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Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Tétras des prairies au Canada - Mise à jour

Résumé des Rapports de situation de 1978 et 1990

Tétras des prairies
Tympanuchus cupido

 

Distribution

Il semble que le territoire du Tétras des prairies couvre le Dakota du Nord, le Minnesota et le Wisconsin et s’étend vers le sud jusqu’au Kansas, l’Oklahoma et le Missouri, vers l’ouest jusqu’au Colorado et vers l’est jusqu’au Wisconsin et l’Illinois. Au Canada, la population de Tétras des prairies est, parait-il, négligeable. Il existe une faible possibilité que quelques individus se trouvent encore dans le sud-ouest de la Saskatchewan; toutefois, les dernières observations confirmées remontent au milieu des années 1970. Au Manitoba, on présume que l’espèce est disparue de la province puisque aucun Tétras des prairies n’y a été aperçu depuis le début des années 1950. En Alberta, le Tétras des prairies est disparu de la province au cours des années 1920. De même, aucun individu de l’espèce n’a été aperçu en Ontario depuis 1959. Le Tétras des prairies est donc probablement disparu de cette province également. Il convient de souligner que trois observations de l’espèce ont été notées en Saskatchewan au milieu des années 1980, et qu’un hybride de cette espèce a été observé. Les relevés subséquents n’ont pas permis de localiser de Tétras des prairies; quant à l’hybride, on considère aujourd’hui qu’il est issu d’un croisement entre un Tétras des armoises et un Tétras à queue fine.  

Habitat

Le Tétras des prairies se trouve dans un habitat fragmenté. Aux États-Unis, son habitat est maintenant présent dans les prairies herbeuses subsistantes et dans certains pâturages cultivés.

Biologie générale

Il n’y a pas d’information disponible sur la biologie de la reproduction du Tétras des prairies au Canada. Aux États-Unis, l’espèce niche à partir d’avril ou du début de mai. Les Tétras des prairies creusent leur nid dans un sol herbeux, et leurs couvées contiennent en moyenne 11 ou 12 œufs. Le taux de reproduction et le taux de mortalité annuelles sont tous deux élevés. Quant au déplacement, le Tétras des prairies est principalement sédentaire, mais il était autrefois considéré comme un oiseau quelque peu migrateur lorsque ses aires d’alimentation se trouvaient à grande distance les unes des autres. L’espèce a remarquablement toléré de faibles niveaux d’activité humaine et s’est adaptée tout autant aux nouvelles sources d’alimentation (p. ex. petits grains, maïs, sorgho), car elles leurs sont devenues accessibles grâces aux activités agricoles à petite échelle au début du siècle dernier. 

Taille et tendances des populations

Il n’existe pas de données sur la taille des populations au Canada étant donné que l’espèce est considérée disparue du pays. L’aire géographique totale de répartition du Tétras des prairies est moins étendue qu’elle ne l’était autrefois. Les populations continuent de subir un déclin dans les États adjacents au Canada où se trouve l’espèce. 

Menaces et facteurs limitatifs 

Le principal facteur limitatif pour le Tétras des prairies est le manque d’habitat adéquat, c’est-à-dire de grandes étendues de prairie non pâturée. 

Protection existante 

Le Tétras des prairies est protégé en vertu de la Game Act de 1967 à titre de gallinacé.

 
 MANDAT DU COSEPAC

 Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.