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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le micocoulier rabougri (Celtis tenuifolia) au Canada – Mise à jour

Mise à jour
Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC
sur le
micocoulier rabougri
Celtis tenuifolia
au Canada

micocoulier rabougri

Espèce menacée 2003

COSEPAC
Comité sur la situation des espèces en péril au Canada



COSEWIC
Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l'on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2003. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur sur le micocoulier rabougri (Celtis tenuifolia) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 16 p.

Rapport précédent

Klinkenberg, B. 1985. COSEWIC status report on dwarf hackberry Celtis tenuifolia in Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. 36 p.

Note de production

Le COSEPAC souhaite remercier John D. Ambrose, qui a rédigé la mise à jour du rapport de situation sur le micocoulier rabougri (Celtis tenuifolia) au Canada dans le cadre d’un contrat conclu avec Environnement Canada, rapport dont la révision et l’édition ont été assurées par Erich Harber, coprésident du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel du COSEPAC
Site web du COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Dwarf Hackberry Celtis tenuifolia in Canada.

Illustration de la couverture

Micocoulier rabougri – fournie par M.J. Oldham, (NHIC), Peterborough (Ontario).

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2004

PDF : CW69-14/359-2004F-PDF
ISBN 0-662-76438-2
HTML : CW69-14/359-2004F-HTML
ISBN 0-662-76439-0

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l'évaluation – Novembre 2003

Nom commun : Micocoulier rabougri

Nom scientifique : Celtis tenuifolia

Statut : Espèce menacée

Justification de la désignation : Un arbuste des habitats de terrains boisés de type alvar sablonneux et arides ou calcareux, qui ne se trouve que dans six sites isolés et fragmentés adjacents aux Grands Lacs. Moins de 1 000 plants ont été enregistrés. Les menaces comprennent la perte éventuelle de l’habitat attribuable aux activités d’exploitation des carrières et à l’expansion des sablières dans les sites de l’Est de l’Ontario, et des pertes considérables causées certaines années par des infestations de coléoptères.

Répartition : Ontario

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en avril 1985. Réexamen du statut : l'espèce a été reclassifiée dans la catégorie de risque plus élevé « menacée » en novembre 2003. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Micocoulier rabougri
Celtis tenuifolia

Information sur l'espèce

Le micocoulier rabougri (Celtis tenuifolia) est un arbuste ou petit arbre de la famille des Ulmacées. L'écorce est grise. Les rameaux sont raides, à ramifications souvent très étalées. Les feuilles sont diversement dentées dans leur partie supérieure. Le fruit est globuleux, brun orangé, à graine unique et à chair sucrée; il persiste souvent sur l'arbre pendant l'hiver. Le micocoulier occidental (Celtis occidentalis) est également présent dans la majeure partie de l'aire de répartition du micocoulier rabougri en Ontario.

Répartition

La répartition du micocoulier rabougri s’étend depuis le bassin inférieur du Mississippi jusqu'au piémont et à la plaine côtière de l’Atlantique et devient éparpillée vers le nord. L’espèce compte une vingtaine de populations isolées dans la région des Grands Lacs inférieurs, dont six dans le sud de l'Ontario.

Habitat

En Ontario, le micocoulier rabougri pousse dans des sols calcaires secs, sur des flèches de sable, sur des dunes et dans des sols peu profonds à substratum calcaire (alvars), dans les forêts claires.

Biologie

Le micocoulier rabougri est une espèce vivace ligneuse monoïque. Les fleurs sont unisexuées, autocompatibles et pollinisées par le vent. Les fruits sont principalement dispersés par les oiseaux. Le micocoulier rabougri occupe des milieux très secs. Trois des populations canadiennes poussent en mélange avec une autre espèce indigène, le micocoulier occidental. Comme ces populations comptent des formes intermédiaires, il semble que les deux espèces peuvent s'hybrider.

Taille et tendances des populations

Les six populations ontariennes connues comptent environ 893 individus reproducteurs. Ces populations semblent être demeurées stables depuis les relevés précédents, qui datent d'une dizaine d'années. L’augmentation d’effectif observée s’explique probablement par la meilleure connaissance de la répartition de l'espèce.

Facteurs limitatifs et menaces

Les scolytes peuvent causer une mortalité élevée : une mortalité annuelle de 10 p.100 a été constatée en 1988 et en 1989 (moyenne des deux années). Les observations récentes n'ont pas mis en évidence un tel problème. L'habitat du micocoulier rabougri est menacé par les activités d'extraction du calcaire, dans les secteurs de type alvar de l'est de l'Ontario, et par l'expansion possible d'une sablière, dans une autre localité.

Importance de l’espèce

Le micocoulier rabougri pousse dans des milieux où sévissent des sécheresses extrêmes et où un certain nombre d'autres espèces végétales rares sont présentes. Il est l'hôte de plusieurs insectes rares, dont certains coléoptères qui n'ont été signalés que récemment au Canada. L’espèce n'est pas encore disponible sur le marché, mais elle pourrait servir à l’aménagement paysager dans les régions exposées à des sécheresses extrêmes.

Protection existante et autres désignations

À l’heure actuelle, le micocoulier rabougri n'est pas protégé par la Loi sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario, mais il figure sur la liste des espèces vulnérables de cette province et sur la liste des espèces préoccupantes du Canada.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés ou autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes et incluant les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de membres de chacun des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature) et de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité de connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour examiner les rapports de situation sur les espèces candidates.

Définitions (depuis mai 2003)

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement ou génétiquement distincte.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de pageb
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Notes de bas de page

Note de bas de page a

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

Retour à la référence de la note de bas de pagea

Note de bas de page b

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page c

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page d

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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Information sur l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Celtis tenuifolia Nutt.

Synonyme :

Celtis occidentalis L. var. pumila (Pursh) A. Gray

Noms français :

Micocoulier rabougri, micocoulier de Soper

Nom anglais :

Dwarf Hackberry

Famille :

Ulmacées

Grand groupe végétal :

Dicotylédones

Le micocoulier rabougri (Celtis tenuifolia) est un petit arbre ou un arbuste. Dans la partie nord de son aire, il existe une seule autre espèce de micocoulier, le C. occidentalis, un arbre moyen à grand. D'après une analyse des données morphologiques et moléculaires, il ne semble pas que les trois espèces de Celtis présentes dans le sud des États-Unis s'hybrident (Buck et Bidlack, 1998). Cependant, chez les populations d'Ontario qui partagent une partie de l’aire du C. occidentalis, la présence d’individus présentant quelques caractères intermédiaires (longueur du pédicelle, rapport longueur/largeur de la feuille, degré d’atténuation du sommet de la feuille, répartition des dents de la feuille, etc.) semble indiquer qu’il y a un certain échange génétique entre les deux espèces. Selon Flora of North America (1997), la distinction entre les espèces de Celtis n'est pas claire, et leur taxinomie complexe aurait besoin d'être révisée.

Description

Le Celtis tenuifolia est un arbuste rabougri très ramifié ou un petit arbre possédant un ou plusieurs troncs; il atteint fréquemment 5 m de hauteur, parfois même 10 m. Les individus multicaules ressemblent à l'hamamélis de Virginie (Hamamelis virginiana). Comme chez de nombreuses espèces de la famille des Ulmacées, le tronc est constitué d'une succession de rameaux obliques finissant par se redresser (il s’agit donc d’un sympode plagiotrope). Les individus vigoureux qui ne rencontrent pas d’obstacle et ne subissent pas de dégâts aux rameaux (fait exceptionnel chez cette espèce) finissent par avoir le port en vase de l'orme d'Amérique. Les ramilles sont alternes et disposées sur deux rangs (comme les feuilles de l'année précédente), autre caractéristique propre à la famille; elles sont habituellement courtes et raides et deviennent divariquées ou réunies en groupes serrés si elles sont exposées à certaines conditions, notamment au broutage. La base des feuilles n'est que légèrement oblique (plutôt que fortement oblique comme chez le C. occidentalis). Le limbe est ové, avec une pointe atténuée courte (plutôt que lancéolé, avec une pointe atténuée-falciforme et une base large). La marge du limbe est entière ou dentée seulement dans la moitié supérieure (plutôt que nettement dentée jusqu'à la base). Le limbe présente trois nervures distinctes à la base et mesure de 3,7 à 6,3 cm de longueur (plutôt que de 4,2 à 12,0 cm). L'écorce est grise, d’abord lisse, puis couverte de petites excroissances ou fissures en vieillissant (plutôt que d’excroissances et crêtes parfois recourbées ayant l’aspect d’un liège épais). L’espèce est monoïque. Les fleurs sont unisexuées et apparaissent durant l’épanouissement des feuilles. Le fruit est globuleux, brun orangé, lisse, doux et même très sucré (plutôt que subovoïde, ratatiné avec l’âge, violet-olive, insipide à amer) et arrive à maturité à la fin de l'été; le pédicelle mesure de 3 à 8 mm de longueur (plutôt que de 9 à 18 mm).

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Répartition

Répartition mondiale

Le micocoulier rabougri est une espèce nord-américaine dont l'aire de répartition principale s'étend depuis le bassin inférieur du Mississippi jusqu'au piémont et à la plaine côtière de l'Atlantique. Il est présent depuis l'est du Texas, l’est de l'Oklahoma et le sud du Missouri jusqu’à la Virginie et au golfe du Mexique. Il en existe aussi des populations isolées dans l'ouest de l'Illinois, dans le nord de l'Indiana, en Ohio, dans le sud du Michigan et en Ontario (figure 1). La carte de répartition de Keddy (1984) présente la répartition mondiale de l’espèce de manière générale, tandis que celle de Dunster (1992), reproduite ci-dessous à la figure 1, indique en détail les populations isolées et les limites de la dernière glaciation.

Figure 1. Répartition mondiale du Celtis tenuifolia (Dunster, 1992)

Figure 1. Répartition mondiale du Celtis tenuifolia

Répartition canadienne

Au Canada, l'espèce n'est connue que dans six localités, non contiguës et toutes situées en Ontario; plusieurs de celles-ci n'ont été découvertes que récemment. Le premier spécimen a été récolté dans la région de Port Franks, en 1907. À la pointe Pelée, le premier spécimen n'a été récolté qu'en 1963 (Point Pelee National Park, 1991), et l’espèce a par la suite été considérée comme répandue, mais peu commune (Maycock et al., 1978). Core (1948) ne mentionne pas l’espèce dans sa flore des îles du lac Érié. À l'île Pelée, le premier spécimen a été récolté en 1958; Campbell et Reznicek (1977) mentionnent également ce spécimen, à titre de mention récente. La population de Point Anne n'a pas été signalée avant 1982, et les deux autres sites de la région de Belleville ne l'ont pas été qu’en 1991 et 1993 (figure 2). Au Canada, l’espèce a une zone d'occurrence légèrement inférieure à 5 000 km² (si on en exclut le territoire séparant les sites du sud-ouest de l’Ontario de ceux de l'est de cette province). La zone d'occupation est d'environ 18,5 km².

Figure 2. Répartition du Celtis tenuifolia au Canada (l’espèce n’y est présente que dans le sud de l'Ontario).

Figure 2. Répartition du Celtis tenuifolia au Canada

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Habitat

Besoins de l'espèce

En Ontario, l'espèce est présente dans deux types semblables d'habitat : 1) des milieux sablonneux secs dans des forêts claires, près des rives du lac Érié et du lac Huron ainsi que sur les versants surplombant la rivière Trent (Grand Bend, pointe Pelée, pointe Fish de l’île Pelée et Stirling Slope); 2) des milieux calcaires secs (alvars argilo-loameux sur au roc calcaire) dans des forêts claires, dans l’intérieur de l'île Pelée ainsi qu’à Point Anne et à Lonsdale. Les sols sablonneux ont généralement une teneur élevée en calcaire et un pH supérieur à 7. Ces milieux ouverts semblent être des forêts en début de succession ou résulter de conditions extrêmement sèches.

En Ontario, le Celtis tenuifolia pousse dans des forêts claires et sèches, où il côtoie le Quercus velutina, le Q. muehlenbergii, le Q. prinoides, le Q. rubra, le Juniperus virginiana et le Rhus aromatica (Klinkenberg, 1984). Wagner (1974) mentionne qu’au Michigan le C. tenuifolia est associé aux espèces suivantes : Carya ovalis, Ceanothus americana, Juglans nigra, Lonicera tatarica, Pyrus coronaria, Pyrus malus, Quercus coccinea, Rhus glabra et Sassafras albidum.  

Tendances de l'habitat

Dans les sites ontariens du C. tenuifolia, le milieu n'a pas beaucoup changé, mais il est menacé, dans certains cas, par l'expansion des activités d'extraction de calcaire ou de sable. Des relevés effectués dans des milieux semblables de l'île Pelée et dans des alvars de l'est de l'Ontario ont permis de constater une certaine expansion des populations; toutefois, ces observations sont discutables, car il pourrait s'agir de populations déjà bien établies mais auparavant inconnues (à Stirling Slope et à Lonsdale).

Protection et propriété des terrains

Les populations de la pointe Fish et certaines parties de la population de Grand Bend sont situées dans des parcs provinciaux et sont donc protégées. Les populations de la pointe Pelée sont situées dans un parc national. Une partie du secteur Port Franks de la région de Grand Bend fait partie d'une réserve naturelle de la Société canadienne pour la conservation de la nature. Certaines parties du site de Grand Bend ainsi que les sites de l'intérieur de l'île Pelée, de Point Anne, de Stirling Slope et de Lonsdale sont situés sur des terrains privés. L'expansion des activités d'extraction du calcaire, dans l'est de l'Ontario, réduit l'habitat potentiel du micocoulier rabougri et d'autres espèces importantes.

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Biologie

Généralités

Le micocoulier rabougri est un arbuste ou petit arbre qui résiste à la sécheresse et pousse dans des forêts claires, notamment dans les sables littoraux et les alvars. L’espèce est anémophile, et ses fruits sont dispersés par les oiseaux. Le micocoulier rabougri est consommé par un certain nombre d’insectes, souvent rares, dont il est le seul hôte.

Reproduction

Le micocoulier rabougri est monoïque. Les fleurs sont unisexuées, isolées ou en groupes de 2 ou 3, pollinisées par le vent. La floraison survient à la fin mai ou au début juin. Le fruit est une drupe à graine unique et à chair sucrée, qui arrive à maturité à la fin de l'été; il est principalement dispersé par les oiseaux, mais certains mammifères consomment les fruits de micocoulier (Cypher et Cypher, 1999). Un individu isolé poussant dans le jardin du contractuel, à Guelph, a permis de confirmer que l’espèce est autocompatible. Selon Elais (1970), certaines espèces de Celtis pourraient être apomictiques, mais ce mode de reproduction n'a jamais été confirmé. Aucune autre forme de reproduction asexuée n'a été observée. Trois des populations ontariennes du micocoulier rabougri poussent en mélange avec le micocoulier occidental, également indigène; comme des formes intermédiaires sont présentes dans ces sites, il semble que les deux espèces peuvent s'hybrider.

Survie

On peut supposer que chaque individu peut vivre plusieurs décennies. Dunster (1992) a déterminé l'âge des 16 plus grands individus poussant à Northville (faisant partie de la population de Grand Bend) et à la pointe Pelée et a constaté que leur âge variait de 40 à 64 ans (âge ajusté selon la hauteur de prélèvement de la carotte). Dans les milieux dynamiques, il est probable que les arbres vivent moins longtemps; en effet, sur la rive ouest de la pointe Pelée et à la pointe Fish, des pertes ont été causées par des changements dans le niveau du lac et par de grosses tempêtes. Pendant les deux années où elle a effectué ses observations, Dunster (1992) a constaté un taux élevé d'infestation par des scolytes, entraînant une mortalité annuelle de 10 % à la pointe Pelée. Elle a également observé un taux de survie très faible chez les semis de 1 à 3 ans.

Physiologie

Le micocoulier rabougri, espèce vivace ligneuse, pousse principalement au sud des limites de la dernière glaciation, exception faite des populations isolées de la région des Grands Lacs. On pourrait s'attendre à ce que les individus composant ces populations soient limités à certains microclimats modérés et localisés. Or, en culture, l’espèce vient bien dans des localités situées beaucoup plus au nord, notamment à Ottawa et à Guelph. Dans cette dernière localité, des semis issus d'un seul et même parent ont pu s’établir facilement sur des terres en friche avoisinantes. Par conséquent, ces conditions climatiques beaucoup plus fraîches que celles de l’aire de répartition naturelle de l’espèce ne constituent pas un facteur limitatif, même pendant les premiers stades du développement. La plupart des milieux où pousse l'espèce sont secs et calcaires et ont donc un pH élevé. Au nombre des exceptions figurent quelques sites situés sur les dunes de la région de Grand Bend, où les sols sont légèrement acides (Dunster, 1992), bien que Wagner (1974) y ait mesuré des pH de 8 ou plus. Certains mécanismes d'adaptation permettent au micocoulier rabougri de maintenir un rendement photosynthétique relativement élevé pendant les sécheresses prolongées, malgré une conductance stomatique réduite (Kubiske et Adams, 1993).

Dispersion

Le micocoulier rabougri est anémophile. Les oiseaux frugivores (qui mangent le fruit entier et en rejettent la graine avec leurs excréments) sont probablement les agents de dispersion les plus efficaces, mais les mammifères assurent sans doute une certaine dispersion à l'échelle locale. Dunster (1992, figure 2) a indiqué sur une même carte la position des populations isolées de la région des Grands Lacs ainsi que la voie migratoire du Mississippi (empruntée par les oiseaux migrateurs), et on peut constater une concordance élevée entre ces deux données. Par ailleurs, on a pu constater que le raton laveur (Procyon lotor) ingère les fruits du Celtis occidentalis, mais que le taux de germination des graines excrétées par cet animal est significativement plus faible que celui de graines témoins non ingérées (Cypher et Cypher, 1999); il est cependant admis que les avantages de la dispersion peuvent compenser une réduction du taux de germination.

Nutrition et relations interspécifiques

Le micocoulier rabougri vient bien dans les milieux secs et souvent calcaires. Les conditions locales peuvent contribuer au maintien de milieux boisés clairs et ainsi réduire le développement d'un couvert dense dont l’ombre causerait vraisemblablement un déclin de l'espèce.

Le micocoulier rabougri est l'hôte d'un certain nombre de papillons de jour, d'insectes galligènes, d'une cochenille, de perceurs des rameaux et de scolytes. Nombre de ceux-ci ont peu d'impact, mais certains, notamment les scolytes (Bright et al., 1994), sont associés à un taux de mortalité appréciable (Dunster, 1992); on a déjà observé un gastéropode qui broutait les semis avec voracité (Dunster, 1992).

Adaptabilité

Le micocoulier rabougri tolère les milieux dynamiques périodiquement perturbés, la sécheresse ainsi que les sols calcaires pauvres pierreux ou sablonneux. L’espèce est facile à cultiver, et il ne devrait pas être difficile de transplanter des sujets cultivés, aux fins de réintroduction, si une telle stratégie de rétablissement était jugée viable.

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Taille et tendances des populations

En 2002, les populations ont été recensées à nouveau, et les résultats ont été comparés aux données antérieures (tableau 1). Plusieurs populations demeurent importantes, mais un taux élevé de renouvellement a été observé à la pointe Pelée, où Dunster (1992) a mesuré une mortalité annuelle de 10 p. 100 due à des scolytes (moyenne de deux années, 1989 et 1990). Cependant, il s’agissait peut-être d'un phénomène cyclique, car aucune mortalité importante n'a été observée en 2002 dans aucune des populations. Depuis la publication du premier rapport de situation, en 1984, le site de Point Anne a été confirmé, et deux autres sites ont été répertoriés dans la région avoisinante.

Il est probable que la majeure partie de l'effectif est stable et que certaines populations locales ont augmenté. Ainsi, la population de la pointe Fish a perdu un individu de grande taille qui poussait à la limite ouest de la végétation et n'a pu résister aux assauts du lac pendant les années 1980; par contre, cette population a conservé 4 individus mûrs établis loin du lac et s'est enrichie de plusieurs gaules non reproductrices. La population de la pointe Pelée a été plus difficile à évaluer, car elle est dispersée; il aurait fallu plus de temps pour effectuer un nouvel inventaire de ce site de plus de 4 km de longueur, mais de nombreux individus y ont été observés lors du relevé. Un suivi de quelques groupes bien localisés permettrait de préciser les tendances. La population située entre Ipperwash et le parc provincial The Pinery est la plus importante sur le plan de l'effectif et de la superficie et semble stable. Dans le parc provincial, le relevé n'a duré qu'une journée et n’a porté que sur environ le tiers ou la moitié de la zone d’occupation connue de l’espèce. Les populations récemment découvertes dans le comté de Hastings comprennent des individus apparemment âgés et se trouvent dans des forêts matures, de sorte qu’il s’agit probablement de populations déjà établies, ne résultant pas d’une expansion récente de l’espèce. Un naturaliste de la région nous a montré une population, et deux bénévoles nous ont aidé pendant deux jours à repérer les individus poussant dans les trois sites, de sorte que nous avons probablement dénombré la quasi totalité de ces populations. Il demeure cependant possible que d'autres alvars de la région abritent des populations encore inconnues.

Tableau 1. Nombre d’individus recensés dans les populations ontariennes du Celtis tenuifolia
#LieuPopulationKlinkenberg, 1984Dunster, 1992Note de bas de pagea [+autres]2002
1a.Comté d'Essexîle Pelée, savane Red Cedar
1
--On a trouvé seulement le C. occidentalis
1b.Comté d'EssexÎle Pelée, pointe Fish
5
--5+7+?; +Co/Ct?Note de bas de pageb
2.Comté d'EssexParc national de la Pointe-PeléeEspèce répandue mais peu commune136+48+71533+5+2 dans un secteur; +Co/Ct?Note de bas de pageb
3a.Comté de LambtonIpperwashPeuplements sporadiques sur une superficie de 3 x 10 km  
3b.Comté de LambtonPort Franks/NorthvillePeuplements sporadiques sur une superficie de 3 x 10 km473+781+1 813655+655+quelques-uns
3c.Comté de LambtonParc provincial The PineryPeuplements sporadiques sur une superficie de 3 x 10 km 34+25+150
4.Comté de HastingsPoint Anne
--
[1ère observation en 1982, quelques arbres]2+0+5; + Co/Ct?Note de bas de pageb 7+0+6
5.Comté de HastingsStirling Slope
--
[1èreobservation en 1991, un ou quelques-uns (+1 individu isolé)]23+2+quelques-uns
6.Comté de HastingsLonsdale
--
[1ère observation. en 1993, 6 individus]2+1+2; +Co/Ct?Note de bas de pageb 4-1-1

Notes de bas de page

Note de bas de page a

classes de dimension : arbres+gaules et individus non reproducteurs+semis de 1 à 3 ans.

Retour à la référence de la note de bas de pagea

Note de bas de page a

Co/Ct? = formes intermédiaires entre les deux espèces, en présence du C. occidentalis dans le site.

Retour à la premièreréférence de la note de bas de pageb

Pour une estimation de l’effectif total en Ontario, voir le résumé technique [on a estimé que le site 3b pourrait compter environ 35 arbres].

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Facteurs limitatifs et menaces

Dunster (1992) a constaté que des insectes perceurs des rameaux provoquent une mortalité appréciable (10 p. 100 par année) à la pointe Pelée. En 2002, aucune mortalité importante n'a été observée, et les infestations de scolytes pourraient être un phénomène local et cyclique. L'ombre accrue résultant du développement du couvert forestier au fil de la succession est un facteur limitatif potentiel, mais les populations occupent des milieux très secs (flèches de sable, dunes et alvars) et ont bien survécu aux dernières sécheresses estivales, lesquelles ont freiné la croissance des autres espèces forestières qui auraient pu leur faire de l'ombre. En 2002, aucun individu ne présentait de signe de déclin dû à l'ombre. Dans l'est de l'Ontario, l'habitat est menacé par les activités d'extraction du calcaire et, à Stirling Slope, par l'expansion d'une sablière voisine. À l'île Pelée, l'essor de la construction de chalets pourrait aussi constituer une menace.

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Importance de l'espèce

La base de données ethnobotaniques Native American Ethnobotany Database ne répertorie pas le Celtis tenuifolia, mais mentionne 14 fois le C. occidentalis pour divers usages médicinaux et pour son utilisation dans différentes préparations alimentaires. Les fruits savoureux du C. tenuifolia étaient sans doute également consommés et probablement utilisés à des fins médicinales similaires. Par ailleurs, le C. tenuifolia est l'hôte de plusieurs coléoptères qui n'ont été signalés que récemment au Canada (Bright et al., 1994) ainsi que de certains papillons de jour et autres insectes. L'espèce a une tolérance extrême à la sécheresse, ce qui a permis aux sujets cultivés de bien résister aux conditions extrêmement chaudes et sèches des derniers étés. Le C. tenuifolia n'est actuellement disponible que dans les pépinières spécialisées dans les plantes indigènes, mais il pourrait être davantage utilisé en aménagement paysager, comme petit arbre.

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Protection actuelle ou autres désignations

Selon NatureServe (2003), le Celtis tenuifolia est une espèce non menacée (globally secure, G5) à l'échelle mondiale, non classée (nationally unranked, N?) aux États-Unis et menacée (N2) au Canada. Au niveau sub-national, l’espèce est jugée menacée (S2) en Ontario et au New Jersey et vulnérable (S3) au Michigan, en Ohio, en Illinois et en Caroline du Nord. Elle est considérée comme espèce non menacée (S4) uniquement en Pennsylvanie. Dans tous les autres États de son aire de répartition principale, on lui a attribué la cote SR (espèce ayant fait l'objet d'un rapport) ou S? (espèce non classée).

Au Canada, l'espèce figure sur la liste des espèces vulnérables de l'Ontario et sur celle des espèces préoccupantes à l’échelle du pays.

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Résumé du rapport de situation

Six populations du C. tenuifolia ont été répertoriées dans le sud de l'Ontario. Ces populations font partie de la vingtaine de populations établies dans le sud de la région des Grands Lacs, isolées de l'aire de répartition principale de l'espèce située au sud des limites de la dernière glaciation dans l'est de l'Amérique du Nord. Étant donné que le C. tenuifolia est une espèce de milieux dynamiques exposés à des conditions rigoureuses, seuls quelques individus semblent atteindre l’âge maximal de 40 à 65 ans; une mortalité importante s'observe chez les jeunes arbres, et des perturbations naturelles ou anthropiques entraînent sans cesse la perte d’individus reproducteurs. En 2002, les populations semblaient se maintenir par rapport au recensement de 1984 et aux dénombrements précis de 1989-1990; les augmentations observées résultent probablement du caractère plus exhaustif des relevés et de la découverte de sites auparavant inconnus. L'habitat des six populations ne semble pas menacé, sauf par les activités d'extraction du calcaire, dans les sites de type alvar, et par l’expansion d’une sablière, dans l'est de l'Ontario.

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Résumé technique

Celtis tenuifolia

Micocoulier rabougri – Dwarf Hackberry

Répartition au Canada :

Ontario

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²)

D'après les deux polygones délimités par les sites, à l'exclusion de la vaste région comprise entre les populations du sud-ouest et celles de l'est de l'Ontario. < 5000 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

non

Zone d’occupation (km²)

Estimation approximative de la superficie de l'habitat occupé. < 20 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

non

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).

6

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

En croissance, sans doute en raison de la découverte de populations préexistantes, et non d’une expansion réelle.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?

non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

stable

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population :  indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

plusieurs décennies

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

893 (d'après les dénombrements et les estimations supplémentaires)

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

stable

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

s. o.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Les populations d’Ontario et de tout le nord de l’aire de répartition sont très espacées.

Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

  • Île Pelée : 5
  • Pointe Pelée : 136
  • Ipperwash-Pinery : 724
  • Point Anne : 2
  • Sterling Slope : 24
  • Lonsdale : 2

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Croissance lente, liée à la découverte de sites préexistants.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?

non

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Scolytes (mortalité de 10 % par année, selon Dunster, 1992).
  • Perte d'habitat due à l'extraction de calcaire ou de sable et à la construction de chalets.

Effet de sauvetage (immigration à partir d’une source extérieure)

L’espèce existe-t-elle ailleurs?

Oui : États-Unis.

Situation des populations de l’extérieur.

Menacées, vulnérables ou non menacées.

L’immigration est-elle connue ou possible?

Possible, par les oiseaux migrateurs.

Les immigrants pourraient-ils s’adapter pour survivre au Canada?

Oui, s'ils sont issus de populations du nord.

Un habitat suffisant existe-t-il au Canada pour des immigrants?

oui

Probabilité d’un rétablissement à partir de populations de l’extérieur.

Possible mais peu probable

Analyse quantitative

n. d.

Statut actuel

COSEPAC : Espèce menacée

Statut et justification de la désignation

Statut : Espèce menacée

Cote alphanumérique : L’espèce satisfait aux critères d’espèce en voie de disparition aux termes de B1ab(iii,v)+2ab(iii,v), mais elle a été désignée espèce menacée aux termes de B1ab(iii,v)+2ab(iii,v); C2a(i)’ D1_2, parce qu’elle ne présente aucun risque imminent de disparaître du pays.

Justification de la désignation : Un arbuste des habitats de terrains boisés de type alvar sablonneux et arides ou calcareux, qui ne se trouve que dans six sites isolés et fragmentés adjacents aux Grands Lacs. Moins de 1 000 plants ont été enregistrés. Les menaces comprennent la perte éventuelle de l’habitat attribuable aux activités d’exploitation des carrières et à l’expansion des sablières dans les sites de l’Est de l’Ontario, et des pertes considérables causées certaines années par des infestations de coléoptères.

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Remerciements

Mike Oldham a fourni les mentions de l’espèce répertoriées par le Centre d’information sur le patrimoine naturel (Peterborough, Ontario). Gerry Waldron et Paul O’Hara ont fourni leurs observations de terrain et ont participé aux travaux de terrain, notamment dans l'est de l'Ontario. Ed Heuvel nous a montré les sites de Stirling Slope. Parcs Canada et le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario nous ont donné accès aux terres dont ils assurent la gestion, et leurs employés (Vicki McKay, du parc national de la Pointe-Pelée, et Alistair MacKenzie, du parc provincial The Pinery) nous ont fourni de précieuses données provenant de leurs récents relevés. Katherine Dunster nous a permis de reproduire sa carte de répartition.

Le présent rapport a été financé par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada.

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Ouvrages cités

Bright, D.E., R.E. Skidmore et K.J. Dunster.1994. Scolytidae (Coleoptera) associated with dwarf hackberry, Celtis tenuifolia Nuttall, in Ontario, Canada. Coleopterists Bulletin 48(1):93-94.

Buck, G.W., et J.E. Bidlack. 1998. Identification of Quercus and Celtis species using morphological and electrophoretic data. Proc. Oklahoma Acad. Sci. 78:23-33.

Campbell, C.A., et A.A. Reznicek 1977. New vascular plant records on Pelee and East Sister Islands, Essex County, Ontario. Can. Field-Nat. 92(1):384-390.

Core, E.L. 1948. Flora of the Erie Islands: an annotated list of vascular plants. F.T. Stone Laboratory, Ohio State University, Contrib. No. 9.

Cypher, B.L., et E.A. Cypher. 1999. Germination rates of tree seeds ingested by coyotes and raccoons. Amer. Mid. Naturalist 142(1):71-76.

Dunster, K.J. 1992. The Ecology of Two Northern Marginal Disjunct Populations of Celtis tenuifolia Nutt. in Ontario, Canada. Thèse de doctorat, University of Toronto. 192 p.

Elais, T.S. 1970. The genera of Ulmaceae in the southeastern United States. J. Arnold Arb. 51:18-40.

Flora of North America Editorial Committee. 1997. Flora of North America North of Mexico, Vol. 3. New York et Oxford (voir aussi le site Web).

Keddy, C.J. 1984. Celtis tenuifolia. Page non numérotée, in : G.W. Argus, K.M. Pryer, D.J. White et C.J. Keddy (éd.), 1982-1987. Atlas des plantes vasculaires rares de l’Ontario. Musée national des sciences naturelles, Ottawa.

Klinkenberg, B. 1984. Status Report on Dwarf Hackberry (Celtis tenuifolia Nutt.), a Rare Species in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada, Ottawa.31 p.

Kubiske, M.E., et M.D. Adams. 1993. Stomatal and nonstomatal limitations of photosynthesis in 19 temperate trees species on contrasting sties during wet and dry years. Plant Cell and Environment 16(9):1123-1129.

Maycock, P.F, A.A. Reznicek et D.R. Gregory 1978. Flora of Point Pelee National Park, Essex County, southern Ontario. Parcs Canada, Cornwall.

NatureServe. 2003. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life [application web]. Version 1.8. NatureServe, Arlington (Virginie).

Point Pelee National Park. 1991. Summary of Dwarf Hackberry (Celtis tenuifolia), Point Pelee National Park.

Wagner, W.H. Jr. 1974. Dwarf Hackberry (Ulmaceae: Celtis tenuifolia) in the Great Lakes Region. Mich. Bot.13:73-99.

Sites Web pertinents

Environnement Canada : Espèces en péril au Canada

Flora North America, Volume 3, Celtis (http://flora.huh.harvard.edu:8080/flora/browse.do?flora_id=1&taxon_id=233500337&key_no=1, consulté le 13 juin 2002).

Native American Ethnobotany Database, compilée par Daniel Moerman (www.umd.umich.edu/cgi-bin/herb/, consulté le 17 janvier 2002).

NatureServe Explorer, an online encyclopedia of life. 2001. version 1.6, Arlington (Virginie). (consulté le 17 janvier 2002).

Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario (CIPN)

MRO/MRNO : Musée royal de l’Ontario et ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Espèces en péril.

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Sommaire biographique des rédacteurs du rapport

John Ambrose a commencé à travailler à l’Arboretum de la University of Guelph en 1974, après avoir obtenu un doctorat en botanique de la Cornell University. Pendant qu’il était conservateur à l’Arboretum, il a mis sur pied un programme d’étude des plantes ligneuses rares de la région carolinienne du sud de l’Ontario; ce programme comprenait des inventaires, des rapports de situation et des études détaillées de la démographie et de la biologie de reproduction de différentes espèces. Après 17 années à l’Arboretum, il a été conservateur des plantes et directeur de l’horticulture au zoo de Toronto, où son intérêt croissant pour la restauration des milieux naturels l’a amené à organiser, en plus des expositions régulières, des expositions de milieux naturels reconstitués et à mettre sur pied un programme de remise en état des terrains situés en périphérie du zoo. Il a quitté le zoo en 1999, afin de donner un nouveau cours sur la restauration des milieux naturels, à la University of Guelph. Aujourd’hui, il travaille pour son propre compte dans le domaine du rétablissement des espèces en péril; il fait notamment partie de trois équipes travaillant au rétablissement d’espèces forestières caroliniennes.

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Experts consultés

Mike Oldham, du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, a été consulté au sujet des mentions actuelles de l'espèce. Parcs Canada et le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario ont été consultés pour obtenir la permission d'étudier les populations présentes sur les terres dont ils assurent la gestion et pour discuter des options d'aménagement et des dossiers tenus dans chaque localité.

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Collections examinées

Les spécimens récoltés par le contractuel et conservés à l'Arboretum de la University of Guelph ont été examinés. Klinkenberg (1984) a dressé un sommaire des autres spécimens. Les mentions répertoriées par le Centre d'information sur le patrimoine naturel ont permis de découvrir de nouveaux sites à Stirling Slope et à Lonsdale. Au total, 61 heures-personnes ont été consacrées aux relevés dans les 6 sites connus et à l'exploration des secteurs contigus présentant un habitat similaire. Une équipe de trois personnes ainsi qu'un naturaliste de la région qui connaissait le site de Stirling ont effectué les relevés dans le comté de Hastings. En règle générale, la majeure partie du temps a été consacrée aux sites dont les données démographiques étaient les plus précises. Au parc national de la Pointe-Pelée, l’habitat était trop étendu pour pouvoir être inventorié d'un bout à l'autre; au parc provincial The Pinery, seulement le tiers ou la moitié de l’habitat a pu être recensé pendant la seule journée de terrain disponible.

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