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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le pèlerin (population du Pacifique) au Canada

Connaissances autochtones

Il n'y a que quelques enregistrements faisant référence à l'utilisation du pèlerin par les Autochtones. George (2003) mentionne qu'il y a un ruisseau dans la baie Clayoquot nommé Shark en raison du lieudit Nuu-Chah-Nulth, mamach-aqtlnit, qui signifie pèlerin. Drucker (1951) raconte que, dans les années 1850, les Nootkas harponnaient de gros « mud sharks » au moyen de harpons conçus pour les phoques et que cette chasse n'était ni difficile ni dangereuse parce que les requins n'étaient pas belliqueux.

Dawson (1880) raconte que : « les gros requins sont craints des Haïdas, qui soutiennent qu'ils attaquent souvent leurs canots et qu'ils mangent les pauvres occupants. Je n'ai aucune preuve de tels événements, mais les Haïdas craignent d'attaquer ces créatures. Toutefois, dès que les Haïdas trouvent un pèlerin échoué ou en mauvais état, ils prennent rapidement avantage de la situation et de l'état de la bête pour extraire de grandes quantités d'huile de son foie ». [Traduction]

Le journal Province publiait en 1944 un article sur le chef baleinier de la bande Huu-ay-aht John Moses (baie Barkley) qui, « dès qu'il faisait soleil et que l'eau était raisonnablement calme », pagayait dans sa pirogue, parfois jusqu'à 10 milles au large, afin de tuer des pèlerins au moyen de « lourds harpons fixés à une corde d'un demi-pouce longue de 600 pieds ». Une fois l'animal harponné, la lutte pouvait parfois durer jusqu'à six heures. Le requin mort était ensuite attaché à l'arrière du bateau et remorqué jusqu'à la rive (jusqu'à 10 milles de distance). Le chasseur recevait 80 $ en échange du foie de l'animal.