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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Salamandre à nez court (Ambystoma texanum) au Canada

Résumé

Salamandre à nez court
Ambystoma texanum

Dans la présente mise à jour du rapport de situation sur la salamandre à nez court présenté en 1991, nous réunissons toutes les données disponibles sur la répartition de l’Ambystoma texanum dans l’île Pelée, seul endroit au Canada où cette espèce est présente. Nous incluons des renseignements sur les localités de l’Ambystoma texanum, de l’A. laterale et de leurs hybrides génomiques diploïdes, triploïdes et tétraploïdes parce que : 1) l’identification de l’A. texanum, et la séparation de cette espèce des hybrides génomiques, est problématique; 2) les mâles de l’A. texanum et de l’A. laterale sont des donneurs de sperme contribuant à la pérennité des combinaisons d’hybrides génomiques. Bien que la présente mise à jour ne considère que la situation de l’Atexanum diploïde « pure », on peut estimer le nombre des rares mâles de l’A. texanum par examen des hybrides génomiques, plus communs.

Les données préliminaires de séquençage de l’ADN donnent à penser que les salamandres à nez court retrouvées dans l’île Pelée sont issues de plus d’une immigration passée d’individus de la zone continentale des États-Unis. Au printemps 2000, nous avons visité à nouveau les lieux de reproduction découverts dans les années 1980 afin d’estimer les tendances et d’établir une liste à jour des lieux de reproduction importants. Deux des cinq lieux qui existaient en 1991, situés sur les côtés nord et est de l’île, semblent avoir disparu. L’A. texanum semble ne plus être retrouvé qu’à deux endroits (lieux de reproduction) dans le secteur sud de l’île, tous deux situés dans les limites de zones protégées. La présence d’adultes et de larves à ces deux endroits prouve qu’un recrutement se produit.

Les hybrides diploïdes et polyploïdes présentant des génomes nucléaires de l’A. texanum sont plus communs que l’espèce pure dans l’île. On estime que la population de reproducteurs comptent moins de 1 000 salamandres à nez court diploïdes pures. L’A. texanum est désigné comme une espèce menacée par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRNO). À l’heure actuelle, l’espèce est retrouvée sur environ 1000 ha dans le quart du sud de l’île, ce qui constitue une forte réduction de son aire de répartition dans l’île et reflète la réduction du nombre de lieux de reproduction.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés ou autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes et incluant les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est formé de membres de chacun des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature) et de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité de connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour examiner les rapports de situation sur les espèces candidates.

Définitions (depuis mai 2004)

Espèce
Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)Note de bas de page1
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)Note de bas de page2
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)Note de bas de page3
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de page4
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page 2

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page 3

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page 4

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

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