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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la mouette blanche au Canada - Mise à jour

Habitat

Les colonies de Mouettes blanches se trouvent souvent près de polynies, zones restreintes où la mer demeure libre de glace en hiver à cause de courants déviés par un fond peu profond qui causent des remontées d’eau. Ces « oasis » marins fournissent des conditions qui attirent des invertébrés, des poissons, des oiseaux de mer, des phoques et des ours blancs et ils représentent des aires d’alimentation importantes pour la Mouette blanche (Brown et Nettleship, 1981). Il serait utile de déterminer quels seront les effets du réchauffement planétaire sur les polynies et, éventuellement, sur la Mouette blanche. 

Le réchauffement planétaire et les changements climatiques associés pourraient avoir une incidence sur la pression que des prédateurs comme le renard arctique (Alopex lagopus) exercent sur les colonies de Mouettes blanches en modifiant le moment où les ponts de glace menant aux îles où a lieu la nidification se forment ou disparaissent. Par exemple, dans le cas des Mouettes blanches qui se reproduisent dans l’île Seymour, il y a eu des années où tous les nids ont été détruits lorsqu’un renard réussissait à atteindre l’île (MacDonald, 1976).

Pour le moment, il semble toutefois y avoir quantité d’habitats potentiels pour la nidification, notamment dans de vastes régions qui n’ont pas fait l’objet de relevés visant la Mouette blanche. Les colonies établies sur les nunataks (affleurements de granite érodé ou d’autres roches) de l’île d’Ellesmere, les plateaux calcaires de la presqu’île Brodeur et de l’île Seymour et les îlots de glace couverts de gravier de l’île Meighen témoignent de la diversité des types de terrain où l’espèce peut nicher. Pour diverses raisons, on peut s’attendre à ce que de nouvelles colonies nicheuses soient signalées (Thomas et MacDonald, 1987).

La fidélité au lieu de nidification peut être très variable, probablement à cause du besoin de conditions environnementales favorisant une reproduction fructueuse et régulière. La colonie de l’île Seymour est probablement très ancienne comme en témoigne la présence de vieux nids de Mouette blanche partiellement recouverts de mousse. Par ailleurs, certaines colonies se trouvant sur des nunataks présentent une végétation assez luxuriante. Cela ne peut s’expliquer que par l’utilisation régulière de ces sites par la Mouette blanche. En effet, ce sont les matières végétales apportées dans ces endroits rocheux et désolés par les oiseaux nicheurs pendant la construction du nid, les aliments échappés ou non consommés et l’accumulation de fiente qui contribuent à l’établissement et au maintien des communautés végétales. Ces observations prouvent la fidélité de la Mouette blanche à son lieu de nidification lorsque les conditions sont favorables.