Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Râle jaune au Canada

Biologie

Récemment, Bookhout (1995) a décrit sommairement la biologie du Râle jaune. La plus grande partie de ce que nous savons sur le comportement de nidification de l’espèce provient de Stalheim (1974, 1975), qui a étudié des oiseaux en semi-captivité, et de Stenzel (1982), qui a suivi des oiseaux nicheurs par radiotélémesure dans le nord du Michigan. Plusieurs publications ont paru depuis les travaux de Bookhout (1995) (p. ex. Robert et Laporte, 1997; Robert et al., 1997), et d’autres, fondées sur des travaux réalisés au Québec (M. Robert et P. Laporte), au Nouveau-Brunswick (G. Forbes et P. Kehoe), en Oregon (M. Stern et K. Popper) et au Texas (K. Mizell et D. Slack), devraient paraître sous peu.


Reproduction

Les Râles jaunes commencent vraisemblablement à se reproduire à l’âge d’un an, et les couples se forment sans doute dans les lieux de nidification (Bookhout, 1995). Les femelles ne pondent qu’une fois par saison, mais celles qui n’amènent pas leur première couvée à éclosion peuvent nicher de nouveau (Stenzel, 1982). Les deux parents participent à la première étape de la construction du nid et creusent des trous grossiers dans la végétation. La femelle finit le nid seule et continue de le parfaire pendant toute la période d’incubation des œufs et de couvaison des jeunes (Stalheim, 1974). En général construit sur le sol ou quelques centimètres au-dessus, le nid est habituellement caché sous un couvert de végétation morte. Ses parois, de 6 à 16 cm d’épaisseur, sont faites d’un fin tissage de végétation en forme de coupe de 7 à 10 cm de diamètre et de 3 à 8 cm de profondeur (Bookhout, 1995; Robert et Laporte, 1996). Le Râle jaune construit parfois plus d’un nid, et se sert des nids supplémentaires pour la couvaison (Stenzel, 1982).

Les œufs, au nombre de 7 à 10, sont pondus au rythme d’un par jour. L’incubation, assurée par la femelle seule, débute en général à la ponte du dernier œuf et s’étend sur une période de 17 ou 18 jours. L’éclosion est synchrone, et le petit semiprécoce peut se tenir sur ses pattes quelques heures plus tard. Deux jours après l’éclosion, toute la couvée suit la mère dans ses déplacements hors du nid. Les jeunes portent un onglet sur chacune de leurs ailes et ils s’en servent pour s’agripper à la végétation lors de leurs déplacements et pour accéder au nid. Ils commencent à se nourrir seuls à environ cinq jours, ne sont plus couvés trois semaines après leur naissance, et sont en mesure de voler vers l’âge de 35 jours (Stalheim, 1974). On ignore à quel âge ils sont indépendants (Bookhout, 1995).

Les mâles peuvent s’accoupler successivement avec deux ou plusieurs femelles, du moins en captivité (Stalheim, 1974). Contrairement à la plupart des autres Rallidés, les Râles jaunes mâles en captivité ne participent pas aux soins des jeunes et cessent de fréquenter la femelle une fois l’incubation entamée. Toutefois, Stenzel (1982), qui a travaillé en milieu naturel, a observé des jeunes en compagnie de leurs deux parents, de même qu’un mâle accompagné de petits. Il a également aperçu un mâle avec sa femelle au moment de l’éclosion. Il est donc possible que le mâle collabore en partie aux soins des jeunes, même s’il est polygame. On ne possède aucune étude détaillée sur le système d’accouplement du Râle jaune et comme, sur les 130 espèces de râles et plus qu’on trouve dans le monde, seulement cinq sont connues pour être non monogames (del Hoyo et al., 1996), on présume parfois que le Râle jaune ne forme que des couples monogames (Stenzel, 1982; Bookhout, 1995). Certaines études indiquent toutefois que cette espèce pourrait ne pas se limiter à la monogamie : Stenzel (1982), par exemple, de même que Robert et Laporte (1996), ont trouvé des nids abritant deux femelles dans le territoire d’un même mâle.

Le succès d’éclosion est vraisemblablement très élevé; au Québec, par exemple, tous les œufs (9/9) du nid trouvé par Terrill (1943) ont éclos; dans trois des six nids trouvés à l’île aux Grues, tous les œufs (9/9, 9/9, 9/9) ont éclos, dans deux, 8 sur 9 et 7 sur 8, et dans le dernier, 7 sur 9 (Robert et Laporte, 1996). Les taux de survie et le succès de nidification devraient ressembler à ceux observés chez les autres râles. Conway et al. (1994), qui ont étudié des oiseaux des deux sexes et de tous âges, ont relevé des taux de survie (d’août à avril) de 0,31 ± 0,26 pour la Marouette de Caroline et de 0,55 ± 0,19 pour le Râle de Virginie (Rallus limicola). Ils ont également établi le taux de succès de nidification à 0,53 pour les deux espèces (ce qui est légèrement inférieur à celui des autres râles).

Lorsque plusieurs couples se reproduisent dans le même marais, les aires d’activité des oiseaux nicheurs se chevauchent quelque peu (Bookhout et Stenzel, 1987). Les mâles n’en patrouillent pas moins leur territoire et semblent le défendre (Stalheim, 1974; Bookhout, 1995). Les aires d’activité des mâles accouplés sont souvent étendues comparativement à celles des femelles. Au Michigan, les mâles accouplés occupaient un territoire moyen d’environ 8 ha (fourchette de 5,8 à 10,5 ha), tandis que les femelles se limitaient à 1 à 2 ha avant l’incubation des œufs, et à 0,5 ha pendant la couvaison des petits (Bookhout et Stenzel, 1987). La densité des mâles nicheurs s’élevait respectivement à un par 25 ha et à un par 86 ha dans le Klamath Marsh National Wildlife Refuge et le Seney National Wildlife Refuge (Bookhout, 1995).


Migrations et déplacements

Le Râle jaune arrive généralement dans le nord des États-Unis pendant la dernière semaine d’avril ou la première semaine de mai (Bookhout, 1995). Dans le sud du Canada, on aperçoit habituellement les premiers individus dès le 15 mai (Robert et Laporte, 1996; McGillivray et Semenchuk, 1998). La profondeur et la température de l’eau dans les sites de reproduction semblent influer sur l’établissement de l’espèce au printemps (Stenzel, 1982; Kaufman, 1994). Les oiseaux évitent les températures très basses, qui les rendent léthargiques et faciles à capturer (Stalheim, 1974; Ripley, 1977). La migration automnale ne débute généralement pas avant la deuxième moitié de septembre ou le début d’octobre (Devitt, 1939; Walkinshaw, 1939; Manning, 1952), et se poursuit en octobre et au début novembre. La date la plus tardive à laquelle on a observé un individu dans le sud du Québec est le 26 octobre (Robert et al., 1995) et la date la plus hâtive d’arrivée à l’automne en Louisiane est le 6 octobre (Bookhout, 1995).

Les Râles jaunes migrent la nuit, et certains le feraient même en groupe : Pulich (1961) a déjà récupéré 13 individus sous une tour de télévision de 500 m au Texas, et au moins 28 ont été vus s’envolant d’un champ en feu sur la côte de la Caroline du Nord (Chapman, 1969). Les Râles se déplacent sur un large front sur le continent, comme l’indique la répartition des relevés de migration publiés (Cooke, 1914; Bookhout, 1995; AOU, 1998). Même s’ils ont l’air de mal voler, ces oiseaux parcourent des distances impressionnantes (Ripley, 1977; Remsen et Parker, 1990). Selon Stalheim (1974), il leur faut 2-3 semaines pour parcourir la distance séparant le golfe du Mexique et leur aire de reproduction.

En 15 ans de baguage des Râles jaunes au Seney National Wildlife Refuge, au Michigan, R. Urbanek a pu constater que les mâles n’étaient pas très attachés à leur territoire de reproduction; chaque année, les mêmes territoires étaient occupés par des mâles différents, et sur les 134 mâles bagués dans la réserve, on en a recapturé seulement deux, tous deux l’année suivant leur baguage (Bookhout, 1995). On a obtenu des résultats semblables à l’île aux Grues, au Québec, qui compte des sites de nidification et d’autres lieux fréquentés par l’espèce; sur les 21 oiseaux bagués dans les sites de nidification entre 1993 et 1995, seulement 2 (9,5 p.100) ont été recapturés sur l’île pendant la période de nidification l’année suivant leur baguage, bien qu’on ait bagué tous les mâles chanteurs présents sur l’île chaque année (75 ont été bagués avec les années).

Dans une étude récente, on a observé quelques Râles jaunes qui se sont déplacés le long du corridor du Saint-Laurent depuis leur zone de nidification jusqu’à l’île aux Grues pour y muer, apparemment parce que l’île renferme des haut-marais plus étendus (env. 530 ha) et est exempte de prédateurs (Robert et Laporte, 1999). Bien que ces déplacements puissent ne pas être le signe d’une véritable migration de mue, il évoquent certes, par certains aspects, une migration de mue semblable à celle de nombreuses espèces de sauvagine. Parmi les Rallidés, la Foulque macroule (Fulica atra) et la Foulque d’Amérique (F. americana) sont les seules autres espèces connues pour effectuer de véritables migrations de mue (del Hoyo et al., 1996).


Alimentation

Traditionnellement, on a toujours pensé que le Râle jaune se nourrissait surtout d’escargots (Walkinshaw, 1939; Stalheim, 1974; Ripley, 1977), mais cela reposait sur des renseignements largement anecdotiques. Si l’espèce mange effectivement des escargots, elle consomme aussi toute une gamme d’autres invertébrés, de même que des graines (Robert et al., 1997). Par exemple, au Québec, en été, les invertébrés et les graines apparaissent respectivement à une fréquence de 68 p.100 et 32 p.100 dans le régime alimentaire de l’espèce, les coléoptères représentant près des deux tiers des invertébrés capturés. Les araignées (Araneae) arrivaient en deuxième position, tandis que les autres taxons (p. ex. les escargots [gastropodes] et les mouches [diptères]) arrivaient bien après. Parmi les graines identifiées, les Cypéracées et les Joncacées, notamment de genres comme Carex, Juncus et Eleocharis, étaient les principaux aliments. L’espèce a probablement les mêmes habitudes alimentaires en hiver, à l’automne et au printemps qu’en été, mais la proportion de graines pourrait alors être plus élevée (voir Robert et al., 1997). En somme, le Râle jaune consomme surtout des arthropodes, et complète son régime par des graines.

Le Râle jaune s’alimente vraisemblablement le jour, comme la plupart des autres râles, et cherche sa nourriture dans les secteurs d’eau peu profonde cachés sous une végétation dense. Il picore sa nourriture sur le sol et à la surface de l’eau et parfois à une profondeur de 3-4 cm. Pour boire, il plonge le bec dans l’eau, l’ouvre et le ferme, puis le ressort à l’horizontale (Stalheim, 1974; Bookhout, 1995).


Comportement

Les « habitudes de souris » du Râle jaune sont bien connues des ornithologues  amateurs et profesionnels d’aujourd’hui. Pendant les heures de clarté, on le voit en général marcher ou courir; il ne vole pratiquement jamais à moins d’être dérangé (par exemple s’il est pourchassé par un chien) (Bookhout, 1995; Robert, 1997). Il est particulièrement difficile à observer lorsqu’on s’ en approche parce que, comme les autres râles du même genre, il demeure habituellement immobile dans la végétation plutôt que de s’envoler comme le font les autres râles (Ripley, 1977). Il se faufile adroitement dans la dense végétation des marais pour s’y cacher, aidé par son camouflage chamois et noir.

Le chant du Râle jaune présente un intérêt particulier non seulement parce qu’il constitue le seul lien entre l’oiseau et l’humain, mais aussi à cause de son caractère très singulier. L’oiseau émet en fait une série de tics (ou de clics) rapides, monotones et métalliques, généralement au nombre de cinq, qui rappellent le bruit que font deux cailloux entrechoqués : tic-tic, tic-tic-tic. En présence de conditions atmosphériques favorables, on peut entendre ces clics à une distance d’un kilomètre (Robert et Laporte, 1996). Les mâles font cliquer leurs « castagnettes nuptiales » (Peabody, 1922) beaucoup plus souvent et régulièrement la nuit que le jour.

La nuit, le Râle jaune change de comportement. On peut l’entendre chanter pratiquement sans interruption pendant des heures, souvent jusqu’aux premières lueurs du jour. Il est aussi beaucoup plus facile de le faire lever ou de l’approcher la nuit (Robert et Laporte, 1996; Robert, 1997). Un grand nombre d’oiseaux qui habitent des milieux où la végétation est dense se font en général entendre davantage la nuit que le jour, probablement parce que leur système de communication est peu relié à la vision, que les conditions acoustiques sont meilleures la nuit, et que les risques d’attirer les prédateurs sont alors moindres (Stalheim, 1974). Par exemple, trois espèces qui nichent souvent dans le même habitat que le Râle jaune – le Troglodyte à bec court, le Bruant de Le Conte et le Bruant de Nelson (Bruant à queue aiguë) – chantent aussi continuellement la nuit, parfois plus que le jour. On ne peut pas en conclure pour autant, comme l’ont fait certains auteurs, que le Râle jaune est un oiseau nocturne. À plusieurs égards, il est en fait beaucoup plus actif le jour que la nuit. Par exemple, il ne s’alimente pas la nuit et ses comportement sexuels et agonistiques sont beaucoup plus fréquents le jour (Stalheim, 1974). En outre, il ne se déplace généralement pas la nuit (à moins d’être dérangé), mais chante à partir d’un point fixe (Stenzel, 1982; Robert et Laporte, 1996).

Au Michigan (comme probablement dans un grand nombre d’autres endroits au Canada et aux États-Unis), les mâles cessent habituellement de chanter en juillet (Stenzel, 1982). C’est également le cas dans la plupart des localités où l’on a repéré l’espèce dernièrement au Québec (Robert et Laporte, 1996), sauf à l’île aux Grues, où ils cessent habituellement de chanter graduellement depuis les premiers jours d’août jusqu’à la fin du mois. Cette différence tient probablement au fait que certains individus vont à l’île aux Grues après la nidification, apparemment pour muer. Bien que les chants y cessent à la fin août, les oiseaux demeurent sur l’île encore quelques semaines, où ils subissent une mue prénuptiale complète (Robert et Laporte, 1996; Robert et Laporte, 1999); comme d’autres rallidés, les Râles jaunes adultes perdent à la fin de chaque été toutes leurs rémiges et leurs rectrices en même temps, de même que beaucoup d’autres plumes, avant de migrer vers le sud. Ils restent ainsi sans voler pendant environ deux semaines (Stalheim, 1974; Robert et Laporte, 1996).

Selon B. Eddleman (comm. pers.), le Râle jaune chanterait très peu sinon pas du tout dans son aire d’hivernage. On sait très peu de choses sur la répartition et l’écologie de l’espèce en hiver; sans doute est-ce d’ailleurs parce qu’elle demeure très silencieuse pendant cette saison qu’il n’y a eu aucun relevé ni étude d’importance à son sujet dans les quartiers d’hiver. Dans le cadre de la première étude du genre, K. Mizell (comm. pers.) a constaté, après deux ans de travaux de terrain réalisés dans l’aire d’hivernage du Texas, que l’espèce n’y chante pas et n’y répond pas aux enregistrements.


Adaptabilité

Le Râle jaune est l’un des oiseaux nicheurs les plus rarement observés aux États-Unis et au Canada. Toutefois, pendant la saison de nidification, on peut capturer un mâle chanteur en s’approchant lentement à environ 15 m de lui, puis en imitant son cri en frappant deux petits cailloux l’un contre l’autre de façon répétée jusqu’à ce qu’il s’approche; il suffit alors de le capturer à l’aide d’un filet à main (Bookhout, 1995; Robert et Laporte, 1997). Les mâles sont habituellement faciles à manipuler et semblent passablement bien résister à la manipulation. Dans une étude, les 71 mâles qui ont régurgité après qu’on leur eut injecté un émétique dans l’œsophage n’ont montré aucun signe de maladie une fois libérés, et on n’a relevé aucune différence significative dans le poids des oiseaux recapturés avant et après traitement (Robert et al., 1997). Par contre, les femelles semblent très sensibles à la manipulation durant la saison de nidification (Stenzel, 1982; M. Robert, obs. pers.).

Stalheim (1974) a gardé des Râles jaunes en captivité, et certains se sont reproduits. Un des principaux problèmes a été de les amener à manger des aliments préparés; il a fallu le faire graduellement et préparer la recette avec beaucoup de soin. La meilleure façon de les faire se reproduire est sans doute de les garder dans un environnement naturel où il peuvent trouver des proies naturelles vivantes et de la végétation pour se cacher (Stalheim, 1974).

La capacité de dispersion des Rallidés est généralement considérée comme très bonne, et cela vaut sans doute aussi pour le Râle jaune (Remsen et Parker, 1990). Si l’on se fie aux oiseaux bagués recapturés récemment, il semble que de nombreux individus se déplacent d’un site à l’autre (parfois sur des centaines de kilomètres) le long du corridor du Saint-Laurent (Québec) pendant la période où ils chantent (Robert et Laporte, 1999). Vu la nature ephémère des marais et des milieux de prairies humides, la plupart des Rallidés doivent pouvoir se disperser efficacement. La plupart des marais d’eau douce passent par diverses périodes de sécheresse, d’inondation et/ou divers stades de succession végétale (Remsen et Parker, 1990), ce qui explique pourquoi le Râle jaune, comme les autres Rallidés, peut apparaître à des époques et dans des lieux imprévisibles. Par exemple, en 1994, on en a observé un nombre inhabituel dans les prairies du Nord, comme en Saskatchewan et autour du Dakota du Nord, alors qu’ils étaient apparemment absents de Churchill cette année-là (Kaufman, 1994). La population du Seney National Wildlife Refuge a également varié de 1 à 85 mâles chanteurs entre 1995 et 1998 (R. Urbanek, comm. pers.). Dans la région de la rivière à la Pluie en Ontario en 1995, année où le printemps a été tardif et humide, on a entendu des râles dans un secteur de 6 km renfermant un grand nombre de petits prés, au sud-est du marais Big; l’année suivante, qui a été sèche, on n’en a entendu aucun (D. Elder, comm. pers.).

On trouve parfois des Râles jaunes dans les terres en culture, notamment lors de la migration. Les rizières matures semblent constituer un habitat « artificiel » qui convient bien à l’espèce à cette époque (et probablement aussi en hiver), ce dont elle semble profiter au maximum (Lowery, 1974; Cardiff et Smalley, 1989). Cela n’est d’ailleurs guère étonnant étant donné que son choix d’habitat est surtout influencé par la physionomie végétale et le niveau maximum des eaux (Robert et Laporte, en cours de rédaction), et que les rizières ressemblent beaucoup aux marais à carex (végétation d’herbacées passablement basse, peu ou pas d’eau stagnante, mais substrat habituellement saturé).