Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Râle élégant au Canada – Mise à jour

Introduction

Le Râle élégant peut se reproduire dans la majeure partie de l’est des États-Unis, sauf sur les hauts sommets des monts Alleghanys, ainsi que le long de la côte du Mexique du côté des Caraïbes (pas dans la péninsule du Yucatan) et à Cuba (figure 1). Cependant, aux États‑Unis, il est actuellement réparti de façon plutôt irrégulière et un peu dispersée dans toutes les régions, sauf dans la partie inférieure de la vallée du Mississippi et près des côtes du golfe du Mexique et de l’Atlantique, dans l’aire de répartition représentée à la figure 1 (Dickinson, 1999). Au Canada, il ne se reproduit que dans l’extrême sud de l’Ontario. C’est une espèce migratrice qui quitte la majeure partie de son aire de répartition pour hiverner dans les États du golfe du Mexique et dans la partie de son aire d’été située le long de la côte de l’Atlantique.

Il s’agit du plus gros râle d’Amérique du Nord, qui a été considéré comme un gibier par le passé dans toute son aire de répartition. En Ontario, il n’y a plus de saison de chasse aux râles. Bien qu’il existe encore une telle chasse (toutes espèces comprises) dans 13 des États du Sud, relativement peu de Râles élégants sont tués (Cosens, 1985; Meanley, 1992). D’autres causes de mortalité, et en bout de ligne les pertes d’habitat, jouent un rôle beaucoup plus important dans la limitation de la taille des populations (Meanley, 1992). Cet oiseau ayant un comportement discret, il est difficile d’établir des estimations précises des effectifs. Cependant, son cri retentissant aide à le localiser pendant une période restreinte de la saison de reproduction.

Le Râle élégant a été désigné « espèce vulnérable » par le COSEPAC (à l’époque le CSEMDC) en 1985 (Cosens, 1985), après une estimation approximative d’environ 300 couples seulement, fondée sur la superficie des marais restants pouvant lui servir d’habitat. Après des relevés plus complets effectués pour la préparation de l’atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (1981-1985) et ensuite dans le cadre du programme ontarien de protection des oiseaux nicheurs rares Rare Breeding Bird Program (1989‑1991), il est devenu évident que la population était loin d’être aussi abondante que l’on pensait. Avec une estimation de la population de moins de 50 couples, se trouvant presque tous dans un seul marais, plus quelques‑uns dans trois ou quatre autres marais, le COSEPAC (CSEMDC) lui a attribué le statut d’espèce « en voie de disparition » (Page, 1993).