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Conséquences pour les intervenants

Le présent cahier de consultation a été élaboré pour nous aider à mieux comprendre les conséquences qu’aurait pour les intervenants l’inscription du marsouin commun, en tant qu’espèce « préoccupante », à la liste officielle de la LEP. En nous fondant sur l’évaluation du COSEPAC et sur un examen des diverses activités ayant cours dans la région considérée, nous avons décrit ci-après les conséquences possibles de cette inscription pour certains intervenants. Les descriptions présentées visent à vous aider à remplir le questionnaire figurant aux pages 16 à 18. Il convient de noter que la LEP a été conçue pour instaurer une approche de coopération dans le rétablissement des espèces et qu’advenant l’inscription de l’espèce à la liste officielle, toutes les mesures de gestion futures feront l’objet de plus amples consultations avec les organes de réglementation et les intervenants.

Nous prions instamment les intéressés de répondre à toutes les questions pour que nous puissions mieux comprendre les effets de l’ajout de l’espèce à la liste de la LEP. Si vous ne faites pas partie des intervenants énumérés ci-après, il est néanmoins important que vous remplissiez le questionnaire pour que le MPO ait une meilleure idée des conséquences de l’inscription de l’espèce à la liste officielle.

Peuples autochtones

Les peuples autochtones seront consultés au sujet de l’élaboration d’un plan de gestion du marsouin commun. Il se pourrait que les stratégies de gestion envisagées aient des répercussions sur les Autochtones qui pêchent au filet maillant ou qui utilisent des dispositifs de harcèlement acoustique dans les sites d’aquaculture. Il faudra peut-être réévaluer la pêche du marsouin commun à des fins culturelles ou rituelles.

Industrie de la pêche

L’industrie de la pêche sera consultée au sujet de l’élaboration d’un plan de gestion du marsouin commun, dans l’espoir qu’on puisse trouver collectivement une solution au problème des prises accessoires de marsouin commun. On pourra envisager des mesures correctives comme le recours aux avertisseurs acoustiques et aux filets maillants munis de dispositifs acoustiques, tels que ceux qui ont été expérimentés dans la baie de Fundy. D’autres modifications aux engins de pêche, une présence accrue d’observateurs et l’obligation de se tenir à l’écart de certaines zones connues pendant les périodes où des marsouins communs y sont présents pourraient aussi être envisagées.

La façon la plus simple d’éviter la plupart des cas de mortalité de marsouin commun par prise accessoire consisterait à limiter, dans le temps et dans l’espace, le chevauchement entre les filets maillants et les marsouins communs. Bien que cela puisse nécessiter un important changement dans l’utilisation des engins, cette mesure pourrait profiter à l’industrie à long terme. En effet, une pêche plus respectueuse de l’environnement serait plus durable. Alors que la prise de conscience et les préoccupations en matière d’environnement grandissent au sein du marché, une pêche qui réduit les prises accessoires indésirables bénéficierait d’un avantage concurrentiel.

Industrie de l’aquaculture

L’utilisation de dispositifs de harcèlement acoustiques (DHA) pourrait faire l’objet de restrictions ou d’interdictions dans l’espace et dans le temps.

Industrie du pétrole et du gaz

Certaines activités pétrolières et gazières pourraient être exclues des eaux connues pour être fréquentées par des marsouins communs, ou encore être exclues à certaines périodes de l’année. On pourrait aussi élaborer des lignes directrices sur la prospection sismique, prévoyant peut-être des zones d’exclusion, ou des zones d’exclusion à certaines périodes, l’obligation d’avoir des observateurs des mammifères marins ou toute autre mesure jugée pertinente. L’industrie du pétrole et du gaz pourrait avoir à mettre en œuvre un programme d’observateurs en mer indépendants.

Scientifiques

Les personnes qui désirent effectuer des recherches sur l’espèce ou dans les zones où elle est présente pourraient être assujetties à des lignes directrices strictes, pouvant limiter le type d’activité de recherche permise dans des zones connues pour être fréquentées par le marsouin commun. Ces lignes directrices pourraient aussi exiger un plus grand temps de préparation pour les projets de recherche.

Exploitants d’entreprise d’écotourisme


Il est possible que les personnes qui organisent des activités d’écotourisme dans des zones connues pour être fréquentées par des marsouins communs soient, elles aussi,  tenues de respecter des lignes directrices strictes. La circulation des navires dans ces zones pourrait faire l’objet de certaines fermetures ou limitations saisonnières.

Organisations non gouvernementales oeuvrant dans le domaine de la conservation

Les personnes et organisations qui oeuvrent dans le domaine de la conservation pourraient être sollicitées pour contribuer à la sensibilisation du public à l’espèce et aux activités susceptibles de lui nuire.

Industrie du transport

On pourrait demander à l’industrie du transport maritime d’éviter les eaux fréquentées par le marsouin commun à certaines périodes de l’année.

Opérations navales

Il est possible qu’on demande à la Marine canadienne d’établir des lignes directrices pour ses exercices navals dans les eaux régulièrement fréquentées par l’espèce. Il se pourrait aussi qu’on lui demande de ne pas procéder à des exercices navals (comme ceux qui font appel à l’utilisation de sonars) dans ces eaux. Toutefois, comme c’est le cas des autres mesures de conservation acceptées par la Marine, celles-ci pourraient être levées en cas d’urgence ou pour des motifs de sécurité nationale.