Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport du COSEPAC sur la situation de l’erioderme boréal au Canada

Remerciements

À titre de premier auteur du présent rapport, je tiens à remercier les nombreuses personnes et agences gouvernementales qui m’ont aidé durant les diverses étapes de sa préparation. Je voudrais notamment remercier :

  • Mac Pitcher, du parc naturel de Salmonier;
  • Jon Arne Saeter, photographe de la nature norvégien, qui a pris des notes minutieuses lorsque nous avons exploré ensemble la réserve naturelle d’Avalon, en octobre 1993, grâce au généreux appui logistique du service des parcs de la province;
  • Henry Mann, du Grenfell College of Memorial University, à Corner Brook (Terre-Neuve), qui a facilité la tenue de réunions avec Len Moores, du Newfoundland and Labrador Department of Forest Resources and Agrifoods, ainsi que Doyle Wells, du Ministère des Forêts du Canada.
  • Eugene Conway, qui m’a aidé sur le terrain et m’a fait connaître la brigade enthousiaste des jeunes embauchés dans le cadre du Youth Corps Program pour étudier l’Erioderma pedicellatum et ses habitats dans le secteur des lacs Lockyer’s Waters;
  • Bill Clarke, des bureaux provinciaux de Paddy's Pond, et Joe Brazil, représentant de Terre-Neuve au COSEPAC, qui m’ont fourni de l’information à jour sur la découverte de l’Erioderma pedicellatum dans diverses régions de Terre-Neuve;
  • le chef Michael Joe et son coordonnateur, Jerard Joe, de la bande micmaque de Conne River, qui m’ont encouragé et appuyé sur le plan logistique;
  • Christoph Scheidegger, de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage, en Suisse, qui m’a fourni des renseignements de base sur la situation de l’Erioderma pedicellatum en Europe et a su orienter mes intérêts et projets de recherche sur le lichen quant à la dynamique de ses populations, aux exigences de son cycle vital et aux menaces pour sa survie dans le secteur des Lockyer’s Waters;
  • Astri Botnen, de l’Institut botanique de l’Université de Bergen, qui a dactylographié une liste détaillée de mes récoltes, ce qui m’a permis de citer l’information pertinente concernant l’E. pedicellatum.
  • Stephen Clayden, conservateur de l’herbier des lichens au Musée du Nouveau-Brunswick, à Saint-John (N.-B.), qui a examiné certains de mes spécimens de cyanolichens du Canada atlantique, s’est intéressé à mes travaux et m’a aidé à acquérir des publications difficiles à obtenir sur la chimie des lichens.
  • Tomas Hallingbäck, qui m’a fourni de l’information sur la disparition graduelle des lichens du genreLobaria dans le Sud de la Suède et m’a communiqué ses résultats inédits sur la répartition des cyanobactéries sur le tronc des arbres;
  • Gordon Ringius, qui m’a permis d’utiliser ses photographies de l’E. pedicellatum;
  • Wayne Watton, propriétaire actuel du parc River of Ponds, qui était temporairement responsable de ce parc en 1998 et m’a alors offert l’hospitalité;
  • David Yetman, qui m’a communiqué les résultats de ses plus récents relevés de l’E. pedicellatum dans le secteur des lacs Lockyer’s Waters et dans le parc Jipujijkuei Kuespem, résultats qui ont complété de manière très utile l’information qui existait déjà sur la situation de l’espèce à Terre-Neuve;
  • Trevor Goward, de Clearwater (Colombie-Britannique), qui m’a communiqué ses idées sur les cyanolichens épiphytes et sur leur importance;
  • Bill Freedman, ami et collègue de l’Université Dalhousie, qui m’a aidé à trouver certaines publications intéressantes;
  • David Richardson, doyen des Sciences de l’Université Saint Mary’s, et Susan Dorey, sa secrétaire, qui m’ont aidé de manière très généreuse à chercher des publications importantes et à entrer en contact avec des lichénologues étrangers en plus de m’avoir fourni des articles des revues The Lichenologist et The Bryologist dont j’avais grandement besoin;
  • Peter Wallace, de l’Université Dalhousie, qui a partagé avec moi ses connaissances en géologie et m’a aidé à trouver des articles pertinents dans les publications de cette discipline;
  • Toutes les personnes qui ont participé au traitement informatique du texte (Heather MacMillan, amie et compagne éclairée de mon fils; Lianna Tessier, ma généreuse voisine; Tammy Chouinard, du Département d’océanographie de l’Université Dalhousie), ainsi que Caroline Baxter et son mari, qui m’ont fait profiter de leur expertise en informatique et m’ont aidé à transmettre mes fichiers par voie électronique;
  • Bob Guscott, du Nova Scotia Department of Natural Resources, qui m’a accompagné sur le terrain durant la dernière étape de mes travaux dans cette province;
  • James Boxall et Geoffrey Brown, de la bibliothèque Killam de l’Université Dalhousie, qui ont guidé mes recherches dans la cartothèque et m’ont aidé à déterminer les coordonnées précises des localités que j’avais moi-même visitées ou qui étaient mentionnées dans les rapports du Newfoundland and Labrador Department of Forest Resources and Agrifoods, à Paddy’s Pond;
  • Anna Backman et Ian Young, bibliothécaires de l’Institut des biosciences marines du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), à Halifax (N.-É.), qui m’ont aimablement aidé à obtenir les services de l’Institut canadien de l'information scientifique et technique, à titre d’ancien employé du CNRC.
  • La préparation du présent rapport a été financée par le Service canadien de la faune et le Newfoundland and Labrador Department of Forest Resources and Agrifoods. De plus, une partie des mes travaux sur le terrain ont été financés par la Voisey’s Bay Nickel Company, dans le cadre d’une initiative Service jeunesse Canada. La même source a fourni un appui financier et logistique aux travaux menés sur le terrain dans le parc Jipujijkuei Kuespem et dans d’autres secteurs de la région de la baie d’Espoir.


Ouvrages cités

[avec annotations dans certains cas]

Ahlner, S. 1948. Utbredningstyper bland Nordiska Barrträdslavar (Types de répartition géographique observés chez les lichens de Fennoscandie poussant sur des conifères). - Uppsala. Almquist & Wiksells Boktryckeri AB. – Thèse de doctorat renfermant une description de l’Erioderma boreale Ahlner n.sp. ainsi qu’un aperçu des relations existant entre cette espèce et certaines des espèces sud-américaines d’Erioderma.

Ahti, T. 1983. Lichens. Chapitre 8, pages 319-360, in G.R. South (éd.). Biogeography and Ecology of the Island of Newfoundland. Dr W. Junk Publishers, La Haye (Pays-Bas).

Ahti, T., et P.M. Jørgensen. 1971. Notes on the Lichens of Newfoundland. I. Erioderma boreale, New to North America. - The Bryologist 74: 378-381.

Asakawa, Y., J.C. Muller, G. Ourisson, J. Foussereau et G. Ducombs. 1976. Nouvelles lactones sesquiterpéniques de Frullania (Hepaticae). - Bull. Soc. Chim. Fr. : 1456-1466.

Auclair, A.N.D. 1987. The Climate Change Theory of Forest Decline. - IUFRO Conference on Woody Plant Growth in a Changing Physical and Chemical Environment, Vancouver.Environnement Canada, 29 p.

Auclair, A.N.D., R.C. Worrest, D. Lachance et H.C. Martin. 1992. Climatic Perturbation as a General Mechanism of Forest Dieback. - Pages 38-58, in P.D. Manion et D. Lachance (éd.). Forest Decline Concepts. The American Phytopathological Society, St. Paul (Minnesota).

Bajzac, D., et B.A. Roberts. 1996. Development of Ecological Land Classification and Mapping in Support of Forest Management in Northern Newfoundland, Canada. - Environmental Monitoring and Assessment 39: 99-213.

Benedetto, J.L., T.M. Sánchez, M.G. Carrera, E.D. Brassa et M.J. Salas. 1999. Palaeontological constraints on successive paleogeographic positions of precordillera terrane during the Early Paleozoic. Geological Society of America Special Paper 336 : 21-42.

Bergerud, A.T., et F. Manuel. 1968. Moose Damage to Balsam Fir - White Birch Forests in Central Newfoundland. - J. Wildlife Management 32: 729-746.

Bergerud, A.T., F. Manuel et H. Whalen. 1968. The Harvest Reduction by a Moose Population in Newfoundland. - J. Wildlife Management 32: 722-728.

Boyce, R.L. 1988. Wind Direction and Fir Wave Travel. - Can. J. For. Res. 18: 461-466.

Braathe, P. 1995. Birch Dieback - Caused by Prolonged Early Spring Thaws and Subsequent Frost. - Norwegian Journal of Agricultural Sciences. Supplement No. 20 (59 pages). - Norwegian Forest Research Institute, Ås (Norvège).

Brawn, K., et J.G. Ogden III. 1977. Lichen Diversity and Abundance as Affected by Traffic Volume in an Urban Environment. - Urban Ecology 2: 235-244.

Burnett, W.C., S.B. Jones, T.J. Mabry et W.G. Padolina. 1974. Sesquiterpene lactones - Insect Feeding Deterrents in Vernonia. - Biochem. System. Ecol. 2: 25-29.

Calhoun, L.A., J.A. Findlay, J.D. Miller et N.J. Whitney. 1992. Metabolites Toxic to Spruce Budworm from Balsam Fir Needle Endophytes. Mycol. Res. 96(4): 281-286.

Christmas, M. 1980. Ascospore Discharge and Germination in Xanthoria parietina. - Lichenologist 12: 403-406.

Clark, C.L., J.D. Miller et N.J. Whitney. 1989. Toxicity of Conifer Needle Endophytes to Spruce Budworm. - Mycol. Res. 93(4): 508-512.

Clayden, S.R. 1997a. Campobello to Avalon: A Lichen Saga. - N.B. Naturalist 24(2):     72-74.

Clayden, S.R. 1997b. Seasonal Variation in Ascospore Discharge by Rhizocarpon lecanorinum. - The Lichenologist 29: 495-499.

Connolly, J.D., A.A. Freer, K. Kalb et S. Huneck. 1984. Eriodermin, a Dichlorodepsidone from the Lichen Erioderma physcioides - Crystal Structure Analysis. - Phytochemistry 23(4): 857-858.

Cox, R.M., K.B. Kouterick, J.E. Hurley, J.W. Malcolm, J.M. Skelly et S.P. Pennypacker. 1998. Fundy Fogs: Their Changing Chemistry and Impacts on Two Birch Species. - Conference on Fog and Fog Collection, Vancouver, Canada, 19-24 juillet 1998.

Cox, R.M., G. Lemieux et M. Lodin.1996. The Assessment and Condition of Fundy White Birches in relation to Ambient Exposure to Acid Marine Fogs. – Can.J. For. Res. 26: 682-688.

Cox, R.M., J. Spavold-Tims et R.N. Hughes.1989. Acid Fog and Ozone: Their Possible Role in Birch Deterioration around the Bay of Fundy, Canada. - Water, Air, and Soil Pollution 48: 263-276.

Crandall-Stotler, B., R.E. Stotler et P. Geissler.1987. A Biosystematic Study of the Subspecies of Frullania tamarisci (L.) Dum. - The Bryologist 90(4): 287-308. – L’article montre les profils de flavonoïdes et de lactones sesquiterpéniques ainsi que les spectres protéiniques différents des phosphoglucoisomérases. La diversité chimique des flavonoïdes biologiquement actifs (gluycosides de flavone et d’isoflavone) et des lactones sesquiterpéniques présentes chez ces hépatiques a peut-être créé un milieu idéal pour l’établissement et la croissance des premiers stades symbiotiques de l’Erioderma pedicellatum, selon les idées exprimées par W. Maass.

Crum, H.A., et L.E. Anderson.1981. Mosses of Eastern North America.Columbia University Press, New York. – Les auteurs précisent que le Leucodon sciuroides signalé à Terre-Neuve par Tuomikoski et al. (1973) est en fait le L. brachypus var. andrewsianus (qui est peut-être présent dans certains habitats de l’Erioderma pedicellatum).

Delaney, B.B., et M. Cahill. 1976. A Pattern of Forest Types on Ribbed Moraines in Eastern Newfoundland. Can. J. For. Res. 8: 116-120.

Denison, R., B. Caldwell, B. Bormann, L. Eldred, C. Swanberg et S. Anderson. 1976. The effects of acid rain on nitrogen fixation in Western Washington coniferous forests. U.S. Dept. Agric. For. Serv. Gen. Tech. Rep. NE-23. Pages 933-949, in Proc. 1st Int. Symp. Acid Precip. For. Ecosystems.

Directoratet for Naturforvaltning. 1994. Kystgranskogen i Midt-Norge. - Tungasletta 2 - 7005 Trondheim. – À la page 2, il y a deux photos couleurs prises par Jon Arne Saeter dans le parc naturel de Salmonier en octobre 1993, l’une de l’Erioderma pedicellatum sur un tronc d’Abies balsamea, et l’autre du milieu environnant, qualifié de « forêt pluviale boréale du Canada ».

Elix, J.A., D.O. Chester, K.L. Gaul, J.L. Parker et J.H. Wardlaw. 1989. The Identification and Synthesis of Further Lichen β-Orcinol para-Depsides. - Aust. J. Chem. 42: 1191-1199. – On y traite du méthyl 5-chloronorobtusatate, depside mixte possédant un anneau B de type orcinol et provenant d’une espèce non identifiée d’Erioderma récoltée dans le district d’Azuay, en Équateur (sur la route entre Gualaceo et General Plaza, à 3 100 m d’altitude; leg. Arvidsson et Nilson no 1722, GB). L’espèce résulte probablement d’une hybridation survenue assez récemment (après la formation des Andes) entre parents adéquats (dont l’E. wrightii !).

Elix, J.A., J.E. Evans et T.H. Nash. 1988. New Depsides from Dimelaena Lichens. - Aust. J. Chem. 41: 1789-1796. – On y traite de la synthèse chimique de la wrightiine et d’autres dérivés 3-chloro de depsides dérivés de l’orcinol. La présence de la wrightiine, accompagnée d’un constituant secondaire non identifié (très probablement identique à la conwrightiine), est confirmée chez un spécimen d’Erioderma wrightii d’Équateur.

Elix, J.A., U.A. Jenie, L. Arvidsson, P.M. Jørgensen et P.W. James. 1986. New Depsidones from the Lichen Genus Erioderma. - Aust. J. Chem. 39: 719-722. - Extraction de depsidones dérivées du β-orcinol et apparentées à la pannarine, chez une « race chimique de l’E. chilense » provenant des Açores, et séparation de ces depsidones par HPLC.

Elix, J.A., I. Mahadevan, J.H. Wardlaw, L. Arvidsson et P.M. Jørgensen. 1987. New Depsides from Erioderma Lichens. - Aust. J. Chem. 40: 1581-1590. – Présence de depsides dérivés du β-orcinol chez une espèce non identifiée provenant de la province de Loja, en Équateur (récoltée 6 km au sud de Saraguru, à une altitude de 3 000 m, par L. Arvidsson et D. Nilson, no 2134, GB), dont le méthyl 4-O-déméthylbarbatate et ses dérivés 5-chloro (équivalents non aldéhydiques des depsides corticaux atranorine et chloratranorine) ainsi que 5 métabolites à substitution complète de la série des méthyl-ériodermates. Cette espèce est plausible comme donneur des gènes responsables de l’anneau A du depside mixte méthyl-5-chloronorobtusatate (voir annotation sous Elix et al., 1989). Ce dernier métabolite est présent chez ce qui semble être un hybride entre cette espèce et l’Erioderma wrightii.

Farmer, A.M., J.F. Bates et J.N.B. Bell. 1992. Ecophysiological Effects of Acid Rain on Bryophytes and Lichens. Chapitre 11, pages 284-313, in J.W. Bates et A.M. Farmer (éd.). Bryophytes and Lichens in a Changing Environment.Clarendon Press, Oxford.

Fos, S., V.I. Deltoro, A. Calatayud et E. Barreno. 1999. Changes in Water Economy in Relation to Anatomical and Morphological Characteristics During Thallus Development in Parmelia acetabulum. - Lichenologist 31(4): 375-387. – On montre que les jeunes thalles ont une capacité de rétention d’eau très limitée et que leur cortex supérieur ne possède pas encore une couche limite lipophile entièrement fonctionnelle permettant de retarder l’évapotranspiration pendant les périodes de sécheresse.

Galloway, D.J., et P.M. Jørgensen. 1987. Studies in the Lichen Family Pannariaceae II. The Genus Leioderma Nyl. - Lichenologist 19(4): 345-400.

Gauslaa, Y. 1985. The Ecology of Lobarion pulmonariae and Parmelion caperatae in Quercus Dominated Forests in South-West Norway. - Lichenologist 17(2): 117-140.

Gauslaa, Y. 1995. The Lobarion, an Epiphytic Community of Ancient Forests Threatened by Acid Rain. - Lichenologist 27(1): 59-76.

Gowan, S.P., et I.M. Brodo. 1988. The Lichens of Fundy National Park, New Brunswick, Canada. - The Bryologist 91: 225-325.

Hawksworth, D.L., et F. Rose.1970. Qualitative Scale for Estimating Sulphur Dioxide Air Pollution in England and Wales using Epiphytic Lichens. - Nature (London) 227: 145-148.

Hawksworth, D.L., et F. Rose. 1976. Lichens as Pollution Monitors. - Studies in Biology No.66. Edward Arnold, Londres.

Holien, H., G. Gaarder et A. Håpnes. 1995. Erioderma pedicellatum Still Present but Highly Endangered in Europe. - Graphis Scripta 7: 79-84.

Holien, H., et T. Tønsberg. 1996. Boreal regnskog i Norge - habitatet for trøndelagselementets lavarter. - Blyttia 54 (4): 157-177.

James, P.W. 1973. The Effects of Air Pollutants, other than Hydrogen Fluoride and Sulfur Dioxide on Lichens. Pages 143-175, in Air Pollution and Lichens. Athlone Press of the University of London, Londres.

James, P.W. 1982. Lichens et Air Pollution. A booklet to accompany the wall chart published by The British Museum of Natural History, B.P. Educational Services, 29 p. – Description détaillée d’une échelle de zones servant à estimer le taux moyen de dioxyde de soufre en Angleterre et au pays de Galles (adaptée de Hawksworth et Rose in Nature 227: 145-148); descriptions et dessins de bonne qualité.

Jørgensen, P.M. 1972. Erioderma pedicellatum (=E. boreale) in New Brunswick, Canada. - The Bryologist 75: 369-371. – Cet article fait connaître la publication de Hue sur le genre Solorina, qui renferme la description du lichen Pannaria pedicellata (basionyme de l’Erioderma pedicellatum).

Jørgensen, P.M. 1990. Trøndelav (Erioderma pedicellatum) - Norges mest gatefulle plante ? Blyttia 48: 119-123.- Origine du genre Erioderma au Gondwana.

Jørgensen, P.M. 2001. The present status of the names applicable to species and infraspecific taxa of Erioderma (lichenized ascomycetes) included in Zahlbruckner’s Catalogus. - Taxon 50: 525-541.

Jørgensen, P.M., et D.J. Galloway 1989. Studies in the Lichen Family Pannariaceae III. The Genus Fuscoderma, with Additional Notes and a Revised Key to Leioderma. - Lichenologist 21(4): 295-301.

Kouterick, K.B., J.M. Skelly, S.P. Pennypacker et R.M. Cox. 1998.- Acidic Fog and Septoria betulae Pass. Impacts on Two Birch Species along the Bay of Fundy, Canada. - Conference on Fog and Fog Collection. Vancouver, Canada, 19-24 juillet 1998.

Lamb, I.M. 1954. Lichens of Cape Breton Island, Nova Scotia. – Musée national du Canada, Bulletin no132 : 239-313.

Maass, W.S.G. 1980a. Lichens as Biological Indicators of Pollution. In Proc. Symposium on Environmental Studies in Jamaica, University of the West Indies, Mona, 25 et 26 mai 1979.

Maass, W.S.G. 1980b. Erioderma pedicellatum in North America: A Case Study of a Rare and Endangered Lichen. - Proc. N.S. Inst. Sci. 30: 69-87.

Maass, W.S.G. 1983. New Observations on Erioderma in North America. - Nordic J. Bot. 3: 567-575.

Maass, W.S.G. 1991. Cartes inédites de la répartition de lichens rares de la région du cap Chignecto, fondées sur des relevées effectués entre 1982 et 1991. Cartes préparées pour le Nova Scotia Department of Natural Resources.

Maass, W.S.G. (2003a, en préparation). Effects of Long Range Transported Industrial Air Pollution upon Cyanophilic Lichen Epiphytes and their Phorophytes along a Gradient Between the New England Mountains and Newfoundland. – Communication présentée à une réunion de la LICONS tenue à Birmensdorf, près de Zürich, en Suisse, au début de septembre 1999. Voir Abstracts for International Conference on Lichen Conservation Biology, Licons, 30.8.-3.9.1999 Birmensdorf.

Maass, W.S.G. (2003b, en préparation). A Hypothetical Outline of Palaeozoic Migrations of the Lichen Genera Leioderma and Erioderma and of the Environmental Conditions that may have been Responsible for the Biochemical Evolution of Erioderma, of other Ancient Genera of Lichens and of Symbiotic or Free-living Fungi from Geologically Unstable Marine Environments. – L’article sera soumis à la revue Symbiosis et contiendra une mise à jour sur la formation de l’espèce hybride E. pedicellatum dans le Nord de l’Amérique du Sud et sur ses migrations épiques jusqu’à l’hémisphère nord.

Maass, W.S.G., et A.F. Hanson. 1986. Wrightiin, a new Chlorinated Depside from Erioderma wrightii Tuck. (Ascolichenes). - Zeitschr. für Naturforsch. 41-b: 1589-1592.

Maass, W.S.G., et D.H.S. Richardson. 1994. A Natural Vegetation Baseline Study involving Lichens and Sphagnum Mosses as Bioindicators. Rapport présenté à la Nova Scotia Power Inc. dans le cadre du projet « Air Effects Monitoring Program around the Point Aconi Generating Station (Unit No 1) ». 69 p.

McHugh, S. 1998. A study on the endangered lichen Erioderma pedicellatum in Lockyer’s Waters, Newfoundland. Initiative Service jeunesse Canada, Terre-Neuve.

Moberg, R., et I. Holmåsen. 1982. Lavar. En fälthandbok - Interpublishing, Stockholm. – Ce guide de terrain renferme une photo montrant les dégâts causés par la pollution atmosphérique à des thalles d’Erioderma pedicellatum et aux branches sur lesquelles ils poussaient.

Nieboer, E., J.D. McFarlane et D.H.S. Richardson. 1984. Modification of Plant Cell Buffering Capacities by Gaseous Air Pollutants. Pages 313-333, in M. Koziol et F.R. Whatley (éd.). Gaseous Air Pollutants and Plant Metabolites. Butterworths, Londres.

Norwegian Forestry Journal Statskog.1995 Nr.1. Renferme une excellente photo couleurs de l’avant-dernier thalle d’Erioderma pedicellatum à être observé en Norvège. La photo a été prise par Jon-Arne Saeter en 1994.

Piervittori, R., L. Usai, F. Alessio et M. Maffei. 1997. The Effect of Simulated Acid Rain on Surface Morphology and n-Alkane Composition of Pseudevernia furfuracea. - Lichenologist 29(2): 191-198.

Quilhot, W., B. Didyk, V. Gambaro et J.A. Gabarino. 1983. Studies on Chilean Lichens VI. Depsidones from Erioderma chilense. - J. Nat. Prod. 46: 942-943.

Richardson, D.H.S. 1992. Pollution Monitoring with Lichens. Naturalists’ Handbook 19. Richmond Publishing Co. Ltd., C.P. 963, Slough SL2 3RS, Angleterre.

Ringius, Gordon. 1997. Evaluation of potential impacts of development on Erioderma  pedicellatum in Eastern Newfoundland. Revue du Service canadien des forêts.

Robertson, A. 1998. The Boreal Felt Lichen (Erioderma pedicellatum (Hue) P.M. Jørg.) in Newfoundland. Geographical Distribution and Dynamics of its Habitats in Forested Landscapes. Rédigé pour le Gouvernement de Terre-Neuve et du Labrador, Department of Forest Resources and Agrifoods, Forestry, Wildlife and Inland Fish Branch.

Scheidegger, C. 1996. Copie de la lettre envoyée au très honorable Brian Tobin, premier ministre de Terre-Neuve, le 30 octobre 1996. – Scheidegger y expose ses idées sur les stratégies de reproduction complexes de l’Erioderma pedicellatum, sur la durée de vie limitée de ses thalles et sur le fait que son cycle vital est intimement lié à certains stades écologiques de la croissance des conifères en milieu forestier plus ou moins exempt de perturbation.

Thompson, I.D., et W.J. Curran. 1993. A Reexamination of Moose Damage to Balsam Fir-White Birch Forests in Central Newfoundland: 27 Years Later. - Can. J. For. Res. 23: 1388-1395.

Todd, D. 1988. The Effects of Host Genotype, Growth Rate, and Needle Age on the Distribution of a Mutualistic, Endophytic Fungus in Douglas Fir Plantations. - Can. J. For. Res. 18: 601-605.

Tønsberg, T. 1993. Additions to the Lichen Flora of North America. - The Bryologist 96: 138-141.

Tuomikoski, R.,T. Koponen et T. Ahti. 1973. The Mosses of the Island of Newfoundland. - Ann. Bot. Fennici 10: 217-264. – Les auteurs signalent la présence d’une mousse du genre Leucodon à Terre-Neuve.

Veinotte, C.A.1998. A Comparative Analysis of Plant Communities in Natural, Mixed-Species Forests and Silvicultural Plantations within the Greater Fundy Ecosystem, New Brunswick. Soumis pour répondre aux exigences partielles de la maîtrise en sciences. Dalhousie University, Halifax (Nouvelle-Écosse). September 1998.

Wadleigh, M.A., et D.M. Blake. 1999. Tracing Sources of Atmospheric Sulphur Using Epiphytic Lichens. - Environmental Pollution 106: 265-271.

Wolseley, P.A. 1995. A Global Perspective on the Status of Lichens and their Conservation. - Mitt. Eidgenöss. Forschungsanstalt für Wald, Schnee und Landschaft 70: 11-27.

Yetman, D., 1999. The Health and Population Viability of Erioderma pedicellatum (Hue) P.M. Jørg. in Jipujijkuei Kuespem Provincial Park and the Proposed Lockyer’s Waters Ecological Reserve. Rapport soumis par David Yetman, B.A., B.Sc., dans le cadre d’un contrat passé avec le Newfoundland and Labrador Parks and Natural Areas.


Les auteurs

Premier auteur

Wolfgang S.G. Maass est né le 23 octobre 1929, à Helsinki (Finlande), de père allemand et de mère suédo-finlandaise. Il a fréquenté l’école élémentaire en Finlande et en Allemagne et l’école secondaire à Greifswald, sur la mer Baltique. Il a ensuite étudié la botanique et la chimie pendant deux ans à l’université Ernst-Moritz-Arndt, à Greifswald (Allemagne de l’Est), puis à l’université Eberhard Karl, à Tübingen (Allemagne de l’Ouest). Il a eu la chance d’avoir des professeurs exceptionnels en biochimie et en physiologie végétale, les professeurs Adolph Butenandt (récipiendaire du prix Nobel de chimie pour ses travaux sur la testostérone, puis directeur de la Max Planck Gesellschaft) et Erwin Bünning (qui avait redécouvert l’horloge biologique). En 1957, Wolfgang Maass a obtenu un doctorat (Dr.rer.nat.) pour une thèse intitulée « Light growth reactions and Phototropism in Phycomyces blakesleanus ». Pendant la moitié d’une année, il a été assistant de recherche à l’institut botanique de l’université de Tübingen. De 1958 à 1960, il a travaillé au Max Planck Institüt für Eiweiss- und Lederforschung, sur la chimie des tannins de l’épinette de Norvège (Picea abies) et a réussi à isoler le picéatonnol des aiguilles de cet arbre. Ce glycoside stilbénique avait déjà été identifié dans l’écorce, où la formation de tannins était imputée à l’aglycone.

Wolfgang Maass a participé aux excursions régulières du professeur Bünning, dans le Torne Lappmark, et à celles du professeur Helmut Gams, au Lule Lappmark et au Vésuve, près de Naples. Il a ainsi pu se familiariser avec les flores de l’Arctique et de la Méditerranée. On lui a aussi demandé de rédiger une clé des sphaignes pour la « Kleine Kryptogamenflora von Helmut Gams ».

En 1960, Wolfgang Maass a demandé une bourse postdoctorale, s’est marié à Regine Bürgener et a émigré au Canada. Pendant environ la moitié d’une année, il a travaillé à l’Université Dalhousie, avec le professeur Kraft von Maltzahn, sur les cultures de gamétophytes de Sphagnum et les cultures tissulaires de cambiums d’épinette de Norvège, mais ces projets ont été abandonnés lorsque le professeur von Maltzahn est parti pour un congé sabbatique en Europe. Wolfgang Maass a ensuite travaillé comme chercheur invité au Laboratoire régional de l’Atlantique du CNRC, avec Jim Craigie, sur les échanges ioniques des sphaignes et sur la répartition de ces plantes dans le Canada atlantique.

Après qu’on lui eut offert un poste régulier dans cet établissement, il a entrepris, à l’instigation de Neil Towers et du regretté Arthur Neish, des travaux sur la biosynthèse et la composition des substances lichéniques. En 1971-1972, dans le cadre d’une affectation externe, il a étudié les techniques enzymologiques au Max-Planck-Institut für Zellchemie, à Munich, auprès du professeur F. Lynen. Malheureusement, ses travaux sur la synthétase de l’acide pulvinique chez le Pseudocyphellaria crocata et le Letharia vulpina se sont butés à des difficultés insurmontables, à cause d’interférences entre les grandes quantités de métabolites présentes chez ces lichens. Il aurait fallu cultiver de grandes quantité de mycobiontes, en milieu contrôlé, avant de pouvoir activer l’enzyme en vue de l’isoler. En 1975, Wolfgang Maass a publié la première méthode de chromatographie bidirectionnelle en couche mince permettant de séparer les acides lichéniques; cette technique a par la suite été perfectionnée par les Culberson, à la Duke University (voir Revue canadienne de botanique, 1975, et Journal of Chromatography, 1976, 1979 et 1981). Durant ses années passées au CNRC, Wolfgang Maass a aussi entrepris des relevés sur la flore lichénique du Canada atlantique, notamment après que Ahti et Jørgensen (1971) ainsi que Jørgensen (1972) eurent fait connaître la présence de l’Erioderma pedicellatum en Amérique du Nord. Des travaux subséquents l’ont incité à examiner la localité type de cette espèce et à faire plusieurs expéditions à Terre-Neuve et dans la partie voisine de la côte du Labrador.

En 1986, Wolfgang Maass a pris une retraite anticipée mais a poursuivi ses travaux sur le terrain dans les Maritimes. À titre d’agrégé de recherches de l’Université Dalhousie, il a participé à des relevés et à des études sur les propriétés chimiques des bassins-versants du Sud de la Nouvelle-Écosse, ainsi que sur le droséra filiforme (Drosera filiformis). Il a également travaillé à un projet de forêt modèle visant certains secteurs du parc national Fundy et des environs. Il a aussi conclu un contrat avec la Nova Scotia Power Corporation en vue de l’utilisation des lichens et des sphaignes pour surveiller la pollution atmosphérique aux alentours de la nouvelle centrale de Point Aconi. Enfin, une lettre d’entente conclue avec le COSEPAC en 1996 le tient occupé depuis ce temps.

Des renseignements sur la chimie de l'Erioderma et sur l'évolution biochimique de l'espèce ont été fournis par l'auteur principal, également responsable des cartes de répartition, des mesures de la croissance de jeunes thalles en accroissement rapide, des mesures de l'acidité et de la capacité de rétention d'eau de l'écorce équienne du sapin baumier et de l'épinette noire.

 

Deuxième auteur

David Jason Yetman est né à Red Bay, au Labrador, le 26 novembre 1973. Il a obtenu un B.A. en psychologie de la Carleton University, à Ottawa, en juin 1995, puis B.Sc. Honours en biologie de la Memorial University, à Terre-Neuve, en mai 2000. Il a reçu en 1999 une bourse du CRSNG pour ses études de maîtrise, sur la variabilité génétique de l’Erioderma pedicellatum dans ses divers sites de Terre-Neuve, ainsi que par rapport aux sites disparus de Suède. Ces recherches ont été menées à Terre-Neuve ainsi qu’en Suisse, à l’Institut fédéral de recherches. Toutes les données nécessaires sont déjà recueillies, et une ébauche du mémoire est presque terminée. David Yetman est actuellement directeur général de la société Labrador Straits Development Corporation, où il travaille à plusieurs projets de recherche environnementale.