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Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Râle jaune au Canada

Importance de l’espèce


Intérêt du public

Le Râle jaune est l’un des oiseaux nicheurs les plus recherchés par les ornithologues amateurs en Amérique du Nord (Anderson, 1977; Bennett, 1981; Savaloja, 1981). Le magazine Birding, très populaire auprès des plus sérieux d’entre eux, a publié beaucoup d’information sur cet oiseau, notamment sur les endroits où on peut le trouver. L’espèce a récemment fait l’objet d’un article (Robert, 1997) dans la chronique intitulée Rare, Local, Little-known, and Declining North American Breeders. Elle est à ce point recherchée que, jusqu’à tout récemment, il était encore possible d’utiliser des « Rail Buggies » pour faire lever les oiseaux hivernant dans le Anahuac National Wildlife Refuge (Texas) et dans d’autres lieux d’hivernage aux États-Unis (p. ex. en Louisiane) (Anderson, 1977; McKee, 1987). Dans le sud-ouest de la Louisiane, en particulier dans la région de Lafayette, les ornithologues patrouillent les rizières pour observer les Râles jaunes que font lever les moissoneuses-batteuses (Cardiff et Smalley, 1989).

Bien que les ornithologues amateurs cherchent cette espèce en hiver, quelques articles décrivent des méthodes pour l’observer dans les lieux de reproduction (Bennett, 1981; Savaloja, 1981, 1984; McKee, 1987; Robert, 1997). Il serait en effet faisable et utile d’organiser des excursions d’observation du Râle jaune pendant la saison de reproduction : cela aiderait à sensibiliser le public à cet oiseau particulier (Anderson, 1977; Stenzel, 1982). De telles excursions ont été organisées, par exemple, dans le Seney National Wildlife Refuge (T. Bookhout, comm. pers.). Au Québec, des panneaux d’interprétation sur le Râle jaune seront installés dans les haut-marais de l’île aux Grues au printemps de 1999.


Répartition mondiale et statut

La répartition mondiale du Râle jaune est limitée à l’Amérique du Nord. L’espèce se reproduit uniquement au Canada, où se trouve environ 90 p.100 de son aire de reproduction, de même que dans le nord des États-Unis. On considère donc que sa surveillance relève hautement de la responsabilité canadienne; l’espèce est aussi considérée comme une espèce très préoccupante au Canada (Dunn, 1997). Son proche parent, le Râle de Swinhoe d’Asie, parfois considéré comme conspécifique (Olson, 1973; Ripley, 1977; Bookhout, 1995), est classé comme une espèce vulnérable par l’Union mondiale pour la nature (UICN, 1996). L’organisme The Nature Conservancy a également exprimé certaines craintes au sujet de la situation mondiale à long terme du Râle jaune en lui attribuant la cote G4 (The Nature Conservancy, 1998). Enfin, aux États-Unis, le Râle jaune est considéré comme un oiseau migrateur non gibier préoccupant sur le plan de la gestion (Migratory Nongame Bird of Special Management Concern), catégorie qui désigne les oiseaux migrateurs non gibier qui, en l’absence de mesures de conservation supplémentaires, pourraient devenir candidats à un classement en vertu de la Endangered Species Act.


Statut d’autres espèces observées dans les habitats du râle jaune

Au Canada, le seul autre oiseau en péril que l’on rencontre généralement dans l’habitat du Râle jaune est le Hibou des marais, qui a été désigné espèce vulnérable en 1994 (COSEPAC, 1998). Deux autres oiseaux qui nichent souvent dans le même habitat que le Râle jaune (le Troglodyte à bec court et le Bruant de Nelson [Bruant à queue aiguë]) au Canada ont également fait l’objet d’une évaluation, mais ont été classés comme non en péril en 1993 et en 1998, respectivement (COSEPAC, 1998).