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Escargot du Puget (Cryptomastix devia)

COSEPAC Résumé

Escargot du Puget

Cryptomastix devia

Information sur l’espèce

L’escargot du Puget fait partie de la famille des Polygyridés, groupe vaste et diversifié d’escargots terrestres endémiques de l’Amérique du Nord. La coquille, qui mesure de 18 à 25 mm de diamètre chez les adultes, est de couleur jaune pâle à brun et de forme globuleuse. Le péristome est pâle et présente un labre élargi, et on observe dans l’ouverture une structure blanche ressemblant à une dent (denticule pariétal). La coquille des juvéniles présente des villosités microscopiques, mais ne possède pas le denticule pariétal ni le labre bien développé des adultes.

Répartition

L’escargot du Puget occupe l’Ouest de la chaîne des monts Cascades et la zone du Puget Trough, et son aire s’étend du Sud-Ouest de la Colombie-Britannique aux gorges du Columbia (du côté de l’Oregon) en passant par l’Ouest de l’État de Washington. Au Canada, c’est seulement par trois anciennes mentions (de 1850 à 1905) provenant de l’île de Vancouver et du Sud-Ouest de la région continentale de la Colombie-Britannique qu’on connaît l’espèce. Il n’existe aucune mention canadienne récente.

Habitat

Aux États-Unis, l’escargot du Puget est un spécialiste des forêts matures qui occupe les forêts humides anciennes ou aux derniers stades de succession et les zones riveraines, à des altitudes faibles ou moyennes. Les attributs essentiels de l’habitat de l’espèce semblent être l’ombrage assuré par le couvert forestier, qui conserve l’humidité et atténue les fluctuations thermiques et hygrométriques au sol, la présence de débris ligneux grossiers et de litière de feuilles qui permettent aux escargots de se cacher et leur assurent des endroits favorables à la ponte, et l’existence de mycorhizes et des champignons qui leur sont associés comme sources de nourriture.

Biologie

On sait peu de choses sur l’écologie et le cycle biologique de l’escargot du Puget, et on ne dispose d’aucune information spécifique sur la présence de ce gastéropode au Canada. Cet escargot est hermaphrodite et ovipare, et il semble avoir un rythme lent de maturation et une longue durée de vie. Sa dispersion est probablement faible, étant donné sa répartition clairsemée dans l’ensemble de son aire.

Taille et tendances des populations

On ne connaît aucune population d’escargot du Puget au Canada. La dernière mention de l’espèce date d’au moins 96 ans, et on suppose que l’effectif de la population canadienne est de zéro individu. Il est possible que l’espèce n’ait jamais été commune ou répandue ici. Aux États-Unis, sa répartition est très clairsemée, et le nombre de populations semble en diminution.

Facteurs limitatifs et menaces

Dans les milieux situés aux environs des deux localités où avait été signalé l’escargot du Puget en Colombie-Britannique, on note une nette disparition et une fragmentation de l’habitat, et la qualité des parcelles restantes d’habitat forestier s’est détériorée. La région d’Esquimalt, sur l’île de Vancouver (localité d’une des mentions) a été urbanisée et fait maintenant partie de l’agglomération de Victoria. Les changements ont aussi été marqués dans les basses terres continentales de Colombie-Britannique, et il reste peu de chose des habitats boisés originels. Ces tendances se maintiennent, et les parcelles d’habitat qui restent dans ces deux régions subissent les assauts de l’urbanisation.

On ne connaît pas la taille minimale des parcelles d’habitat qui peuvent abriter des populations d’escargot du Puget, mais l’espèce semble persister dans quelques parcs boisés de la région métropolitaine de Seattle, dans l’État de Washington, ce qui indique que la survie est possible dans les zones populeuses. Les populations canadiennes, s’il en existe encore, doivent être menacées par divers facteurs anthropiques, dont la disparition et la fragmentation de l’habitat ainsi que la concurrence des espèces introduites de gastéropodes, et seraient donc très vulnérables.

Importance de l’espèce

La présence de l’escargot du Puget au Canada présente un intérêt tant sur le plan scientifique que sur celui de la conservation, étant donné que des populations vivant à la limite septentrionale de l’aire d’une espèce peuvent présenter des adaptations tout à fait particulières. Il existe relativement peu d’espèces indigènes de gros escargots terrestres dans les forêts côtières de la Colombie-Britannique, et la présence de l’escargot du Puget constituerait une importante contribution à la biodiversité faunique du tapis forestier.

Protection actuelle ou autres désignations

Les évaluations des gastéropodes terrestres en vue de leur inscription sur les listes rouge et bleue de la province restent à faire. Aux États-Unis, l’escargot du Puget se trouve sur la liste des espèces à surveiller et à gérer (Survey and Manage) du Northwest Forest Plan (qui vise la gestion des forêts matures et anciennes existant sur les terres fédérales depuis l’État de Washington jusqu’au nord de la Californie) et est considéré comme menacé par les activités d’exploitation forestière.


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  MANDAT DU COSEPAC 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.