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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Jonc du New Jersey (Juncus caesariensis) au Canada

Répartition

Répartition mondiale

Jusqu’à présent, le Juncus caesariensis a été signalé au New Jersey, au Maryland, en Virginie et en Caroline du Nord, aux États-Unis, et en Nouvelle-Écosse, au Canada (figure 2).

Figure 2. Répartition mondiale du Juncus caesariensis

Figure 2. Répartition mondiale du Juncus caesariensis.

Répartition canadienne

Dans le premier rapport de situation, Newell et Newell (1992) signalent la présence du jonc du New Jersey dans 16 tourbières ombrotrophes et minérotrophes de la plaine côtière du sud-est de l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Ces sites se trouvent à l’intérieur d’une bande longeant la côte depuis les environs de Gracieville et Point Michaud jusqu’à la baie de Fourchu, situé environ 50 km au nord-est. Des populations sont présentes jusqu’à 20 km à l’intérieur des terres, aux environs de Loch Lomond. Comme les tourbières et autres terrains humides abondent dans la région, les auteurs du rapport jugeaient très probable que des travaux de terrain plus approfondis permettraient d’y découvrir d’autres sites de l’espèce.

Des travaux de terrain effectués par Parcs Canada en 2001 (J. Bridgland, comm. pers., 2002), par la rédactrice du présent rapport en 2002 et par d’autres personnes (tableau 1) ont effectivement permis de découvrir 11 nouveaux sites de l’espèce, tous à l’intérieur de l’aire de répartition connue signalé par Newell et Newell (1992). Étant donné leur proximité, les sites 4a et 4b ont été considérés comme un seul et même site aux fins du présent rapport. L’espèce compte maintenant 26 sites connus, dont seulement 25 existent encore certainement, puisque aucun individu de l’espèce n’a été observé dans le site 17 en 2002.

Tableau 1. Effectif estimatif des populations de Juncus caesariensis de la Nouvelle-Écosse
Site
(le numéro entre parenthèses est celui utilisé dans le premier rapport du COSEPAC)
LocalitéEffectif estimatif
Rapport de situation de 1992
Effectif estimatif
Newell (2002)
Effectif estimatif
Relevé des espèces en péril, Louisbourg, 2001 (J. Bridgland, comm. pers., 2002)
Autres
 1 (1)Gracieville (tourbière nº 4)50-100200-500--
2 (2)Gracieville (tourbière nº 5)>500>500--
3 (3)Gracieville (tourbière nº 3)50-10050-100--
4a (4)Note de bas de pageaGracieville (tourbière nº 2)100-200100-200--
4b (5)Gracieville
(tourbière nº 1)
10-5010-50--
5 nouvelleGracieville-200-500--
6 nouvellePoint Michaud-<10--
7 (6)Point Michaud (tourbière « German »100-200Présence présumée (site non vérifié en 2002,
à cause des nombreuses affiches
« Défense de passer » et « Attention au chien »).
--
8 (7)Point Michaud (tourbière « elbow »)10-5050-100--
9 (8)Grand River (tourbière nº 8)50-100200-500--
10 (9)Grand River (tourbière nº 9b)100-200200-300--
11 nouvelleGrand River (ouest)--présence de l’espèce-
12 nouvelleGrand River (est nº 1)--présence de l’espèce-
13 nouvelleGrand River (est nº 2)--présence de l’espèce-
14 nouvelleGrand River (pointe Indian)---<10 (C. Sneddon,
comm. pers., 2003)
15 (10)L’Archevêque / St. Esprit10-5010-5019-
16 nouvelleSt. Esprit--40+-
17 (11)St. Esprit / chemin Ferguson<100 (la population n’a pas été retrouvée)--
18 (12)Lower St. Esprit<10<1030+-
19 (13)Stirling100-200100-200--
20 nouvelleFramboise / Fourchu (en face
du chemin de la plage Morrison)
-100+--
21 (14)Framboise / Fouchu>500>500234-
22 (15)Lac MulcuishPas de données500-1000--
23 nouvelleLac Mulcuish (près de la gravière)-Espèce présente--
24 (16)Loch Lomond (chemin Graces)100-200500+220-
25 nouvelleLoch Lomond (chemin Graces)-50-100--
26 nouvelleLac South Arm Breeches---présence de l’espèce (spécimen de l’herbier UCCB; Shchepanek et Dugal, 1984; CAN 521528)

Notes de bas de page

Note de bas de page a

Les populations 4a et 4b ne sont séparées que par une route et sont donc considérées comme une seule et même population aux fins du présent rapport. Les sites 9, 10,14,15, 16, 18, 19 et 20 sont situés sur des terres de la Couronne.

Retour à la référence de la note de bas de pagea

L’aire de répartition canadienne du Juncus caesariensis est illustrée à la figure 3. D’autres localités ont été explorées, sans que l’espèce y soit trouvée. Ces localités ne sont pas indiquées sur la carte mais sont énumérées ci-dessous (avec année des relevés) :

  • Poirierville, à l’île Madame (1991)
  • Big Lorraine (1993)
  • Little Lorraine (1993)
  • Marion Bridge (1993)
  • Environs de Gabarus (1991, 2002) – 2 endroits
  • Fourchu (grand terrain humide associé à la rivière MacKenzies et situé derrière le centre communautaire; 2002)
  • Framboise (2002) – 2 endroits
  • Environs de Grand River (2002) – 2 endroits (dont un près du lac Fergusons)
  • Stirling (2002) – 2 endroits (pont du ruisseau Strachans et rivière Middle Framboise)

De plus, Parcs Canada a mené des travaux de terrain visant à répertorier les espèces rares poussant à l’extérieur des limites du lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg. Ces travaux n’ont pas permis de trouver des sites au nord du secteur des lacs Mulcuish et Belfry. Par ailleurs, l’espèce n’a jamais été observée au sud du secteur de Little Harbour et Gracieville, ni à l’ouest des lacs MacLeods, sur le chemin entre Loch Lomond et Stirling. L’aire de répartition de l’espèce est donc délimitée par une ligne allant de Little Harbour aux lacs MacLeods, puis au lac Belfry (au sud de Gabarus). En se fondant sur son expérience personnelle, la rédactrice du présent rapport estime que le jonc du New Jersey est sans doute limité par la topographie générale des lieux, puisqu’il ne se rencontre que sur la plaine côtière, où il y a peu de terrains élevés mais beaucoup de terrains humides. En effet, à partir de la ligne qui délimite l’aire de répartition, le terrain s’élève, et les terrains humides sont moins nombreux. Par contre, l’espèce n’a pas été recherchée dans de nombreux terrains humides situés à l’intérieur de l’aire de répartition mais à bonne distance de la mer et de tout chemin. La plupart des terrains humides qui sont accessibles à partir de la route ou de chemins côtiers ont été explorés.

La zone d’occurrence de l’espèce est de 350 km² (selon le Department of Natural Resources de la Nouvelle-Écosse) et ne semble pas avoir diminué au cours des dix dernières années. La zone d’occupation est estimée à 0,09 km2.