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Programme de rétablissement du porte queue de Behr (Satyrium behrii) au Canada - 2016

Loi sur les espèces en péril
Série de Programmes de rétablissement
Adoption en vertu de l'article 44 de la LEP

Porte queue de Behr

Photo: ehr's Hairstreak
Photo: © Neil K. Dawe

2016

Partie 1– Partie 1 – Addition du gouvernement fédéral au « Programme de rétablissement du porte queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie Britannique », préparée par Environnement et Changement climatique Canada1

Table des matières Partie-1

Annexe 1: Cartes de l'habitat essentiel du porte-queue de Behr au Canada

Table des matières - Annexe 1

  • Figure A.1. L'habitat essentiel du porte queue de Behr à Kaleden, en Colombie.
  • Figure A.2. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à Okanagan Falls, en Colombie-Britannique.
  • Figure A.3. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr au lac Vaseux et à la falaise McIntyre, en Colombie-Britannique.
  • Figure A.4. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'ouest d'Oliver - Fairview, en Colombie-Britannique.
  • Figure A.5. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'est d'Oliver, en Colombie-Britannique.
  • Figure A.6. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr au sud d'Oliver, en Colombie Britannique.
  • Figure A.7. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à Osoyoos, Colombie Britannique.
  • Figure A.8. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'est d'Osoyoos, en Colombie Britannique.

Partie 2 – « Programme de rétablissement du porte queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie-Britannique », préparé par l'Équipe de rétablissement des invertébrés de l'intérieur méridional pour le ministère de l'Environnement de la Colombie Britannique

Table des matières Partie-2

Liste des tableaux

Liste des figures

  • Figure 1. Faces dorsale (à gauche) et ventrale (à droite) d'un porte-queue de Colombie Britannique adulte.
  • Figure 2. Aire de répartition mondiale du porte-queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii).
  • Figure 3. L'aire de répartition canadienne du porte-queue de Colombie-Britannique

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Programme de rétablissement du porte queue de Behr (Satyrium behrii) au Canada - 2016

En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont convenu de travailler ensemble pour établir des mesures législatives, des programmes et des politiques visant à assurer la protection des espèces sauvages en péril partout au Canada.

Dans l'esprit de collaboration de l'Accord, le gouvernement de la Colombie-Britannique a donné au gouvernement du Canada la permission d'adopter le « Programme de rétablissement du porte-queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie-Britannique » (partie 2), en vertu de l'article 44 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Environnement et Changement climatique Canada a inclus une addition fédérale (partie 1) dans le présent programme de rétablissement afin qu'il réponde aux exigences de la LEP.

Le programme de rétablissement fédéral du porte queue de Behr au Canada est composé des deux parties suivantes :

Partie 1 – Addition du gouvernement fédéral au « Programme de rétablissement du porte queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie Britannique », préparée par Environnement et Changement climatique Canada.

Partie 2 – « Programme de rétablissement du porte queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie Britannique », préparé par l'Équipe de rétablissement des invertébrés de l'intérieur méridional pour le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique.

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Partie 1 - Partie 1 – Addition du gouvernement fédéral au « Programme de rétablissement du porte queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie Britannique », préparée par Environnement et Changement climatique Canada1

 

Information sur le document

Porte queue de Behr

Photo de couverture pur la  Programme de rétablissement du porte queue de Behr

2016

Référence recommandée :

Environnement et Changement climatique Canada. 2016. Programme de rétablissement du porte queue de Behr (Satyrium behrii) au Canada [Proposition], Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa, 2 parties, 31 p. + 19 p.

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d'information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de la résidence, les plans d'action et d'autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : © Neil K. Dawe

Also available in English under the title
"Recovery Strategy for the Behr's Hairstreak (Satyrium behrii) in Canada"

Le contenu du présent document (à l'exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d'indiquer la source.


Préface

En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l'élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition et menacées, et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP du porte-queue de Behr et a élaboré la composante fédérale du présent programme de rétablissement (partie 1), conformément à l’article 37 de la LEP. L’article 44 de la LEP autorise la ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). La province de la Colombie-Britannique a transmis le programme de rétablissement du porte‑queue de Behr ci-joint (partie 2) à titre d’avis scientifique aux autorités responsables de la gestion de l’espèce en Colombie‑Britannique. Ce programme a été préparé en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement et Changement climatique Canada ou sur toute autre autorité responsable. Tous les Canadiens et les Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien du porte‑queue de Behr et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement et Changement climatique Canada et d’autres autorités responsables et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des autorités responsables et organisations participantes.

Le programme de rétablissement établit l’orientation stratégique visant à arrêter ou à renverser le déclin de l’espèce, incluant la désignation de l’habitat essentiel dans la mesure du possible. Il fournit à la population canadienne de l’information pour aider à la prise de mesures visant la conservation de l’espèce. Lorsque de l’habitat essentiel est désigné, dans un programme de rétablissement ou dans un plan d’action, il peut y avoir des incidences réglementaires futures, selon l’endroit où se trouve l’habitat essentiel désigné. La LEP exige que l’habitat essentiel désigné se trouvant à l’intérieur d’un parc national dénommé et décrit à l’annexe 1 de la Loi sur les parcs nationaux du Canada, le parc urbain national de la Rouge créé par la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, d’une zone de protection marine sous le régime de la Loi sur les océans, d’un refuge d’oiseaux migrateurs sous le régime de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs ou d’une réserve nationale de la faune sous le régime de la Loi sur les espèces sauvages du Canada, soit décrit dans la Gazette du Canada, après quoi les interdictions relatives à la destruction de cet habitat seront appliquées. Pour l’habitat essentiel se trouvant sur d’autres terres domaniales, la ministre compétente doit, soit faire une déclaration sur la protection juridique existante, soit prendre un arrêté de manière à ce que les interdictions relatives à la destruction de l’habitat essentiel soient appliquées. En ce qui concerne tout élément de l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial, si la ministre compétente estime qu’une partie de l’habitat essentiel n’est pas protégée par des dispositions ou des mesures en vertu de la LEP ou d’autre loi fédérale, ou par les lois provinciales ou territoriales, elle doit, comme le prévoit la LEP, recommander au gouverneur en conseil de prendre un décret visant l’interdiction de détruire l’habitat essentiel. La décision de protéger l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial et n’étant pas autrement protégé demeure à la discrétion du gouverneur en conseil.

Remerciements

De nombreuses personnes ont participé à la préparation de cette addition du gouvernement fédéral au programme de rétablissement. Elle a été rédigée par Kella Sadler (Environnement et Changement climatique Canada, Service canadien de la faune [ECCC SCF] – Région du Pacifique et du Yukon [RPY]), avec l’aide de Dan Shervill (ECCC SCF-RPY) et de Laura Parkinson. Les rédacteurs ont bénéficié de l’appui considérable et/ou de la collaboration des personnes suivantes : Leah Westereng, Jennifer Heron, Bryn White, Orville Dyer, Mark Weston, Kirk Safford et Jim Mottishaw (Gouvernement de la Colombie‑Britannique), Dennis St. John (entomologiste), Sylvie Desjardins (UBC Kelowna), Geoff Scudder (UBC) et Dennis Knopp (consultant privé, Sardis). Richard Post, Amos Chow, Clare O’Brien et Sean Butler ont aidé à l’élaboration des cartes et des autres figures.

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Ajouts et modifications apportés au document adopté

Les sections suivantes ont été incluses pour satisfaire à des exigences particulières de la Loi sur les espèces en péril (LEP) qui ne sont pas prises en considération dans le « Programme de rétablissement du porte-queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie-Britannique » (partie 2 du présent document, ci-après appelé « programme de rétablissement provincial ») et pour présenter des renseignements à jour ou additionnels.

En vertu de la LEP, il existe des exigences et des processus particuliers concernant la protection de l’habitat essentiel. Ainsi, les énoncés du programme de rétablissement provincial concernant la protection de l’habitat de survie/rétablissement peuvent ne pas correspondre directement aux exigences fédérales. Les mesures de rétablissement visant la protection de l’habitat sont adoptées, cependant on évaluera à la suite de la publication de la version finale du programme de rétablissement fédéral si ces mesures entraîneront la protection de l’habitat essentiel en vertu de la LEP.

Le programme de rétablissement provincial du porte-queue de Behr contient un court énoncé sur les considérations socio-économiques. Étant donné qu’une analyse socio-économique n’est pas requise en vertu du paragraphe 41(1) de la LEP, la section “Considérations socio-économiques” du programme de rétablissement provincial n’est pas considérée comme faisant partie du programme de rétablissement fédéral pour la présente espèce.

1. Évaluation de l'espèce par le COSEPAC

La présente section remplace la section « Sommaire de l’évaluation par le COSEPAC » du programme de rétablissement provincial.

Le porte-queue de Behr a initialement été désigné « espèce menacée » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2000 :

Évaluation de l'espèce par le COSEPAC (2000)

Date de l'évaluation : Novembre 2000

Nom commun (population) : Porte queue de Behr

Nom scientifique : Satyrium behrii columbia

Statut selon le COSEPAC : Espèce menacée

Justification de la désignation : Cette espèce se trouve sous forme de populations dispersées dans toute son aire de répartition historique et utilise la purshie tridentée (Purshia tridentata) comme plante hôte. D'importantes parties de l'habitat de la Purshia sont déjà perdues et l'habitat restant est fragmenté. On s'attend à ce qu'il y ait d'autres pertes d'habitat.

Présence au Canada : Colombie Britannique

Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « menacée » en novembre 2000.

En 2012, le COSEPAC a réévalué la situation du porte queue de Behr et l'a désigné « en voie de disparition » (c.-à d. dans une catégorie de risque plus élevé) :


Évaluation de l'espèce par le COSEPAC (2012)

Date de l'évaluation : Mai 2012

Nom commun : Porte queue de Behr

Nom scientifique : Satyrium behrii

Statut selon le COSEPAC : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation : Ce petit papillon est restreint à un habitat de purshie tridentée en Colombie-Britannique, un habitat dont l'étendue a diminué considérablement au cours du dernier siècle et qui continue d'être menacé par les changements de l'utilisation des terres (conversion à la viticulture, développement résidentiel et commercial) et par l'impact des feux. Il se disperse rarement sur une distance de plus de 120 m et persiste dans de petits fragments d'habitat isolés, dont la superficie et la qualité continuent de diminuer. D'importantes fluctuations annuelles de la taille de la population, telles que documentées pour la plus grande population canadienne, augmentent la vulnérabilité de l'espèce et remettent en question sa viabilité à long terme.

Présence au Canada : Colombie Britannique

Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « menacée » en novembre 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2012.

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2. Information sur la situation de l'espèce

Statut légal : Espèce inscrite comme espèce menacée à l’annexe 1 de la LEP (2003).

Tableau 1. Cotes de conservation attribuées au porte queue de Behr (NatureServe, 2013; Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, 2013; Conservation Framework de la Colombie-Britannique, 2013).
Cote
mondiale (G)Note a du tableau 1
Cote nationale (N)Note a du tableau 1Cote infranationale (S)Note a du tableau 1Statut selon le COSEPACListe de la Colombie Britannique(C. B.)Conservation Framework (cadre de conservation) de la C. B.
G5Canada (N1)
États Unis
Canada : Colombie Britannique (S1); États Unis : Arizona (SNR), Californie (SNR), Colorado (S5), Idaho (SNR), Nevada (SNR), Nouveau Mexique (SNR), Oklahoma (S3?), Oregon (SNR), Texas (SNR), Utah (SNR), Washington (S5), Wyoming (SNR)En voie de disparition (2012)Liste rouge (espèces disparues de la province, en voie de disparition ou menacées )Priorité 1 (la plus élevée) pour le but 3Note b du tableau 1

Note du tableau 1

Note a du tableau 1

Cotes : 1 – gravement en péril; 2 – en péril; 3 – vulnérable (susceptible de disparaître du pays ou de la planète); 4 – apparemment non en péril; 5 – non en péril; H – possiblement disparue; SNR –non classée.

Retour à la référence de la note a du tableau 1

Note b du tableau 1

Les trois buts du Conservation Framework de la Colombie-Britannique sont les suivants : 1. Participer aux programmes mondiaux de conservation des espèces et des écosystèmes; 2. Empêcher que les espèces et les écosystèmes deviennent en péril; 3. Maintenir la diversité des espèces et des écosystèmes indigènes.

Retour à la référence de la note b du tableau 1

On estime que moins de 1 % de l'aire de répartition mondiale de l'espèce se trouve au Canada.

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3. Caractère réalisable du rétablissement

La présente section remplace la section « Caractère réalisable du rétablissement » du programme de rétablissement provincial.

D’après les quatre critères suivants qu’Environnement et Changement climatique Canada utilise pour définir le caractère réalisable du rétablissement, le rétablissement du porte‑queue de Behr est déterminé comme étant réalisable.

1) Des individus de l'espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.
Oui. Des individus de l'espèce sauvage capable de se reproduire sont disponibles maintenant dans de nombreux sites du sud de la vallée de l'Okanagan pour maintenir la population ou augmenter son abondance. Il existe toutefois des lacunes dans les connaissances au sujet de l'abondance, de la structure et de la capacité de dispersion des populations de chaque site.
2) De l'habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l'espèce ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l'habitat.
Oui. Suffisamment d'habitat convenable est disponible pour soutenir l'espèce. Le porte queue de Behr occupe des prairies à purshie tridentée (Purshia tridentata) dans le sud de la vallée de l'Okanagan, principalement dans la communauté végétale à purshie tridentée et à stipe comateuse.
3) Les principales menaces pesant sur l'espèce ou son habitat (y compris les menaces à l'extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.
Oui. On peut atténuer les principales menaces par des mesures de conservation de l'habitat et de gestion de l'habitat à purshie tridentée pour la conservation du porte queue de Behr (y compris la sensibilisation aux plantes hôtes des papillons, des modifications aux régimes de pâturage du bétail (au besoin) et la lutte contre les espèces introduites). Il est important d'assurer la connectivité et l'intégrité des prairies à purshie tridentée pour favoriser la persistance à long terme du porte queue de Behr à chaque site.
4) Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.
Oui. Les techniques de rétablissement visent surtout à atténuer les principales menaces (c.-à-d. conservation et gestion de l'habitat, comme mentionné plus haut). Des recherches visant à combler les lacunes dans les connaissances au sujet du cycle vital du porte queue de Behr et de ses besoins en matière d'habitat faciliteront le classement par ordre de priorité des habitats à protéger.

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4. Objectif en matière de population et de répartition

La présente section remplace les sections « But du rétablissement » et « Justification du but et des objectifs du rétablissement » du programme de rétablissement provincial.

Environnement et Changement climatique Canada a fixé l'objectif en matière de population et de répartition suivant pour le porte queue de Behr :

Assurer la persistance du porte queue de Behr dans tous les sites existants connus Note 1 de bas de page (ainsi que de tout nouveau site) de son aire de répartition au Canada.

Justification

Les données sur les occurrences du porte‑queue de Behr montrent que l’espèce est encore présente à sept sites connus au Canada. Il existe une autre mention historique de l'espèce à Penticton, en Colombie‑Britannique (l'année d'observation, l’emplacement précis et la situation actuelle sont inconnus). Selon le Conservation Data Centre de la Colombie‑Britannique et NatureServe, une occurrence est dite « existante » si elle a été observée au cours des 20 dernières années, à condition que l'habitat n'ait pas été substantiellement altéré ou dégradé. Les effectifs des populations, incluant les tendances démographiques, sont inconnus. Bien que des analyses préliminaires de la viabilité des populations aient été effectuées (J. Heron, comm. pers., 2012), il manque des données pour déterminer les effectifs minimaux d’une population viable. On ignore également les capacités de dispersion et de recolonisation du porte‑queue de Behr, ainsi que les détails de son cycle vital et de ses besoins en matière d'habitat. Dans le sud de la vallée de l'Okanagan, l'espèce atteint la limite septentrionale de son aire de répartition. Comme rien n'indique que l'espèce était autrefois plus répandue, il n'est pas opportun en ce moment d'établir un objectif d'accroissement actif de l’abondance des populations (en vue de classer l'espèce dans une catégorie de moindre risque). Toutefois, la persistance de toute autre population naturelle qui serait découverte devrait également être assurée. Des données sur l'abondance et la distribution de l’espèce pourraient éventuellement justifier la mise en œuvre de mesures actives visant à accroître l'abondance de l'espèce à certains sites (par exemple, là où on aurait documenté un déclin de l'abondance et/ou de la distribution de l’espèce).

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5. Stratégies et approches générales pour l'atteinte des objectifs : tableau de planification du rétablissement

Les approches énumérées dans le tableau de planification du rétablissement (tableau 1) du programme de rétablissement provincial comprennent des mesures de protection de l'habitat, de gestion de l'habitat, d'inventaire et de suivi, et de recherche. À cet égard, les points qui suivent viennent modifier ce tableau en ajoutant des précisions sur les données jugées nécessaires pour combler les lacunes dans les connaissances, en vue d'atteindre les objectifs de rétablissement établis dans le présent programme de rétablissement fédéral :

  • Dans l’habitat convenable où aucun inventaire de la végétation n'a encore été mené : vérification sur le terrain (dans l’habitat délimité comme étant convenable) en vue de confirmer la présence des caractéristiques biophysiques nécessaires au maintien du porte‑queue de Behr et de mieux préciser la classification de la CET (cartographie des écosystèmes terrestres) utilisée pour délimiter l’habitat convenable, afin d’optimiser la représentation de la qualité de l’habitat pour le porte‑queue de Behr.
  • Étudier l'importance de l'hétérogénéité topographique à l'échelle du site en tant que composante de l'habitat capable de soutenir le porte‑queue de Behr.
  • Déterminer les besoins de l'espèce en matière d'abris à tous les stades de son cycle vital.
  • Déterminer les capacités de déplacement et l'utilisation de corridors de dispersion entre les sites, en vue de maintenir la connectivité et la viabilité génétique des populations du porte‑queue de Behr au Canada.
  • Étudier la relation entre les sites de haute et de basse altitudes, c.‑à‑d. vérifier le potentiel des sites de haute altitude d'agir comme sources pour les sites de basse altitude et caractériser les déplacements du porte‑queue de Behr le long des gradients d'altitude.

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6. Habitat essentiel

6.1 Désignation de l'habitat essentiel de l'espèce

La présente section remplace la section « Habitat essentiel » du programme de rétablissement provincial.

En vertu de l’alinéa 41(1)(c) de la LEP, le programme de rétablissement doit inclure une désignation de l’habitat essentiel de l’espèce, dans la mesure du possible, ainsi que des exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de cet habitat. Le programme de rétablissement provincial du porte‑queue de Behr de 2008 n'inclut pas de désignation de l'habitat essentiel; cette désignation n'est d'ailleurs pas exigée dans le processus provincial. Le présent document désigne l'habitat essentiel du porte‑queue de Behr dans la mesure du possible; des limites plus précises de cet habitat pourraient être cartographiées et de l’habitat essentiel supplémentaire pourrait être ajouté si des recherches additionnelles justifiaient l’inclusion de zones supplémentaires. Les principaux éléments à prendre en compte pour la désignation de l'habitat essentiel sont la quantité, la qualité et l’emplacement de l’habitat nécessaire pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition.

De l'habitat essentiel du porte‑queue de Behr a été désigné aux sept sites suivants en Colombie‑Britannique :

  1. Kaleden (figure A1) : correspond à l'occurrence d’élément (OE) no 11 du Conservation Data Centre de la Colombie‑Britannique (CDC de la C.-B.).
  2.  5 du CDC de la C.-B.
  3. À l'ouest d'Oliver (Fairview) (figure A4) : correspond à l'OE no 7 du CDC de la C.-B.
  4. À l'est d'Oliver (figure A5) : correspond à l'OE no 15 du CDC de la C.-B.
  5. Au sud d'Oliver (figure A6) : correspond à l'OE no 13 du CDC de la C.-B.
  6. Osoyoos (figure A7) : correspond à l'OE no 10 du CDC de la C.-B.
  7. À l'est d'Osoyoos (figure A8) : correspond à l'OE no 8 du CDC de la C.-B.

L'habitat essentiel n'est désigné que partiellement aux quatre sites suivants : Kaleden; lac Vaseux et falaise McIntyre; est d'Oliver; sud d'Oliver. Environnement et Changement climatique Canada collaborera avec les organisations concernées pour compléter la désignation de l'habitat essentiel à ces sites, comme l’indique le calendrier des études (section 6.2).

Les zones contenant de l'habitat essentiel du porte queue de Behr sont désignées en combinant : 1) toutes les occurrences documentées Note 2 de bas de page (par le CDC de la C. B., l'équipe de rétablissement et le Service canadien de la faune de 2001 à 2013); 2) un rayon de dispersion de 600 m (estimation de la distance de dispersion saisonnière des porte queue de Behr adultes); Note 3 de bas de page 3) tout l'habitat convenable à l'espèce situé dans ce rayon de 600 m autour de chaque occurrence documentée. L'habitat convenable au porte queue de Behr est constitué des communautés végétales dans lesquelles la purshie tridentée (Purshia tridentata) forme plus de 10 % de la couverture (Iverson et Haney 2010) selon la CET (cartographie des écosystèmes terrestres). Les unités cartographiques associées aux occurrences de l'espèce ont été considérées comme étant nécessairement utilisées par le porte queue de Behr et, par conséquent, incluses par défaut (c. à d. quelle que soit la proportion de purshie tridentée).

Les caractéristiques biophysiques décrites plus bas constituent les éléments essentiels connus pour le porte‑queue de Behr dans les zones identifiées comme renfermant de l'habitat essentiel. Ces caractéristiques biophysiques correspondent aux caractéristiques de l'habitat décrites dans le programme de rétablissement provincial, le rapport de situation du COSEPAC (COSEPAC, 2006) et d'autres sources (Knopp et coll., 2009; James et Nunnallee, 2011). Ces caractéristiques comprennent les plantes hôtes des larves, les plantes nectarifères et d'autres éléments structurels essentiels à la réalisation du cycle vital de l'espèce. On ignore actuellement les détails de la composition et des relations spatiales des diverses caractéristiques biophysiques nécessaires au porte‑queue de Behr à chaque emplacement, ainsi que la quantité relative, l'état et la densité de chaque caractéristique biophysique dans les zones identifiées comme renfermant de l'habitat essentiel. Les caractéristiques biophysiques décrites sont désignées comme étant de l'habitat essentiel lorsqu'elles sont présentes dans une zone identifiée comme renfermant de l’habitat essentiel.

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Plantes hôtes des larves

Le porte queue de Behr dépend de la purshie tridentée toute l'année pour réaliser tous les stades de son cycle vital. La purshie tridentée est la seule plante hôte des larves du porte queue de Behr connue au Canada. Des données d'inventaire et des observations laissent croire que le porte queue de Behr préfère ou a besoin de purshies tridentées qui ont au moins 30 ans et/ou qui ont atteint une certaine taille (S. Desjardins, comm. pers., 2012; D. St. John, comm. pers., 2012). La femelle adulte pond ses œufs un à un sur les feuilles et les branches de la purshie tridentée l'été, et les œufs éclosent le printemps suivant; les purshies tridentées ne sont pas toutes utilisées chaque année (COSEPAC, 2012). Aux États Unis, on a observé des chenilles du porte queue de Behr se transformant en chrysalides à couvert à proximité de plantes hôtes larvaires (James et Nunnallee, 2011). Bien qu'on ignore tout des déplacements des chenilles (distance, parcours), on peut raisonnablement présumer qu'elles ne s'éloignent pas de plus de 5 m de leur plante hôteNote 4 de bas de page. Toutes les purshies tridentées ainsi que le sol et la litière dans un rayon de 5 m sont considérés comme essentiels au porte queue de Behr.

Plantes nectarifères

Durant la période de vol (habituellement de la fin de mai à la fin de juillet), le porte‑queue de Behr se nourrit du nectar d'une ou de plusieurs espèces de plantes (leur proportion et leur disponibilité varient selon le site), notamment l’achillée millefeuille (Achillea millefolium), le sumac glabre (Rhus glabra), la tétradymie blanchâtre (Tetradymia canescens), les ériogones (Eriogonum sp.), l’holodisque discolore (Holodiscus discolor), la gypsophile paniculée (Gypsophila paniculata), les mélilots (Melilotus sp.) et les vergerettes (Erigeron sp.). Selon St. John et Bunge (2003), l’achillée millefeuille constituerait sa plus importante source de nectar parce qu'elle fleurit tout au long de la période de vol du porte‑queue de Behr et qu'elle est commune et répandue. Bien que la gypsophile paniculée et les mélilots soient des plantes exotiques en Colombie‑Britannique, ces espèces végétales y sont déjà répandues et bien établies (E-Flora BC, 2012) et pourraient permettre de répondre aux besoins du porte‑queue de Behr en matière d’habitat à certains sites.

Éléments structuraux

Durant la période de vol, le porte‑queue de Behr adulte utilise diverses plantes et d'autres éléments structuraux pour se percher et s'accoupler et peut-être aussi pour se reposer et/ou s'abriter (contre les intempéries et les prédateurs – camouflage). Lorsqu'ils sont présents sur un site, les éléments suivants sont considérés comme d'importantes caractéristiques biophysique de l'habitat essentiel : purshies tridentées, pins ponderosa (Pinus ponderosa) matures et/ou autres arbres matures dispersés dans les prairies à purshie tridentée, ainsi que les eaux stagnantes et toute zone humide à leur périphérie. Les arbres matures offrent aux adultes un abri contre les intempéries, les températures extrêmes et les prédateurs, ainsi que des endroits pour se reposer la nuit; ils peuvent faciliter les déplacements dans les parcelles d'habitat et entre celles-ci (Thomas et coll., 2011). Les sources d'eau offrent d'importantes ressources en humidité et/ou en minéraux au porte‑queue de Behr et contribuent au maintien des plantes hôtes, particulièrement pendant les années sèches (J. Heron, comm. pers., 2012; St. John et Desjardins, 2003). Les éléments hydriques considérés comme étant de l'habitat essentiel comprennent des mares, et/ou d'autres types d'eaux stagnantes et les zones humides qui les entourent, ainsi que leurs sources (p. ex. humidité du sol, milieux humides éphémères, milieux humides sans poissons, ruisseaux et sources) et/ou tout élément du relief (p. ex. dépression, ravine) où l'eau peut s'accumuler.

Les zones contenant de l'habitat essentiel du porte‑queue de Behr sont présentées à l'annexe 1 (figures A1 à A8). L'habitat essentiel du porte‑queue de Behr au Canada se trouve dans les polygones jaunes détaillés (unités d'habitat essentiel) qui figurent sur chaque carte, là où les critères décrits plus haut (rayon d'occurrence, type d'habitat selon la CET et caractéristiques biophysiques) sont respectés. L’habitat non convenable à l'espèce, comme les milieux forestiers sans purshie tridentée, les lacs (sous le plus bas niveau d'eau consigné), les éléments anthropiques (sentiers utilisés, routes, bâtiments, etc.), ne possède pas les caractéristiques nécessaires au porte-queue de Behr et n'est pas désigné comme étant de l'habitat essentiel. Les détails des méthodes et des processus décisionnels utilisés pour désigner l'habitat essentiel sont archivés dans un document connexe.

L'habitat de corridors de dispersion et/ou de déplacement est l'habitat dont le porte‑queue de Behr adulte a besoin pour se déplacer d'un site ou d’un sous-site à l'autre ou vers un milieu inoccupé. L’habitat de connexion est important pour prévenir la fragmentation de l’habitat et l’isolement accru des populations, car ce papillon ne franchit pas l’habitat non convenable. On croit que l'espèce forme une métapopulation parmi les peuplements de purshies tridentées (COSEPAC, 2012) et que la connectivité des sites et des sous-sites assurée par les corridors de déplacement et de dispersion est importante pour atteindre l’objectif en matière de population et de répartition (S. Desjardins, comm. pers., 2012). La présente désignation de l’habitat essentiel est considérée insuffisante pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition établis pour l’espèce parce qu'on ne dispose pas encore des données permettant d'identifier les corridors de déplacement et de dispersion nécessaires à l'espèce, et que des travaux supplémentaires doivent être menés pour compléter la désignation de l'habitat essentiel aux sites suivants : Kaleden, lac Vaseux et falaise McIntyre, est d'Oliver et sud d'Oliver.

Le calendrier des études (section 6.2) présente les activités à mener pour désigner l’habitat essentiel supplémentaire nécessaire à l’atteinte des objectifs.

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6.2 Calendrier des études visant à désigner l'habitat essentiel

La présente section remplace la section « Calendrier recommandé des études visant à désigner l’habitat essentiel » du programme de rétablissement provincial.

Le calendrier des études (tableau 2) présente les activités à mener pour achever la désignation de l’habitat essentiel du porte‑queue de Behr au Canada.

Tableau 2. Calendrier des études visant à désigner de l'habitat essentiel supplémentaire
Description de l'activitéRésultat/JustificationÉchéancier
Collaborer avec les organisations concernées pour achever la désignation de l'habitat essentiel du porte queue de Behr aux quatre sites suivants : 1) Kaleden, 2) lac Vaseux et falaise McIntyre, 3) est d'Oliver et 4) sud d'Oliver (C. B.)Cette activité est requise afin de désigner suffisamment d'habitat essentiel pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition.2016 - 2021
Caractériser les déplacements (distance et parcours) et les besoins en matière de dispersion du porte queue de Behr.MLa désignation de l'habitat essentiel comprendra comme composante les corridors de déplacement et de dispersion pour tous les sites existants du porte queue de Behr au Canada.2016 - 2021

6.3 Exemples d'activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel

La compréhension de ce qui constitue une destruction de l'habitat essentiel est nécessaire à la protection et à la gestion de cet habitat. La destruction est déterminée au cas par cas. On peut parler de destruction lorsqu'il y a dégradation d'un élément de l'habitat essentiel, soit de façon permanente ou temporaire, à un point tel que l'habitat essentiel n'est plus en mesure d'assurer ses fonctions lorsque exigé par l'espèce. La destruction peut découler d'une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d'une ou de plusieurs activités au fil du temps. La destruction peut découler d'une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d'une ou de plusieurs activités au fil du temps. Le tableau 3 présente une liste non exhaustive des activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel du porte queue de Behr.

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Tableau 3. Activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel du porte queue de Behr
Description de l'activitéDescription de l'effet (caractéristique biophysique ou autre)Détails et relation avec les menaces identifiées
Conversion de paysages naturels (dans les zones contenant de l'habitat essentiel) à des fins résidentielles, commerciales, industrielles, récréatives ou agricoles.Perte directe d'habitat essentiel par élimination ou remplacement de la végétation, dépôt de débris, perturbation et compaction du sol, etc., qui endommagent ou détruisent des caractéristiques biophysiques nécessaires au porte queue de Behr.La principale menace qui pèse sur le porte-queue de Behr est la perte, la dégradation et la fragmentation des communautés végétales à pershie tridentée. Il s'agit d'une menace grave, répandue et constante.
Extinction à long terme des feux dans les écosystèmes à purshie tridentée ou feu d'origine humaine qui détruit des caractéristiques biophysiques de l'habitat essentiel.L'extinction active des feux entraîne la disparition à long terme de la purshie tridentée et de son habitat, en raison de l'empiétement par les arbres et de la modification de la composition de la communauté végétale de façon telle qu'elle n'a plus les caractéristiques biophysiques essentielles au porte queue de Behr. Par contre, les feux d'origine humaine, intentionnels ou accidentels, peuvent également détruire les caractéristiques biophysiques.Les programmes de lutte contre les feux de forêt sont une menace écosystémique qui pèse sur la persistance de la purshie tridentée et de l'habitat de prairies associé Colombie Britannique. La destruction locale par le feu des caractéristiques biophysiques nécessaires au porte queue de Behr constitue une menace potentielle pour tous les sites au Canada.
Pratiques de pâturage à tout moment de l'année qui endommagent ou détruisent des plantes hôtes des larves; pratiques de pâturage en dehors de la saison de dormance (de mars à septembre inclusivement) qui détruisent des plantes nectarifères et/ou d'autres éléments structuraux nécessaires au porte queue de Behr; pratiques de pâturage durant la saison de dormance (d'octobre à février inclusivement) qui causent la compaction ou l'enlèvement de sols associés aux plantes hôtes des larves (à moins de 5 m), la perte nette permanente de plantes nectarifères ou d'éléments structuraux, et/ou l'aménagement de nouveaux sentiers ou de clairières (sols exposés ou perturbés)..Perturbation, élimination et/ou compaction de la végétation et du sol (par broutage ou piétinement), causant la perte de plantes hôtes des larves et de plantes nectarifères, d'éléments structuraux nécessaires (p. ex. des plantes sur lesquelles se perchent les adultes) et des dommages à la litière nécessaire aux œufs et aux larves du porte queue de Behr. De nouvelles perturbations peuvent faciliter l'établissement d'espèces exotiques envahissantes.La perte, la dégradation et la fragmentation de communautés végétales à purshie tridentée constituent la principale menace qui pèse sur le porte queue de Behr. Il s'agit d'une menace grave, répandue et constante.
Toute utilisation de véhicules récréatifs motorisés (VTT ou autres) hors des routes ou des sentiers existants en tout temps et en toute saison; activités récréatives non motorisées (p. ex. randonnée pédestre, vélo de montagne et équitation) pratiquées hors de la saison de dormance (de mars à septembre inclusivement) au point d'endommager ou de détruire des plantes hôtes des larves, des plantes nectarifères ou d'autres éléments structuraux nécessaires au porte queue de Behr; activités récréatives non motorisées pratiquées durant la saison de dormance (d'octobre à février inclusivement) qui endommagent ou détruisent des plantes hôtes des larves ou qui causent la compaction ou l'élimination des sols associés à ces plantes (à moins de 5 m); activités récréatives non motorisées pratiquées à tout moment de l'année qui causent (individuellement et/ou cumulativement) une perte nette permanente de plantes hôtes nectarifères ou d'éléments structuraux ou sont associées à l'aménagement de routes, de sentiers ou de clairières.Ces activités perturbent les conditions biophysiques locales, causant notamment des dommages physiques directs aux caractéristiques biophysiques nécessaires au porte queue de Behr ou la perte de ces caractéristiques. Ces activités peuvent éliminer de la végétation (réduisant la disponibilité des plantes hôtes pour les œufs et les larves, et des plantes nectarifères) et compacter ou éliminer du sol et de la litière nécessaires aux larves et aux chrysalides du porte queue de Behr. De nouvelles perturbations peuvent faciliter l'établissement d'espèces exotiques envahissantes.La perte, la dégradation et la fragmentation de communautés végétales à purshie tridentée constituent la principale menace qui pèse sur le porte queue de Behr. Il s'agit d'une menace grave, répandue et constante.
Introduction d'espèces exotiques envahissantes Note 5 de bas de pageDes espèces exotiques envahissantes peuvent entraîner la destruction de l'habitat disponible pour le porte queue de Behr en rendant fonctionnellement indisponibles les caractéristiques biophysiques de l'habitat essentiel (plantes hôtes des larves, plantes nectarifères et/ou éléments structuraux nécessaires) par accaparement de l'espace et des ressources.Certaines graminées exotiques envahissantes peuvent être délibérément introduites pour le pâturage.
Activités de contrôle (mécanique ou chimique) des invertébrés ravageurs ou des plantes envahissantes qui ne sont pas conformes aux pratiques exemplaires de gestion provinciales (là où elles existent). Il peut s'agir d'activités sur place et/ou de la dérive de pesticides à partir de zones agricoles adjacentes.La lutte chimique (pesticides ou herbicides) ou physique contre des invertébrés ravageurs ou des plantes envahissantes peut entraîner la destruction de l'habitat essentiel en dégradant ou en éliminant les caractéristiques biophysiques nécessaires à la survie du porte queue de Behr (en raison de l'arrachage des herbacées adventices), ou en rendant le microhabitat toxique (en raison de l'application de pesticide et/ou d'herbicide).La perte, la dégradation et la fragmentation de communautés végétales à purshie tridentée constituent la principale menace qui pèse sur le porte queue de Behr. Il s'agit d'une menace grave, répandue et constante.

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La perte d’habitat en raison de la conversion de milieux naturels à des fins résidentielles, commerciales, agricoles ou industrielles est considérée comme la principale activité susceptible d’entraîner la destruction de l'habitat essentiel du porte‑queue de Behr. La superficie et la qualité des communautés végétales à purshie tridentée et à stipe comateuse dans le sud de la vallée de l'Okanagan ont considérablement diminué depuis 1800, provoquant la diminution et la fragmentation accrue de l’habitat pouvant accueillir le porte‑queue de Behr dans l'aire de répartition historique de l'espèce en Colombie‑Britannique. Le développement continue d'exercer une pression sur les habitats à purshie tridentée dans le sud de la vallée de l'Okanagan (Iverson, 2010). L'habitat essentiel peut également être endommagé par les activités récréatives qui entraînent l’expansion des réseaux de routes ou de sentiers existants ou l’aménagement de routes, de sentiers et de clairières supplémentaires dans des zones renfermant de l’habitat essentiel. Les activités normales d'utilisation ou d'entretien des routes ou sentiers existants ces zones ne sont pas considérées comme étant susceptibles d'entraîner la destruction de l’habitat essentiel.

Dans bon nombre des endroits où le porte-queue de Behr est présent, le plan de gestion des terres prévoit l’extinction des feux, ce qui peut contribuer à la perte d'habitat essentiel. À la longue, l’extinction des feux permet aux pins et à d’autres arbres indigènes de s’établir dans des milieux ouverts (la succession naturelle suit lentement son cours). En l'absence de feux réguliers, l’importance et l’étendue des communautés écologiques (et des caractéristiques biophysiques connexes) nécessaires au porte‑queue de Behr ont sans doute diminué à certains endroits en raison l’empiétement par les arbres (en raison de l'ombre qu’ils créent et de la compétition). À l'inverse, les feux d'origine humaine dans les zones contenant de l'habitat essentiel du porte‑queue de Behr peuvent détruire localement des caractéristiques biophysiques nécessaires à l'espèce. La fragmentation de l’habitat et l'utilisation des terres ont modifié les régimes naturels et la répartition des feux dans les communautés de prairie à purshie tridentée dans l'intérieur méridional de la Colombie‑Britannique. On estime qu'au moins la moitié des feux dans la vallée de l'Okanagan sont d'origine humaine (p. ex. 56 % des feux dans la zone de feux de l'Okanagan de 2004 à 2013 l'étaient; plus bas dans la vallée, ce pourcentage peut atteindre 80 %) (J. Mottishaw, comm. pers., 2014). En outre, les plantes envahissantes peuvent supplanter les plantes nectarifères indigènes après un feu et entraîner une réduction à long terme du caractère convenable de l'habitat, à moins de réussir à semer des plantes indigènes. Par conséquent, dans cette partie de l'aire de répartition de l'espèce, les feux d'origine humaine sont peut‑être plus susceptibles d'entraîner la destruction d'habitat essentiel que l’extinction des feux, selon les régimes des feux historiques, les pressions exercées par l'utilisation actuelle des terres, les caractéristiques de la communauté végétale locale et l'intensité des feux (M. Weston, comm. pers., 2013). Les brûlages dirigés à des fins d'éclaircie ou d'élimination des combustibles à un site (p. ex. pour maintenir un écosystème de prairie et/ou de forêt ouverte) doit tenir compte des possibles conséquences néfastes du feu sur le porte‑queue de Behr, là où des populations semi‑isolées ou des caractéristiques biophysiques essentiels à l'espèce peuvent être facilement et irrémédiablement dévastés (D. St. John, comm. pers., 2014).

Des animaux d'élevage sont présents dans la plupart des secteurs d'occurrence du porte‑queue de Behr en Colombie‑Britannique. Les pratiques de pâturage inappropriées, qui détériorent la santé de l'écosystème de prairie (perte de richesse spécifique, de structure, de stabilité du site, etc.) sont considérées comme des activités susceptibles d'endommager ou de détruire l'habitat essentiel. Le seuil à partir duquel les taux de chargement en bétail (et l'application annuelle de ces taux) ainsi que le moment et la durée du pâturage affectent l’habitat au point d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel est inconnu. Il est toutefois évident que l’utilisation inappropriée des parcours et un pâturage intensif sur une longue période auront des impacts sur les caractéristiques biophysiques nécessaires au porte‑queue de Behr. Il est possible qu'un certain niveau de pâturage ne nuise pas au porte‑queue de Behr dans certains sites, p. ex. là où l'on constaterait que l'occurrence, la proportion et l'abondance des plantes hôtes des larves et des plantes nectarifères et des éléments structuraux nécessaires sont maintenues ou accrues dans les conditions de pâturage existantes. D'autres études devront être menées pour déterminer le régime de pâturage et/ou les seuils d'intensité de broutage qui permettent d’assurer la persistance à long terme des caractéristiques biophysiques nécessaires au porte‑queue de Behr.

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7. Énoncé sur les plans d'action

Un ou plusieurs plans d'action seront affichés dans le Registre public des espèces en péril d'ici 2021.

8. Effets sur l'environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement élaborés en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L'objet de l'EES est d'incorporer les considérations environnementales à l'élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l'environnement et d'évaluer si les résultats d'un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l'environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

La communauté végétale à purshie tridentée et à stipe comateuse est un écosystème rare en Colombie‑Britannique (inscrit à la liste rouge de la province) et coté G2 (en péril) à l'échelle mondiale (Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, 2012). Cette communauté végétale rare abrite la plus grande densité d'espèces en péril de tous les écosystèmes de la province (Iverson 2010); elle abrite, outre le porte‑queue de Behr, au moins 88 espèces en péril inscrites à la liste provinciale et 17 inscrites à la liste fédérale (certaines de ces espèces se retrouvent dans les deux listes). Parmi les espèces en péril inscrites à la liste fédérale dont l'habitat pourrait chevaucher celui du porte‑queue de Behr, mentionnons la chauve‑souris blonde (Antrozous pallidus), le mormon (Apodemia mormo) – population des montagnes du Sud, le crotale de l'Ouest (Crotalus oreganos), la couleuvre agile à ventre jaune de l'Ouest (Coluber constrictor), la couleuvre à nez mince du Grand Bassin (Pituophis catenifer deserticola), la salamandre tigrée de l'Ouest (Ambystoma mavortium), le crapaud du Grand Bassin (Spea intermontana), la cicindèle de Wallis (Cicindela parowana wallisi), le lapin de Nuttall de la sous‑espèce nuttallii (Sylvilagus nuttallii nuttallii), le Pic de Lewis (Melanerpes lewis), l'aster feuillu (Symphyotrichum frondosum), l'orthocarpe barbu (Orthocarpus barbatus), la phacélie rameuse (Phacelia ramosissima), l'ammannie robuste (Ammannia robusta), le rotala rameux (Rotala ramosior), le lipocarphe à petites fleurs (Lipocarpha micrantha) et l'érythrophylle du Columbia (Bryoerythrophyllum columbianum).

Les mesures de conservation de l'habitat recommandées bénéficieront indirectement à d'autres espèces en péril du secteur. Des mesures accrues de sensibilisation et d'éducation du public pourraient restreindre les activités récréatives dommageables à ces sites, et les mesures de conservation visant à remettre en état et à protéger les écosystèmes de prairies pour le porte queue de Behr seront sans doute bénéfiques pour toutes les espèces qui dépendent de ces écosystèmes menacés. De même, les mesures de conservation actuelles ou proposées pour protéger d'autres espèces en péril profitent sans doute au porte queue de Behr – on recommande d'ailleurs une approche plurispécifique de planification de la conservation. Compte tenu de la forte probabilité que plusieurs espèces en péril partagent le même habitat, les mesures à grande échelle comme l'élimination des espèces envahissantes ou l'utilisation d'herbicide ou de pesticide devraient être planifiées et mises en œuvre avec soin. Toutes les activités sur le terrain (relevés, études et gestion) visant le rétablissement du porte queue de Behr peuvent représenter une menace pour des espèces coexistantes (p. ex. piétinement, herbivorisme accru à la suite de la création de sentiers ou dispersion accidentelle d'espèces exotiques lors de leur élimination), si une grande vigilance n'est pas exercée pour prévenir les dommages

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9. Références

Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique (en anglais seulement). 2013. Species Summary: Satyrium behrii, BC Minist. of Environment, (consulté le 12 décembre 2013).

Conservation Framework de la Colombie-Britannique (en anglais seulement). 2013. Conservation Framework Summary: Satyrium behrii, BC Minist. of Environment, (consulté le 12 décembre 2013).

COSEWIC. 2000. COSEWIC assessment and update status report on the Behr’s (Columbia) Hairstreak Satyrium behrii columbia in Canada, Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa, iv + 9 p.

COSEPAC. 2012. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le porte-queue de Behr (Satyrium behrii) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, xii + 53 p.

E-Flora BC. 2012. Electronic Atlas of the Flora of British Columbia (en anglais seulement), (consulté le 23 juillet 2012.

Iverson, K. 2010. Ecosystem Status Report for Purshia tridentata/Hesperostipa comata Antelope-brush/Needle-and-thread Grass, préparé pour le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, 25 p.

Iverson, K., et A. Haney. 2007. Updated Ecosystem Mapping for the South Okanagan Valley, préparé pour le Ministry of Water, Land and Air Protection, 30 p.

Iverson, K., et A. Haney. 2010. Refined and updated ecosystem mapping for the South Okanagan Valley and Lower Similkameen, rapport inédit préparé pour le Regional District of the Okanagan Similkameen and South Okanagan – Similkameen Conservation Program.

James, D.G., et D. Nunnallee. 2011. Life histories of Cascadia butterflies, Oregon State University Press, Corvallis (Oregon).

NatureServe. 2002. Element Occurrence Data Standard (en anglais seulement) (consulté le 5 novembre 2012).

NatureServe. 2013. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life (en anglais seulement), version 7.1., NatureServe, Arlington (Virginie) (consulté le 12 décembre 2013.

Scott, J.A. 1973. Life-span of Butterflies, Journal of Research on the Lepidoptera 12(4) 225:23

St. John, D., et S. Bunge. 2003. Biogeography of Behr’s hairstreak (Satyrium behrii columbia McDunnough 1944) in the South Okanagan, Part 1: inventory survey and mapping, Part 2: mark recapture study, rapport inédit, Okanagan University College, Kelowna (Colombie‑Britannique), 18 p.

Thomas, J.A., Simcox, D.J. et T. Hovestadt. 2011. Evidence based conservation of butterflies, Journal of Insect Conservation, 15:241-258.

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Note de bas de page

Note 1 de bas de page

Pour faciliter leur description, les sites sont nommés d'après la zone géographique générale où la présence du porte queue de Behr est connue. Les sites sont définis de façon à correspondre le plus étroitement possible aux occurrences d'élément (NatureServe 2002) de l'espèce déterminées par le Conservation Data Centre de la Colombie Britannique.

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Note 2 de bas de page

Mentions d'occurrence du CDC de la C.-B et/ou toute autre mention d'occurrence supplémentaire accessible.

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Note 3 de bas de page

Il existe peu de données sur la distance de dispersion du porte queue de Behr, mais des études préliminaires de marquage-recapture réalisées dans certains sites du sud de la vallée de l'Okanagan de 2004 à 2007 ont montré une distance moyenne de dispersion saisonnière de 100 m (avec une certaine variation selon les conditions climatiques durant la saison de vol) et une distance maximale de 1200 m (COSEPAC, 2012). On estime que la durée de vie adulte de l'espèce est d'au moins six jours. À défaut de données précises, on a jugé qu'une distance de déplacement quotidien de 100 m est une estimation prudente et réaliste. Les membres de la Southern Interior Invertebrates Recovery Team de la Colombie Britannique ont donc convenu de considérer une distance de 600 m (6 jours x 100 m/jour) comme la meilleure estimation de la capacité de dispersion saisonnière du porte queue de Behr, d'après l'opinion des experts, des observations anecdotiques et la durée de vie estimée des adultes (Scott, 1973; S. Desjardins, comm. pers., 2012; J. Heron, comm. pers., 2012).

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Note 4 de bas de page

Le porte queue de Behr pourrait former une association mutualiste avec des fourmis, qui protégeraient les chenilles contre la prédation, tandis que les chenilles excréteraient des acides aminés dont se nourriraient les fourmis. Si cette association existait chez les populations du porte queue de Behr au Canada, elle aurait lieu sur la pershie tridentée hôte ou dans un rayon de 5 m de celle ci (zone fréquentée par les chenilles).

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Note 5 de bas de page

Certaines des plantes nectarifères utilisées par le porte queue de Behr sont exotiques (non indigènes), p. ex. le mélilot et la gypsophile paniculée. Toutefois, l'introduction délibérée de nouvelles espèces exotiques, y compris ces deux espèces, serait considérée comme une activité susceptible de détruire l'habitat essentiel. Étant donné leur avantage compétitif, les espèces exotiques peuvent devenir envahissantes (c. à d. se répandre rapidement et supplanter les plantes indigènes) dans l'écosystème à pershie tridentée.

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Annexe 1 - Cartes de l’habitat essentiel du porte-queue de Behr au Canada

 

L'habitat essentiel du porte queue de Behr a été désigné à sept sites existants connus dans le sud de la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, au Canada (figures A1 à A8). L'habitat essentiel n'est que partiellement désigné à quatre de ces sites (Kaleden, lac Vaseux et falaise McIntyre, est d'Oliver et sud d'Oliver) :

  1. Kaleden (figure A1) : correspond à l'OE (occurrence d'élément) no 11 du Conservation Data Centre de la Colombie Britannique (CDC de la C. B.).
  2. Okanagan Falls (figure A2), lac Vaseux et falaise McIntyre (figure A3) : correspond à l'OE no 5 du CDC de la C. B.
  3. À l'ouest d'Oliver (Fairview) (figure A4) : correspond à l'OE no 7 du CDC de la C. B.
  4. À l'est d'Oliver (figure A5) : correspond à l'OE no 15 du CDC de la C. B.
  5. Au sud d'Oliver (figure A6) : correspond à l'OE no 13 du CDC de la C. B.
  6. Osoyoos (figure A7) : correspond à l'OE no 10 du CDC de la C. B.
  7. À l'est d'Osoyoos (figure A8) : correspond à l'OE no 8 du CDC de la C. B.
Figure A.1. L'habitat essentiel du porte queue de Behr à Kaleden, en Colombie Britannique (OE no 11 du CDC de la C. B.), se trouve dans les polygones jaunes ombragés (total de 238,3 ha), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 6.1 sont respectés.
Carte: L'habitat essentiel du porte queue de Behr à Kaleden, en Colombie Britannique
Description longue pour la figure A.1.

La figure A1 présente l'habitat essentiel du porte-queue de Behr à Kaleden, en Colombie-Britannique (OE no 11 du CDC de la C.-B.). L’habitat essentiel se trouve dans les polygones jaunes, là où les critères énoncés à la section 6.1 sont respectés (total de 238,3 ha). Les carrés de 1 km x 1 km qui figurent sur la carte sont des carrés du quadrillage UTM de référence, le système de quadrillage de référence utilisé au Canada; ce quadrillage permet de repérer l’emplacement géographique général de l'habitat essentiel.

Figure A.2. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à Okanagan Falls, en Colombie-Britannique (OE no 5 du CDC de la C. B), se trouve dans les polygones jaunes ombragés (total de 1512,2 ha), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 6.1 sont respectés.
Carte: L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à Okanagan Falls, en Colombie-Britannique
Description longue pour la figure A.2.

La figure A2 présente l’habitat essentiel du porte-queue de Behr à Okanagan Falls, en Colombie-Britannique (OE no 5 du CDC de la C.-B.). L’habitat essentiel se trouve dans des polygones, là où les critères énoncés à la section 6.1 sont respectés (total de 1512,2 ha).

Figure A.3. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr au lac Vaseux et à la falaise McIntyre, en Colombie-Britannique (OE no 5 du CDC de la C. B.), se trouve dans les polygones jaunes ombragés (total de 1273,2 ha), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 6.1 sont respectés.
Carte: L'habitat essentiel du porte-queue de Behr au lac Vaseux et à la falaise McIntyre, en Colombie-Britannique
Description longue pour la figure A.3.

La figure A3 présente l’habitat essentiel du porte-queue de Behr au lac Vaseux et à la falaise McIntyre, en Colombie-Britannique (OE no 5 du CDC de la C.-B). L’habitat essentiel se trouve dans des polygones, là où les critères énoncés à la section 6.1 sont respectés (total de 1273,2 ha).

Figure A.4. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'ouest d'Oliver - Fairview, en Colombie-Britannique (OE no 7 du CDC de la C. B.), se trouve dans les polygones jaunes ombragés (total de 306,3 ha), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 6.1 sont respectés.
Carte: L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'ouest d'Oliver - Fairview, en Colombie-Britannique
Description longue pour la figure A.4.

La figure A4 présente l’habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'ouest d'Oliver - Fairview, en Colombie-Britannique (OE no 7 du CDC de la C.-B.). L’habitat essentiel se trouve dans des polygones, là où les critères énoncés à la section 6.1 sont respectés (total de 306,3 ha).

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Figure A.5. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'est d'Oliver, en Colombie-Britannique (OE no 15 du CDC de la C. B.), se trouve dans les polygones jaunes ombragés (total de 73,7 ha), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 6.1 sont respectés.
Carte: L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'est d'Oliver, en Colombie-Britannique
Description longue pour la figure A.5.

La figure A5 présente l'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'est d'Oliver, en Colombie-Britannique (OE no 15 du CDC de la C.-B.). L’habitat essentiel se trouve dans des polygones, là où les critères énoncés à la section 6.1 sont respectés (total de 73,7 ha).

Figure A.6. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr au sud d'Oliver, en Colombie Britannique (OE no 13 du CDC de la C. B.), se trouve dans les polygones jaunes ombragés (total de 374,0 ha), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 6.1 sont respectés.
Carte: L'habitat essentiel du porte-queue de Behr au sud d'Oliver, en Colombie Britannique
Description longue pour la figure A.6.

La figure A6 présente l'habitat essentiel du porte-queue de Behr au sud d’Oliver, en Colombie-Britannique (OE no 13 du CDC de la C.-B.). L’habitat essentiel se trouve dans des polygones, là où les critères énoncés à la section 6.1 sont respectés (total de 374,0 ha).

Figure A.7. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à Osoyoos, Colombie Britannique (OE no 10 du CDC de la C. B.), se trouve dans les polygones jaunes ombragés (total de 682,5 ha), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 6.1 sont respectés.
Carte:
Description longue pour la figure A.7.

La figure A7 présente l'habitat essentiel du porte-queue de Behr à Osoyoos, en Colombie-Britannique (OE no 10 du CDC de la C.-B.). L’habitat essentiel se trouve dans des polygones, là où les critères énoncés à la section 6.1 sont respectés (total de 682,5 ha).

Figure A.8. L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'est d'Osoyoos, en Colombie Britannique (OE no 8 du CDC de la C. B.), se trouve dans les polygones jaunes ombragés (total de 51,6 ha), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 6.1 sont respectés.
Carte:  L'habitat essentiel du porte-queue de Behr à l'est d'Osoyoos, en Colombie Britannique
Description longue pour la figure A.8.

La figure A8 présente l’habitat essentiel du porte-queue de Behr à l’est d’Osoyoos, en Colombie-Britannique (OE no 8 du CDC de la C.-B.). L’habitat essentiel se trouve dans des polygones, là où les critères énoncés à la section 6.1 sont respectés (total de 51,6 ha).

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Partie 2 - Programme de rétablissement du porte queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie-Britannique, préparé par l’Équipe de rétablissement des invertébrés de l’intérieur méridional pour le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique

 

Programme de rétablissement du porte-queue de Colombie-Britannique
(Satyrium behrii) en Colombie-Britannique

Photographe du porte queue de Behr © Bob Lincoln

Préparé par l'Équipe de rétablissement des invertébrés de l'intérieur méridional

B.C. Ministry of Environment

Décembre 2008

Information sur le document - Partie 2

XXXXXXXXXXX

La série de programmes de rétablissement de la Colombie-Britannique

La série présente les programmes de rétablissement qui sont préparés en tant qu'avis à l'intention de la province de la Colombie-Britannique sur l'approche stratégique générale nécessaire pour rétablir les espèces en péril. La province prépare des programmes de rétablissement qui répondent à ses engagements relatifs au rétablissement des espèces en péril en vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril au Canada et de l'Accord sur les espèces en péril conclu entre le Canada et la Colombie-Britannique.

Qu'est-ce que le rétablissement?

Le rétablissement des espèces en péril est l'ensemble des mesures visant à arrêter ou à renverser le déclin d'une espèce en voie de disparition, menacée ou disparue du pays et à réduire ou à supprimer les menaces pesant sur l'espèce, de manière à améliorer ses chances de persistance à l'état sauvage.

Qu'est-ce qu'un programme de rétablissement?

Un programme de rétablissement représente les meilleures connaissances scientifiques disponibles sur ce qui doit être effectué pour en arriver au rétablissement d’une espèce ou d’un écosystème. Un programme de rétablissement énonce ce qui est connu et ce qui n’est pas connu au sujet d’une espèce ou d’un écosystème. Il définit également les menaces qui pèsent sur l’espèce ou l’écosystème, et ce qui doit être réalisé pour atténuer ces menaces. Les programmes de rétablissement établissent des buts et des objectifs de rétablissement, et recommandent des approches pour le rétablissement de l’espèce ou de l’écosystème.   

Les programmes de rétablissement sont généralement préparés par une équipe de rétablissement composée de membres d’organismes responsables de la gestion de l’espèce ou de l’écosystème, de spécialistes d’autres organismes, d’universités, de groupes de conservation, de groupes autochtones et d’intervenants, s’il y a lieu.

Et ensuite ?

Dans la plupart des cas, on procédera à l'élaboration d'un ou de plusieurs plans d'action visant à préciser et à orienter la mise en œuvre du programme de rétablissement. Les plans d'action comprennent des renseignements plus détaillés sur ce qui doit être accompli pour répondre aux objectifs du programme de rétablissement. Cependant, le programme de rétablissement offre des renseignements importants sur les menaces qui pèsent sur les espèces et sur les besoins en matière de rétablissement de ces dernières, renseignements qui peuvent servir aux particuliers, aux collectivités, aux utilisateurs des terres et aux conservationnistes s'intéressant au rétablissement des espèces en péril.

Pour en savoir plus

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le rétablissement des espèces en péril en Colombie-Britannique, veuillez consulter le site Web du ministère de l'Environnement portant sur la planification du rétablissement.

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Programme de rétablissement du porte-queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie-Britannique

Préparé par l'Équipe de rétablissement des invertébrés de l'intérieur méridional

Décembre 2008

Référence recommandée

Équipe de rétablissement des invertébrés de l'intérieur méridional. 2008. Programme de rétablissement du porte-queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) en Colombie-Britannique, préparé pour le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique), 19 p.

Illustration/photographie de la couverture

Photographie de la couverture prise par Bob Lincoln.

Exemplaires additionnels

Il est possible de télécharger la version anglaise du présent document à partir de la page Web du ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique portant sur la planification du rétablissement.

Données de publication anglaise

ISBN: 978-0-7726-6105-0

Catalogage avant publication : En cours

Le contenu du présent document (à l'exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d'indiquer la source.

Avis

Le présent programme de rétablissement a été rédigé par l'Équipe de rétablissement des invertébrés de l'intérieur méridional en tant qu’avis à l’intention des autorités responsables et des organismes responsables qui peuvent participer au rétablissement de l’espèce. Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique a reçu le présent avis afin de respecter son engagement en vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril au Canada et de l’Accord sur les espèces en péril conclu entre le Canada et la Colombie-Britannique.

Le présent document détermine les programmes de rétablissement qui sont jugés nécessaires au rétablissement des populations du porte-queue de Colombie-Britannique en Colombie-Britannique, et ce, en se fondant sur les meilleurs renseignements scientifiques et les meilleures connaissances traditionnelles disponibles. Les mesures de rétablissement visant à réaliser les buts et les objectifs déterminés dans le présent document sont sujettes aux priorités et aux restrictions budgétaires des organismes et des organisations participants. Ces buts, ces objectifs et ces approches de rétablissement peuvent être modifiés dans le futur afin de répondre aux nouveaux objectifs et aux nouveaux résultats des recherches.

Les autorités responsables et tous les membres de l’équipe de rétablissement ont eu l’occasion d’examiner le présent document. Cependant, le document ne représente pas nécessairement les positions officielles des organismes, ni les opinions personnelles de tous les membres de l’équipe de rétablissement.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépend de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui pourraient participer à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent programme. Le ministère de l’Environnement encourage tous les gens de la Colombie-Britannique à participer au rétablissement du porte-queue de Colombie-Britannique.


Membres de l'équipe de rétablissement

  • Président : Orville Dyer, ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique, Penticton (Colombie-Britannique)
  • Présidente : Jennifer Heron, ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique)
  • Geoff Scudder, University of British Columbia, Vancouver (Colombie-Britannique)
  • Sylvie Desjardins, University of British Columbia, Kelowna (Colombie-Britannique)
  • Stephen Hureau, Environnement Canada, Service canadien de la faune, Delta (Colombie Britannique)
  • Bryn white, Okanagan University College, Penticton (Colombie-Britannique)
  • Dennis St. John, Okanagan Falls (Colombie-Britannique)
  • Howie Richardson, Okanagan College, Penticton (Colombie-Britannique)

Conseillers techniques

Ron Hall, bande indienne d'Osoyoos, Osoyoos (Colombie-Britannique)

Auteurs

Équipe de rétablissement des invertébrés de l'intérieur méridional

Autorites responsables

Le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique est responsable de l'élaboration d'un programme de rétablissement pour le porte-queue de Colombie-Britannique en vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril au Canada. Le Service canadien de la faune d'Environnement Canada et le ministère des Forêts et du Territoire (Ministry of Forests and Range) de la Colombie-Britannique ont également participé à la préparation de ce programme de rétablissement.

Remerciements

Le présent programme de rétablissement est le résultat d'un effort de collaboration auquel de nombreuses personnes ont participé. Norbert Kondla a écrit une version précédente du programme. Nick Page a fait l'ébauche de la dernière version du programme de rétablissement. La présente version a été révisée par Orville Dyer, Jennifer Heron et Bryn White. Dennis St. John, Sylvie Desjardins, Mike Sarell et Howie Richardson ont contribué de façon substantielle à ce programme de rétablissement, par l'apport de données et d'expertise scientifique. Dennis St. John et Sylvie Desjardins ont fait la révision scientifique du programme. Bryn White, Crystal Klym et Tricia Klein ont aidé à la mise en forme finale. Jeff Brown, David Toews, Laura Darling et Tory Stevens ont fourni des commentaires supplémentaires sur l'ébauche finale. Nous remercions l'équipe de rétablissement et tous ceux et celles qui ont contribué, par leur soutien et leurs efforts, au rétablissement l'espèce.

Sommaire

Le porte-queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) est un petit papillon mesurant 2,5 cm à 2,9 cm d’envergure dont la période de vol s'étend du début de juin au début de juillet. La face dorsale de ses ailes est couverte de grandes taches centrales orange. La face ventrale de ses ailes est brun grisâtre avec une ligne de taches sombres lisérées de blanc bien distinctes.  

L’aire de répartition canadienne du porte‑queue de Colombie-Britannique est restreinte à l’habitat à purshie tridentée (Purshia tridentata) du sud de la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique. Le papillon dépend de la plante hôte de ses chenilles, la purshie tridentée, et de plantes nectarifères, comme l’achillée millefeuille (Achillea millefolium), le sumac glabre (Rhus glabra), la tétradymie blanchâtre (Tetradymia canescens), la gypsophile paniculée (Gypsophila paniculata), les mélilots (Melilotus sp.), le holodisque discolore (Holodiscus discolor), et les ériogones (Eriogonum sp.). Au Canada, le porte‑queue de Colombie‑Britannique est désigné « espèce menacée » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et est inscrit à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), en raison de la perte et de la fragmentation de son habitat, résultat du développement agricole et urbain.

Le but du rétablissement est de maintenir une population viable et bien répartie du porte-queue de Colombie-Britannique dans de l’habitat protégé, à l’intérieur de l’aire de répartition connue de l’espèce en Colombie-Britannique.

Les objectifs de rétablissement (de 2009 à 2013) sont les suivants :

  1. Protéger au moins 820 hectares d’habitat du porte-queue de Colombie-Britannique d'ici 2013.
  2. Replanter, d’ici 2013, au moins 10 hectares d’habitat à purshie tridentée incendié sur des terres vouées à la conservation où le porte-queue de Colombie-Britannique était présent.
  3. Combler, d’ici 2013, les lacunes dans les connaissances en matière de qualité de l’habitat, de menaces, d’abondance et de fluctuation annuelle des populations, d’obstacles à la dispersion, d’écologie des chenilles et des chrysalides et de viabilité des populations.

La protection de l'habitat repose sur le respect de pratiques exemplaires de gestion visant le maintien du porte-queue de Colombie-Britannique et de son habitat, ainsi que sur des accords d'intendance, des covenants de conservation, des dons écologiques ou la vente de terres privées par des propriétaires consentants, l'affectation et la gestion des terres publiques et des aires protégées fédérales et provinciales et municipales/locales. Les mesures de protection de l'habitat du porte‑queue de Colombie‑Britannique chevaucheront celles visant d'autres espèces en péril dans le sud de la vallée de l’Okanagan.

Pour assurer la réussite de la mise en œuvre des mesures de protection des espèces en péril, il importera d'instaurer des mesures d'intendance sur des terres de diverses tenures, y compris des terres privées et des terres des Premières Nations. L'intendance consiste en une collaboration volontaire des propriétaires fonciers en vue de protéger les espèces en péril et les écosystèmes dont elles dépendent.

Pour l'instant, aucun habitat essentiel, aux termes de l'article 2 de la Loi sur les espèces en péril du gourvernement fédéral, n'est proposé à des fins de désignation. L'habitat essentiel du porte-queue de Colombie-Britannique pourrait être désigné à une date ultérieure dans une addition du gouvernement fédéral élaborée par Environnement Canada ou un plan d’action. Une ébauche de plan d’action sera prête à être présentée au Gouvernement de la Colombie-Britannique d’ici mars 2013. Ce plan d’action sera vraisemblablement plurispécifique, parce que les mesures de rétablissement visant les espèces qui dépendent de l’habitat à purshie tridentée sont semblables.

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Contexte

Évaluation de l'espèce par le COSEPAC

Date de l'évaluation : Novembre 2000 (nouvelle)

Nom commun (population) : Porte-queue de Colombie-BritanniqueNote * du tableau 1

Nom scientifique : Satyrium behrii columbia

Statut selon le COSEPAC : Espèce menacée

Justification de la désignation : Cette espèce se trouve sous forme de populations dispersées dans toute son aire de répartition historique et utilise la purshie tridentée (Purshia tridentata) comme plante hôte. D'importantes parties de l'habitat de la Purshia sont déjà perdues et l'habitat restant est fragmenté. On s'attend à ce qu'il y ait d'autres pertes d'habitat.

Présence au Canada : Colombie-Britannique

Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « menacée » par le COSEPAC en novembre 2000. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

Notes d'évaluation de l'espèce par le COSEPAC

Note [*]

Les noms communs mentionnés dans ce programme de rétablissement respectent les conventions d'appellation appliquées par le Centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique et peuvent différer des noms communs utilisés par le COSEPAC

Retour à la référence de la note * du tableau 1

Description de l'espèce

Le porte-queue Satyrium behrii est classé dans la famille des Lycénidés, qui comprend les cuivrés, les porte-queues et les bleus. Au Canada, ce porte-queue est connu en anglais sous les noms de « Behr’s Hairstreak » ou de « Columbia Hairstreak », en référence à la sous-espèce columbia, dont la description a été faite à partir de spécimens capturés à Fairview, en Colombie‑Britannique (Layberry et coll., 1998). Satyrium b. columbia est la seule sous-espèce présente au Canada, et le présent document ne porte que sur cette sous-espèce (voir la section intitulée « Populations et répartition »). À l’échelle mondiale, il existe deux autres sous-espèces, Satyrium b. behrii et Satyrium b. crossii, toutes deux présentes aux États-Unis (The International Lepidoptera Survey [TILS], 2005). Aux États-Unis, ce porte-queue est aussi appelé « Columbia Behr’s Hairstreak » (The International Lepidoptera Survey [TILS], 2005).

Le cycle vital du porte-queue de Colombie-Britannique comprend quatre stades : 1) l’œuf; 2) la chenille (larve – la vie larvaire est ponctuée de plusieurs mues conduisant chacune à une augmentation de taille); 3) la chrysalide (enveloppe à l’intérieur de laquelle s’effectue la métamorphose de la chenille en adulte); 4) l’adulte.

La large bordure noire entourant de grandes taches centrales orange sur la face dorsale des ailes (figure 1) est l’un des principaux caractères distinctifs du porte-queue de Colombie‑Britannique adulte. La limite intérieure de cette bordure noire est diffuse. Le dessous des ailes antérieures et postérieures est brun grisâtre, plus foncé près du corps, avec une ligne de taches sombres lisérées de blanc bien distinctes. La ligne marginale est noire et bordée d’une ligne submarginale blanche, et la frange est grise. Le papillon n’a pas de queue. Les deux sexes sont semblables, mais les mâles sont d’un orange fauve plus foncé que les femelles et présentent une tache androconiale foncée (formée d’écailles odoriférantes) foncée bien distincte sur l’aile antérieure. Ce porte-queue a une envergure de 2,5 cm à 2,9 cm.

Figure 1. Faces dorsale (à gauche) et ventrale (à droite) d'un porte-queue de Colombie-Britannique adulte.
Photo: Faces dorsale  et ventrale d'un porte-queue de Colombie-Britannique adulte.

Les œufs, blanc verdâtre, sont déposés individuellement sur les feuilles et les rameaux de purshie tridentée (Purshia tridentata) (Comstock, 1928). Les œufs deviennent blancs dans les heures qui précèdent l’éclosion.

À maturité, la chenille mesure 1 cm à 1,5 cm de longueur et est vert pâle, avec une ligne dorsale blanche et les côtés vert plus foncé (Comstock, 1928; Guppy et Shepard, 2001). Les segments dorsaux ont un aspect strié. Le sommet des segments abdominaux est orné de jaune pâle ou de blanc (stries ou taches diffuses). La chrysalide (cocon, enveloppe dans laquelle se déroule la métamorphose de la chenille en adulte) est brun pâle moucheté de brun foncé et ne présente aucun motif apparent. Elle est fixée à une tige de purshie tridentée par un coussinet de soie (Guppy et Shepard, 2001).

L’unique saison de vol du porte-queue de Colombie‑Britannique s’étend du début de juin au milieu de juillet et atteint son point culminant entre le milieu et la fin de juin, selon les températures printanières (COSEPAC, 2000; Guppy et Shepard, 2001; S. Desjardins, données inédites, 2007). L’accouplement et la ponte coïncident avec la saison de vol. Les œufs sont déposés individuellement sur les feuilles et les rameaux de la plante hôte, la purshie tridentée, et éclosent au printemps suivant (Emmel et Emmel, 1973). La nymphose semble se dérouler sur la purshie tridentée; la chrysalide est normalement fixée à une tige ou à un rameau de la plante hôte par un coussinet de soie (Guppy et Shepard, 2001). Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’habitat et la plante hôte, voir la section « Besoins biologiques et besoins en matière d’habitat ».

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Populations et répartition

À l'échelle mondiale, on rencontre Satyrium behrii du sud de la Colombie-Britannique jusqu'au sud de la Californie et au Nouveau-Mexique. Trois sous-espèces de S. behrii sont connues en Amérique du Nord (voir la « Description de l'espèce »). Au Canada, l'espèce n'est présente que dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, dans le sud de la vallée de l'Okanagan (figure 2). Moins de 1 % de l'aire de répartition mondiale de l'espèce se trouve au Canada.

Figure 2. Aire de répartition mondiale du porte-queue de Colombie-Britannique Satyrium behri.
Carte: Aire de répartition mondiale du porte-queue de Colombie-
Description longue pour la figure 2

La figure 2 montre l’aire de répartition mondiale du porte-queue de Behr (Satyrium behrii).Au Canada, l’espèce se trouve dans le sud de l’Okanagan. L’espèce se trouve principalement aux États-Unis.

Figure 3. L'aire de répartition canadienne du porte-queue de Colombie-Britannique (Satyrium behrii) est confinée au sud de la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique. L'aire de répartition est fondée sur les mentions d'observation récentes (50 dernières années) du papillon.
Carte: L'aire de répartition canadienne du porte-queue de Colombie-Britannique
Description longue pour la figure 3

La figure 3 présente l’aire de répartition canadienne du porte-queue de Behr (Satyrium berhii), qui est confinée au sud de la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique. L’aire de répartition est fondée sur les mentions d’observations récentes (50 dernières années) du papillon.

Au Canada, le porte-queue de Colombie‑Britannique vit dans l’habitat à purshie tridentée du sud de la vallée de l'Okanagan, de Penticton jusqu'à la frontière américaine (Guppy et Shepard, 2001) (figure 3). On dispose de très peu de renseignements sur le nombre de populations et leur abondance en Colombie-Britannique, mais les travaux de recherche se poursuivent (S. Desjardins, comm. pers., 2005). Des données sur les tendances ne sont pas disponibles pour l'espèce, mais le déclin que connaît le porte-queue de Colombie-Britannique serait vraisemblablement dû à la perte de communautés végétales à purshie tridentée (Schluter et coll., 1995; Lea, 2001) nécessaires à sa survie. Lea (2008) estime le développement a entraîné la perte de 68 % des communautés végétales à purshie tridentée et à stipe chevelue de la vallée de l'Okanagan.

Une analyse préliminaire de viabilité de la population effectuée par Richardson (en prép.) est terminée, mais les résultats ne sont pas encore disponibles. Toutefois, les résultats portent à croire que la population actuelle est viable et qu’elle le restera si suffisamment d’habitat de qualité est protégé et géré adéquatement, particulièrement du côté est de la vallée de l'Okanagan, où l'habitat est moins fragmenté (H. Richardson, comm. pers., 2007).

On a attribué à S. behrii la cote mondiale G5 (non en péril) (Natureserve, 2008). Il est coté N1N2 (gravement en péril, en péril) au Canada et N5 (non en péril) aux États-Unis. En Colombie-Britannique, l'espèce est cotée S2 (en péril) (Centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique, 2008). Sa cote est SNR (espèce non classée) en Arizona, en Idaho, au Nevada, au Nouveau-Mexique, en Oklahoma, en Oregon, au Texas, en Utah et au Wyoming; S5 (non en péril) au Colorado et dans l'État de Washington; et S4 (apparemment non en péril) en Californie (NatureServe, 2008). Le porte-queue de Colombie-Britannique est considéré comme une espèce de priorité 1 dans le contexte du but 3 du Conservation Framework (cadre de conservation) de la Colombie-Britannique (en anglais seulement).

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Besoins du porte-queue de Colombie-Britannique

Besoins biologiques et besoins en matière d'habitat

Le porte-queue de Colombie-Britannique dépend des communautés végétales dominées par la plante hôte de ses larves, la purshie tridentée. Les corrélations tirées des données d'inventaire et des observations portent à croire que les communautés végétales où les purshies tridentées ont plus de 30 ans sont probablement plus importantes pour le porte-queue de Colombie-Britannique que les communautés végétales de début de succession (S. Desjardins, comm. pers., 2005).

Les porte-queues de Colombie-Britannique adultes ont besoin de plantes florifères pour leur nectar. L'espèce utilise le nectar des plantes florifères indigènes ou non indigènes, dont l'achillée millefeuille (Achillea millefolium) (indigène), le sumac glabre (Rhus glabra) (indigène), la tétradymie blanchâtre (Tetradymia canescens), la gypsophile paniculée (Gypsophila paniculata) (non indigène), les mélilots (Melilotus sp.) (espèces indigènes et non indigènes), le holodisque discolore (Holodiscus discolor) (indigène) et les ériogones (Eriogonum sp.) (indigène) (Pyle, 2002; St. John et Bunge, 2003). Les observations semblent indiquer que l'achillée millefeuille est la plus importante source de nectar en Colombie-Britannique en raison de sa grande prévalence dans les communautés de purshie tridentée et de sa saison de floraison prolongée (St. John et Bunge, 2003).

Les corrélations tirées des données d'inventaire et des observations portent à croire que les porte‑queues de Colombie-Britannique adultes ont peut-être besoin d'un couvert clairsemé d’arbres, particulièrement du pin ponderosa (Pinus ponderosa), pour s'abriter des intempéries et des températures diurnes extrêmes et se poser pendant la nuit (S. Desjardins, comm. pers., 2007). Un autre facteur qui augmente peut-être la qualité de l'habitat est la présence de mares (flaques de boue où les papillons adultes vont chercher de l'eau et du sel, prévenant ainsi la déshydratation). La composition chimique de la purshie tridentée peut influer sur l'écologie des larves du porte-queue de Colombie-Britannique, parce que cette plante est importante pour d'autres herbivores vertébrés et invertébrés (Young et Clements, 2002).

Les associations mutualistes possibles avec des fourmis pourraient s'avérer importantes pour le maintien des populations du porte-queue de Colombie-Britannique (Ballmer et Pratt, 1992; Pierce et coll., 2002). St. John et Bunge (2003) ont émis l'hypothèse selon laquelle la qualité de l'habitat serait peut-être reliée à la présence d'espèces précises de fourmis. Les fourmis moissonneuses (Pogonomyrmex sp.) sont importantes pour les milieux dominés par la purshie tridentée. Les fourmis aident à créer des monticules de mise en réserve (ou des caches) de graines et des communautés végétales uniques (Young et Clements, 2002), qui pourraient s'avérer importantes pour la présence du porte-queue de Colombie-Britannique. Comme bien des membres de la famille des Lycénidés, les chenilles du porte-queue de Colombie-Britannique sont pourvues d’organes spécialisés sécrétant des acides aminés qui attirent les fourmis (Ballmer et Pratt, 1988). En se basant sur des études des populations de S. behrii en Californie, Ballmer et Pratt (1992) émettent l'hypothèse que les chenilles sont myrmécophiles – c.-à-d. qu'elles ont établi une association avec une ou plusieurs espèces de fourmis, les fourmis protégeant les chenilles contre les parasites et les parasitoïdes, et, en retour, les chenilles fournissant de la nourriture (acides aminés sécrétés par des glandes spécialisées) aux fourmis (Fraser et coll., 2001). Cependant, on ne sait pas si ces relations sont mutualistes ou facultatives (si les porte-queues de Colombie-Britannique tirent parti de leur relation avec les fourmis, mais n'en ont pas besoin pour survivre) (Balmer et Pratt, 1992).

La superficie d’habitat à purshie tridentée (et d’autres éléments de l'habitat) nécessaire au maintien de la population de porte-queues de Colombie-Britannique est inconnue. Il est probable que le papillon forme une structure de métapopulation sur de nombreuses parcelles d'habitat, et peut, certaines années, utiliser seulement une partie d'une parcelle apparemment convenable. On connaît mal ces processus de dispersion et de recolonisation.

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Rôle écologique

Le porte-queue de Colombie-Britannique est une espèce prioritaire pour la conservation des prairies à purshie tridentée indigènes du sud de la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique. L'espèce n'est pas considérée comme un pollinisateur essentiel des plantes hôtes (des chenilles ou des adultes), mais la pollinisation cumulative par un grand nombre d'espèces est essentielle à la santé globale de l'écosystème.On ne connaît pas de rôle écologique significatif au le porte‑queue de Colombie-Britannique, p. ex dans la dynamique du réseau trophique, mais il est probablement la proie de petits mammifères, de prédateurs invertébrés, de chauve-souris et d'oiseaux.

Le porte-queue de Colombie-Britannique pourrait établir une association mutualiste avec des fourmis (St. John et Bunge, 2003). Les fourmis joueraient un rôle important pour le porte-queue de Colombie-Britannique au sein de cette relation (les fourmis protègent les chenilles de la prédation, et ces dernières excrètent des acides aminés dont les fourmis se nourrissent; Ballmer et Pratt, 1992; Pierce et coll., 2002). On sait que les fourmis moissonneuses recueillent et dispersent les graines de purshie tridentée et qu'elles créent des caches de graines (Young et Clements, 2002). Les fourmis sont une importante composante écologique de la faune arthropode des prairies de la Colombie-Britannique, contribuant au fonctionnement de l'écosystème non seulement par leur biomasse et leur richesse spécifique, mais aussi en tant qu'ingénieurs du sol, agents de dispersion des graines, fourrageurs et agents détritivores (Hölldobler et Wilson, 1990; Folgarait, 1998). Au sein d’un écosystème, les fourmis peuvent avoir un effet radical sur d'autres invertébrés, et leur influence sur les sols et la décomposition organique est importante (Hölldobler et Wilson, 1990).

Facteurs limitatifs

Le principal facteur limitatif affectant le porte-queue de Colombie-Britannique est la plante hôte des chenilles, la purshie tridentée. La seule plante hôte des chenilles connue est la purshie tridentée et, sans cette plante, le papillon ne peut pas compléter son cycle vital. La structure d'âge des peuplements de purshies tridentées et la présence d'arbres ou d'arbustes peut aussi limiter l’abondance de la population à un emplacement donné (S. Desjardins, comm. pers., 2006). Il y a une forte corrélation entre le nombre de porte-queues de la Colombie-Britannique adultes observés et l'âge de la communauté végétale à purshie tridentée : on trouve plus de papillons dans les communautés de plus de 30 ans (S. Desjardins, données pers., 2007).

Les individus adultes ne peuvent profiter que d'un nombre limité de plantes sources de nectar à cause de leur morphologie : la trompe de l'espèce est courte (D. St. John, données pers., 2004). Une trompe courte signifie que les individus adultes ne peuvent pas retirer du nectar des plantes florifères qui ont une corolle profonde (le nectar se trouve à la base de la corolle, à l'intérieur de la fleur).

La distribution, l'abondance et la période de floraison des plantes nectarifères peuvent influer sur l'occupation, par le porte-queue de Colombie-Britannique, des milieux dominés par la purshie tridentée. Des températures froides ou le manque de pluie au printemps peuvent avoir un effet négatif sur les premiers instars larvaires (S. Desjardins, comm. pers., 2006), et l'impact peut être encore plus grave au Canada, parce que l'espèce s'y trouve à la limite nord de son aire de répartition.

Les porte-queues de Colombie-Britannique adultes ont une capacité de dispersion limitée. Dans la vallée de l'Okanagan, Desjardins (en prép.) a répertorié des distances de dispersion moyennes de 120 m en 2005 (par temps chaud et sec au printemps) et de 80 m en 2006 (par temps frais et pluvieux au printemps), avec une dispersion maximale de 1,2 km (pour un individu). Ces observations semblent indiquer une corrélation négative entre la recolonisation de parcelles d'habitat et la fragmentation croissante du paysage (S. Desjardins, en prép.; H. Richardson, en prép.). Les probabilités de recolonisation et les effectifs d’une population à un emplacement donné diminuent vraisemblablement avec la fréquence et l'ampleur des événements stochastiques.

Menaces

(par ordre d'importance)

1) Perte ou dégradation de l'habitat

Les principales menaces qui pèsent sur le porte-queue de Colombie-Britannique sont la perte, la dégradation et la fragmentation de l'habitat des communautés végétales à purshie tridentée. Les chenilles dépendent exclusivement de la purshie tridentée et, sans elles, l'espèce ne peut pas compléter son cycle vital. Ces menaces sont graves, généralisées et continues. Dans l'aire de répartition connue de l'espèce en Colombie-Britannique, environ 68 % de la superficie des communautés végétales à purshie tridentée et à stipe chevelue a été détruite par le développement agricole ou urbain (Lea, 2008). Entre 1995 et 2001, le taux de perte des habitats dominés par la purshie tridentée était de 2 % de l'habitat restant par année. Ce taux a atteint 4 % par année entre 2001 et 2003 et ne cesse de croître, principalement à cause du développement agricole associé à l'aménagement de nouveaux vignobles (O. Dyer, comm. pers., 2004). Des résultats préliminaires de modélisation de la viabilité des populations montrent que, à mesure que la fragmentation des communautés végétales dominées par la purshie tridentée s'intensifie, le taux de recolonisation à la suite d'événements stochastiques diminue, en raison des piètres capacités de dispersion de l'espèce (H. Richardson, en prép.).

2) Dynamique écologique et processus naturels

La modification du régime naturel des feux en raison des programmes de protection contre les feux et d'extinction des feux semble avoir augmenté l'intensité des feux. Les feux ont vraisemblablement déjà été plus communs dans les habitats dominés par la purshie tridentée (Young et Clements, 2002). L'extinction des feux fait en sorte que les feux qui se déclarent sont importants et intenses (capables de détruire des peuplements), plutôt que localisés ou clairsemés et peu intenses (laissant des parcelles intactes de communautés végétales à purshie tridentée touchées). L'empiétement par les arbres associé à l'absence de feux fréquents a vraisemblablement réduit l'importance et l'étendue des peuplements de purshie tridentée dans certains sites, à cause de l'ombrage et de la compétition. Ces menaces sont localisées, continues et de gravité modérée.

3) Espèces exotiques

On rencontre un grand nombre d'espèces végétales envahissantes introduites dans les écosystèmes dominés par la purshie tridentée, dont le brome des toits (Bromus tectorum), la potentille dressée (Potentilla recta), la centaurée diffuse (Centaurea diffusa) et la linaire à feuilles larges (Linaria genistifolia ssp. dalmatica L.). Certaines espèces, telle la potentille dressée, qui sont capables de former des peuplements purs, peuvent supplanter les plantes nectarifères du porte-queue de Colombie-Britannique et empêcher le repeuplement par la purshie tridentée après des feux de forêt. Cette menace est généralisée et continue, étant donné qu'il y a des espèces végétales exotiques dans tous les sites où la présence du porte-queue de Colombie‑Britannique est confirmée. La gravité et la certitude causale de la menace ne sont pas claires et nécessitent d'autres recherches; la présence de ces espèces végétales en petits nombres ne semble pas affecter les populations de porte-queues de Colombie-Britannique. Cependant, si la densité des espèces exotiques augmentait, les impacts cumulatifs pourraient avoir un effet nuisible.

Les mouches tachinaires parasites (famille des Tachinidés) ont été introduites comme agents de lutte biologique contre la spongieuse européenne. On sait que ces mouches ont un effet néfaste sur tous les lépidoptères. Actuellement, ces mouches n’ont été introduites que dans l’est des États-Unis et du Canada, mais elles constitueraient une menace potentielle pour les populations de porte-queues de Colombie-Britannique si elles s'établissaient dans l’intérieur de la province. Ces espèces pourraient s’introduire dans l'ouest de l'Amérique du Nord par le biais de mécanismes de dispersion naturels ou être introduites intentionnellement pour la lutte biologique. Elles ont donc été identifiées en tant que menaces potentielles.

4) Climat et catastrophes naturelles

Les changements climatiques constituent aussi une menace potentielle, mais mal comprise, pour le porte-queue de Colombie-Britannique. L'enveloppe climatique convenable pour la croissance de la purshie tridentée pourrait s’étendre à cause des changements climatiques (R. Hebda, comm. pers., 2004), ce qui agrandirait considérablement l'aire de répartition théorique de la purshie tridentée. Cependant, les taux actuels de perte et de fragmentation de l'habitat dans l'aire de répartition connue de l’espèce et les obstacles à la dispersion des graines de purshie tridentée et à la dispersion du porte-queue de Colombie-Britannique limiteraient vraisemblablement l'expansion naturelle de la communauté végétale à purshie tridentée et du porte-queue de Colombie‑Britannique. Les changements climatiques pourraient accroître la période de sécheresse estivale dans le sud de la Colombie-Britannique, ce qui pourrait provoquer la sénescence hâtive des plantes hôtes des chenilles et des plantes nectarifères, ou modifier le régime des pluies pendant la période larvaire, ce qui risque de réduire le taux de survie des jeunes. D'autres recherches sont nécessaires.

5) Pollution

La dérive de pesticides provenant de terres agricoles voisines peut avoir des effets néfastes sur le porte-queue de Colombie-Britannique et causer localement la mortalité directe d'individus, mais ces impacts ne sont pas documentés. L’application d'herbicides contre les plantes envahissantes peut avoir une incidence sur des espèces non visées, y compris la purshie tridentée et les plantes nectarifères. On ne comprend pas les effets sur le porte‑queue de Colombie-Britannique, mais ils sont probablement localisés et pourraient être atténués au moyen de techniques améliorées de lutte antiparasitaire intégrée.

6) Mortalité accidentelle

Le broutage par les animaux pourrait endommager les œufs et les chenilles de porte-queues de Colombie-Britannique, voire causer leur mortalité directe. Dans le sud de la vallée de l'Okanagan, le cerf mulet (Odocoileus hemionus), le mouflon d’Amérique de la sous-espèce californiana (Ovis canadensis) et les bovins domestiques broutent dans les milieux dominés par la purshie tridentée (Krannitz, 2000). On ne connaît pas l'effet du broutage sur le porte-queue de Colombie-Britannique.

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Mesures déjà achevées ou en cours

  • Inventaire, cartographie et suivi
    • Des programmes d'inventaire et de suivi sont mis en œuvre sur les terres publiques (provinciales et fédérales), depuis 2003.
    • Les écosystèmes à purshie tridentée ont été cartographiés par le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique (2007).
  • Sensibilisation du public et intendance
    • Des programmes d'éducation et de vulgarisation pour le public sont mis en œuvre par le biais du Osoyoos Desert Centre (Osoyoos), du Nk'Mip Desert Cultural Centre (Osoyoos), de la Okanagan Similkameen Conservation Alliance (Penticton) et du Meadowlark Festival (Penticton) tenu annuellement, depuis 2003. Ces programmes visent à accroître la sensibilisation et le soutien envers la conservation de la purshie tridentée et du porte-queue de Colombie-Britannique.
    • Le programme de conservation des vallées de l'Okanagan-Sud-Similkameen (South Okanagan Similkameen Conservation Program) a été établi en 2000; un partenariat formé de 41 organisations gouvernementales et non gouvernementales dédiées à la conservation de la biodiversité dans la région. Favorise la conservation de la purshie tridentée et du porte-queue de Colombie-Britannique par l'intermédiaire de ses partenaires.
    • Un programme d'intendance faisant appel à la communication avec les propriétaires des terres privées où pousse la purshie tridentée; le programme est en cours depuis le début des années 1990, dans le cadre de The Land Conservancy et du programme de conservation des vallées de l'Okanagan-Sud-Similkameen, et du programme d'intendance.
  • Protection de l'habitat
    • Une superficie d'environ 290 hectares de communautés végétales à purshie tridentée et à stipe chevelue est protégée dans les aires protégées fédérales et provinciales..
    • Une superficie d'environ 250 hectares d'habitat à purshie tridentée est protégée par le Nature Trust of B.C., dans le cadre de partenariats établis avec la Habitat Conservation Trust Foundation, Fortis et d'autres groupes.
  • Recherche
    • Utilisation de l'habitat, caractéristiques démographiques, dispersion et génétique des populations du porte-queue de Colombie-Britannique (depuis 2005). Travaux de recherche effectués par Sylvie Desjardins, University of British Columbia, Okanagan.
    • Analyse de la viabilité de la population du porte-queue de Colombie-Britannique, pour modéliser la persistance à long terme dans l'habitat à purshie tridentée du sud de la vallée de l'Okanagan (depuis 2007). Travaux de recherche effectués par Howie Richardson, Okanagan College.

Lacunes dans les connaissances

  1. Déterminer les paramètres qualitatifs de l'habitat requis pour assurer le maintien des populations de porte-queue de Colombie-Britannique à un emplacement donné; structure d'âge du peuplement de purshies tridentées; densité des arbres servant d'abri et des plantes hôtes (âge, santé des plantes, menaces qui pèsent sur elles); parcelle d'habitat et connectivité entre les habitats à purshie tridentée; seuil de dégradation par les espèces végétales envahissantes n'empêchant pas la survie d'une population.
  2. Effectuer des travaux de nature quantitative sur le terrain visant les effectifs de porte-queues de Colombie-Britannique à chaque emplacement où l'espèce est présente.
  3. Faire des recherches sur les impacts de la perte et de la fragmentation de l'habitat sur la dispersion et la viabilité des populations de porte-queues de Colombie-Britannique.
  4. Faire des recherches sur les menaces potentielles, y compris les feux (à cause de l'extinction); les processus météorologiques naturels; la pollution (p. ex. le ruissellement de pesticides, les effets cumulatifs de l'utilisation de pesticides); la mortalité accidentelle (p. ex. des suites du broutage); et les événements stochastiques (p. ex. l'affouillement dans l'habitat à purshie tridentée, les tempêtes de vent et le gel persistant, qui provoquent la perte de purshies tridentées) et clarifier en quoi elles consistent.
  5. Mener des recherches sur la biologie et le cycle vital du porte-queue de Colombie Britannique, y compris l'abondance et les fluctuations annuelles des populations, les obstacles à la dispersion, l'écologie de la chenille et de la chrysalide, les associations avec les fourmis et les parasites/parasitoïdes.
  6. Recueillir d'autres données d'inventaire et des données qualitatives sur l'habitat afin de compléter les modèles d'analyse de la viabilité des populations et d'accroître le niveau de confiance des résultats issus de ces modèles.

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Rétablissement

Caractère réalisable du rétablissement

Le rétablissement du porte-queue de Colombie-Britannique au Canada est jugé réalisable sur les plans biologique et technique, sur la base des quatre critères suivants :

  1. Des individus capables de se reproduire sont disponibles maintenant pour améliorer le taux de croissance ou augmenter l'abondance de la population.
    Oui. Des populations stables et persistantes demeurent viables à l'intérieur d'aires protégées dans le sud de la vallée de l'Okanagan et sont disponibles pour contribuer au rétablissement.
  2. De l'habitat suffisant est disponible pour soutenir l'espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l'habitat.
    Oui. L'analyse de viabilité des populations de porte-queues de Colombie Britannique porte à croire que les populations persisteront vraisemblablement dans le sud de la vallée de l'Okanagan, dans l'habitat disponible actuellement (H. Richardson, en prép.).
  3. Des mesures de rétablissement permettent d'éviter ou d'atténuer les principales menaces qui pèsent sur l'espèce ou son habitat.
    Oui. La principale menace pesant sur l'espèce est la perte d'habitat, et elle peut être atténuée par des mesures de protection de l'habitat (voir « Approches existantes et recommandées pour la protection de l'habitat »).
  4. Les techniques de rétablissement requises existent et leur efficacité est reconnue.
    Oui. Les techniques de rétablissement visent principalement la protection de l'habitat.

But du rétablissement

Maintenir une population viable et bien répartie du porte-queue de Colombie Britannique dans de l'habitat protégé** à l'intérieur de l'aire de répartition connue de l'espèce en Colombie Britannique.

**L'habitat protégé est l'habitat (voir « Besoins biologiques et besoins en matière d'habitat ») géré de façon à assurer le maintien du porte-queue de Colombie Britannique sur une longue période (c.-à-d. 100 ans). La gestion repose sur des mesures de protection pouvant prendre diverses formes, par exemple, le respect de pratiques exemplaires de gestion visant le maintien du porte-queue de Colombie-Britannique et de son habitat, des accords d'intendance, des covenants de conservation, des dons écologiques ou la vente de terres privées par des propriétaires consentants, l'affectation et la gestion de terres publiques, et des mesures de protection dans les aires protégées fédérales et provinciales et municipales/locales.

Objectifs de rétablissement (de 2009 à 2013)

Les objectifs de rétablissement visant le porte-queue de Colombie-Britannique sont les suivants :

  1. Protéger au moins 820 hectares d'habitat du porte-queue de Colombie Britannique d'ici 2013.
  2. Replanter, d'ici 2013, au moins 10 hectares d'habitat à purshie tridentée incendié sur des terres vouées à la conservation où le porte-queue de Colombie Britannique était présent.
  3. Combler, d'ici 2013, les lacunes dans les connaissances en matière de qualité de l'habitat, de menaces, d'abondance et de fluctuation annuelle des populations, d'obstacles à la dispersion, d'écologie des chenilles et des chrysalides et de viabilité des populations.

Justification du but et des objectifs du rétablissement

La modélisation préliminaire de la viabilité des populations semble indiquer que la population actuelle est viable et le restera si suffisamment d’habitat de qualité est protégé et géré, particulièrement du côté est de la vallée de l’Okanagan, où l’habitat est moins fragmenté (H. Richardson, comm. pers. 2007). L’analyse est en cours, et les résultats préliminaires de l’analyse de la viabilité des populations ne sont pas disponibles pour l’instant. Les renseignements actuellement disponibles sont insuffisants pour élaborer des objectifs quantitatifs à long terme en matière de population et d’habitat.

Le but du rétablissement, maintenir une population viable et bien répartie, vise à empêcher que l’espèce ne disparaisse au Canada et est fondé sur un consensus de l’équipe de rétablissement. Une cible en matière de protection de l’habitat à court terme (de 2009 à 2013) est quantifiée (superficie de 820 ha) dans la section sur les objectifs afin de s’assurer qu’un niveau raisonnable de protection est atteint d’ici à ce que les lacunes dans les connaissances soient comblées et qu’un objectif quantitatif soit fixé.

La cible en matière de protection de l’habitat porte sur 540 hectares d’aires protégées existantes sur des terres publiques fédérales et provinciales et des aires de conservation sur des terres privées appartenant au Nature Trust, à la Okanagan Region Wildlife Heritage Fund Society, à The Land Conservancy et au Osoyoos Desert Centre (terres louées du gouvernement provincial). Même si ces terres sont protégées contre le développement, les activités de gestion devront peut‑être être adaptées afin de s’assurer que des éléments précis de l’habitat du porte-queue de Colombie‑Britannique sont protégés. La cible en matière de protection de l’habitat porte également sur 80 hectares d’une aire protégée proposée sur des terres publiques (fédérales et provinciales), recommandée dans le plan de gestion des terres et des ressources du district d’Okanagan Shuswap (Okanagan Shuswap Land and Resource Management Plan) et au terme du processus d’examen de la Land Act dans l’Okanagan (Okanagan Land Act Review). Une superficie supplémentaire de 200 hectares d’habitat protégé par des mesures d’intendance collaboratives est ciblée pour maintenir des corridors entre les sites protégés et réduire la fragmentation.

L’objectif de rétablissement de replanter, d’ici 2013, au moins 10 hectares d’habitat à purshie tridentée incendié sur des terres vouées à la conservation où le porte-queue de Colombie-Britannique était présent vise à s’assurer que l’habitat occupé par le porte‑queue de Colombie-Britannique et récemment incendié est restauré afin de maintenir la connectivité avec d’autres emplacements. La replantation et la remise en état de l’habitat incendié permettront en théorie de réduire la fragmentation de l'habitat dans ces aires protégées et de contribuer à l'atteinte du but du rétablissement.

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Approches recommandées pour l'atteinte des objectifs du rétablissement

Les approches recommandées pour atteindre les objectifs du rétablissement et contrer les menaces comprennent, entre autres, la protection et la gestion de l'habitat, l'inventaire et le suivi, la recherche et la sensibilisation du public. Ces approches seront réalisées idéalement par des mesures d'intendance volontaire mises en œuvre par des propriétaires fonciers consentants et des partenariats entre groupes, comme le programme de conservation de South Okanagan-Similkameen (South Okanagan-Similkameen Conservation Program, SOSCP). La protection de l'habitat repose sur des accords d'intendance et des covenants de conservation visant des terres privées, l'affectation de terres publiques (p. ex. par des mécanismes de réglementation), et les aires protégées fédérales, provinciales et municipales/locales. En matière de protection de l'habitat, une approche plurispécifique fondée sur l'écosystème est recommandée, en raison du nombre élevé d'espèces désignées par le COSEPAC qu'on retrouve dans l'habitat à purshie tridentée. Pour la recherche, une approche monospécifique est requise.

Tableau 1. Tableau de planification du rétablissement.
ObjectifMenaces ou préoccupations viséesApproche recommandéePrioritéMesures précises
1, 2Perte ou dégradation de l'habitatProtection de l'habitatUrgentCartographier l'habitat à purshie tridentée (polygones définis au moyen d'applications SIG), et identifier les propriétaires des terres couvertes par ces polygones.
1, 2Perte ou dégradation de l'habitatProtection de l'habitatUrgentPrioriser les polygones à purshie tridentée aux fins de protection en fonction des risques de perte de l'habitat et des résultats de la modélisation préliminaire de la viabilité de la population.
1, 2Perte ou dégradation de l'habitatProtection de l'habitatUrgentIdentifier les options de protection de l'habitat pour les polygones prioritaires.
1, 2Perte ou dégradation de l'habitatProtection de l'habitatUrgentIdentifier les options de protection de l'habitat pour les polygones prioritaires.
1, 2Perte ou dégradation de l'habitatProtection de l'habitatNécessaireMettre en œuvre des mesures pour contrer les menaces potentielles que représentent les catastrophes naturelles (p. ex. les feux), qui pourraient avoir une incidence sur l'habitat relevé.
1, 2Perte ou dégradation de l'habitatProtection de l'habitatUtileÉlaborer des documents de communication sur les mesures de protection de l'habitat et les réalisations en cette matière.
2Perte ou dégradation de l'habitatGestion de l'habitatUrgentIdentifier les polygones d'habitat à purshie tridentée incendiés à l'intérieur d'aires protégées,
1) où la présence de porte queues de Colombie-Britannique a déjà été répertoriée; et/ou
2) qui sont adjacents à des polygones où les porte-queues sont présents actuellement.
2Perte ou dégradation de l'habitatGestion de l'habitatUrgentÉlaborer des plans de restauration de la purshie tridentée en collaboration avec les gestionnaires des terres.
2Perte ou dégradation de l'habitatGestion de l'habitatUrgentMettre en œuvre des plans de restauration.
3Perte ou dégradation de l'habitat, lacunes dans les connaissancesInventaire et suiviNécessaireFaire l'inventaire des polygones d'habitat à purshie tridentée pour déterminer l'existence de populations résidentes, leur distribution, et identifier les polygones occupés.
3Perte ou dégradation de l'habitat, lacunes dans les connaissancesInventaire et suiviNécessaireSuivre les polygones occupés afin de déterminer la variation annuelle des populations, la perte d'habitat et les changements à l'habitat découlant des menaces.
3ToutesRechercheUrgentÉtablir et mettre en œuvre des partenariats de recherche.
3ToutesRechercheUrgentFaire des recherches sur les besoins en matière d'habitat du porte-queue de Colombie-Britannique, y compris la structure d'âge des peuplements de purshie tridentée, la densité optimale des arbres et des plantes hôtes, la superficie des polygones d'habitat à purshie tridentée (occupés par le porte queue de Colombie-Britannique) et la connectivité entre les polygones d'habitat.
3ToutesRechercheUrgentFaire des recherches sur l'importance des espèces de fourmis pour le porte-queue de Colombie-Britannique.
3ToutesRechercheNécessaireFaire des recherches sur l'impact des plantes exotiques sur les plantes hôtes et déterminer s'il existe une corrélation négative avec les densités, les espèces (de plantes exotiques), etc.
3ToutesRechercheNécessaireFaire des recherches sur les menaces potentielles liées aux régimes des feux, à la pollution, à la mortalité accidentelle et aux événements stochastiques.
3ToutesRechercheNécessaireAccroître le niveau de confiance de l'analyse de la viabilité des populations en utilisant des programmes de modélisation ou d'autres techniques semblables.
3ToutesRechercheNécessaireMettre en œuvre des mesures pour faire face aux menaces potentielles liées aux changements climatiques, à la mortalité accidentelle et à la pollution. Mettre en œuvre les mesures en même temps qu'on effectue de nouvelles recherches sur ces menaces.
3ToutesRechercheNécessaireFaire des recherches sur le cycle biologique, sur les obstacles à la dispersion et sur l'écologie de la chenille et de la chrysalide.

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Mesures de rendement

  • 820 hectares de communautés végétales à purshie tridentée de grande qualité où le porte-queue de Colombie-Britannique est présent sont protégés d'ici 2013.
  • 10 hectares d'habitat à purshie tridentée incendié situés sur des terres vouées à la conservation sont remis en état d'ici 2013.
  • Les lacunes dans les connaissances sont comblées d'ici 2013.

Habitat essentiel

Désignation de l'habitat essentiel de l'espèce

Pour l'instant, aucun habitat essentiel, aux termes de l'article 2 de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral, n'est proposé à des fins de désignation. On s'attend à ce que l'habitat essentiel du porte-queue de Colombie-Britannique soit désigné à une date ultérieure, dans une addition du gouvernement fédéral élaborée par Environnement Canada ou un plan d’action établi à l’égard de l'espèce. Le plan d'action proposé peut viser spécifiquement le porte-queue de Colombie-Britannique, mais d'autres éléments du plan d'action (telles les mesures visant la protection de l'habitat et la conservation de la purshie tridentée) peuvent être réalisés dans le cadre de mesures de rétablissement prises pour d'autres espèces inscrites en vertu de la LEP présentes dans la zone en question. Un calendrier des études résumant les travaux nécessaires à la désignation de l'habitat essentiel est présenté dans le tableau 2.

Les caractéristiques de l'habitat essentiel du porte-queue de Colombie-Britannique incluent : habitat à purshie tridentée avec une abondance de plantes hôtes et faibles densités de pin ponderosa dans le sud de la vallée de l'Okanagan.

Calendrier recommandé des études visant à désigner l'habitat essentiel

Tableau 2. Calendrier des études
Description de l'activitéRésultat/justificationÉchéancier
Cartographier des polygones d'habitat à purshie tridentée et prioriser les polygones en fonction de la qualité de l'habitat.L'habitat potentiel de la purshie tridentée est identifié.2010
Cartographier la distribution et la densité relative du porte-queue de Colombie-Britannique selon les polygones d'habitat.o Les polygones d'habitat occupé sont cartographiés et les polygones les plus grands et les plus densément peuplés sont identifiés.2010
Cartographier des polygones selon les propriétaires des terres, y compris pour les terres vouées à la conservation.La propriété des terres et les options pour la protection de l'habitat sont clarifiées.2010
Faire des recherches pour combler les lacunes dans les connaissances, y compris sur les fluctuations démographiques, les besoins spécifiques en matière d'habitat (p. ex. âge des peuplements de purshies tridentées, arbres utilisés comme perchoirs, besoins et tolérances en matière de chaleur), les impacts des feux et le rétablissement après les feux, la connectivité de l'habitat.Les lacunes dans les connaissances sont comblées, ce qui permet d'augmenter le niveau de confiance de l'analyse de viabilité des populations.2013
Identifier les polygones d'habitat à purshie tridentée prioritaires au moyen de la modélisation de l'analyse de la viabilité des populations.Les polygones prioritaires essentiels à la persistence de la population sont identifiés.2013

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Approches existantes et recommandées en matière de protection de l'habitat

La protection de l'habitat aux emplacements existants peut être établie par des mesures d'intendance et d'autres mécanismes, par le respect de pratiques exemplaires de gestion, les accords volontaires d'intendance, les covenants de conservation, les dons écologiques ou la vente de terres privées par des propriétaires consentants, l’affectation de terres publiques et la protection dans les aires protégées fédérales et provinciales et municipales/locales.

Des parties de communauté végétale à purshie tridentée ont été protégées par le Nature Trust, le gouvernement provincial (dans les parcs et l'aire de gestion de la faune du sud de la vallée de l'Okanagan [South Okanagan Wildlife Management Area]), et le gouvernement fédéral (dans la Réserve nationale de faune Vaseux-Bighorn). Il faut noter que les communautés végétales à purshie tridentée de ces sites ne sont pas toutes de l’habitat du porte-queue de Colombie­Britannique, à cause des feux qui ont détruit les purshies tridentées et d'autres problèmes relatifs à la qualité de l'habitat.

Les mesures de rétablissement visant le sud de la vallée de l'Okanagan devraient être mises en œuvre dans le cadre du programme de conservation de l’Okanagan-Sud-Similkameen (South Okanagan Similkameen Conservation Program) et coordonnées avec d’autres équipes de rétablissement, surtout celles de la chauve-souris blonde (Antrozous pallidus), du crapaud du Grand­Bassin (Spea intermontana), de la salamandre tigrée (Ambystoma tigrinum), du crotale de l'Ouest (Crotalus oreganos) et de la couleuvre à nez mince (Pituophis catenifer), qui dépendent aussi de l’habitat à purshie tridentée.

Effets sur les espèces non ciblées

Outre le porte-queue de Colombie-Britannique, 88 espèces en péril figurant sur la liste provinciale et 17 espèces en péril inscrites sur la liste du COSEPAC (certaines espèces figurent aussi sur ces deux listes) dépendent des écosystèmes dominés par la purshie tridentée en Colombie-Britannique (Dyer et Lea, 2003). La protection de l'habitat du porte-queue de Colombie-Britannique aura des avantages directs pour la plupart de ces espèces. On ne s'attend pas à ce qu'il y ait des répercussions négatives sur d'autres espèces en péril. Les stratégies de conservation concordent avec celles du programme de conservation de l’Okanagan-Sud-Similkameen (South Okanagan-Similkameen Conservation Program).

Considérations socio-économiques

Le rétablissement du porte-queue de Colombie-Britannique pourrait avoir des répercussions sur les secteurs économiques suivants : l'agriculture, l'aménagement urbain et les transports. Les répercussions se feront sentir sur les terres se trouvant à basse altitude, dans le sud de la vallée de l'Okanagan, au sud de Penticton. L'ampleur des répercussions est inconnue, mais présumée faible, parce que les activités seront fortement centrées sur les terres vouées à la conservation existantes ou projetées.

Approche recommandée pour la mise en œuvre du rétablissement

Pour assurer la réussite de la mise en œuvre des mesures de protection des espèces en péril, il importera d'instaurer des mesures d'intendance sur des terres de diverses tenures, y compris des terres privées et des terres des Premières Nations. L'intendance consiste en une collaboration volontaire des propriétaires fonciers en vue de protéger les espèces en péril et les écosystèmes dont elles dépendent.

Dans le préambule de la Loi sur les espèces en péril du Canada, il est établi que « les activités d'intendance visant la conservation des espèces sauvages et de leur habitat devraient bénéficier de l'appui voulu » et que « tous les Canadiens ont un rôle à jouer dans la conservation des espèces sauvages, notamment en ce qui a trait à la prévention de leur disparition du pays ou de la planète ». De même, l'Accord sur les espèces en péril conclu entre le Canada et la Colombie-Britannique reconnaît que l'intendance par les propriétaires de terres et de plans d'eau, ainsi que par leurs utilisateurs, est essentielle afin d'éviter que des espèces ne deviennent en péril et de protéger et rétablir les espèces qui sont en péril et que les mesures coopératives et volontaires sont les premières approches pour assurer la protection et le rétablissement des espèces en péril.

La protection de l'habitat du porte-queue de Colombie-Britannique fera appel à une approche écosystémique faisant appel à des mesures de protection et de remise en état de l’habitat à purshie tridentée mises en œuvre par des partenariats établis dans le cadre du SOSCP. Les activités de sensibilisation adopteront une approche plurispécifique et écosystémique incluant les autres espèces en péril qui utilisent l’habitat à purshie tridentée, notamment le crotale de l'Ouest, la salamandre tigrée, le blaireau d'Amérique (Taxidea taxus) et la chauve-­souris blonde. Une approche monospécifique sera adoptée pour mener les recherches et pour clarifier les menaces qui touchent le porte-queue de Colombie-Britannique en particulier.

Énoncé sur les plans d'action

Une ébauche de plan d'action sera prête à être présentée au Gouvernement de la Colombie Britannique d'ici mars 2013. Ce plan d'action sera vraisemblablement plurispécifique, parce que les mesures de rétablissement visant les espèces qui dépendent de l'habitat à purshie tridentée sont semblables.

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Références

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  • Young, J.A. et C.D. Clements. 2002. Purshia the wild and bitter roses. University of Nevada Press, Reno, NV.

Communications personnelles

  • Dyer, Orville, ministère de l'Environnement de la Colombie Britannique, comm. pers., au sujet de l'analyse de données SIG inédites du ministère de l'Environnement, 2004.
  • Desjardins, Sylvie, UBC Okanagan, comm. pers. avec Orville Dyer, 2004, 2005, 2006, 2007.
  • Hebda, Richard, Royal B.C. Museum, comm. pers. avec Orville Dyer, 2004.
  • St-John, Dennis, consultant, comm. pers. avec Orville Dyer, 2004.
  • Richardson, Howie, Okanagan College, comm. pers. avec Orville Dyer, au sujet de l'analyse préliminaire de viabilité de la population au moyen de RAMAS GIS, 2007.

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