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Évaluation et Rapport du COSEPAC sur la situation de l’erioderme boréal au Canada

Sommaire du rapport de situation

Au Canada, les sites actuels ou disparus de l’érioderme boréal se répartissent comme suit : environ 94 sites dans quelque 7 régions de Terre-Neuve, 46 sites dans quelque 4 régions côtières de Nouvelle-Écosse et un site disparu au Nouveau-Brunswick. L’espèce n’est plus présente dans sa localité type, située au Nouveau-Brunswick. En Nouvelle-Écosse, elle n’est actuellement présente que dans 3 des 46 localités où elle a déjà été observée. C’est la pollution atmosphérique, davantage que la perte d’habitat, qui semble avoir le plus nui à l’espèce dans cette province. À Terre-Neuve, où se trouve actuellement les plus grandes concentrations de l’espèce, le premier auteur du présent rapport a répertorié des pertes dues à des facteurs tels que la succession végétale, l’abattage des arbres, les sources ponctuelles importantes de pollution atmosphérique (comme les émissions de la raffinerie de Come-by-Chance, dans le cas du site de Goobies) et, peut-être, la pollution atmosphérique locale. L’espèce a également pu souffrir de certains facteurs biotiques, dont une infestation importante de tordeuse des bourgeons de l’épinette qui a tué à la fois des sapins et des lichens. Selon les derniers relevés, l’espèce est toujours présente dans une cinquantaine de localités de l’île de Terre-Neuve.

Si on tient compte des découvertes faites à Terre-Neuve en mars 2002, le nombre total de thalles existants répertoriés au Canada serait d’environ 6 900. L’effectif réel est sans doute au moins deux fois plus élevé, puisqu’il existe encore de nombreux habitats propices à l’espèce dans les secteurs peu explorés de la côte sud de Terre-Neuve et qu’il a suffit d’augmenter l’effort de recherche pour découvrir rapidement de nouveaux sites dans les régions plus accessibles. Les plus grandes concentrations actuellement connues de thalles se trouvent toutes deux à Terre-Neuve, dans le parc Jipujijkuei Kuespem et dans le secteur des Lockyer’s Waters.

Pour les besoins de l’évaluation, l’ensemble des populations situées dans la partie continentale de la Nouvelle-Écosse et l’ensemble de celles situées dans l’île de Terre-Neuve ont été considérées comme deux populations distinctes aux termes du COSEPAC, puisqu’elles se trouvent dans des régions écologiques différentes et sont exposées à des degrés de risque différents, notamment en ce qui a trait à la pollution atmosphérique.