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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la mouette blanche au Canada - Mise à jour

COSEPAC Résumé du Rapport de situation de 1996

Mouette blanche

Pagophila eburnea

La Mouette blanche est une mouette de taille moyenne, à longévité élevée (15 ans), qui vit dans les régions circumpolaires et se reproduit dans des colonies fortement séparées dans toutes les régions arctiques du monde. Au Canada, l’espèce a une aire de reproduction limitée.

Depuis la parution du premier rapport de situation en 1979, plusieurs études menées dans l’Arctique ont permis de recueillir des informations supplémentaires sur la situation de la Mouette blanche au Canada. En plus des colonies canadiennes actives connues de l’île Seymour (près de l’île Bathurst) et du sud-est de l’île Ellesmere, dont l’existence a été confirmée dans le premier rapport de situation, la présence de deux petites colonies nicheuses a été confirmée dans la presqu’île Brodeur en 1983, une région longtemps soupçonnée d’abriter des Mouettes blanches nicheuses.

Des relevés aériens effectués dans l’est du Haut-Arctique canadien de 1981 à 1985 dans le but de déterminer la répartition et la taille des populations d’oiseaux nicheurs ont conduit à l’hypothèse selon laquelle il n’y aurait au Canada qu’une seule population, qui compterait 2 400 oiseaux adultes. Dans le cadre de relevés aériens effectués au début de 1982 au-dessus du détroit de Davis, entre le Canada et le Groenland, on a estimé l’effectif à environ 35 000 Mouettes blanches (effectif qui comprendrait tous les groupes d’âge). Le grand écart entre ce chiffre et l’estimation de la population d’oiseaux nicheurs dans l’Arctique canadien, établie à 2 400 individus, donne à penser soit qu’une proportion considérable des Mouettes blanches hivernant dans le nord-ouest de l’Atlantique se reproduisent ailleurs qu’en Amérique du Nord, par exemple, au Groenland ou dans l’Arctique européen, soit que les populations nicheuses d’Amérique du Nord sont beaucoup plus importantes qu’on ne le croit.

Les colonies de Mouettes blanches se trouvent souvent près de polynies, zones restreintes où la mer demeure libre de glace en hiver. Ces « oasis » marins offrent des conditions qui attirent des invertébrés, des poissons, des oiseaux de mer, des phoques et des ours blancs, et ils représentent des aires d’alimentation importantes pour la Mouette blanche. Si le réchauffement de la planète venait à affecter les polynies, cela pourrait aussi avoir une incidence sur la Mouette blanche. En outre, à cause de ses besoins particuliers en matière de nidification et de son intolérance aux perturbations sur les aires de nidification, la Mouette blanche pourrait être vulnérable aux activités humaines et aux technologies utilisées dans l’exploitation des ressources de l’Arctique.

COSEPAC logo


 MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.