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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le ptéléa trifolié (Ptelea trifoliata) au Canada – Mise à jour

COSEPAC Résumé

Ptéléa trifolié
Ptelea trifoliata

Description

Le ptéléa trifolié (Ptelea trifoliata) est un petit arbre de la famille des Rutacées. Les feuilles sont alternes, trifoliolées, aromatiques. La floraison se produit au début de l'été. Les fleurs sont de couleur crème, comportent 4 ou 5 pétales et sont réunies en groupes terminaux. Le fruit arrive à maturité tard en saison; il est sec, discoïde, et renferme 2 ou 3 graines.

Répartition

La sous-espèce typique du Ptelea trifoliata est présente depuis les Grands Lacs inférieurs et l'Est de la Pennsylvanie jusque dans le Nord de la Floride et au Texas. D'autres sous-espèces sont présentes plus au sud et à l'ouest, jusqu'au Mexique.

Habitat

En Ontario, le ptéléa trifolié pousse presque exclusivement sur les bords du lac Érié ou à proximité, souvent dans des milieux subissant des perturbations naturelles, où il fait partie de la lisière extérieure de la végétation littorale.

Biologie

Le ptéléa trifolié est une espèce dioïque (individus mâles et individus femelles) et entomophile (pollinisée par des insectes). Le fruit est dispersé par le vent, et les semis s'établissent dans des milieux ouverts ou perturbés.

Taille et tendances des populations

Trois populations établies dans des terrains protégés comptent chacune 100 individus ou plus; selon les données soigneusement compilées dans un de ces sites, le nombre d’individus reproducteurs a diminué de 60 p. 100 en 17 ans. Depuis la préparation du premier rapport, trois populations ont disparu, surtout sous l'effet d'activités humaines près de l'habitat littoral, ce qui porte à quatre le nombre des populations disparues connues. Plusieurs autres populations ont décliné depuis 1982, tandis que d'autres sont stables ou ont augmenté. Quatre nouveaux sites ont été confirmés depuis 1982. Dans les 17 sites où une comparaison des effectifs est possible, le nombre total d’individus a diminué, passant de 391 à 221 (déclin de 43 p. 100). Selon les estimations, le site de la pointe Pelée et d'autres sites n'ayant pas fait l'objet de relevés précis en 2000-2001 compteraient de 300 à 450 individus additionnels, outre les 350 dénombrés sur la rive ouest de l'île Pelée et à l'île Middle. Cependant, faute de données, il n'est pas possible de faire des comparaisons avec 1982.

Facteurs limitatifs et menaces

Le ptéléa trifolié s’établit rarement dans les milieux ouverts de l'intérieur des terres, car il est principalement tributaire des milieux littoraux. Il semble surtout menacé par les activités humaines sur le littoral du lac Érié. De plus, des dégâts importants causés par un coléoptère perce-pousse ont été observés chez quelques populations

Importance de l'espèce

Le ptéléa trifolié est une composante de la végétation stabilisant certaines portions du littoral du lac Érié. Il est une des deux espèces indigènes dont s'alimentent les chenilles d’un papillon rare, le grand porte-queue. Le ptéléa trifolié est employé à des fins médicinales et économiques, y compris par les Autochtones, depuis fort longtemps.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de pageb
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page c

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page d

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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