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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le micocoulier rabougri (Celtis tenuifolia) au Canada – Mise à jour

COSEPAC Résumé

Micocoulier rabougri
Celtis tenuifolia

Information sur l'espèce

Le micocoulier rabougri (Celtis tenuifolia) est un arbuste ou petit arbre de la famille des Ulmacées. L'écorce est grise. Les rameaux sont raides, à ramifications souvent très étalées. Les feuilles sont diversement dentées dans leur partie supérieure. Le fruit est globuleux, brun orangé, à graine unique et à chair sucrée; il persiste souvent sur l'arbre pendant l'hiver. Le micocoulier occidental (Celtis occidentalis) est également présent dans la majeure partie de l'aire de répartition du micocoulier rabougri en Ontario.

Répartition

La répartition du micocoulier rabougri s’étend depuis le bassin inférieur du Mississippi jusqu'au piémont et à la plaine côtière de l’Atlantique et devient éparpillée vers le nord. L’espèce compte une vingtaine de populations isolées dans la région des Grands Lacs inférieurs, dont six dans le sud de l'Ontario.

Habitat

En Ontario, le micocoulier rabougri pousse dans des sols calcaires secs, sur des flèches de sable, sur des dunes et dans des sols peu profonds à substratum calcaire (alvars), dans les forêts claires.

Biologie

Le micocoulier rabougri est une espèce vivace ligneuse monoïque. Les fleurs sont unisexuées, autocompatibles et pollinisées par le vent. Les fruits sont principalement dispersés par les oiseaux. Le micocoulier rabougri occupe des milieux très secs. Trois des populations canadiennes poussent en mélange avec une autre espèce indigène, le micocoulier occidental. Comme ces populations comptent des formes intermédiaires, il semble que les deux espèces peuvent s'hybrider.

Taille et tendances des populations

Les six populations ontariennes connues comptent environ 893 individus reproducteurs. Ces populations semblent être demeurées stables depuis les relevés précédents, qui datent d'une dizaine d'années. L’augmentation d’effectif observée s’explique probablement par la meilleure connaissance de la répartition de l'espèce.

Facteurs limitatifs et menaces

Les scolytes peuvent causer une mortalité élevée : une mortalité annuelle de 10 p.100 a été constatée en 1988 et en 1989 (moyenne des deux années). Les observations récentes n'ont pas mis en évidence un tel problème. L'habitat du micocoulier rabougri est menacé par les activités d'extraction du calcaire, dans les secteurs de type alvar de l'est de l'Ontario, et par l'expansion possible d'une sablière, dans une autre localité.

Importance de l’espèce

Le micocoulier rabougri pousse dans des milieux où sévissent des sécheresses extrêmes et où un certain nombre d'autres espèces végétales rares sont présentes. Il est l'hôte de plusieurs insectes rares, dont certains coléoptères qui n'ont été signalés que récemment au Canada. L’espèce n'est pas encore disponible sur le marché, mais elle pourrait servir à l’aménagement paysager dans les régions exposées à des sécheresses extrêmes.

Protection existante et autres désignations

À l’heure actuelle, le micocoulier rabougri n'est pas protégé par la Loi sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario, mais il figure sur la liste des espèces vulnérables de cette province et sur la liste des espèces préoccupantes du Canada.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés ou autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes et incluant les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de membres de chacun des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature) et de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité de connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour examiner les rapports de situation sur les espèces candidates.

Définitions (depuis mai 2003)

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement ou génétiquement distincte.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de pageb
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page a

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page c

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page d

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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