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Grive de Bicknell (Catharus bicknelli)

Importance de l'espèce

 

Les grives du genre Catharus sont reconnues pour leur comportement furtif et leur discrétion; cependant, chez la Grive de Bicknell, ces caractéristiques sont encore plus marquées. Lorsque Wallace (1939) entreprend sa fameuse étude sur la Grive de Bicknell durant les années 1930, il qualifie l’espèce comme un des passereaux les moins connus de l’Amérique du Nord. La confusion ayant trait à sa taxinomie se dissipe en 1995 (ADU, 1995); il reste toutefois à élucider certaines questions relatives à l’écologie de la nidification, à la taille et aux tendances des populations, à la répartition hivernale et aux besoins en matière d’habitat dans l’est du Canada.

La Grive de Bicknell est une espèce spécialiste stricte en matière d’habitat; elle se confine aux forêts matures d’épinettes et de sapins de haute altitude. De plus, elle est présente dans des habitats semblables de l’est du Canada. Seul oiseau chanteur nicheur endémique aux forêts subalpines du nord‑est de l’Amérique du Nord (Rimmer et McFarland, 1996), elle pourrait servir d’indicateur à long terme valable de la santé des populations aviennes subalpines et des habitats forestiers qui leur sont associés.

Au Canada, une grande partie de la population de cette espèce rare utilise aussi des habitats non types, c’est‑à‑dire de jeunes peuplements en régénération succédant aux activités d’exploitation forestière. Ces peuplements sont peut‑être moins vulnérables à certaines des pressions que subissent actuellement les habitats subalpins. Bien que l’espèce semble encore préférer certaines caractéristiques structurales dans les peuplements en régénération (Holmes et Nixon, 1997; Rompré et al., 1997), ce qui réduit par le fait même le nombre d’habitats potentiels, ces peuplements sont plus accessibles lorsqu’il s’agit de les améliorer au moyen de pratiques d’aménagement direct. Si des études sur la productivité venaient à montrer que la régénération n’est pas un puits pour l’espèce, mais lui offre plutôt des habitats propices, le Canada pourrait s’avérer un endroit unique où l’on pourrait augmenter le nombre d’habitats de nidification pour un oiseau rare à l’aide de pratiques d’aménagement forestier adéquates.