documentation (voir par exemple Kelsall, 1981) a été établie par rapport à des éléments anecdotiques comme des témoignages personnels et l’analyse des données sur le nombre de fourrures. Ces deux sources de données sont souvent plus liées à des facteurs socio-économiques plutôt qu’aux populations d’animaux à fourrure comme telles. Les entreprises de traite de fourrures comme la Compagnie de la Baie d’Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest commerçaient sur de très vastes territoires qui sont aujourd’hui divisés en plusieurs entités politiques (Novak et al., 1987; Obbard et al., 1987). Il est peu probable que des populations viables aient jamais existé dans les aires écologiques des Prairies ou des plaines des Grands Lacs, même si on indique habituellement que ces aires font partie de l’aire de répartition historique du carcajou. Aucune des aires d’où on présume que l’espèce a disparu n’a jamais produit un nombre significatif de fourrures. Il est même possible que certains habitats situés à la limite de l’aire de répartition actuelle du carcajou (figure 2) comme, entre autres, la tremblaie-parc qui borde les prairies, aient toujours été des puits pour les populations plutôt que des réservoirs. En Amérique du Nord, les études portant sur le carcajou ont été peu nombreuses et l’étendue de l’aire de répartition historique reste inconnue.


Aire de répartition au Canada

Au Canada, l’aire de répartition actuelle du carcajou (figure 3) englobe toutes les aires écologiques délimitées par le COSEPAC (boréale, arctique, des montagnes du Nord, des montagnes du Sud et du Pacifique), à l’exception de celles de l’Atlantique, des Prairies et des plaines des Grands Lacs. Il n’y a jamais eu de carcajous en Nouvelle-Écosse, dans l’île de Terre-Neuve, à l’Île-du-Prince-Édouard, dans les îles de la Reine-Charlotte et dans certaines îles du Nord-Ouest de l’Archipel arctique dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut (Dauphiné, 1989). Le carcajou est présent dans certaines îles arctiques, dont les suivantes : Victoria, Stefansson, Prince-de-Galles, Somerset, Devon, Cornwall, Amund Ringnes, Ellesmere, Baffin, Bylot, Southampton, Coates et Mansel (Carrière, comm. pers., 2002). On le retrouve aussi dans au moins deux îles du Pacifique, soit les îles de Vancouver (s’il n’y est pas disparu) et Pitt (MacLeod, 1950).


Figure 3 : Répartition de Gulo gulo au Canada

Répartition de Gulo gulo au Canada.

Adapté de Hash (1987), de Johnson (1990) et de Fortin et al. (2002) et modifié à partir de données fournies par Berezanski (comm. pers., 2002), Carrière (comm. pers. 2002), Dawson (comm. pers., 2002), Kosinski (comm. pers., 2002), Popko (comm. pers., 2002), Jessup (comm. pers., 2003), Magoun (comm. pers., 2003) et Mulders (comm. pers., 2003).

La diminution de l’aire de répartition du carcajou a débuté au milieu du XIXe siècle. L’espèce a alors disparu du Nouveau-Brunswick, de la majeure partie du Nord de l’Ontario, du Québec et du Labrador ainsi que des tremblaies-parcs au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta (Dauphiné, 1989).