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Grive de Bicknell (Catharus bicknelli)

COSEPAC Résumé

Grive de Bicknell

Catharus bicknelli

Même si des mentions de la Grive de Bicknell (Catharus bicknelli) remontent à 1881, l’espèce est peu connue en raison de son ancienne classification comme sous‑espèce de la Grive à joues grises (Catharus minimus) , de sa préférence pour les habitats inaccessibles de hautes altitudes et de son comportement furtif. Bien qu’elle niche dans des habitats favorables du Québec, des Maritimes et du nord‑est des États‑Unis, les limites exactes de l’aire d’hivernage, la taille et les tendances de la population et les caractéristiques du cycle biologique restent à préciser.

On estime qu’au Canada, la population de Grives de Bicknell est de 2 000 à 5 000 couples et que la population mondiale est de 5 000 à 15 000 couples; l’espèce est un des oiseaux nicheurs les plus rares du Canada. C’est pourquoi le Service canadien de la faune la considère comme priorité absolue pour ce qui est de la surveillance, de la recherche et de la conservation (Dunn, 1997); dans le nord‑est des États‑Unis, elle figure sur la liste des priorités en matière de conservation de la faune aviaire (Rosenberg et Wells, 1995). Par ailleurs, le programme sur les espèces d’oiseaux menacées dans la monde de Birdlife recommande de lui attribuer le statut d’espèce vulnérable selon les critères de la Liste rouge de l’Union mondiale pour la nature (UICN).

Bien que la répartition de la Grive de Bicknell au Canada ne semble pas changer à grande échelle, l’espèce a disparu de plusieurs caps et îles de la Nouvelle‑Écosse et de quelques autres anciennes aires de nidification. Aux États‑Unis, des relevés détaillés ayant trait à la répartition ont permis de déceler des changements à la limite méridionale de l’aire de répartition de l’espèce, qui ne niche plus au Massachusetts. Les données relatives à sa répartition indiquent que les principales sous‑populations sont relativement stables et que plusieurs sous‑populations périphériques semblent en déclin.

Selon de récentes recherches, l’espèce subit les effets des modifications, de la dégradation et de la perte d’habitats dans l’aire de répartition. Tout l’est du Canada est soumis à des opérations forestières à grande échelle et, bien que l’espèce soit signalée dans des secteurs en régénération après des coupes à blanc, la valeur de cet habitat est imprécise. La perte d’habitats de nidification, les infestations de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, les précipitations acides, l’aménagement de stations de ski, la construction de tours de communications et de pylônes hertziens constituent d’autres menaces pour l’espèce. De plus, dans les sites d’hivernage, le déboisement lié à l’agriculture de subsistance, la production de charbon de bois et la transformation de la canne à sucre modifient aussi l’habitat.

Pour évaluer le statut de conservation de la Grive de Bicknell, il faut tenir compte de la petite taille de la population, de la répartition fragmentée de l’espèce et de la faiblesse apparente de sa capacité de reproduction, en plus de la perte et de l’altération de l’habitat dans l’aire de répartition.

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MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.