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Lamproie du ruisseau Morrison (Lampetra richardsoni)

Facteurs limitatifs

La survie du complexe de l’espèce Lampetra richardsoni au ruisseau Morrison dépend de la protection de l’ensemble de cette population de lamproies et de son habitat. On s’est inquiété du fait que le développement rapide de la région a compromis la capacité de protéger les habitats sensibles (Comox‑Strathcona Sensitive Habitat Atlas, 1995). L’exploitation résidentielle, qui a empiété sur le tronçon principal du ruisseau, a altéré la végétation riveraine, mettant ainsi sérieusement en péril l’habitat du poisson. Plus récemment, on a exprimé des craintes quant aux effets à court et à long terme d’aménagements routiers sur l’habitat du poisson au ruisseau Morrison. Le Ministry of Transportation and Highways de la Colombie‑Britannique a proposé pour 1999 des aménagements routiers traversant le ruisseau Morrison à deux endroits (Lough, 1995; Vancouver Island Highway Project Schedule, 1998). Les principales menaces que présentent pour les pêches ces deux traversées sont la possibilité d’une perte considérable d’habitat du poisson et une possible obstruction de la voie de passage des poissons à l’une des traversées (Ship Environmental Consultants, 1993).

Bien qu’on ait proposé, à titre de mesures d’atténuation, de compenser la perte d’habitat par l’aménagement d’une superficie égale de nouvel habitat, il n’est pas sûr que tous les besoins en matière d’habitat s’en trouveront satisfaits (Lough, 1995; Knight et Blood, 1997). Il est important de bien veiller à ce que les populations de poissons présentes ne soient pas mises en péril par les projets d’atténuation des impacts et de mise en valeur, et de prendre en considération les effets de ces activités sur l’ensemble des espèces de l’écosystème.

Vu les impacts potentiels de l’exploitation des terrains, le Lampetra richardsoni du ruisseau Morrison est sérieusement en péril. Une réduction importante de cette population, que l’on croit de faible taille, combinée à une perte considérable d’habitat, pourrait compromettre la survie de ce rare complexe d’espèce.