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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la baleine grise (population du Pacifique nord-est) au Canada - Mise à jour

Résumé technique

Eschrichtius robustus
Baleine grise
Population du Pacifique Nord-Est

Grey whale

Zone d’occurrence au Canada : eaux côtières de la Colombie-Britannique (C.-B.) et du sud de la mer de Beaufort


Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km2).
(eaux côtières de la Colombie-Britannique et eaux peu profondes du sud de la mer de Beaufort entre la frontière de l’Alaska et le cap Bathurst)
250 000 km2
Préciser la tendance.
Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?
Non, mais elle dépend de l’étendue de la couverture de glaces dans les eaux arctiques (voir Perryman et al., 2002).
Superficie de la zone d’occupation (km2).
(eaux côtières de la Colombie-Britannique)
150 000 km2
Préciser la tendance.
Stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occupation?
Non
Nombre d’emplacements existants connus ou déduits.
s.o.
Préciser la tendance du nombre d’emplacements.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements?
Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat.
L’exploration pétrolière et gazière au large de la Colombie-Britannique pourrait mener à la détérioration et/ou à la perte d’habitat et certaines lagunes de reproduction au Mexique continuent d’être menacées par le développement


Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population).
22 ans (Heppell et al., 2000)
Nombre d’individus matures.
Population du Pacifique Nord-Est : 11 000
Groupe résident estival de la C.-B. : 110
(ces nombres représentent 60 p. 100 de la population estimative)
Tendance de la population totale.
Population du Pacifique Nord-Est : à la hausse avant 1998, stable ou à la baisse depuis 1998
Groupe résident estival de la C.-B. : stable ou à la hausse
S’il y a déclin ou croissance, p. 100 du déclin ou de la croissance au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations.
Population du Pacifique Nord-Est avant 1998 : augmentation annuelle de 2,5 p. 100 (Buckland et Breiwick, 2002)
1998 – 2002 : déclin annuel de 10 p. 100 (établi d’après l’effectif estimé)
après 2002 : tendance inconnue, mais probablement stable ou à la hausse (d’après les taux de mortalité et de natalité)
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?
Non
La population totale est-elle très fragmentée?
Non
Préciser la tendance du nombre de populations.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?
Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.


Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Dégradation ou perte d’habitat (p. ex. développement des lagunes de reproduction au Mexique, exploration pétrolière et gazière dans les corridors de migration et les aires d’alimentation aux États-Unis et au Canada
  • Mortalité imputable au problème des engins de pêche et des débris marins
  • Mortalité imputable aux collisions avec des navires


Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?
Population du Pacifique Nord-Ouest : en danger de disparition (Weller et al., 2002a)
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Non (LeDuc et al., 2002)
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
Inconnu
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants au Canada?
Oui
La possibilité d’une immigration de populations externes existe-t-elle?
Non


Analyse quantitative

Aucune


Autres désignations de statut

COSEPAC : espèce désignée non en péril en avril 1987


Statut et justification de la désignation

Statut : Espèce préoccupante
Code alphanumérique : Sans objet


Justification de la désignation : Les baleines grises migrent chaque année de leur aires hivernales de mise bas au Mexique à leurs aires d’alimentation estivales dans le nord de l’Alaska, de la Russie et du Canada. La majeure partie de la population passe le long de la côte de la Colombie-Britannique, et certains individus reviennent tous les étés en Colombie-Britannique pour se nourrir (environ 80). Cette population a connu une augmentation de 2,5 p. 100 par année à la suite de la clôture de la chasse à la baleine, et elles ont atteint leur nombre le plus élevé, soit à des niveaux comparables à ceux existants avant l’exploitation, d’environ 27 000 individus en 1998. La possibilité de rétablissement du groupe résident estival est inconnue. Cependant, plus d’un tiers de la population est décédée entre 1998 et 2002 (possiblement en raison du manque de nourriture en Alaska). Les taux de natalité, les taux de survie et d’autres indicateurs laissent entendre que le déclin a cessé et que la population est stable ou à la hausse depuis 2002. Ces baleines sont vulnérables aux activités humaines dans leurs quatre lagunes de reproduction au Mexique, ainsi qu’à l’enchevêtrement dans les engins de pêche et aux collisions avec des navires dans l’ensemble de leur aire de répartition. Les bruits sous l’eau associés à l’exploitation d’hydrocarbures proposée en Colombie-Britannique pourraient modifier les trajets de migration. Le petit groupe estival de baleines résidentes pourrait également être menacé par la chasse à la baleine de subsistance aux États-Unis.


Applicabilité des critères

Critère A : Ne s’applique pas, bien que le critère A4 (espèce menacée) soit presque satisfait. Toutefois, le déclin documenté semble refléter une fluctuation de la taille de la population. Les taux vitaux et d’autres indicateurs donnent à penser que la taille de la population ne continuera pas à diminuer.

Critère B : Ne s’applique pas. La superficie de la zone d’occurrence est supérieure à 20 000 km2

Critère C : Ne s’applique pas.

Critère D : Ne s’applique pas. Le nombre d’individus adultes se chiffre à 11 000.

Critère E : Aucune analyse quantitative n’a été effectuée.