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Mise à jour - Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Rat kangourou d'Ord au Canada

Résumé technique

Dipodomys ordii

Rat kangourou d’Ord
Ord’s kangaroo rat

Répartition au Canada : Alberta et Saskatchewan


Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km2) au Canada

La superficie de la zone d’occurrence est fondée sur des spécimens, des captures d’individus vivants, des observations directes et des observations indirectes vérifiables pour lesquelles la précision géographique est inférieure à 8 km. On a calculé la zone d’occurrence comme la somme de l’aire de deux polygones construits séparément pour exclure une zone importante d’habitat non adéquat (figure 3 et figure 4).

6 030 km2


Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue)

Présumée en déclin, mais à un rythme inconnu


Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Inconnu


Superficie de la zone d’occupation (km2)

La superficie de la zone d’occupation a été estimée selon des quadrats de 250 m de largeur (6,25 ha). Toutefois, ce chiffre surestime de façon importante les enregistrements faits en Alberta, qui représentent la majorité des enregistrements. Il tient également compte des enregistrements d’habitats façonnés par l’humain, autant que des dunes naturelles, alors que la majorité des habitats façonnés par l’humain ne sont pas occupés au début du printemps

La somme des habitats potentiels calculée à partir de photographies aériennes est beaucoup plus petite, 6,8 km2 pour plus de 50 p. 100 de l’aire de répartition et, par conséquent, 10 km2 est considéré comme une estimation plus fidèle des habitats occupés.

≤53 km2 comprenant les habitats façonnés par l’humain (présumés être des puits de population)

Environ 10 km2 si l’on ne tient compte que des habitats naturels


Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue)

Inconnue, mais présumée en déclin en raison du nombre d’habitats naturels qui diminue rapidement.


Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Probablement


Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés
Chaque parcelle discrète de dunes (figure 3 et figure 4) peut être considérée comme une population séparée, et il y a plusieurs emplacements dans chacune, selon le nombre de parcelles de sable exposé ou les éléments anthropiques qui se trouvent dans chacune d’elles.

>> 10


Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue)

Inconnue, mais présumée en déclin en raison de la diminution des habitats naturels


Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Inconnu


Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue)

La superficie de sable exposé diminue à un taux de 40 p. 100 par décennie, et le nombre de dunes a chuté à 53 p. 100 au cours de la dernière décennie. À ce rythme, toutes les dunes auront disparu des Middle Sand Hills d’ici 2014.

De 40 à 53 p. 100 par décennie selon la mesure de l’habita



Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.)

< 1 an


Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles)

Deux estimations semblables à partir de données indépendantes. Intervalles de confiance :
i) de 560 à 845; et ii) de 545 à 1 040.

< 1 000 au début du printemps


Tendance de la population totale quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue

Inconnue, mais présumée en déclin en raison de la diminution connue de l’habitat


S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte)

Inconnu


Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Oui


La population totale est-t-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de ≤ 1 individu/année)?

Oui


Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance ou inconnue)

Inconnue, mais présumée en déclin en raison de la perte importante de l’habitat


Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Non


Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune :

Inconnu



Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Perte de l’habitat naturel et dégradation de l’habitat liée à l’accroissement des habitats façonnés par l’humain
  • Population de petite taille subissant des fluctuations extrêmes en raison d’effets anthropiques
  • Risques inhérents aux petites populations (p. ex. la stochasticité, la difficulté à trouver un partenaire)
  • Développement pétrolier et gazier intensif
  • Pratiques agricoles
  • Effets anthropiques favorisant le parasitisme par des hypodermes et la prédation, et qui interagissent avec le comportement de recherche de nourriture, l’état corporel et la rigueur de l’hiver.


Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis et Mexique : Stable − espèce considérée commune et largement distribuée


Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Peu probable


Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Peu probable


Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Non


La possibilité d’une immigration de populations externes existe-t-elle?

Non



Analyse quantitative

Non disponible


Statut existant

COSEPAC : Préoccupante, avril 1995
En voie de disparition, avril 2006


Statut et justification de la désignation

Statut : En voie de disparition

Code alphanumérique : A3c; B2ab(iii); C2a(i)

Justification de la désignation : L’espèce nécessite un habitat de dunes qui pourrait disparaître à court terme (10 ans). Sa zone d’occupation est d’environ 53 km2 seulement, et tout juste 1 000 individus ou moins survivent à la plupart des hivers. La population canadienne présente des signes convaincants d’adaptation locale, et une immigration de source externe est extrêmement peu probable puisque la population la plus près aux États-Unis se trouve à une distance de 270 km.


Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) :
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », A3c. Déduit de la perte de l’habitat.

Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », B2ab (iii). Aire d’occupation de moins de 53 km2.

Critère C (Petite population globale et déclin) :
Correspond au critère C2a (i). La taille de la population totale n’est pas connue, mais se chiffre probablement en milliers. Les populations sont isolées par la nature de l’habitat dunaire, lequel est en déclin. De plus, le nombre d’adultes au printemps est très faible à cause du taux élevé de mortalité.

Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) :
Le nombre d’individus matures est inférieur à 1 000 au début du printemps. La taille de la population totale n’est pas connue, mais se chiffre probablement en milliers.

Critère E (Analyse quantitative) :
Non disponible.