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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Salamandre à nez court (Ambystoma texanum) au Canada

Taille et tendances des populations

Il est évident d’après le tableau 1 que les hybrides génomiques l’emportent en nombre sur l’A. laterale et l’A. texanum dans l’île Pelée. La plupart des spécimens à l’origine des données du tableau 1 sont issus d’échantillons aléatoires d’oeufs et de larves. Le grand nombre d’individus échantillonnés donne une estimation assez précise de la présence, de l’absence et de la fréquence de la salamandre à nez court aux six lieux de reproduction d’Ambystoma. Comme il est très difficile de distinguer les A. texanum de certains hybrides génomiques autrement que par des tests génétiques, la découverte d’un grand nombre d’oeufs, de larves ou même d’adultes permet de confirmer le succès de reproduction mais non d’estimer la densité d’individus de l’espèce. On sait toutefois que le succès de reproduction des hybrides génomiques femelles dépend de leur association avec des mâles de l’A. laterale ou de l’A. texanum (Bogart et Licht, 1986). Ainsi, la découverte de larves et de juvéniles dans des populations dont on a établi qu’elles renfermaient seulement l’A. texanum prouve la persistance de l’espèce à cet endroit. À cause des difficultés que pose l’identification des A. texanum, il est impossible d’établir la densité des populations « pures » de l’espèce et d’évaluer les tendances. L’abondance de toutes les espèces d’Ambystoma pour lesquelles on dispose de données démographiques fluctue fortement, ce qui est typique des amphibiens qui se reproduisent dans des étangs (Green, 2003). Deux anciens étangs de reproduction ont probablement été perdus pour l’espèce (bois North End et étang des Guides). Ces deux endroits sont situés sur des terrains privés et la végétation actuelle n’y est pas typique des étangs temporaires.