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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Râle élégant au Canada – Mise à jour

Habitat

Le Râle élégant peut occuper divers habitats dans des marais d’eau douce et des marécages arbustifs de succession (Meanly 1992). Dans les secteurs humides, la présence de riz sauvage semble importante (Cosens, 1985), mais cette espèce utilise aussi des marais à carex et à massettes (Peck et James, 1983). Toutefois, les grands marais aux eaux libres et peu profondes rejoignant des régions arbustives sont probablement les habitats les plus importants (McCracken et Sutherland, 1987). On ne sait pas quelles sont les exigences minimales de l’espèce quant à la taille des marais (Brown et Dinsmore, 1986), mais c’est seulement dans les grandes étendues marécageuses non envahies par les massettes que les oiseaux reviennent plusieurs années successives et maintiennent leur présence en Ontario.

Le meilleur habitat pour le Râle élégant en Ontario se trouvait dans le sud‑ouest de cette province, où plus de 80 p. 100 des terres humides ont été éliminées au total, ce pourcentage grimpant jusqu’à 95 p. 100 dans certains comtés (Friesen et al., 1999; Page, 1993). On pense qu’il ne reste plus qu’environ 10 p. 100 des marais présents avant la colonisation dans la région du lac Sainte‑Claire (Page, 1993), où se trouve la plus grande partie de la population restante de Râles élégants. Les quelques grandes terres humides restantes sont de plus en plus isolées à mesure que l’on assèche les marais qui les relient, de sorte que les oiseaux y trouvent plus difficilement un partenaire et que leur potentiel de reproduction est probablement réduit. Les petits marais sont exposés à un taux de prédation plus élevé. Il est probable que la qualité de l’habitat existant soit également altérée par la contamination due aux pesticides charriés par le ruissellement des eaux agricoles (Friesen et al., 1999). On possède peu de données concernant les effets des produits chimiques dangereux sur cette espèce, mais des produits chimiques ont apparemment entraîné de graves déclins à d’autres endroits (Meanly, 1992). Un nouvel aéroport municipal s’est ouvert près du marais Hillman dans la région de la pointe Pelée, où le Râle élégant a déjà été présent. La circulation de bateaux de plaisance et de motomarines augmente aux environs de plusieurs autres marais, accroissant la possibilité d’abandon de l’habitat dû aux perturbations (L. Maynard, comm. pers.).

Il y a eu une perte continuelle de marais tout au long des années 1970 et 1980 dans le sud‑ouest de l’Ontario (Page, 1994), perte qui se perpétue encore dans une certaine mesure (B. Potter, comm. pers., 1999). Pendant les années de sécheresse où les niveaux d’eau sont peu élevés, certaines régions sont encore asséchées aux fins de l’agriculture. Il est possible que d’autres régions soient abandonnées et reconverties en marais, mais les caractéristiques de ces régions ont été altérées d’une façon qui les rend inutilisables pour le Râle élégant. L’Ontario dispose maintenant d’une politique sur les terres humides qui devrait aider à préserver les marais restants. Le ministère des Richesses naturelles a élaboré un protocole de surveillance pour évaluer l’efficacité de la politique mais, pour le moment, on n’observe pas de tendance nette concernant la disponibilité totale de terrains marécageux dans la province (B. Potter, comm. pers.).

Un facteur limitatif important pour le Râle élégant dans l’île Walpole, où se trouve la plus grande population, serait peut‑être le brûlage. Chaque année, on brûle une grande proportion des terrains marécageux (A. Woodliffe, comm. pers.). Cela signifie que les oiseaux qui reviennent au printemps ne trouvent pas assez de couvert pour commencer à se reproduire. Ils peuvent peut‑être commencer plutôt tard dans la saison, mais il est probable que la productivité soit réduite, sinon nulle. L’étendue totale de cette perte d’habitat n’a pas été évaluée.