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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le ptéléa trifolié (Ptelea trifoliata) au Canada – Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Ptéléa trifolié
Ptelea trifoliata
au Canada

ptéléa trifolié

Espèce menacée 2002


COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada


COSEWIC

Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

Nota : Toute personne souhaitant citer l’information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer l’auteur); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l’évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l’évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le ptéléa trifolié (Ptelea trifoliata) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 18 p.

Ambrose, J.D. 2002. Rapport de situation du COSEPAC sur le ptéléa trifolié (Ptelea trifoliata) au Canada, in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le ptéléa trifolié (Ptelea trifoliata) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa . Pages 1-18.

Rapport précédent

Ambrose, J.D. 1984. COSEWIC Status Report on the hop tree Ptelea trifoliata in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 31 p.

Note de production

Le nom « ptéléa trifolié » (Ptelea trifoliata), utilisé par le COSEPAC fait maintenant référence en anglais au nom « Common Hoptree » (Ptelea trifoliata), (anciennement reconnu par le COSEPAC sous le nom « Hop Tree » [ptéléa trifolié]).

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Common Hoptree Ptelea trifoliata in Canada.

Illustration de la couverture

Ptéléa trifolié – Susan Laurie-Bourque, Musée canadien de la nature

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2003

de catalogue CW69-14/316-2003F-IN
ISBN 0-662-89158-9

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l'évaluation – Novembre 2002

Nom commun : Ptéléa trifolié

Nom scientifique : Ptelea trifoliata

Statut : Espèce menacée

Justification de la désignation : Une espèce dont l'aire de répartition est restreinte au Canada et la taille de la population est petite, se trouvant principalement le long d'habitats riverains sableux. L'espèce a subi de lourdes pertes à certains de ses sites en raison du développement à des fins de construction de chalets, de dommages à ses habitats causés par le nombre croissant de cormorans nicheurs et d'autres facteurs inconnus. Une menace potentielle nouvellement reconnue dont l'incidence est inconnue est posée par un coléoptère perceur récemment découvert qui cause des dommages aux fleurs et à de grandes parties de la couronne des arbres.

Répartition : Ontario

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en avril 1984. Réexamen du statut : l'espèce a été reclassifiée dans la catégorie de risque plus élevé « menacée » en novembre 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Ptéléa trifolié
Ptelea trifoliata

Description

Le ptéléa trifolié (Ptelea trifoliata) est un petit arbre de la famille des Rutacées. Les feuilles sont alternes, trifoliolées, aromatiques. La floraison se produit au début de l'été. Les fleurs sont de couleur crème, comportent 4 ou 5 pétales et sont réunies en groupes terminaux. Le fruit arrive à maturité tard en saison; il est sec, discoïde, et renferme 2 ou 3 graines.

Répartition

La sous-espèce typique du Ptelea trifoliata est présente depuis les Grands Lacs inférieurs et l'Est de la Pennsylvanie jusque dans le Nord de la Floride et au Texas. D'autres sous-espèces sont présentes plus au sud et à l'ouest, jusqu'au Mexique.

Habitat

En Ontario, le ptéléa trifolié pousse presque exclusivement sur les bords du lac Érié ou à proximité, souvent dans des milieux subissant des perturbations naturelles, où il fait partie de la lisière extérieure de la végétation littorale.

Biologie

Le ptéléa trifolié est une espèce dioïque (individus mâles et individus femelles) et entomophile (pollinisée par des insectes). Le fruit est dispersé par le vent, et les semis s'établissent dans des milieux ouverts ou perturbés.

Taille et tendances des populations

Trois populations établies dans des terrains protégés comptent chacune 100 individus ou plus; selon les données soigneusement compilées dans un de ces sites, le nombre d’individus reproducteurs a diminué de 60 p. 100 en 17 ans. Depuis la préparation du premier rapport, trois populations ont disparu, surtout sous l'effet d'activités humaines près de l'habitat littoral, ce qui porte à quatre le nombre des populations disparues connues. Plusieurs autres populations ont décliné depuis 1982, tandis que d'autres sont stables ou ont augmenté. Quatre nouveaux sites ont été confirmés depuis 1982. Dans les 17 sites où une comparaison des effectifs est possible, le nombre total d’individus a diminué, passant de 391 à 221 (déclin de 43 p. 100). Selon les estimations, le site de la pointe Pelée et d'autres sites n'ayant pas fait l'objet de relevés précis en 2000-2001 compteraient de 300 à 450 individus additionnels, outre les 350 dénombrés sur la rive ouest de l'île Pelée et à l'île Middle. Cependant, faute de données, il n'est pas possible de faire des comparaisons avec 1982.

Facteurs limitatifs et menaces

Le ptéléa trifolié s’établit rarement dans les milieux ouverts de l'intérieur des terres, car il est principalement tributaire des milieux littoraux. Il semble surtout menacé par les activités humaines sur le littoral du lac Érié. De plus, des dégâts importants causés par un coléoptère perce-pousse ont été observés chez quelques populations

Importance de l'espèce

Le ptéléa trifolié est une composante de la végétation stabilisant certaines portions du littoral du lac Érié. Il est une des deux espèces indigènes dont s'alimentent les chenilles d’un papillon rare, le grand porte-queue. Le ptéléa trifolié est employé à des fins médicinales et économiques, y compris par les Autochtones, depuis fort longtemps.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de pageb
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page c

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page d

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :
Ptelea trifoliata L.
Noms communs :
ptéléa trifolié, orme de Samarie
Famille :
Rutacées
Grand groupe végétal :
Dicotylédones

Le ptéléa trifolié est distinct sur le plan taxinomique dans la portion nord de son aire de répartition, mais il coexiste avec d'autres espèces et sous-espèces de Ptelea dans le Sud-Ouest de l'Amérique du Nord. Bailey (1962) donne des détails sur les espèces apparentées et les taxons infraspécifiques, et le premier rapport de situation en présente un résumé (Ambrose et Aboud, 1982).

Description

Le ptéléa trifolié est un petit arbre ou un grand arbuste. L'écorce est brun rougeâtre, lisse. Les feuilles sont alternes, trifoliolées, aromatiques. La floraison se produit au début de l'été; les fleurs sont odorantes et de couleur crème, comportent 4 ou 5 pétales et sont réunies en groupes terminaux. Les fleurs mâles et femelles sont portées par des individus différents, puisqu'il s'agit d'une espèce dioïque. Il arrive cependant que certains individus produisent des groupes de fleurs mâles comportant quelques fleurs femelles au centre. Le fruit est discoïde, ailé, indéhiscent et sec et renferme 2 ou parfois 3 graines (figure 1). Ambrose et Aboud (1982) donnent une description complète du ptéléa trifolié. Les sites Web d'Environnement Canada et du Musée royal de l'Ontario (MRO/MRNO) sur les espèces en péril présentent des photographies de l'espèce.

Figure 1. Rameau, feuilles et fruits mûrs du ptéléa trifolié (dessin de Susan Laurie-Bourque, gracieusement fournie par le Musée canadien de la nature).

Rameau, feuilles et fruits mûrs du ptéléa trifolié (dessin de Susan Laurie-Bourque,gracieusement fournie par le Musée canadien de la nature)

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Répartition

Répartition mondiale

La sous-espèce type du Ptelea trifoliata (P. trifoliata ssp. trifoliata) est naturellement présente depuis les Grands Lacs inférieurs et l'Est de la Pennsylvanie jusqu'au Texas et dans le Nord de la Floride. D'autres sous-espèces sont présentes plus au sud, en Floride et au Mexique, et vers l'ouest, jusqu'au Nouveau-Mexique et en Arizona (figure 2). Le rapport de situation d'Ambrose et Aboud (1982) présente une carte de répartition de l'espèce, et le rapport d'Ambrose (1984), une carte de répartition de la sous-espèce, dont une version modifiée figure sur le site Web du MRO/MRNO.

Figure 2. Répartition du Ptelea trifoliata ssp. trifoliata en Amérique du Nord, au nord du Mexique (d'après Ambrose, 1984).

 Répartition du Ptelea trifoliata ssp

Répartition canadienne

Au Canada, le ptéléa trifolié est confiné à l'extrême Sud de l'Ontario et plus précisément au littoral du lac Érié et à quelques sites situés à l'intérieur des terres (figure 3). Des cartes détaillées sont présentées dans Ambrose et Aboud (1982), Ambrose (1984) ainsi que le site Web des espèces en péril du MRO/MRNO. Des spécimens ont été récoltés au Québec, où l'espèce est toutefois considérée comme introduite (Rousseau, 1974).

Figure 3. Répartition du Ptelea trifoliata au Canada (d'après Ambrose, 1984, avec modifications).

Répartition du Ptelea trifoliata au Canada (d'après Ambrose, 1984, avec modifications)

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Habitat

Besoins de l’espèce

Au Canada, le Ptelea trifoliata pousse presque exclusivement sur le littoral du lac Érié ou à proximité, souvent dans des milieux subissant des perturbations naturelles, où il fait partie de la lisière extérieure de la végétation ligneuse littorale. À la pointe Pelée et à la pointe Fish, il est commun sur les flèches de sable du littoral ouest exposé au vent, mais rare du côté sous le vent et à l'intérieur des terres. Il pousse le plus souvent dans des sables pauvres en éléments nutritifs, mais s'établit parfois dans d'autres types de substrats secs, comme des sols minces recouvrant des calcaires. Il tolère peu les milieux très ombragés et perd de la vigueur sous le couvert d'arbres plus grands. Il pousse dans des régions où la saison de végétation est longue et où le climat est tempéré par la proximité du lac Érié. Les semis s'établissent facilement dans les milieux sableux ouverts ou à couverture végétale clairsemée.

Tendances

Depuis les relevés de 1982, un déclin a été observé dans des populations importantes se trouvant sur des terrains protégés, notamment à la pointe Fish et à la pointe Pelée, mais nous ne savons pas si ces changements traduisent une tendance à la baisse ou une fluctuation normale de la taille des populations. À l'île Middle, la population se porte bien et est probablement en croissance en raison des ouvertures créées dans le couvert par une grande population de cormorans nicheurs. Plusieurs petites populations se trouvant dans des lieux protégés ont subi une baisse d’effectif (flèche littorale du marais Hillman, plage Holiday, etc.), tandis que d'autres ont un effectif stable ou en croissance (parcs provinciaux Rondeau et Port Burwell, zone de conservation Cedar Beach, etc.). Les populations établies sur des terrains privés ou municipaux situés en bordure de plages ou de routes ont beaucoup souffert de la construction de chalets ou de mesures intensives d'élimination de la végétation indigène ou d'entretien des plages. Dans certains cas, ces activités ont entraîné la disparition de populations locales (plage Linden, Seacliff, plage Érié, etc.) ou des diminutions importantes d'effectif (Thamesville, zone allant de la plage Crescent à la pointe Windmill, etc.).

Protection et propriété des terrains

Les grandes populations du parc national de la Pointe-Pelée (y compris l'île Middle) et de la réserve naturelle provinciale de la pointe Fish se trouvent sur des terrains appartenant respectivement aux gouvernements fédéral et provincial. Des populations plus petites se trouvent sur des terres publiques relevant du gouvernement fédéral, de la province, d'offices de protection de la nature et de municipalités, mais ces terrains ne sont pas nécessairement gérés pour la conservation des espèces rares (aménagement d’accotements et fossés, entretien de plages, etc.). L'alvar du chemin Stone est une réserve naturelle appartenant conjointement à la Federation of Ontario Naturalists, à la Société canadienne pour la conservation de la nature et à l'Office de protection de la nature de la région d'Essex.

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Biologie

Généralités

Les feuilles du ptéléa trifolié apparaissent tardivement. Les fleurs naissent à l'extrémité des nouvelles pousses à la fin du printemps, habituellement pendant les deux premières semaines de juin dans la partie ontarienne de l’aire de répartition. Le fruit arrive à maturité vers la fin de l'été et est dispersé par le vent à la fin de l'automne ou en hiver. La dormance des graines est levée par le froid hivernal.

Les semis se développent en plein soleil ou sous ombre partielle. L’arbre semble fleurir de moins en moins à mesure que l'ombre augmente, et l’espèce persiste rarement dans les forêts à couvert dense. L’arbre semble vivre peu longtemps, peut-être parce qu'il s'établit surtout dans des milieux changeants qui lui laissent rarement le temps d’atteindre de grandes dimensions.

Reproduction

On a observé sur les fleurs une grande variété d'insectes, notamment des abeilles, des mouches et des coléoptères. Le ptéléa trifolié est une espèce dioïque, et les individus à fleurs mâles semblent les plus nombreux (Ambrose et al., 1985). Aucun signe de reproduction clonale n'a été observé. McLeod et Murphy (1977) ont étudié l'écologie de la germination.

Survie

Chaque individu a sans doute une vie courte, car l’habitat est constitué de milieux changeants dont la végétation est périodiquement déracinée par les tempêtes hivernales ou les glaces, ou finit par être éliminée par l’ombre du couvert forestier. Les semis s'établissent toutefois rapidement dans les milieux ouverts et y remplacent la végétation disparue.

Dispersion

Les fruits secs, indéhiscents et ailés qui renferment les graines sont dispersés durant l'automne et l'hiver. Chaque fruit contient habituellement deux graines. Ainsi, le fruit atteignant un lieu éloigné peut parfois produire un semis mâle et un semis femelle et ainsi assurer la reproduction de l’espèce par la suite.

Nutrition et relations interspécifiques

Les populations vigoureuses se rencontrent sur des plages de sable, probablement pauvres en éléments nutritifs, ceux-ci provenant uniquement des débris apportés par le vent et des eaux du lac. Les insectes pollinisateurs jouent un rôle important dans la production de graines (Ambrose et al., 1985).

Un coléoptère perce-pousse (de la famille des Scolytidés, selon Steve Marshall, de la University of Guelph; l’espèce sera identifiée par un spécialiste d'Ottawa) a été observé dans plusieurs populations, où il provoquait la perte de portions importantes des arbres touchés, éliminant notamment la floraison. Les chenilles du grand porte-queue (Papilio cresphontes) s'alimentent sur le ptéléa trifolié, mais ne causent pas de dégâts importants.

Adaptabilité

La plupart des populations poussent dans le sable des plages, y compris la population de Thamesville, située à l'intérieur des terres, mais certaines poussent dans d'autres types de sols, notamment dans les alvars de l'île Pelée et le long de fossés de drainage à sol lourd argileux ou argilo-loameux d’origine lacustre.

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Taille et tendances des populations

Le nombre des populations semble avoir légèrement diminué (12 p. 100). En effet, 3 des 26 populations connues entre 1982 et 1984 ont disparu à cause d’activités humaines menées près de leur habitat littoral. Depuis 1984, quatre nouveaux sites et quelques populations en expansion ont été relevés, mais les nouveaux sites sont peut-être des sites auparavant passés inaperçus, et non des sites récemment établis, surtout que la plupart sont situés près de populations connues. Six populations sont en déclin (nos 3, 10, 11, 14, 24 et 28) depuis 1982, et 11 sont stables ou en croissance (nos 2, 6, 8, 9, 15, 17, 20, 21, 22, 23 et 25); la population de la pointe Pelée semble connaître un déclin semblable à celle de la pointe Fish, mais aucun dénombrement antérieur ne permet de comparer sa situation actuelle.

Un déclin plus important du nombre d’individus reproducteurs, soit d'environ 43 p. 100, a été observé chez les 17 populations pour lesquelles des données comparatives existent. Les données soigneusement compilées dans le site de la pointe Fish montrent un important déclin de 60 p. 100 au cours d’une période de 17 ans. Cette tendance apparente semble toutefois moins significative lorsqu'on tient compte des populations beaucoup plus grandes pour lesquelles nous ne disposons d’aucune donnée comparative. La disparition de trois populations et le déclin de plusieurs petites populations sont préoccupants, et il faudrait prendre des mesures pour réduire les activités causant ce déclin. Toutefois, dans l'ensemble, le déclin de l’effectif total de l’espèce, en Ontario, se situe vraisemblablement entre le 43 p. 100 susmentionné et les estimations d'effectif du bas du tableau ci-dessous, qui laissent voir un faible déclin. Selon les estimations, de 300 à 450 individus additionnels seraient présents à la pointe Pelée et dans d'autres sites et n'ont pas été dénombrés dans le cadre des relevés de 2000 à 2002, et ces individus ne sont pas pris en considération dans le tableau 1. Avec cet ajout, le nombre total d’individus reproducteurs serait de 920 à 1 025 environ. Les trois populations établies dans des terrains protégés comptent chacune de 100 à 300 individus, ou peut-être davantage.

Le tableau 1 résume les résultats des relevés.

Tableau 1. Sous-ensemble des populations ontariennes du Ptelea trifoliata (incluant principalement celles pour lesquelles il y a des données comparatives)
NuméroComté ou régionLocalitéAmbrose et Aboud (1982)Relevé de 2000-2002
2Comté d'ElginParc provincial Port Burwell2 + 0 + 10Note de bas de pagea12 + 40 + 40; M : EEE
3Comté d'EssexColchester, plage publique1 + 0 + 00 + (1) + 0; M : EP
6Comté d'EssexZone de conservation de Fox Creek0 + 2 + plusieurs1 + 0 + 1; M : AI
8Comté d'EssexZone de conservation de Cedar Beach0 + 3 + 02 + 3 + 18; M : EP
9Comté d'EssexOuest de Comet2 + 0 + plusieurs7 + 1 + 0
10Comté d'EssexZone de conservation de Holiday Beach4 + ~ 15 + 152 + 2 + 0; M : EP
11Comté d'EssexFlèche de sable du marais Hillman ~201 + 0 + 0; M : ET, CPP
12Comté d'EssexParc national de la Pointe-PeléeNombreux individusNombreux individus
14Comté d'EssexPointe Fish +248+nombreux individus + nombreux indsividus96 + 13 + 8; M : CPP, EEE
15Comté d'EssexBord de la route de l'alvar du chemin Stone5 + quelques individus + plusieurs10 + 4 + 0
17Comté d'EssexBord de la route West ShoreEspèce commune50 + 57 + 0
20Comté d'EssexPointe Lighthouse et bord de la route de la carrière11 + ? + plusieurs55 + 20 + 0
21Comté d'EssexÎle MiddleNombreux individus + nombreux individus + ?300 + 22 + 0; M : NC
22Comté de KentParc provincial Rondeau6 + 1 + plusieurs4 + 32 + 28; M : BC
23Comté de KentPlage Erieau6 + 4 + nombreux individus7 + 6 + nombreux individus; M : EP
24Comté de KentThamesville, littoral glaciaire22 + quelques individus + plusieurs6 + 5 + 0; M : AI
25Comté de LambtonÎle Walpole1 + 0 + 02 + 0 + 0
28-32Région de NiagaraDe la plage Crescent à la pointe Windmill37 +14 + 0 - nombreux individus16 + 9 + 0-quelques individus; M : EP
7Comté d'EssexPlage Linden1 + 0 + plusieursDisparue; M : EP
13Comté d'EssexSeacliff[1987 : aucune donnée sur l'abondance]Disparue; M : EP
27Région de NiagaraPlage Érié~25 + ? + ?Disparue; M : AI, EP
Total  391 + 39 + 25Note de bas de pageb221 + 136 + 95Note de bas de pagec

+ La population de la pointe Fish a fait l'objet d'un relevé détaillé en 1983 et de nouveau en 2000.

M = Menaces : EP, entretien de plage; BC, broutage par les cerfs; AI, aménagement incompatible; EEE, espèce exotique envahissante; ET, érosion causée par une tempête; CPP, coléoptère perce-pousse; NC, nidification de cormorans.

Note de bas de page a

Nombres = individus reproducteurs + gaules + semis (quelques individus = environ 3, plusieurs + environ 10, nombreux individus = jusqu'à des centaines); total = nombre d’individus comptés seulement.

Retour à la référence de la note de bas de pagea

Note de bas de page b

de 600 à 700 arbres additionnels auraient été présents en 1982; l’effectif total se serait donc situé entre 990 et 1 090.

Retour à la référence de la note de bas de pageb

Note de bas de page a

Les individus (individus reproducteurs + gaules + semis) ont été comptés pendant les relevés de 2000 à 2002. Ce total exclut les populations pour lesquelles aucun nombre précis n'avait été consigné en 1982 (rangées en italiques), soit les populations 12, 13, 17 et 21. Les deux dernières font augmenter l'effectif connu de 350; on estime que le site de la pointe Pelée et d'autres sites non inventoriés entre 2000 et 2002 abriteraient de 300 à 450 individus reproducteurs additionnels; le nombre total d’individus reproducteurs serait alors de 920 à 1 025 environ.

Retour à la référence de la note de bas de pagec

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Facteurs limitatifs et menaces

Les activités humaines ont entraîné la disparition de trois sites, soit ceux de la plage Linden, de Seacliff et de la plage Érié. D'autres populations sont menacées, car la construction de chalets et l'entretien des plages continuent de s'intensifier.

Les populations de Cormorans à aigrettes ont considérablement augmenté dans les Grands Lacs inférieurs, et on sait que cet oiseau niche dans certaines îles du lac Érié et a une incidence signicative sur la végétation des îles East Sister et Middle. Le ptéléa trifolié se porte bien à l'île Middle, et sa population y est peut-être même en croissance, profitant des ouvertures créées dans le couvert forestier par la nidification des cormorans.

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Importance de l'espèce

Au Canada, le Ptelea trifoliata est présent presque exclusivement sur les bords du lac Érié, où il fait partie de la végétation stabilisant le rivage. Il est une des deux espèces indigènes dont s'alimentent les chenilles d’un papillon rare, le grand porte-queue (Papilio cresphontes).

En raison de sa teneur en substances aromatiques et amères, le ptéléa trifolié a depuis longtemps des usages médicinaux et économiques, résumés par Bailey (1960). Plus récemment, des alcaloïdes à action bactéricide et cytotoxique ont été isolés chez le ptéléa (Petit-Paly et al., 1989). Le site Web d’une base de données ethnobotaniques sur les Autochtones d’Amérique, la Native American Ethnobotany Database, mentionne l’emploi de l'écorce des racines, le traitement de problèmes pulmonaires, le renforcement de l'efficacité d'autres médicaments ainsi que l'utilisation comme remède sacré à usages multiples.

Le ptéléa trifolié est parfois vendu comme produit horticole spécial. Il est apprécié des jardiniers européens depuis son introduction au XVIIe siècle à partir des colonies américaines. Bien qu'admiré en Angleterre pour son « port pittoresque » (Clarke et Taylor, 1976) et pour ses « fleurs au parfum tout aussi agréable que celui des chèvrefeuilles les plus odorants » (Hillier, 1972), il a été dénigré par des horticulteurs nord-américains aussi réputés que Wyman (1965).

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Évaluation et statut propose

Protection actuelle et autres désignations

À l'échelle mondiale, le Nature Conservancy a attribué au Ptelea trifoliata la cote G5. Cependant, selon la liste de 2000, la plus récente offerte par le site Web de NatureServe, le ptéléa trifolié figure sur la liste des espèces en péril (« imperilled »; S1 ou S2) dans 5 États et sur la liste des espèces vulnérables (« vulnerable »; S3) d'un État et de l'Ontario.

Bien qu’il figure sur la liste des espèces préoccupantes du COSEPAC, le ptéléa trifolié ne bénéficie d’aucun statut officiel en Ontario.

Évaluation de la situation et recommandation de l'auteur

La comparaison entre les données de recensement actuelles et les estimations antérieures semble indiquer un déclin appréciable. De plus, l’espèce est menacée par la pression qu’exerce l’exploitation du littoral du lac Érié, qu’il s’agisse de la construction de chalets ou de l'aménagement ou de l’entretien de plages à des fins récréatives. Toutefois, avec une meilleure connaissance des besoins de l’espèce et une gestion appropriée du milieu, on pourrait considérablement atténuer cette menace. L'espèce semble prospérer dans des milieux littoraux changeants, et des modifications minimes aux pratiques actuelles pourraient permettre de mieux la protéger.

Nous recommandons que le ptéléa trifolié soit considéré comme « menacé » en Ontario, en raison des facteurs suivants : zone d'occurrence limitée; petit nombre de sites à effectif appréciable, certains comptant un seul individu ou quelques-uns, ce qui est critique pour une espèce dioïque; disparition récente de trois populations; déclin majeur (diminution de 61 p. 100) d'une population située dans la réserve naturelle de la pointe Fish.

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Résumé technique

Ptelea trifoliata

Ptéléa trifolié – Common Hoptree

Zone d'occurrence au Canada :

littoral du lac Érié et secteurs intérieurs voisins, dans le Sud de l'Ontario.

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²) :

117 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue) :

stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1 )?

non

Zone d’occupation (km²) :

7,5 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue) :

légèrement en déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

non

Nombre d’emplacements existants :

34

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

en déclin : 3 site disparus au cours des dernières années, plus une autre pendant les années 1970; 4 nouveaux sites, principalement dans le même secteur

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance, de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue) :

en déclin; disparition ou dégradation de l'habitat littoral

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.) :

probablement de 3 à 5 ans

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles) :

de 920 à 1 025

Tendance de la population totale quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue) :

en déclin

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

déclin de 43 p. 100 chez les 17 populations pour lesquelles on dispose de données comparatives

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. < 1 migration réussie de < 1 individu/année)?

population totale de l'Ontario surtout fragmentée entre différents sites des bords et des îles du lac Érié

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

  • 1 Brantford : 1
  • 2 Port Burwell : 12
  • 3-6 Colchester : 11
  • 8 plage Cedar : 2
  • 9-10 Malden : 9
  • 11 marais Hillman : 28
  • 12 Pointe Pelée : ~350
  • 14-20 île Pelée : 245
  • 21 île Middle : 300
  • 22 Parc provincial Rondeau : 8
  • 23 plage Erieau : 7
  • 24 Thamesville : 6
  • 25-26 île Walpole : 2
  • 28-31 Bertie : 17
  • 33-38 non vérifié : jusqu'à 100

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

légèrement en déclin, disparition récente de 3 populations

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

non

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Aménagement des terres aux fins de villégiature saisonnière
  • Activités intensives d'entretien des plages
  • Nidification des cormorans dans les îles du lac Érié
  • Coléoptère perce-pousse

Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?

Canada : non
États-Unis : oui

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis : Cote S1-S2 dans cinq états, cote S3 dans un état

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

inconnue, mais possible grâce à la dispersion des fruits

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?

probablement, s'ils proviennent du nord de l'aire

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?

oui, mais le problème réside dans la disparition ou la dégradation de l'habitat

Analyse quantitative 

  • Trois populations ont disparu au cours des dernières années, 6 sont en déclin, 11 sont stables ou en croissance, et 4 nouvelles populations ont été découvertes.
  • Évolution de l'effectif estimatif total des populations : 1982 : ~990-1 090; 2000-2002 : ~920-1 025.
  • Aucune estimation officielle de la probabilité d'extinction n'est disponible.

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Remerciements

Mike Oldham a fourni les mentions de l’espèce répertoriées au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Gerry Waldron a fourni des renseignements sur un nouveau site du comté d'Essex. Ramsey Hart a fourni un relevé détaillé de la population du parc provincial Rondeau, et Allen Woodliffe, de l'information sur une nouvelle observation qui y a été effectuée. Mathis Natvik a piloté son embarcation dans la baie Rondeau pour nous permettre d’atteindre la population du sud du parc. Parcs Canada a appuyé la réalisation d'un inventaire floristique de l'île Middle en 2002, inventaire auquel Kevin Burgess a participé. Steve Marshall, de la University of Guelph, a identifié la famille à laquelle appartient le coléoptère perce-pousse. Cherry Ambrose a participé à certains des relevés sur le terrain. Le présent rapport a été financé par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada

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Ouvrages cités

Ambrose, J.D. 1984. In G.W. Argus, K.M Pryer, D.J. White et C.J. Keddy (éd.), 1982-1987. Atlas des plantes vasculaires rares de l’Ontario. Musée national des sciences naturelles, Ottawa.

Ambrose, J.D., et S.W. Aboud. 1982. Status Report on Ptelea trifoliata (Rutaceae), a Rare Canadian Small Tree Species. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada, Ottawa. 27 p. [année de la première désignation : 1984]

Ambrose, J.D., P.G. Kevan et R.M. Gadawski. 1985. Hop tree (Ptelea trifoliata) in Canada: population and reproductive biology of a rare species. Revue canadienne de botanique 63: 1928-1935.

Bailey, V.L. 1960. Historical review of Ptelea trifoliata in botanical and medical literature. Economic Botany 14:180-188.

Bailey, V.L. 1962. Revision of the genus Ptelea (Rutaceae). Brittonia 14:1-45.

Clarke, D.L., et G. Taylor. 1976. Bean’s Trees and Shrubs Hardy in the British isles. 8e édition, volume 3. John Murray, Londres.

Hillier, H.G. 1972. Hillier’s Manual of Trees and Shrubs. A.S. Barnes & Co., South Brunswick.

McLeod, K.W., et P.G. Murphy.1977. Germination ecology of Ptelea trifoliata. The American Midland Naturalist 97: 363-372

NHIC (Natural Heritage Information Centre / Centre d’information sur le patrimoine naturel). 2000. NHIC Element Report for Ptelea trifoliata.

Oldham, M.J., 1983. Environmentally Significant Areas of the Essex Region. Office de protection de la nature de la région d’Essex, Essex (Ontario). 426 p.

Petit-Paly, G., M. Montagu, C. Merienne, J.D. Ambrose, M. Rideau, C. Viel et J.C. Chenieux. 1989. New alkaloids from Ptelea trifoliata. Planta Medica 55: 209-210.

Rousseau, C. 1974. Géographie floristique du Québec-Labrador. Travaux et documents du Centre d’études nordiques. Les Presses de l'Université Laval, Québec.

Waldron, G.E. 1997. The tree book: tree species and restoration guide for the Windsor-Essex Region. Projet Green, Windsor (Ontario).

Wyman, D. 1965. Trees for American Gardens. Macmillan, New York.

Sites Web pertinents

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L'auteur

John Ambrose a commencé à travailler à l’arboretum de la University of Guelph en 1974, après avoir obtenu un doctorat en botanique de la Cornell University. Pendant qu’il était conservateur à l’arboretum, il a mis sur pied un programme d’étude des plantes ligneuses rares de la région carolinienne du Sud de l’Ontario, qui comprenait des inventaires, des rapports de situation et des études détaillées de la démographie et de la biologie de reproduction de différentes espèces. Après 17 années de service à l’arboretum, il a occupé le poste de conservateur du département de botanique et de directeur du département d’horticulture au zoo de Toronto, où son intérêt croissant pour la restauration des milieux naturels l’a amené à organiser, en plus des expositions régulières, des expositions de milieux naturels reconstitués et à mettre sur pied un programme de remise en état des terres situées en périphérie du zoo. Il a quitté le zoo en 1999 afin de donner un nouveau cours sur la restauration des milieux naturels, à la University of Guelph. Aujourd’hui, il travaille pour son propre compte dans le domaine du rétablissement des espèces en péril; il fait notamment partie de trois équipes travaillant au rétablissement des espèces forestières caroliniennes.

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Experts consultés

Nous avons obtenu de Mike Oldham les données sur l’espèce contenues dans la base de données du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario. Nous avons communiqué avec Allen Woodliffe du MRNO et Ramsey Hart du parc provincial Rondeau, qui nous ont fourni de l'information sur les sites situés dans des parcs provinciaux. Nous avons aussi communiqué avec l’office de protection de la nature de la région d’Essex, qui nous a fourni des renseignements sur les sites situés dans les zones de conservation relevant de cet organisme. Gerry Waldron a fourni de l’information sur un nouveau site de l'espèce situé sur un terrain privé du comté d’Essex.

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Collections examinées

Étant donné l’information contenue dans la base de données du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario (CIPN, 2000) et dans le premier rapport du COSEPAC sur la situation de l’espèce (Ambrose et Aboud, 1982), il a été décidé de concentrer la recherche sur les populations les plus représentatives. La situation actuelle en matière de densité des populations, de reproduction et de menaces a été comparée avec la situation antérieure. Un relevé a été effectué à l'île Middle durant l'été 2002, dans le cadre d'un projet de Parcs Canada, et les données ainsi obtenues ont été ajoutées au présent rapport. La présente mise à jour a nécessité environ 71 heures-personnes de travail sur le terrain.

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