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Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Râle jaune au Canada

Sommaire de la taille des populations, du nombre de localités de reproduction et des tendances

Vu la nature de l’aire de répartition mondiale du Râle jaune, toute analyse de la situation de l’espèce au Canada doit tenir compte aussi de sa situation aux États-Unis. Le tableau 2 donne un aperçu de ce que nous savons sur l’effectif, le nombre de sites d’estivage et les tendances des populations dans l’ensemble de l’aire de répartition. Les données présentées varient énormément sur le plan du niveau de confiance, mais il s’agit des meilleures informations dont nous disposions.

Comme l’aire de répartition du Râle jaune semble continue dans la région de la baie d’Hudson et de la baie James, du moins à l’échelle d’un site par bloc de 100 km x 100 km, sans doute peut-on conclure sans crainte de se tromper qu’il s’y trouve quelques milliers de couples. Il y aurait par ailleurs quelque 2 000 autres couples ailleurs au Canada, et environ 600-750 aux États-Unis. Nous ne tenterons même pas d’estimer le nombre de sites dans la région de la baie d’Hudson et de la baie James. Toutefois la population globale estimative de 2 300-2 800 couples nichant ailleurs que dans cette région se reproduirait dans quelque 300-900 sites. Hors de la région de la baie d’Hudson et de la baie James, on compte au Canada 187 sites où le Râle jaune a été observé durant la saison de reproduction et qu’il pourrait encore fréquenter (figure 3).


Figure 3 : Endroits où le Râle jaune a été observé au Canada durant la saison de reproduction et que l’espèce pourrait encore fréquenter

Figure 3 : Endroits où le Râle jaune a été observé au Canada durant la saison de reproduction et que l’espèce pourrait encore fréquenter.

Si l’on ne possède presque aucune information sur les tendances des populations, on dispose par contre de suffisamment de données directes sur les tendances de l’habitat du Râle jaune pour pouvoir, en les combinant avec les changements connus du paysage, obtenir un tableau assez clair de ce qui est sans doute arrivé aux populations dans différentes parties de l’aire de répartition. Rien ne porte à croire que l’effectif de l’espèce augmente ailleurs dans son aire mondiale à aucun moment de l’année. Au contraire, bien des données indiquent que l’habitat de l’espèce a diminué et continue de diminuer, quoique plus lentement, partout dans la partie méridionale de son aire. Dans le reste de l’aire, soit la région de la baie d’Hudson et de la baie James, l’habitat pourrait aussi diminuer dans certains secteurs, ce que ne peut qu’aggraver le problème causé par les Oies des neiges (pour en savoir davantage, voir la section Tendances de la qualité et de la quantité de l’habitat essentiel). L’aire d’hivernage, relativement petite, diminue par ailleurs également.