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Programme de rétablissement de la castilléjie de Victoria (Castilleja victoriae) au Canada - 2017 [Proposition]

Partie 2 - Plan de rétablissement de la castilléjie de Victoria (Castilleja victoriae) en Colombie-Britannique préparé par le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique

Plan de rétablissement de la castilléjie de Victoria (Castilleja victoriae) en Colombie-Britannique

Photo de couverture de partie 2 document
Photographie de Matt Fairbarns
Préparé par le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique
Mai 2015

Information sur le document

À propos de la série de Programmes de rétablissement de la Colombie-Britannique

La présente série réunit les documents de rétablissement visant à conseiller le gouvernement de la Colombie-Britannique quant à l'approche générale à adopter pour le rétablissement des espèces en péril. Le gouvernement provincial prépare les documents de rétablissement pour coordonner les mesures de conservation et pour respecter ses engagements relativement au rétablissement des espèces en péril dans le cadre de l'Accord pour la protection des espèces en péril au Canada et de l'Accord sur les espèces en péril conclu entre le Canada et la Colombie-Britannique.

Qu'est-ce que le rétablissement?

Le rétablissement des espèces en péril est le processus visant à arrêter ou à inverser le déclin des espèces en voie de disparition, menacées ou disparues de la province ainsi qu'à éliminer ou à réduire les menaces auxquelles elles sont exposées, de façon à augmenter leurs chances de survie à l'état sauvage.

Qu'est-ce qu'un document de rétablissement provincial?

Les documents de rétablissement résument les meilleures connaissances scientifiques et traditionnelles existant sur une espèce ou un écosystème en vue de la détermination des buts, des objectifs et des approches stratégiques qui assurent une orientation coordonnée du rétablissement. Ces documents décrivent les connaissances et les lacunes à propos d'une espèce ou d'un écosystème; ils cernent les menaces pesant sur une espèce ou un écosystème et expliquent les mesures à prendre pour les atténuer. Les documents de rétablissement fournissent également de l'information sur l'habitat nécessaire à la survie et au rétablissement de l'espèce. Cette information peut être résumée dans un programme de rétablissement d'abord, puis dans un ou plusieurs plans d'action, qui visent à donner des renseignements plus détaillés afin d'orienter la mise en œuvre du rétablissement d'une espèce ou d'un écosystème. Lorsque de l'information suffisante à la mise en œuvre du rétablissement peut être fournie dès le départ, toutes les données sont présentées dans un plan de rétablissement.

L'information fournie dans les documents de rétablissement provinciaux peut être adoptée par Environnement Canada dans les documents de rétablissement fédéraux préparés par les organismes fédéraux afin de respecter leurs engagements en matière de rétablissement d'espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

Prochaines étapes

La Province de la Colombie-Britannique accepte l'information présentée dans ces documents à titre d'avis pour la mise en œuvre de mesures de rétablissement, y compris les décisions relatives aux mesures de protection de l'habitat de l'espèce.

La réussite du rétablissement d'une espèce dépend de l'engagement et de la coopération de nombreux intervenants qui pourraient participer à la mise en œuvre du présent document. Tous les Britanno-Colombiens sont encouragés à participer à ces travaux.

Pour de plus amples renseignements

Pour en apprendre davantage sur le rétablissement des espèces en péril en Colombie-Britannique, veuillez consulter la page Web du ministère de l'Environnement portant sur la planification du rétablissement (en anglais seulement)

Référence recommandée

Ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique. 2015. Plan de rétablissement de la castilléjie de Victoria (Castilleja victoriae) en Colombie-Britannique, Ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique), 20 p.

Photographie/illustration de la couverture

Matt Fairbarns

Exemplaires supplémentaires

On peut télécharger la version anglaise du présent document à partir de la page Web du ministère de l'Environnement portant sur la planification du rétablissement (en anglais seulement)

Avis

Ce plan de rétablissement a été préparé par le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique à titre d'avis aux autorités responsables et aux organismes responsables qui pourraient participer au rétablissement de l'espèce. Le Ministère a obtenu cet avis afin de respecter ses engagements aux termes de l'Accord pour la protection des espèces en péril au Canada et de l'Accord sur les espèces en péril conclu entre le Canada et la Colombie-Britannique.

Ce document présente les stratégies et les mesures de rétablissement jugées nécessaires pour rétablir les populations de castilléjie de Victoria en Colombie-Britannique, à la lumière des meilleures connaissances scientifiques et traditionnelles dont nous disposons. Les mesures de rétablissement à adopter pour atteindre les buts et les objectifs exposés dans le présent plan sont assujetties aux priorités et aux contraintes budgétaires des organismes participants. Ces buts, objectifs et approches pourraient être modifiés de manière à tenir compte de nouvelles conclusions.

Les autorités responsables ont eu l'occasion d'examiner ce document. Malgré tout, le contenu ne reflète pas nécessairement la position officielle des organismes concernés.

Le rétablissement de cette espèce dépend de l'engagement et de la coopération d'un grand nombre d'intervenants qui participent à la mise en œuvre des orientations exposées dans le présent plan. Le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique invite tous les citoyens de la province à participer au rétablissement de la castilléjie de Victoria.

Remerciements

Le présent plan de rétablissement a été préparé par Brenda Costanzo (ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique), avec l'aide de Matt Fairbarns (consultant), Jenifer Penny et Marta Donovan (Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique [CDC]), Peter Fielder (ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique), Dave Spittlehouse (ministère des Forêts, des Terres et de l'exploitation des ressources naturelles de la Colombie-Britannique), Katrina Stipec (CDC), Leah Westereng (ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique) et Byron Woods (ministère des Forêts, des Terres et de l'exploitation des ressources naturelles de la Colombie-Britannique). Des commentaires additionnels ont été fournis par Matt Huntley et Kella Sadler (Environnement Canada, Service canadien de la faune, Région du Pacifique et du Yukon) et Conan Webb (Environnement Canada, Agence Parcs Canada). Le financement de l'évaluation des menaces a été assuré par la Stratégie d'investissement dans le secteur foncier (Land Based Investment Strategy).

Sommaire

La castilléjie de Victoria (Castilleja victoriae) est une petite plante herbacée annuelle mesurant 2 à 20 cm de hauteur. La tige, qui est non ramifiée, porte des feuilles alternes, lobées, pubescentes (parfois collantes à cause de sécrétions glandulaires), de couleur violet rougeâtre à brun rougeâtre mat. Les fleurs sont réunies en épis compacts garnis de bractées comportant 3 à 7 lobes. Les sépales sont vert pâle à brun rougeâtre mat, mesurent 8 à 12 mm de longueur et sont divisés en quatre lobes. Les pétales, de couleur jaune citron, sont soudés et forment une corolle bilabiée dont la longueur varie de 10 à 18 mm. La castilléjie de Victoria se rencontre habituellement dans les écosystèmes du chêne de Garry, dans la sous-zone maritime humide de la zone biogéoclimatique côtière à douglas (CDFmm), dans les zones dégagées des suintements printaniers et en bordure des mares printanières, à moins de 50 m du rivage.

La castilléjie de Victoria a été désignée espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et est inscrite à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP)Note 5 de bas de page. En Colombie-Britannique, la castilléjie de Victoria est classée S1 (en péril) par le Conservation Data Centre et figure sur la liste rouge de la province. Selon le cadre de conservation de la Colombie-Britannique, la castilléjie de Victoria est une espèce de priorité 1 sous les buts 1 (participer aux programmes mondiaux de conservation des espèces et des écosystèmes) et 3 (maintenir la diversité des espèces et des écosystèmes indigènes). Le rétablissement de l'espèce est considéré comme réalisable sur les plans technique et biologique.

Les menaces qui pèsent sur cette espèce sont les activités récréatives, les espèces non indigènes envahissantes, les espèces indigènes problématiques et les changements climatiques. De plus, la castilléjie de Victoria est limitée par la petite taille de sa population et est confinée aux microhabitats humides saisonniers compris dans l'écosystème du chêne de Garry, qui est en déclin et très fragmenté.

Le but en matière de population et de répartition établi pour la castilléjie de Victoria est de maintenir toutes les populations existantes connues de l'espèce et toute population qui pourrait être découverte ou rétablie à l'avenir dans l'aire de répartition historique de l'espèce en Colombie-Britannique.

Les objectifs de rétablissement de l'espèce sont les suivants :

  1. Protéger les populations connues de castilléjie de Victoria et les habitats de l'espèce dans son aire de répartition en Colombie-Britannique.
  2. Confirmer la répartition de la castilléjie de Victoria (y compris les nouvelles localités) et établir de façon fiable les tendances en matière de population.
  3. Évaluer, élaborer et mettre en œuvre un plan visant à atténuer les principales menaces qui pèsent sur les populations de castilléjie de Victoria (p. ex. activités récréatives et espèces envahissantes).
  4. Déterminer si les populations disparues peuvent être rétablies ou réintroduites dans l'aire de répartition historique de l'espèce (p. ex. une population à la pointe Cattle) et, si cela est jugé réalisable, réintroduire l'espèce.
  5. Déterminer si un accroissement de population est nécessaire pour assurer le maintien de deux populations existantes (pointe Gonzales et pointe Harling).

Résumé du caractère réalisable du rétablissement

Le rétablissement de la castilléjie de Victoria en Colombie-Britannique est considéré comme réalisable sur les plans technique et biologique, sur la base des critères suivants établis par le gouvernement du Canada (2009) :

1. Des individus de l'espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.
Oui. Des individus reproducteurs de l'espèce sont présents au Canada.
2. De l'habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l'espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l'habitat.
Inconnu. De l'habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir les populations existantes connues de l'espèce, mais on ne sait pas si de l'habitat convenable additionnel pourrait être rendu disponible pour soutenir le rétablissement de populations dans des zones non occupées par l'espèce.
3. Les principales menaces pesant sur l'espèce ou sur son habitat (y compris les menaces à l'extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.
Oui. Les principales menaces (p. ex. activités récréatives, espèces envahissantes, espèces indigènes problématiques et changements climatiques) qui pèsent sur l'espèce ou son habitat peuvent être évitées ou atténuées au moyen de mesures de rétablissement mises en œuvre en collaboration avec les gestionnaires des terres.
4. Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition, ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.
Oui. Il existe des techniques de rétablissement pour la remise en état de l'habitat et la réintroduction de l'espèce, et des pratiques de gestion exemplaires pourraient être élaborées pour permettre d'atteindre les objectifs établis en matière de population et de répartition.

1 Évaluation de l'espèce par le COSEPACi

Sommaire de l'évaluation :
Avril 2010
Nom commun :ii
Castilléjie de Victoria
Nom scientifique :ii
Castilleja victoriae
Statut :
Espèce en voie de disparition
Justification de la désignation :
Cette petite herbacée annuelle est confinée à un très petit secteur de la Colombie Britannique ainsi qu'à un site dans l'État de Washington adjacent. Elle est restreinte à des microhabitats humides de façon saisonnière compris dans l'écosystème très fragmenté et en déclin du chêne de Garry. Cinq des neuf populations canadiennes ont disparu avant 1957, et une autre semble être disparue récemment. Les trois ou quatre populations restantes sont vulnérables à la compétition continue de plusieurs plantes exotiques envahissantes. Deux de ces populations sont très petites et se trouvent dans des secteurs utilisés à des fins récréatives où le piétinement représente un problème continu.
Répartition :
Colombie-Britannique
Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2010.

i Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

ii Les noms communs et scientifiques utilisés dans le présent plan de rétablissement suivent les conventions d'appellation du Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, qui peuvent différer de celles du COSEPAC.

2 Information sur la situation de l'espèce

Castilléjie de Victoriaaiii

Désignation légale

Statut de conservation [en anglais seulement]vii

Cadre de conservation de la C.-B. [en anglais seulement]ix

But 1 : Participer aux programmes mondiaux de conservation des espèces et des
Prioritéx : 1 (2010)
But 2 : Empêcher que les espèces et les écosystèmes deviennent en péril.
Priorité : 6 (2010)
But 3 : Maintenir la diversité des espèces et des écosystèmes indigènes.
Priorité : 1 (2010)
Groupes de mesures du cadre de conservation [en anglais seulement]ix :
Élaboration du rapport de situation; planification; inscription en vertu de la Wildlife Act; transmission au COSEPAC; protection de l'habitat; remise en état de l'habitat; intendance des terres privées; gestion de l'espèce et des populations

iii Source des données : B.C. Conservation Data Centre (2015), à moins d'indication contraire.

iv Non inscrite dans une des catégories d'espèces sauvages nécessitant une attention particulière en matière de gestion destinée à réduire les impacts des activités menées dans les forêts et les parcours naturels sur les terres de la Couronne aux termes de la Forest and Range Practices Act (FRPA; Province of British Columbia, 2002) et/ou les impacts des activités pétrolières et gazières menées sur les terres de la Couronne aux termes de l'Oil and Gas Activities Act (OGAA; Province of British Columbia, 2008).

v Non désignée comme espèce sauvage en vertu de la Wildlife Act de la C.-B. (Province of British Columbia, 1982).

vi Annexe 1 = Inscrite sur la Liste des espèces sauvages en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Cette espèce a été désignée comme espèce en péril par le COSEPAC avant octobre 1999 et doit être réévaluée en fonction des critères révisés avant qu'on puisse envisager son ajout à l'annexe 1 de la LEP.

vii S = infranational; N = national; G = mondial; T = taxon infraspécifique (ici sous-espèce); B = population reproductrice; X = vraisemblablement disparue du territoire; H = possiblement disparue du territoire; 1 = gravement en péril; 2 = en péril; 3 = préoccupante, susceptible de disparaître du territoire ou de la planète; 4 = apparemment non en péril; 5 = manifestement répandue, abondante et non en péril; NA = non applicable; NR = non classée; U = non classable.

viii Source des données : NatureServe (2015).

ix Source des données : B.C. Ministry of Environment (2010).

x Échelle à six niveaux : de la priorité 1 (la plus élevée) à la priorité 6 (la plus faible).

3 Information sur l'espèce

3.1 Description de l'espèce

La castilléjie de Victoria (Castilleja victoriae) est une petite plante herbacée annuelle mesurant 2 à 20 cm de hauteur, que l'on croit être une hémiparasiteNote 6 de bas de page des racines d'autres plantes. La tige, qui est généralement non ramifiée, porte des feuilles alternes, lobées, pubescentes, parfois collantes à cause de sécrétions glandulaires, de couleur violet rougeâtre à brun rougeâtre mat. Les fleurs sont réunies en épis compacts garnis de bractées comportant 3 à 7 lobes. Les sépales sont vert pâle à brun rougeâtre mat, mesurent 8 à 12 mm de longueur et sont divisés en quatre lobes. Les pétales, de couleur jaune citron, sont soudés et forment une corolle bilabiée dont la longueur varie de 10 à 18 mm. Les capsules mesurent 5 à 6 mm de longueur et sont ovées (ovales) (Fairbarns et Egger, 2007; COSEWIC, 2010).

3.2 Populations et répartition

Répartition

À l'échelle mondiale, la castilléjie de Victoria est confinée au sud de l'île de Vancouver et aux petites îles situées près de Victoria, en Colombie-Britannique, de même qu'aux îles San Juan, dans l'État de Washington, à moins de 50 m du rivage (COSEWIC, 2010) (figure 1).

Populations

En Colombie-Britannique, on compte trois populations existantesNote 7 de bas de page de l'espèce (île Trial, pointe Gonzales et pointe Harling). On compte également une population historique (pointe Ten Mile), une population disparue (île Lesser Trial) et une population potentiellement disparue (pointe Cattle) (COSEWIC, 2010; B.C. Conservation Data Centre, 2015) (figure 1, tableau 1).

En 2011, les populations de castilléjie de Victoria étaient composées de 103 individus à la pointe Gonzales et de 86 individus à la pointe Harling. Sur l'île Trial, entre 7 000 et 8 000 individus ont été dénombrés en 2006, la plus grande sous-population (9 sous-populationsNote 8 de bas de page) comprenant 6 456 individus (COSEWIC, 2010).

Figure 1. Répartition mondiale de la castilléjie de Victoria (B.C. Conservation Data Centre, 2015).
Image de la carte (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 1

La figure 1 montre une carte de la Colombie-Britannique avec un agrandissement de la région de Victoria où est indiqué l'emplacement des occurrences de castilléjie de Victoria. On retrouve une population existante et une population disparue de l'espèce aux îles Trial. Une autre population existante se trouve juste au nord-est des îles Trial, près du littoral. L'emplacement d'une occurrence vraisemblablement disparue est indiqué juste au nord de cet endroit, et une occurrence historique se trouve dans la région de la pointe Cadboro.

Tableau 1. Situationk et description des populations de castilléjie de Victoria en Colombie-Britannique.
Nom de la populationN° d'occ. d'élément du CDC de la C.-B.lSituation et descriptionRégime foncier
Pointe Gonzales; terrain de golfEO13

2011 : 103 individus reproducteurs; nombreux autres individus flétris avant la floraison (Fairbarns, 2012).

2009 : nombres d'individus semblables à ceux consignés en 2008 (M. Fairbarns, comm. pers., 2014). Existante.

2008 : 86 sur 3 × 1 m; 33 sur 2 × 0,5 m (à ~2 m de distance) (M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

Privé
Pointe HarlingEO12

2011 : 86 individus (Fairbarns, 2012). Existante.

2008b :167 individus (M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

1953-06-11 : Une colonie observée, dans une zone de terrain plat dégagé parmi des roches (herbier du Royal British Columbia Museum; herbier de l'University of Victoria).

Privé
Réserve écologique Trial IslandsEO2

2011 : plusieurs milliers d'individus répartis dans 9 sous-populations (Fairbarns, 2012). Existante.

2006-P : 9 sous-populations de 7 000 à 8 000 individus, occupant une superficie de 600 m2. La plus grande sous-population regroupe 6 456 individus (BC CDC, 2015).

2002-06-13 : 2 000 individus florifères répartis dans 8 sous-populations sur une superficie de 2 500 m2, dans des sites ouverts à sols peu profonds qui sont humides en hiver et secs en été.

2001-04 : 5 sous-populations, la plus grande comprenant 4 200 individus (M. Fairbarns, comm. pers., 2006).

1999-06-06 : espèce observée, pas de dénombrement de tiges; terrain plat (espèce observée par Donovan et Penny, 1999).

1998-07-25 : 40–60 individus florifères sur une superficie de 5 m2 dans une des deux colonies.

1976-06-20 : espèce récoltée (herbier du Royal British Columbia Museum).

Provincial/fédéral

[Note – le régime foncier pour les différentes sous-populations est le suivant :

2 provincial;
3 fédéral;
2 provincial/fédéral;
2 provincial/provincial (location)].

Pointe CattleEO9

Espèce observée à la pointe Cattle depuis 1961, mais la population est en déclin. Possiblement disparue.

2004 à 2007 : aucun individu de l'espèce trouvé.

2004-P : 10 individus ou moins sur une superficie de moins de 10 m2 (B.C. Conservation Data Centre, 2015).

2003-04-14 : individus florifères en bordure d'une mare printanière (observés par Fairbarns et Penny, 2003).

1993-07-07 : 85 individus dans trois populations; 1975-07-25 : graines prélevées.

1966-07-20 : espèce récoltée sur un affleurement rocheux sans arbres.

1961-06-21 : espèce récoltée.

1961-05-25 : espèce commune à quelques endroits.

Municipal
Pointe Ten MileEO3

Population observée pour la première fois en 1939, non observée depuis 1954, malgré les relevés ciblés exhaustifs réalisés en 2003, 2004 et 2005 en vue de la production d'un rapport de situation sur l'espèce par le COSEPAC (B.C. Conservation Data Centre, 2015). Historique.

1954-05-24 : espèce récoltée (herbier du Royal British Columbia Museum).

1942-05-22 : espèce observée juste au-dessus de la plage, confinée à une petite baie (herbier de l'University of British Columbia).

1942-05-21 : espèce trouvée uniquement sur des rochers à l'extrémité sud de la pointe (Musée canadien de la nature).

1940-05-21 : espèce récoltée (Biosystematics Research Centre).

1939-05-21 : espèce récoltée dans un lot près de l'anse Maynard, sur une plage herbeuse avec genêt.

Inconnu
Réserve écologique Trial Islands, île Lesser TrialEO111953-06-11 : une colonie observée, poussant en terrain plat dégagé parmi des roches (herbier du Royal British Columbia Museum; herbier de l'University of Victoria). Disparue.Provincial

k Existante : l'occurrence a été vérifiée récemment et existe encore. Historique : absence de données récentes sur le terrain permettant de vérifier l'existence continue de l'occurrence. De façon générale, s'il n'existe aucun relevé connu depuis 20 à 40 ans pour une occurrence de plante, celle ci devrait être considérée comme historique.

l Les numéros d'occurrences d'éléments proviennent du Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique. Prière de consulter la page « BC Species and Ecosystem Explorer [en anglais seulement] ».

m Cette observation a été faite le 25 mai 2008, et non en 2009 comme il est indiqué dans le rapport de situation.

3.3 Besoins biologiques et besoins en matière d'habitat de la castilléjie de Victoria

La castilléjie de Victoria se rencontre dans le sud-est de l'île de Vancouver, dans les écosystèmes du chêne de Garry situés dans la sous-zone maritime humide de la zone biogéoclimatique côtière à douglas (CDFmm). Cette zone possède un climat de type méditerranéen, dont les étés frais et secs et les hivers doux ont une incidence sur le cycle vital de l'espèce (COSEWIC, 2010). La castilléjie de Victoria pousse dans les zones dégagées des suintements printaniers et en bordure des mares printanières, à moins de 50 m du rivage et à 1–5 m au-dessus du niveau de la mer. Ces mares temporaires peu profondes comportent habituellement une mince couche de sol (généralement < 5–15 cm de profondeur) reposant sur un substratum gneissique entre des buttes et des replats, et sont donc imparfaitement drainées (Fairbarns, 2012). Cette mince couche de sol restreint également la croissance des plantes ligneuses et des grandes plantes vivaces (Fairbarns et Egger, 2007) qui pourraient envahir l'habitat convenable de la castilléjie de Victoria. L'habitat est saturé pendant la plus grande partie de l'hiver et au début du printemps et devient très sec au début de l'été (COSEWIC, 2010; Fairbarns, 2012).

On croit que la castilléjie de Victoria est une plante hémiparasite des racines d'autres plantes (Fairbarns et Egger, 2007) et qu'elle a donc besoin d'une plante hôte pour satisfaire une partie de ses besoins en éléments nutritifs. Cela signifie qu'elle doit pousser en étroite association avec des plantes photosynthétiques; la plante hôte est toutefois inconnue, et il pourrait plutôt s'agir d'un assemblage d'espèces (M. Fairbarns, comm. pers., 2015). Les espèces qui poussent habituellement dans le même habitat que la castilléjie de Victoria sont énumérées dans le paragraphe suivant.

Les espèces communément associées à la castilléjie de Victoria sont les suivantes : (* = non indigène) Aira caryophyllea* (canche caryophyllée), Acmispon americanus (=Lotus unifoliolatus; lotier des prairies), Armeria maritima (arméria maritime), Cerastium glomeratum (céraiste visqueux), Festuca rubra (fétuque rouge), Grindelia stricta (herbe à gomme hirsute), Hypochaeris glabra* (porcelle glabre), Hypochaeris radicata* (porcelle enracinée), Juncus bufonius (jonc des crapauds), Montia fontana (montie des sources), Plagiobothrys scouleri var. scouleri (plagiobothryde de Scouler), Plantago elongata (plantain à feuilles linéaires), Plantago lanceolata* (plantain lancéolé), Plantago maritima ssp. juncoides (plantain maritime), Prunella vulgaris* (brunelle commune), Silene gallica* (silène de France), Spergularia macrotheca var. macrotheca (spergulaire à grosses capsules), Trifolium depauperatum var. depauperatum (trèfle appauvri) et Vulpia bromoides* (vulpie faux-brome) (Fairbarns et Egger, 2007; Fairbarns, 2012; M. Fairbarns, comm. pers., 2014). Les autres espèces associées comprennent l'Agrostis microphylla (agrostide à petites feuilles), l'Anagallis minima (mouron nain),l'Anthoxanthum odoratum* (flouve orodante), le Bellis perennis* (pâquerette vivace), le Bromus hordeaceus* (brome mou),le Callitriche marginata (callitriche marginée), le Carex obnupta (carex voilé), le Deschampsia caespitosa (deschampsie cespiteuse), le Geranium molle* (géranium mou), l'Holcus lanatus* (houlque laineuse), l'Hordeum murinum ssp. murinum* (orge des rats), le Limnanthes macounii (limnanthe de Macoun), le Myosurus minimus (ratoncule naine), le Poa annua* (pâturin annuel), le Potentilla anserina (potentille ansérine), le Psilocarphus elatior (psilocarphe élevé), le Rumex acetosella* (petite oseille), le Spergularia rubra* (spergulaire rouge) et le Trifolium dubium* (petit trèfle jaune) (Fairbarns, 2012; B.C. Conservation Data Centre, 2015; M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

3.4 Facteurs limitatifs

Les facteurs limitatifs ne sont généralement pas d'origine humaine et comprennent des caractéristiques qui limitent la capacité de l'espèce ou de l'écosystème de réagir favorablement aux mesures de rétablissement ou de conservation (p. ex. petite taille de la population).

La castilléjie de Victoria possède une faible capacité de dispersion (Fairbarns et Egger, 2007) : aucun mécanisme n'assure la dispersion de ses graines, qui tombent des capsules séchées sous l'effet de la gravité. Des problèmes de recrutement sont également observés pour l'espèce, peut-être dus à l'absence de plantes hôtes (c'est-à-dire une ou plusieurs des espèces communément associées à la castilléjie de Victoria qui sont énumérées à la section 3.3) dans le milieu environnant.

4 Menaces

Les menaces sont définies comme étant les activités ou les processus immédiats qui ont entraîné, entraînent ou pourraient entraîner la destruction, la dégradation et/ou la détérioration de l'entité évaluée (population, espèce, communauté ou écosystème) dans la zone d'intérêt (mondiale, nationale ou infranationale) (Salafsky et al., 2008). Aux fins de l'évaluation des menaces, seules les menaces actuelles et futures sont prises en considérationNote 9 de bas de page. Les menaces ne comprennent pas les facteurs limitatifs, qui sont présentés à la section 3.4.Note 10 de bas de page

4.1 Évaluation des menaces

La classification des menaces présentée ci-dessous est fondée sur le système unifié de classification des menaces de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN; acronyme anglais : IUCN) et du Partenariat pour les mesures de conservation (Conservation Measures Partnership, ou CMP) et elle est compatible avec les méthodes utilisées par le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique et le cadre de conservation de la province. Pour une description détaillée du système de classification des menaces, veuillez consulter le site Web « Open Standards » (Open Standards, 2014). Les menaces peuvent être observées, inférées ou prévues à court terme. Dans le présent plan, elles sont caractérisées en fonction de leur portée, de leur gravité et de leur immédiateté. L'« impact » d'une menace est calculé selon la portée et la gravité de celle-ci. Pour des précisions sur l'établissement des valeurs, veuillez consulter Master et al. (PDF ; 2.05 Mo) (2012) (en anglais seulement) et les notes au bas du tableau. Les menaces qui pèsent sur la castilléjie de Victoria ont été évaluées pour l'ensemble de la province (tableau 2).

Tableau 2. Tableau de classification des menaces pour la castilléjie de Victoria en Colombie Britannique.
N° de la menacenDescription de la menaceImpactoPortéepGravitéqImmédia-tetérPopulation(s), localité(s) ou site(s)
1Développement résidentiel et commercialNégligeableNégligeableExtrêmeModéréeblanc 
1.3Zones touristiques et récréativesNégligeableNégligeableExtrêmeModéréePointe Gonzales (EO13)
4Corridors de transport et de serviceblanc blanc blanc blanc blanc 
4.2Lignes de services publicsNon calculé (en dehors de la période d'évaluation)blanc blanc Insignifiante/négligeableÎle Trial (EO2)
6Intrusions et perturbations humainesFaiblePetiteLégèreÉlevéeblanc 
6.1Activités récréativesFaiblePetiteLégèreÉlevéePointes Gonzales (EO13) et Harling (EO12), île Trial (EO2; EO11)
6.3Travail et autres activitésNégligeablePetiteNégligeableFaibleÎle Trial (EO2)
8Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiquesMoyenGénéraliséeModéréeÉlevéeblanc 
8.1Espèces exotiques (non indigènes) envahissantesMoyen-faibleGénéraliséeModérée - légèreÉlevéePointes Gonzales (EO13) et Harling (EO12), île Trial (EO2; EO11)
8.2Espèces indigènes problématiquesMoyenGrandeModéréeÉlevéeÎle Trial (EO2; EO11)
9PollutionNégligeableNégligeableNégligeableFaibleblanc 
9.4Déchets solides et orduresNégligeableNégligeableExtrêmeModéréeÎle Trial (EO2)
11Changements climatiques et phénomènes météorologiques violentsÉlevé-moyenGénéraliséeÉlevée-modéréeModéréeblanc 
11.2SécheressesÉlevé-moyenGénéraliséeÉlevée-modéréeModéréePointes Gonzales (EO13) et Harling Points (EO12), île Trial (EO2; EO11)

n Les numéros renvoient aux menaces de catégorie 1 (chiffres entiers) et de catégorie 2 (chiffres avec décimales).

o Impact – Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l'espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d'intérêt. Le calcul de l'impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L'impact d'une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l'espèce, ou de la diminution/dégradation de la superficie d'un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d'impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l'impact ne peut être déterminé (p. ex. lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues); non calculé : l'impact n'est pas calculé lorsque la menace se situe en dehors de la période d'évaluation (p. ex. l'immédiateté est non significative/négligeable [menace passée] ou faible [menace possible à long terme]); négligeable : lorsque la valeur de la portée ou de la gravité est négligeable; n'est pas une menace : lorsque la valeur de la gravité est neutre ou qu'il y a un avantage possible.

p Portée – Proportion de l'espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d'ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l'espèce dans la zone d'intérêt (généralisée = 71-100 %; grande = 31-70 %; restreinte = 11-30 %; petite = 1-10 %; négligeable < 1 %).

q Gravité – Au sein de la portée, niveau de dommage (habituellement mesuré comme l'ampleur de la réduction de la population) que causera vraisemblablement la menace sur l'espèce d'ici une période de 10 ans ou de 3 générations (extrême = 71-100 %; élevée = 31-70 %; modérée = 11-30 %; légère = 1-10 %; négligeable < 1 %; neutre ou avantage possible ≥ 0 %). 

r Immédiateté – Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 10 ans ou 3 générations]) ou pour l'instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme) ou pour l'instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); non significative/négligeable = menace qui s'est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n'aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.

4.2 Description des menaces

L'impact global des menaces pesant sur cette espèce à l'échelle de la province est élevéNote 11 de bas de page. Cet impact global tient compte des impacts cumulatifs de multiples menaces. Les principales menaces sont les activités récréatives et les espèces envahissantes (tableau 2). Les détails sont présentés ci-dessous, par catégorie de menace de niveau 1.

Menace 1 (IUCN-CMP). Développement résidentiel et commercial
1.3 Zones touristiques et récréatives

Une population, à la pointe Gonzales, se trouve sur le terrain de golf Royal Victoria. L'allée où pousse l'espèce pourrait être agrandie, ce qui aurait pour effet de détruire l'habitat et les individus de l'espèce. Si les travaux d'agrandissement ont lieu, la population disparaîtra. Le projet d'expansion est actuellement en suspens (M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

Menace 4 (IUCN-CMP). Corridors de transport et de service
4.2 Lignes de services publics

Les anciennes tours de communications haubanées qui se trouvaient sur les terres de la Couronne de l'île Trial ont récemment été remplacées par des tours de communications autonomes. Les travaux n'ont eu aucun impact sur la population de castilléjie de Victoria qui se trouve sur l'île (J. Miskelly, comm. pers., 2015). On peut s'attendre à d'autres travaux d'amélioration de ces lignes de services publics dans l'avenir.

Menace 6 (IUCN-CMP). Intrusions et perturbations humaines
6.1 Activités récréatives

Dans la localité de la pointe Harling (< 1 % de la population totale), il existe une menace importante de disparition liée à la mortalité d'individus de l'espèce directement causée par la présence de visiteurs qui piétinent le sol, font des pique-niques et s'assoient sur les plantes. Dans la localité de la pointe Gonzales, les individus de l'espèce se trouvent dans deux petites zones du littoral rocheux. Il faudrait que ces plantes soient directement piétinées par des humains pour être détruites, ce qui est peu probable (M. Fairbarns, comm. pers., 2014). À l'île Trial, où l'on compte huit sous-populations, il y a peu d'activités récréatives étant donné que la plus grande partie de l'île est une réserve écologique ou fait partie du territoire domanial. Le secteur est surveillé par les gardes de parc provinciaux de la Colombie-Britannique et par les gardiens de phare employés par le gouvernement fédéral. Le plus grand risque de dommages est associé à l'utilisation du réseau de sentiers par les gardiens de phare; ce risque est toutefois très faible (M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

6.3 Travail et autres activités

Des discussions ont eu lieu à l'île de Vancouver concernant le droit des Premières Nations de récolter la camassie (Camassia spp.) comme source d'aliment sur leurs terres traditionnelles. Une telle récolte pourrait être une cause de mortalité directe pour la castilléjie de Victoria, mais son impact global serait probablement non significatif (M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

À l'île Trial, on a excavé par le passé, pour les réparer, deux conduites d'eaux usées (l'une des conduites avait éclaté) ainsi qu'une conduite d'alimentation en eau (M.Fairbarns, comm. pers., 2014). Une sous-population de castilléjie de Victoria se trouve au-dessus de la conduite d'alimentation en eau, et cette conduite pourrait devoir être réparée à l'avenir. Si les réparations étaient effectuées durant la saison de croissance, des individus de l'espèce pourraient être tués, et les travaux d'excavation appauvriraient ou élimineraient le réservoir de semences de l'espèce. De plus, la perturbation du sol favoriserait l'établissement de plantes envahissantes et augmenterait la compétition pour la lumière, l'eau et les éléments nutritifs (M. Fairbarns, comm. pers., 2015).

Les activités de remise en état liées au remplacement des tours de communications se poursuivent (J. Miskelly, comm. pers., 2015) sous la direction du ministère des Forêts, des Terres et de l'exploitation des ressources naturelles de la Colombie-Britannique.

Menace 8 (IUCN-CMP). Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques
8.1 Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes

Les plantes envahissantes ont envahi l'habitat convenant à la castilléjie de Victoria et l'ont modifié en déplaçant la végétation indigène de graminées cespiteuses dominée par le Danthonia californica (danthonie de Californie) et le Deschampsia cespitosa (deschampsie cespiteuse) (B.C. Conservation Data Centre, 2015). Les graminées envahissantes comprennent les espèces suivantes : Agrostis capillaris (agrostide fine), Aira praecox (canche précoce), Aira caryophyllea (canche caryophyllée), Anthoxanthum odoratum (flouve odorante), Bromus hordeaceus (brome mou), Cynosurus echinatus (crételle hérissée), Dactylis glomerata (dactyle pelotonné), Holcus lanatus (houlque laineuse), Hordeum spp. (orge), Lolium perenne (ivraie vivace), Poa annua (pâturin annuel), Poa pratensis (pâturin des prés) et Vulpia bromoides (vulpie faux-brome). Les plantes herbacées non graminoïdes envahissantes comprennent les espèces suivantes : Bellis perennis (pâquerette vivace), Geranium molle (géranium mou), Hypochaeris glabra (porcelle glabre), Hypochaeris radicata (porcelle enracinée), Plantago lanceolata (plantain lancéolé), Rumex acetosella (petite oseille), Silene gallica (silène de France) et Spergularia rubra (spergulaire rouge) (Fairbarns et Egger, 2007; M. Fairbarns, comm. pers., 2014). La population de castilléjie de Victoria de l'île Chain a probablement disparu à cause de la compétition exercée par les espèces envahissantes, car la plus grande partie de l'habitat en terrain élevé a été envahie par des graminées annuelles, comme le pâturin annuel (COSEWIC, 2010).

Les espèces envahissantes qui constituent la plus grande menace pour la castilléjie de Victoria sont la soliva sessile (Soliva sessilis) et la tillée mousse (Crassula tillaea), qui poussent à la pointe Cattle, à Oak Bay, près de localités existantes. Ces espèces peuvent facilement être transportées vers les populations actuelles de castilléjie de Victoria par les pattes des oiseaux ou les chaussures des humains. Comme la castilléjie de Victoria pousse dans les endroits qui ne peuvent normalement pas être occupés par d'autres espèces végétales (c'est-à-dire dans les zones qui subissent des inondations en hiver et des sécheresses en été) et que ses graines germent en avril, ces autres espèces n'utilisent pas l'habitat au même moment. Cependant, dans les faits, la soliva sessile et la tillée mousse occupent le même habitat que la castilléjie de Victoria et pourraient recouvrir les surfaces dont l'espèce a besoin pour la germination de ses graines et l'établissement des semis (M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

8.2 Espèces indigènes problématiques

Des Bernaches du Canada non migratrices vivent sur l'île Trial et piétinent constamment les zones où pousse la castilléjie de Victoria, en plus de s'y alimenter et d'y laisser leurs déjections. Les dommages les plus importants causés par les bernaches sont produits lorsqu'elles s'alimentent, car elles laissent le sol dénudé et boueux, ce qui cause une altération de l'habitat. Les bernaches peuvent également se nourrir de castilléjie de Victoria et des graines de l'espèce (M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

Des efforts ont été déployés au cours des deux dernières années pour empêcher les bernaches de nidifier et de s'alimenter sur l'île. Toute réduction de la population nicheuse durant la saison de croissance et de reproduction de la castilléjie de Victoria serait bénéfique pour l'espèce (M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

Menace 9 (IUCN-CMP). Pollution
9.4 Déchets solides et ordures

Par le passé, des déchets ont été empilés à différents endroits sur l'île Trial; dans un cas, la sous-population 8 s'est retrouvée sous une pile de déchets pendant plusieurs mois. Si des déchets recouvrent des individus de l'espèce durant la saison de croissance, ces individus meurent. De plus, lorsque l'habitat est altéré par l'empilage de déchets, des espèces envahissantes non indigènes ont tendance à s'y établir et à supplanter la castilléjie de Victoria. Des travaux continuent d'être réalisés sur l'île, ce qui donne à croire que la situation pourrait se reproduire (M. Fairbarns, comm. pers., 2014).

Menace 11 (IUCN-CMP). Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents
11.2 Sécheresses

La castilléjie de Victoria ne pourrait pas croître et se reproduire si la sécheresse estivale débutait plus tôt. Si cette sécheresse commençait deux semaines plus tôt en juin pendant deux ans, la production de graines de l'espèce pourrait être affectée (M. Fairbarns, comm. pers., 2014) en raison de la diminution de l'humidité du sol nécessaire à la germination. La castilléjie de Victoria ne constitue pas de réservoir de semences dans le sol : ses graines germent ou meurent au cours de l'année où elles sont produites (au lieu de demeurer dans le sol jusqu'à ce que les conditions soient propices à leur germination). L'espèce est donc plus vulnérable à un effondrement de population.

Des déclins de fécondité ont déjà été observés durant les années de sécheresse. Ce n'est toutefois pas la gravité de la sécheresse qui nuirait à la castilléjie de Victoria, mais bien le moment où elle surviendrait. La faible abondance de l'espèce et son faible taux de reproduction, combinés au fait qu'elle est confinée à une zone biogéoclimatique restreinte au Canada, la rendent très vulnérable aux effets des changements climatiques à l'échelle locale.

5 But et objectifs du rétablissement

5.1 But du rétablissement (population et répartition)

Le but en matière de population et de répartition est de maintenir toutes les populations existantes connues de l'espèce et toute population qui pourrait être découverte ou rétablie à l'avenir dans l'aire de répartition historique de l'espèce en Colombie-Britannique.

5.2 Justification du but du rétablissement (population et répartition)

En Colombie-Britannique, la répartition de la castilléjie de Victoria est limitée à la région de Victoria (première mention en 1893) et est touchée par la perte continue d'habitat convenable et/ou potentiellement convenable depuis l'arrivée des colons européens. On estime que la superficie de l'habitat convenable, soit les zones de suintement printanières situées dans les complexes de prés maritimes à moins de 50 m du bord de l'océan, à l'extrémité sud de Saanich, d'Oak Bay et de Victoria, de même que les îles d'Oak Bay (p. ex. Discovery et Chatham) (M. Fairbarns, comm. pers., 2015), n'a jamais dépassé 100 ha (COSEWIC, 2010). Étant donné que l'aire de répartition géographique de la castilléjie de Victoria est petite, que les effectifs actuels de l'espèce dans deux localités sont faibles et qu'une autre localité représente 98 % de la population mondiale (COSEWIC, 2010), il est important que toutes les populations existantes de l'espèce (ainsi que toute population découverte à l'avenir) de même que leur habitat soient maintenus. Un accroissement de population pourrait être nécessaire pour assurer le maintien d'au moins deux des populations, compte tenu du nombre extrêmement faible d'individus de l'espèce qui sont actuellement présents dans ces sites (M. Fairbarns, comm. pers., 2015).

Lorsque cela est réalisable, le but établi pour la castilléjie de Victoria comprend l'objectif de rétablir et de réintroduire des populations de l'espèce dans au plus trois sites de son aire de répartition historique (pour atteindre les niveaux historiques ayant précédé les effets négatifs des activités humaines). Le caractère réalisable de ces mesures de rétablissement sera évalué. Comme but à court terme, les efforts de réintroduction seront concentrés sur un site disparu (c.-à-d. la pointe Cattle). Cette localité vraisemblablement disparue se trouve dans une aire protégée (un parc municipal), et le dernier emplacement connu est déjà protégé par une clôture (M. Fairbarns, comm. pers., 2015). Lorsque les lacunes dans les connaissances auront été comblées, le but du rétablissement pourra être précisé.

5.3 Objectifs du rétablissement

Les objectifs de rétablissement établis sont les suivants :

  1. ProtégerNote 12 de bas de page les populations connues de castilléjie de Victoria et les habitats de l'espèce dans son aire de répartition en Colombie-Britannique.
  2. Confirmer la répartition de la castilléjie de Victoria (y compris les nouvelles localités) et établir de façon fiable les tendances en matière de population.
  3. Évaluer, élaborer et mettre en œuvre un plan visant à atténuer les principales menaces qui pèsent sur les populations de castilléjie de Victoria (p. ex. activités récréatives et espèces envahissantes).
  4. Déterminer si les populations disparues peuvent être rétablies ou réintroduites dans l'aire de répartition historique de l'espèce (p. ex. une population à la pointe Cattle) et, si cela est jugé réalisable, réintroduire l'espèce.
  5. Déterminer si un accroissement de population est nécessaire pour assurer le maintien de deux populations existantes (pointe Gonzales et pointe Harling).

6 Approches pour l'atteinte des objectifs de rétablissement

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Les mesures suivantes ont été classées d'après les groupes de mesures du cadre de conservation de la Colombie-Britannique (B.C. Ministry of Environment, 2010). L'état d'avancement des groupes de mesures visant la castilléjie de Victoria est indiqué entre parenthèses.

Élaboration du rapport de situation (terminée)
  • Rapport du COSEPAC terminé (COSEWIC, 2010). Mise à jour prévue en 2020.
Transmission au COSEPAC (terminée)
  • La castilléjie de Victoria a été désignée espèce en voie de disparition (COSEWIC, 2010). Réévaluation prévue en 2020.
Planification (en cours)
  • Plan de rétablissement de l'espèce en Colombie-Britannique terminé (le présent document, 2015).
Protection de l'habitat (en cours)
  • Deux sous-populations de l'île Trial se trouvent dans une réserve écologique provinciale, et deux autres sont situées à cheval entre la réserve écologique et des terres de la Couronne louées. L'espèce bénéficie d'une protection sur les terres de la réserve écologique en vertu des dispositions de l'Ecological Reserves Act de la Colombie-Britannique.
Remise en état de l'habitat et intendance des terres privées (en cours)
  • La pointe Harling bénéficie des efforts de remise en état déployés par l'Équipe de rétablissement des écosystèmes du chêne de Garry, avec l'aide du Programme d'intendance de l'habitat et de l'Agence Parcs Canada. L'équipe de rétablissement déloge les espèces envahissantes du site et est au courant de la présence de la castilléjie de Victoria et d'autres espèces végétales en péril sur les lieux. Un plan de remise en état a été adopté (Harling Point Restoration Project: Issues and Opportunities [en anglais seulement]).
  • Des activités de remise en état sont réalisées à l'île Trial depuis l'établissement d'un plan de remise en état dirigé par l'Équipe de rétablissement des écosystèmes du chêne de Garry, en 2011 (Trial Island restoration project [en anglais seulement]), avec l'appui financier d'Environnement Canada.
  • D'autres travaux de remise en état sont également réalisés à l'île Trial sur les terres de la Couronne louées, en raison du remplacement des tours de communications effectué aux termes d'un contrat octroyé à une entreprise de communications. Les travaux de remise en état font partie des conditions rattachées au bail des installations de communications.
  • Le District régional de la capitale a mené des activités de gestion de la Bernache du Canada pendant deux ans à l'île Trial (M. Fairbarns, comm. pers., 2014), plus particulièrement pour la protection de plantes rares, dont la castilléjie de Victoria.
Gestion de l'espèce et des populations (en cours)
  • l'Équipe de rétablissement des écosystèmes du chêne de Garry sensibilise le public de façon continue au sujet de ces écosystèmes et d'écosystèmes connexes qui sont en péril.

6.2 Tableau des mesures de rétablissement

Tableau 3. Mesures de rétablissement visant la castilléjie de Victoria.
Objectif de rétablisse-mentMesures pour atteindre les objectifsMenaces ou préoccupation viséePrioritét
1Établir des mesures appropriées pour protéger l'habitat.6.1; 6.3; 8.1; 8.2Essentielle
1Élaborer des accords d'intendance et des covenants de conservation avec les propriétaires fonciers.6.1; 6.3Essentielle
1Élaborer des pratiques de gestion exemplaires pour l'espèce.6.1; 6.3. 8.1; 8.2Nécessaire
1Informer les propriétaires fonciers des pratiques de gestion exemplaires visant à atténuer les menaces.6.1; 6.3; 8.1; 8.2Nécessaire
1Élaborer ou préciser des plans de gestion propres aux sites pour les aires protégées et le territoire domanial afin d'atténuer ou d'éliminer les menaces pesant sur les populations et l'habitat.6.1; 6.3; 8.1; 8.2Nécessaire
1Gérer les occurrences connues de l'espèce tout en réduisant le plus possible l'impact.6.1; 6.3; 8.1; 8.2Nécessaire
2Élaborer et mettre en œuvre un protocole de suivi permettant d'obtenir des estimations fiables de la taille et des tendances des populations.Lacunes dans les connaissancesBénéfique
3Assurer le suivi de la population pour évaluer les effets des menaces.6.1; 6.3; 8.1; 8.2Bénéfique
3Assurer le suivi des localités afin d'évaluer les effets des mesures de gestion prises pour atténuer les menaces, le cas échéant.6.1; 6.3; 8.1; 8.2Bénéfique
4 et 5Déterminer le caractère réalisable et la pertinence de la réintroduction de l'espèce dans la localité de la pointe Cattle (vraisemblablement disparue).Lacune dans les connaissancesNécessaire
4 et 5Déterminer le caractère réalisable et la pertinence de la remise en état de l'habitat et de l'accroissement de la population dans deux autres sites se trouvant dans l'aire de répartition historique de l'espèce en Colombie-Britannique (pointe Gonzales et pointe Harling).Lacune dans les connaissancesBénéfique
4 et 5Examiner des méthodes de multiplication pour déterminer les besoins concernant la germination des graines.Lacune dans les connaissancesBénéfique
4 et 5Élaborer un plan d'accroissement ou de remise en état avec les propriétaires fonciers, si cela est réalisable.Lacune dans les connaissancesBénéfique
4 et 5Procéder à l'accroissement ou à la réintroduction de populations, si cela est réalisable.Perte ou dégradation de l'habitatBénéfique

s La numérotation des menaces est celle des catégories de l'IUCN-CMP (voir le tableau 2 pour les détails).

t Essentielle = urgente et importante; la mesure doit être prise immédiatement; nécessaire = importante, mais non urgente; la mesure peut être prise dans les 2 à 5 prochaines années; bénéfique = la mesure est bénéfique et pourrait être prise quand cela sera possible.

7 Information sur l'habitat nécessaire pour atteindre le but du rétablissement

Pour atteindre le but en matière de population et de répartition de l'espèce, il est recommandé de déterminer les caractéristiques spécifiques de l'habitat de la castilléjie de Victoria. De plus, il est recommandé de faire une description géospatiale des localités de l'habitat de l'espèce dans le paysage de façon à atténuer les menaces pesant sur l'habitat et à faciliter la prise de mesures pour atteindre le but en matière de population et de répartition.

7.1 Description de l'habitat de survie/rétablissement

Une description de l'habitat, fondée sur les connaissances actuelles que l'on possède sur l'habitat occupé par l'espèce, est présentée à la section 3.3. Bien que certains aspects des besoins de la castilléjie de Victoria en matière d'habitat nécessitent une étude plus approfondie (les lacunes dans les connaissances sont indiquées dans le tableau des mesures de rétablissement), les éléments suivants décrivent les caractéristiques biophysiques de l'habitat de survie/rétablissement de l'espèce, selon la meilleure information accessible :

  • zones herbeuses dégagées se trouvant à moins de 50 m du rivage et à 1–5 m au-dessus du niveau de la mer;
  • sous-zone maritime humide de la zone biogéoclimatique côtière à douglas (CDFmm) associée aux écosystèmes du chêne de Garry et aux écosystèmes connexes;
  • zones de suintement d'eau douce côtières et bordure des mares printanières;
  • sols peu profonds reposant sur un substratum gneissique entre des buttes et des replats;
  • sols saturés pendant la plus grande partie de l'hiver et au début du printemps et devenant très sec en été.

8 Mesure des progrès

Les mesures de rendement présentées ci-dessous proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l'atteinte du but (population et répartition) et des objectifs de rétablissement. Les mesures de rendement sont énumérées ci-dessous pour chacun des objectifs pour les cinq prochaines années.

Résultats mesurables pour l'objectif 1

  • Des accords d'intendance ou des plans de gestion propres aux sites ont été établis pour toutes les localités existantes connues de castilléjie de Victoria.

Résultats mesurables pour l'objectif 2

  • Le suivi des populations indique que les localités connues sont toujours existantes, et des données sur les populations ont été recueillies aux fins de la détermination des tendances à long terme.

Résultats mesurables pour l'objectif 3

  • Les effets des principales menaces pesant sur les populations ont été étudiés et réduits grâce à l'application de mesures d'atténuation dans toutes les localités connues.

Résultats mesurables pour les objectifs 4 et 5

  • Le caractère réalisable de la réintroduction de l'espèce ou de l'accroissement de la population a été évalué. L'habitat potentiel a été analysé et, si cela était réalisable, on a procédé à l'accroissement ou à la réintroduction de populations.

9 Effets sur les espèces non ciblées

Bon nombre d'espèces végétales rares poussent dans les mares printanières et les zones de suintement où se rencontre la castilléjie de Victoria. Dans deux localités existantes, d'autres espèces végétales en péril pourraient bénéficier des mesures de rétablissement mises en œuvre, notamment l'Alopecurus carolinianus (vulpin de Caroline), le Castilleja levisecta (castilléjie dorée), le Crassula aquatica (tillée aquatique), l'Entosthodon fascicularis (entosthodon fasciculé), l'Hosackia gracilis (=Lotus formosissimus; lotier splendide), le Limnanthes macounii (limnanthe de Macoun), le Lupinus densiflorus var. densiflorus (lupin densiflore), le Microseris bigelovii (microséris de Bigelow), l'Orthocarpus bracteosus (orthocarpe à épi feuillu), le Polygonum paronychia (renouée paronyque), le Ranunculus californicus (renoncule de Californie), le Sanicula bipinnatifida (sanicle bipinnatifide), le Sidalcea hendersonii (sidalcée de Henderson), le Silene scouleri ssp. grandis (silène de Scouler) et le Triphysaria versicolor ssp. versicolor (triphysaire versicolore) (Fairbarns, 2012; B.C. Conservation Data Centre, 2015).

Les écosystèmes et les espèces qui se trouvent dans les localités abritant la castilléjie de Victoria devraient bénéficier des mesures de protection de l'habitat et de gestion des menaces mises en œuvre. Les activités de planification du rétablissement visant la castilléjie de Victoria seront réalisées en considérant toutes les espèces en péril partageant son habitat, de façon à éviter les impacts négatifs sur ces espèces ou leur habitat.

10 Références

B.C. Conservation Data Centre. 2015. BC Species and Ecosystems Explorer. B.C. Min. Environ. [en anglais seulement], Victoria, BC. [consulté le 22 janvier 2015].

B.C. Ministry of Environment. 2010. Conservation framework [en anglais seulement]. B.C. Min. Environ., Victoria, BC. [consulté le 14 août 2014].

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Fairbarns, M. 2012. 2011 surveys for critical habitat for Castilleja victoriae (Victoria's Owl-clover). Report prepared for Parks Canada, Victoria, BC. 20 pp.

Fairbarns, M. et J.M. Egger. 2007. Castilleja victoriae (Orobanchaceae): a new rare species from southeastern Vancouver Island, British Columbia, Canada, and the adjacent San Juan Islands, Washington, U.S.A. Madroño 54(4):334–342.

Government of Canada. 2009. Species at Risk Act policies, overarching policy framework – draft (PDF ; 644 Ko). Min. Environ., Ottawa, ON. 38 pp. [consulté le 14 août 2014]. (Également disponible en français : Gouvernement du Canada. 2009. Politiques de la Loi sur les espèces en péril, cadre général de politiques – ébauche (PDF ; 743 Ko), ministre de l'Environnement, Ottawa (Ont.), 42 p.)

Master, L., D. Faber-Langendoen, R. Bittman, G.A. Hammerson, B. Heidel, J. Nichols, L. Ramsay et A. Tomaino. 2012. NatureServe conservation status assessments: factors for assessing extinction risk. NatureServe, Arlington, VA. <http://www.natureserve.org/publications/ConsStatusAssess_StatusFactors.pdf> [consulté le 14 août 2014].

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Open Standards. 2014. Threats taxonomy [en anglais seulement]. [consulté le 14 août 2014].

Province of British Columbia. 1982. Wildlife Act [RSBC 1996] c. 488 [en anglais seulement]. Queen's Printer, Victoria, BC. [consulté le 14 août 2014].

Province of British Columbia. 2002. Forest and Range Practices Act [RSBC 2002] c. 69 [en anglais seulement]. Queen's Printer, Victoria, BC. [consulté le 14 août 2014].

Province of British Columbia. 2008. Oil and Gas Activities Act [SBC 2008] c. 36 [en anglais seulement]. Queen's Printer, Victoria, BC. [consulté le 14 août 2014].

Salafsky, N., D. Salzer, A.J. Stattersfield, C. Hilton-Taylor, R. Neugarten, S.H.M. Butchart, B. Collen, N. Cox, L.L. Master, S. O'Connor et D. Wilkie. 2008. A standard lexicon for biodiversity conservation: unified classifications of threats and actions. Conserv. Biol. 22:897–911.

Communications personnelles

Matt Fairbarns, consultant, Victoria (Colombie-Britannique)
James Miskelly, consultant, Victoria (Colombie-Britannique)

Note de bas de page

Note 5 de bas de page

Les espèces désignées en péril par le COSEPAC avant octobre 1999 doivent être réévaluées en fonction de critères révisés avant qu'on puisse envisager leur ajout à l'annexe 1 de la LEP. Après leur évaluation, le gouverneur en conseil peut décider, sur recommandation du ministre, d'ajouter ou non les espèces à la Liste des espèces en péril. Les mesures de protection et/ou de conservation prévues par la LEP s'appliquent aux espèces uniquement à partir du moment où celles-ci sont inscrites à l'annexe 1 de cette loi.

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Note 6 de bas de page

Une plante hémiparasite est une plante qui est à la fois parasite et photosynthétique, et qui obtient d'une plante hôte l'eau et les minéraux, et parfois également une partie des éléments nutritifs organiques, dont elle a besoin.

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Note 7 de bas de page

Dans le présent rapport, une population est définie d'après les caractéristiques des occurrences d'éléments utilisées par NatureServe (2015), qui établit que les populations se trouvent à plus de un kilomètre les unes des autres.

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Note 8 de bas de page

Les sous-populations se trouvent à moins de un kilomètre les uns des autres (NatureServe, 2015).

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Note 9 de bas de page

Des menaces passées peuvent être répertoriées, mais elles ne sont pas utilisées dans le calcul de l'impact des menaces. Les effets des menaces passées (ayant cessé) sont pris en considération pour déterminer les facteurs de tendance à long terme et/ou à court terme (Master et al., 2012).

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Note 10 de bas de page

Il est important de faire la distinction entre les facteurs limitatifs et les menaces. Les facteurs limitatifs ne sont généralement pas d'origine humaine et comprennent des caractéristiques qui limitent la capacité de l'espèce ou de l'écosystème de réagir favorablement aux mesures de rétablissement/conservation (p. ex. dépression de consanguinité, petite taille des populations et isolement génétique; ou probabilité de régénération ou de recolonisation des écosystèmes).

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Note 11 de bas de page

L'impact global des menaces a été calculé selon Master et al. (2012) à partir du nombre de menaces de niveau 1 assignées à l'espèce pour lesquelles l'immédiateté est élevée ou modérée, ces menaces comprennent une menace à impact élevé-moyen, une menace à impact moyen et une menace à impact faible (tableau 2). L'impact global des menaces tient compte des impacts cumulatifs de multiples menaces.

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Note 12 de bas de page

La protection peut être réalisée au moyen de divers mécanismes, y compris des accords volontaires d'intendance, des covenants de conservation, la vente de terres privées par des propriétaires consentants, des désignations relatives à l'utilisation des terres, l'établissement d'aires protégées et l'atténuation des menaces.

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