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Stratégie de rétablissement de l’omble de fontaine aurora au Canada

Sommaire

Découvert pour la première fois en 1923 par un groupe de pêcheurs, l’omble de fontaine aurora (Salvelinusfontinalistimagamiensis) a d’abord été décrit dans la littérature scientifique comme étant une nouvelle espèce (Salvelinustimagamiensis). Aujourd’hui, il est généralement admis que l’omble de fontaine aurora est une forme de l’omble de fontaine(Salvelinusfontinalis) qui n’est endémique qu’à deux lacs (Whirligig et Whitepine). Ces deux lacs sont situés dans le bassin versant du parc provincial Lady Evelyn Smoothwater, à environ 110 kilomètres de Sudbury en Ontario. Bien qu’on ait noté de nombreuses similarités entre l’omble de fontaine et l’omble de fontaine aurora, on a par ailleurs noté des différences importantes chez l’omble de fontaine aurora par rapport à sa coloration, à sa structure squelettique et peut-être même à son comportement pendant la fraie. Les arguments utilisés pour obtenir une désignation de sous-espèce pour l’omble de fontaine aurora se fondent, maintenant comme par le passé, sur ces différences. Bien que l’évaluation génétique n’ait pas jusqu’à présent soutenu une désignation de sous-espèce, les progrès en évaluation génétique aideront peut-être à déterminer son statut taxinomique.

Bien qu’il existe encore un élément d’incertitude quant à la possibilité que l’omble de fontaine aurora soit une sous-espèce distincte de l’omble de fontaine, le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (CSEMDC) a désigné l’omble de fontaine aurora comme étant une espèce en danger de disparition en 1987. En confirmant de nouveau cette désignation en 2000, le CSEMDC applique à l’omble de fontaine aurora le nom de salvelinusfontinalistimagamiensis, une sous-espèce de l’omble de fontaine. Le CSEMDC a toutefois exprimé une certaine préoccupation quant à son habileté de le classer comme unité désignable étant donné l’état incertain de sa taxinomie. 

On a noté la diminution des populations de l’omble de fontaine aurora dès les années 1940 et leur disparition de l’état sauvage dès 1967, dû à l’acidification des lacs. Un programme de reproduction en captivité, établi par le Department of Lands and Forests de l’Ontario à la fin des années 1950, a empêché la disparition complète de l’omble de fontaine aurora. Les réductions de polluants atmosphériques, de concert avec le chaulage complet des lacs, ont permis le rétablissement de populations autosuffisantes d’omble de fontaine aurora dans les deux lacs indigènes vers le milieu des années 1990.

Bien que les efforts de rétablissement à court terme aient produit d’énormes succès quant au rétablissement de populations autosuffisantes de l’omble de fontaine aurora dans les deux lacs indigènes, on ne sait pas quel sera le succès à long terme des efforts de rétablissement. On s’est fié auparavant à des interventions humaines (traitements de chaulage complet des lacs) pour maintenir le niveau adéquat de pH du lac. Même s’il n’a pas été nécessaire d’effectuer d’autres interventions au cours de la dernière décennie, les principales menaces à la réussite à long terme du rétablissement de l’omble de fontaine aurora continuent d’être l’acidification, de même que la possibilité de dépression de consanguinité.

Le principal but à long terme de cette stratégie de rétablissement consiste à : Maintenir des populations autosuffisantes viables d’omble de fontaine aurora dans les deux lacs indigènes (Whirligig et Whitepine), ayant comme cible une biomasse minimale de 13 kg/ha pour le lac Whirligig et 12 kg/ha pour le lac Whitepine, une densité de poissons adultes de 29 poissons par hectare pour le lac Whirligig et de 20 poissons par hectare pour le lac Whitepine, et une structure des classes d’âge démontrant qu’il n’y a pas de classes d’âge manquantes. Ces cibles doivent être atteints sans d’autre intervention humaine (p. ex. le chaulage).

En plus du but principal, trois buts secondaires de rétablissement ont été déterminés : (1) établir une population autosuffisante viable d’omble de fontaine aurora dans un ou deux lacs non indigènes bien tamponnés qui serviront de refuge à un cheptel de géniteurs à l'état sauvage pour les populations indigènes des lacs Whitepine et Whirligig, (2) élucider le statut taxinomique de l’omble de fontaine aurora, c’est-à-dire déterminer si l’omble de fontaine aurora est distinct de l’omble de fontaine au niveau de la génétique moléculaire, et (3) maintenir le programme de reproduction en captivité.

Pour atteindre ces buts, on a développé une série d’objectifs de rétablissement à court terme pour la période de 2005 à 2010. Pour faciliter l’atteinte de ces objectifs de rétablissement, des méthodes et des stratégies spécifiques ont été façonnées et organisées en quatre grandes catégories de rétablissement – législation et politique, recherche, gestion de l’habitat et gestion de la population. La mise en œuvre s’effectuera au moyen d’un Plan d’action de rétablissement (PAR) ultérieur de l’ÉROFA, d’autres organismes gouvernementaux ou non gouvernementaux, d’experts et d’intervenants. Une série de mesures précises et d’effets anticipés ont été élaborés pour guider les efforts de rétablissement. Une série de critères biologiques et sociaux seront utilisés pour évaluer le succès de cette stratégie.