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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Râle élégant au Canada – Mise à jour

Mise à jour

Évaluation et Rapport
de situation du COSEPAC

sur le 

Râle élégant

Rallus elegans

au Canada

    

Râle élégant

 texte:Espèce en voie de disparition 2000

COSEPAC logo


Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

Nota : Toute personne souhaitant citer l’information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer l’auteur); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l’évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l’évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC 2000. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Râle élégant (Rallus elegans) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 12 p.

(http://www.registrelep-sararegistry.gc.ca/sar/assessment/status_f.cfm).

JAMES, R.D. 2000. Rapport de situation du COSEPAC sur le Râle élégant (Rallus elegans) au Canada – Mise à jour,in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Râle élégant (Rallus elegans) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1-12.

Rapports précédents : 

PAGE, A.M. 1994. Update COSEWIC status report on the King RailRallus elegans in Canada.Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 24 p.

COSENS, S.E. 1985. COSEWIC status report on the King RailRallus elegans in Canada.Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 64 p.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC

a/s Service canadien de la faune

Environnement Canada

Ottawa (Ontario)

K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215

Téléc. : (819) 994-3684

Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca

http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the King Rail Rallus elegans in Canada.

Illustration de la couverture :

Râle élégant -- Illustration de Ross D. James.

©Ministre de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 2003

No de catalogue CW69-14/3-2002F-IN

ISBN 0-662-87566-4

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

 

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2000

Nom commun : Râle élégant

Nom scientifique : Rallus elegans

Statut : Espèce en voie de disparition

Justification de la désignation : La population de cette espèce au Canada est très petite et subit une baisse continues. Quelques parcelles de l’habitat restant sont assez grandes et de qualité suffisante pour subvenir aux besoins de l’espèce. L’espèce est également considérée en voie de disparition ou sérieusement en péril dans tous les États avoisinants.

Répartition : Ontario

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en avril 1985. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1994. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2000. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d’un rapport de situation.

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COSEPAC Résumé

Râle élégant

Rallus elegans

Description

Le Râle élégant est un oiseau trapu possédant une queue courte et de courtes ailes arrondies. Ses pattes sont de longueur moyenne et il arbore un long bec légèrement courbé vers le bas. Son corps est comprimé latéralement, ce qui facilite ses déplacements dans les marais, où il vit. Le mâle et la femelle sont semblables, avec une couronne et un dos ardoisés, les plumes du dos étant nettement lisérées de roux; ils ont la gorge blanche et une bande chamois au‑dessus de l’œil, les parties inférieures dessous marron et les côtés fortement striés de noir et de blanc. C’est un gros râle d’environ 38 cm de longueur, beaucoup plus gros que le Râle de Virginie, une espèce très similaire. Son cri est une suite de notes régulières comprenant jusqu’à 10 kik kik kik. Les juvéniles sont semblables aux adultes, mais plus foncés sur le dessus et d’un brun plus terne sur le dessous.

Répartition 

L’espèce occupe la majeure partie de l’est des États-Unis, sauf Ies parties les plus élevées des monts Alleghanys. On la trouve aussi le long de la côte du golfe du Mexique et à Cuba, mais pas dans la péninsule du Yucatan. Cependant, cet oiseau n’est pas commun aux États-Unis actuellement, sauf près des côtes du golfe du Mexique et de l’Atlantique et dans la vallée du cours inférieur du Mississipi. Au Canada, il se reproduit uniquement dans l’extrême sud de l’Ontario. C’est une espèce migratrice, et tous les individus de l’intérieur du continent se déplacent vers les côtes. La plupart hivernent dans les États américains bordant la côte du golfe du Mexique et dans les parties de l’aire d’été situées le long de la côte de l’Atlantique.

Taille et tendances des populations 

Au cours des 30 dernières années, la population du Râle élégant a subi de graves déclins dans la plus grande partie de son aire de répartition. Aux États-Unis, l’espèce était autrefois commune dans les marais du lac Érié, en Ohio, et dans la région du lac Sainte‑Claire, au Michigan, mais plus maintenant. On la considère actuellement comme une espèce sérieusement en péril dans tous les États américains adjacents. Sauf en Louisiane et en Floride, on peut la considérer au moins comme une espèce menacée. Le Râle élégant était autrefois commun au moins dans la région du lac Sainte‑Claire (Ontario) et probablement dans tous les grands marais de la région du lac Érié. Il occupait peut‑être aussi les grands marais du lac Ontario. Mais, vers le milieu des années 1980, on estimait la population à moins de 300 couples, et cette estimation était fondée en grande partie sur la superficie des grands marais pouvant lui offrir un habitat approprié.

Des relevés plus intensifs effectués vers 1990 donnaient à penser qu’il y avait moins de 50 couples, presque tous concentrés dans les marais du lac Sainte‑Claire. On pouvait encore observer quelques couples dans quatre ou cinq autres marais du lac Érié, mais leur nombre variait et leur présence était irrégulière. Quelques mentions isolées provenaient de régions plus au nord jusqu’à la péninsule Bruce et au lac Simcoe et vers l’est jusqu’au parc provincial Presqu’île, mais il est possible que ces oiseaux ne trouvent pas de partenaires ou ne reviennent pas les années suivantes. Des relevés visant précisément le Râle élégant, effectués en 1997, en 1998 et en 1999, ont confirmé que la population demeure inférieure à 50 couples et qu’elle est concentrée surtout dans les marais de l’île Walpole.

Habitat 

Le Râle élégant occupe une grande diversité de marais d’eau douce pendant la saison de reproduction. Dans bien des régions, la présence de riz sauvage semble importante pour son alimentation, mais il utilise aussi les habitats de marais à carex et à massettes et de marécages arbustifs. Les très grands marais comportant davantage de zones d’eau libre qui rejoignent des régions arbustives sont probablement ses habitats essentiels au Canada. La taille minimale des marais qui lui est nécessaire est inconnue, mais l’espèce ne se rencontre plus que dans les très grands marais. On pense qu’il ne reste qu’environ 10 p. 100 des marais originaux disponibles dans la région du lac Sainte‑Claire, où se trouve la plus grande partie de la population restante. Les autres grands marais sont isolés, de sorte que les oiseaux ont plus de difficulté à trouver des partenaires.

Biologie générale 

Cet oiseau revient en Ontario au début de mai et le mâle chante pour attirer une partenaire. Il semble que celui‑ci offre de la nourriture à la femelle lors de la parade nuptiale, mais le comportement de l’espèce est peu connu à cause de la nature timide des oiseaux, qui sont plus faciles à entendre qu’à observer. La taille du territoire occupé peut varier considérablement selon sa qualité, mais on n’a pas d’information sur cet aspect pour l’Ontario. Les nids sont construits dans des touffes d’herbes ou de roseaux qui les recouvrent. L’oiseau utilise la végétation morte des marais pour aménager une coupe profonde dans laquelle la femelle pond environ de 8 à 11 œufs, parfois un à trois de plus. La ponte a lieu à la fin de juin ou au début de juillet, habituellement au rythme d’un œuf par jour.

La période d’incubation dure environ 21 jours, les deux sexes y participant. Les jeunes peuvent quitter le nid et suivre leurs parents peu après l’éclosion. Mais ce sont les parents qui les nourrissent presque exclusivement pendant plusieurs jours et en grande partie pendant au moins trois semaines. Les jeunes demeurent avec les parents, qui assurent en partie leur alimentation pendant environ six semaines. Ensuite, ils peuvent demeurer un certain temps avec les adultes tout en s’alimentant seuls. Habituellement, il n’y a qu’une seule couvée par saison à cause de la longue période de dépendance des jeunes.

Le taux de succès de l’éclosion est élevé, mais il n’y a qu’environ 50 p. 100 des jeunes qui survivent au‑delà des deux premières semaines. Le renard, le raton laveur, la corneille et divers rapaces diurnes et nocturnes s’emparent des œufs et capturent des jeunes ainsi que des adultes. Le régime comprend divers insectes aquatiques et crustacés. Écrevisses, grenouilles, poissons, sauterelles, grillons, petites myes et coléoptères constituent la plus grande partie du régime alimentaire. Les parties non digestibles sont rejetées sous forme de boulettes. Cet oiseau mange aussi des graines, surtout celles du riz sauvage.

À cause de sa nature timide, le Râle élégant est rarement observé et peu connu de bien des gens. Il est considéré comme un gibier dans toute son aire de répartition. Apparemment, peu de représentants de l’espèce sont tués, même dans le sud des États-Unis. Au Canada, l’espèce n’est probablement pas chassée depuis des années. La chasse au râle n’est pas populaire au Canada, et la rareté de l’espèce l’élimine en tant que cible potentielle.

Facteurs limitatifs 

On pense que la perte d’habitat de terres humides est le plus important facteur de déclin de la population du Râle élégant en Ontario et la plus grande menace pour sa survie. Les dangers qui pèsent sur les grands marais ont peut‑être diminué ces dernières années, mais on constate encore à l’échelle locale des pertes, des perturbations et une dégradation due à la sédimentation et au ruissellement des eaux contenant des pesticides (y compris des herbicides) et d’engrais chimiques. Les toxines peuvent réduire la quantité de nourriture disponible ou empoisonner indirectement les oiseaux. Le brûlage annuel de certaines parties de l’habitat restant dans les marais peut retarder la reproduction et réduire ainsi la productivité, ou rendre une partie de l’habitat inutilisable. Toutefois, les effets de cette activité sont inconnus. L’envahissement des marais par des plantes introduites comme le roseau ou la salicaire peut modifier sérieusement les caractéristiques de ces milieux et en faire un habitat inapproprié. La présence de la carpe peut également réduire de façon importante les populations d’invertébrés qui servent de proies à un bon nombre d’oiseaux de milieux humides, dont les râles.

La profondeur de l’eau dans les marais aménagés ne fournit peut‑être pas des conditions appropriées. Les fluctuations naturelles des niveaux d’eau régénèrent périodiquement les marais, mais il est possible que ce phénomène n’existe pas dans les marais aménagés. Les digues altèrent la structure du rivage. Le Râle élégant préfère des conditions humides à sèches et sera sensible aux altérations du rivage qui réduisent la disponibilité de prairies humides et d’habitats des terrains élevés adjacents.

Des prédateurs comme le raton laveur, la corneille, le coyote et le renard prolifèrent dans les paysages dominés par la présence humaine et augmentent grandement le taux de mortalité dans les marais. Il semble que les chats féraux représentent également un problème dans la région du lac Sainte‑Claire. Il est probable que la perte et la dégradation de l’habitat dans les aires d’hivernage sont également des facteurs qui contribuent de façon importante au déclin des populations. Quelques oiseaux sont également victimes de la chasse et du piégeage du rat musqué dans les aires d’hivernage, mais l’incidence globale de ce facteur est mal connue.

Protection 

Par le passé, le Râle élégant a été considéré comme un gibier dans toute son aire de répartition, mais il n’y a plus de saison de chasse à cette espèce en Ontario. La chasse aux râles est encore autorisée dans au moins 13 États du Sud. On ne pense pas que la chasse occasionne des pertes graves, mais si les quelques oiseaux de l’Ontario sont ciblés, cela pourrait avoir une incidence importante. La politique provinciale sur les terres humides assure maintenant une certaine protection contre la destruction directe des marais en Ontario. Mais elle n’a pas beaucoup d’incidence sur leur protection contre la dégradation et la pollution indirectes. L’espèce et son habitat sont maintenant protégés en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.


COSEPAC logo

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Introduction

Le Râle élégant peut se reproduire dans la majeure partie de l’est des États-Unis, sauf sur les hauts sommets des monts Alleghanys, ainsi que le long de la côte du Mexique du côté des Caraïbes (pas dans la péninsule du Yucatan) et à Cuba (figure 1). Cependant, aux États‑Unis, il est actuellement réparti de façon plutôt irrégulière et un peu dispersée dans toutes les régions, sauf dans la partie inférieure de la vallée du Mississippi et près des côtes du golfe du Mexique et de l’Atlantique, dans l’aire de répartition représentée à la figure 1 (Dickinson, 1999). Au Canada, il ne se reproduit que dans l’extrême sud de l’Ontario. C’est une espèce migratrice qui quitte la majeure partie de son aire de répartition pour hiverner dans les États du golfe du Mexique et dans la partie de son aire d’été située le long de la côte de l’Atlantique.

Il s’agit du plus gros râle d’Amérique du Nord, qui a été considéré comme un gibier par le passé dans toute son aire de répartition. En Ontario, il n’y a plus de saison de chasse aux râles. Bien qu’il existe encore une telle chasse (toutes espèces comprises) dans 13 des États du Sud, relativement peu de Râles élégants sont tués (Cosens, 1985; Meanley, 1992). D’autres causes de mortalité, et en bout de ligne les pertes d’habitat, jouent un rôle beaucoup plus important dans la limitation de la taille des populations (Meanley, 1992). Cet oiseau ayant un comportement discret, il est difficile d’établir des estimations précises des effectifs. Cependant, son cri retentissant aide à le localiser pendant une période restreinte de la saison de reproduction.

Le Râle élégant a été désigné « espèce vulnérable » par le COSEPAC (à l’époque le CSEMDC) en 1985 (Cosens, 1985), après une estimation approximative d’environ 300 couples seulement, fondée sur la superficie des marais restants pouvant lui servir d’habitat. Après des relevés plus complets effectués pour la préparation de l’atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (1981-1985) et ensuite dans le cadre du programme ontarien de protection des oiseaux nicheurs rares Rare Breeding Bird Program (1989‑1991), il est devenu évident que la population était loin d’être aussi abondante que l’on pensait. Avec une estimation de la population de moins de 50 couples, se trouvant presque tous dans un seul marais, plus quelques‑uns dans trois ou quatre autres marais, le COSEPAC (CSEMDC) lui a attribué le statut d’espèce « en voie de disparition » (Page, 1993).

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Taille et tendances des populations

Dans l’ensemble, la population du Râle élégant semblerait relativement stable selon l’organisme The Nature Conservancy, qui lui attribue la cote G4G5. Cependant, cette cote ne donne pas un tableau clair de la situation de l’espèce dans de nombreuses parties de son aire de répartition. Malheureusement, on ne l’observe que sur un nombre relativement faible des parcours du Relevé des oiseaux nicheurs. Mais, dans toute l’aire de répartition, des déclins très importants ont été signalés pour la période de 1966 à 1998 (sur 35 parcours) et pendant la période de 1980 à 1998 (sur 25 parcours) (www.mbr-pwrc.usgs.gov/bbs/trend/trend98.html) (en anglais seulement). Le Relevé des oiseaux nicheurs ne convient pas à la surveillance des râles. Il faut effectuer des relevés spéciaux dans les marais pour les repérer, et même dans ces conditions, il est difficile d’établir des estimations réalistes dans le cas des espèces rares.

Aire de reproduction du Râle élégant en Amérique du Nord (tiré de Meanly, 1992)

Figure 1. Aire de reproduction du Râle élégant en Amérique du Nord (tiré de Meanly, 1992).

Aux États‑Unis, le Râle élégant a subi d’importantes baisses d’effectif dans la partie nord de son aire de répartition au cours des 30 dernières années (Meanly, 1992). Dans l’État de New York, les relevés effectués pour l’atlas des oiseaux nicheurs (de 1980 à 1985) n’ont donné aucune mention de reproduction confirmée et seulement deux mentions non confirmées (Carroll, 1988). En Pennsylvanie, les relevés aux fins de l’atlas (de 1983 à 1989) ont fourni deux mentions de reproduction confirmées et une non confirmée (Brauning, 1992). En Ohio, il n’y avait que quatre mentions confirmées et quatre mentions non confirmées d’après les relevés menés aux fins de l’atlas (de 1982 à 1987) (Peterjohn et Rice, 1991). Au Michigan, de 1983 à 1988, les relevés aux fins de l’atlas n’ont permis de découvrir qu’un site de reproduction confirmé et six sites possibles (Brewer et al., 1991). The Nature Conservancy considère cette espèce comme gravement en danger (cote S1) dans l’État de New York, la Pennsylvanie, l’Ohio, le Michigan, le Wisconsin et le Minnesota; la plupart de ces États ont également déclaré cette espèce en voie de disparition.

Dans le passé, le Râle élégant semble avoir été très commun au moins dans certains marais du sud de l’Ontario, en particulier dans la région du lac Sainte‑Claire (Morden et Saunders, 1882). On a supposé qu’il était très commun dans les grands marais situés le long des rives du lac Érié et du lac Ontario vers l’est jusqu’au comté de Prince Edward (Snyder, 1941). On ne connaîtra jamais la superficie totale de la région occupée ou le nombre réel d’oiseaux présents. Cependant, depuis 1940, les seuls marais où l’on a confirmé la reproduction sont situés dans la région du lac Sainte‑Claire, celle de la pointe Pelée, les marais de Long Point et peut‑être ceux de Rondeau et de Presqu’île (Page, 1993). D’après la superficie disponible dans ces marais, Cosens (1985) a estimé que la population pouvait compter un peu moins de 300 couples.

Les relevés effectués pour l’atlas des oiseaux nicheurs (de 1981 à 1985) et pour le programme ontarien de protection des oiseaux nicheurs rares (de 1989 à 1991) ont fourni des chiffres plus précis, indiquant qu’il n’y avait plus que 20 à 52 couples dans la province au début des années 1990 (Austen et al., 1994). Ces oiseaux étaient largement concentrés dans les marais du lac Sainte‑Claire (figure 2), mais même là, on pense qu’il y a eu un déclin important sur une période de dix ans, dans les années 1980 (Page, 1993). Il est possible que les marais de Rondeau aient accueilli quelques couples (et l’on peut peut‑être y entendre rarement le cri d’un oiseau), mais on n’a trouvé aucun individu lors d’un programme de surveillance des terres humides mené en 1993. Dans la région de Haldimand-Norfolk, les marais de Long Point étaient le seul secteur où l’on savait que le Râle élégant s’était reproduit régulièrement au cours des dernières années (McCracken, 1987), mais l’espèce était considérée comme rare et irrégulière (seulement un à cinq couples) pendant les années qui ont suivi (Page, 1993). Dans la région de la pointe Pelée, l’espèce semble être un résident estival à répartition erratique, avec peut‑être deux ou trois couples qui s’y installent certaines années (Page, 1993).

Dans l’Est de l’Ontario, plus précisément dans les marais du comté de Prince Edward et de Presqu’ile, les relevés effectués pour l’atlas des oiseaux nicheurs n’ont permis de découvrir aucun individu, mais des observations ultérieures donnent à penser qu’un très petit nombre pourrait encore y résider occasionnellement en été. Bien que le Râle élégant ait déjà été signalé comme une espèce commune dans les marais du comté de Prince Edward (cité dans Snyder,1941), il n’existe pas de véritable preuve corroborant cette affirmation. La mention de reproduction la plus nordique a été signalée à Oshawa (Speirs, 1977; McCracken et Sutherland, 1987). Il est très possible que des cris du Râle de Virginie aient été confondus avec ceux du Râle élégant. Si cette dernière espèce a déjà occupé cet endroit, Snyder n’a trouvé aucune preuve de sa présence lors d’une excursion de recherche intensive menée en été (Snyder, 1941).

Quelques mentions d’observation pendant la saison de reproduction ont été signalées à un certain nombre d’autres endroits dans le sud de l’Ontario vers le nord jusqu’à la péninsule Bruce et le comté de Simcoe. Mais, souvent, les oiseaux ne reviennent pas dans ces endroits où les marais sont petits, et il est probable que la plupart sont solitaires et qu’ils n’ont jamais eu de partenaires dans ce genre d’endroit.

Mentions d’observation du Râle élégant pendant la saison de reproduction en Ontario, de 1981 à 1991. Nidification probable ou confirmée (·) ou possible (o) (tiré de Page, 1993)

Figure 2.   Mentions d’observation du Râle élégant pendant la saison de reproduction en Ontario, de 1981 à 1991. Nidification probable ou confirmée (·) ou possible (o) (tiré de Page, 1993).

Dans le cadre du programme de surveillance des marais dans le bassin des Grands Lacs, on n’a pas particulièrement bien réussi à déterminer le nombre d’individus. Les marais ne sont pas tous suffisamment couverts par le programme au moment propice à la découverte d’une espèce rare comme le Râle élégant. En 1995, on n’a trouvé que deux individus, aucun en 1996 et seulement cinq en 1997.

Une recherche plus approfondie, visant précisément le Râle élégant, a été entreprise en Ontario en 1997. On a découvert au total 32 mâles territoriaux (Friesen et al., 1999; Kozlovic, 1997), dont plus de la moitié dans les marais de l’île Walpole. À trois autres sites ailleurs sur le lac Sainte‑Claire, on a découvert entre un et six individus par site, et trois sites le long de la rive du lac Érié abritaient un ou deux oiseaux chacun (Friesen et al., 1999). On ne sait pas si l’un ou l’autre de ces oiseaux s’était accouplé, en particulier lorsqu’il n’y en avait qu’un ou deux. Il y avait peut‑être quelques autres mâles qui criaient, car on n’a pas pu visiter en temps opportun tous les secteurs où le Râle élégant avait déjà été observé. Toutefois, d’après une projection optimiste, il n’y aurait pas plus de 50 couples, occupant principalement un site de la région du lac Sainte‑Claire : la réserve indienne de Walpole Island (Friesen et al., 1999).

En 1999, des recherches ont permis de trouver seulement 25 oiseaux lançant leur cri dans des marais de la région de l’île Walpole et du lac Sainte‑Claire, et un à chaque endroit dans les marais de Long Point et de Presqu’île, soit un total de 27 individus (T. Lang, comm. pers.). Un autre oiseau était présent dans le marais de Bradford (D. Sutherland, comm. pers.). Comparativement aux années antérieures, le nombre d’individus était plus petit, et il est probable qu’il reste moins de 50 couples au Canada. En 1999, cette espèce a été inscrite sur la liste des oiseaux protégés en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario (I. Bowman, comm. pers.).

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Habitat

Le Râle élégant peut occuper divers habitats dans des marais d’eau douce et des marécages arbustifs de succession (Meanly 1992). Dans les secteurs humides, la présence de riz sauvage semble importante (Cosens, 1985), mais cette espèce utilise aussi des marais à carex et à massettes (Peck et James, 1983). Toutefois, les grands marais aux eaux libres et peu profondes rejoignant des régions arbustives sont probablement les habitats les plus importants (McCracken et Sutherland, 1987). On ne sait pas quelles sont les exigences minimales de l’espèce quant à la taille des marais (Brown et Dinsmore, 1986), mais c’est seulement dans les grandes étendues marécageuses non envahies par les massettes que les oiseaux reviennent plusieurs années successives et maintiennent leur présence en Ontario.

Le meilleur habitat pour le Râle élégant en Ontario se trouvait dans le sud‑ouest de cette province, où plus de 80 p. 100 des terres humides ont été éliminées au total, ce pourcentage grimpant jusqu’à 95 p. 100 dans certains comtés (Friesen et al., 1999; Page, 1993). On pense qu’il ne reste plus qu’environ 10 p. 100 des marais présents avant la colonisation dans la région du lac Sainte‑Claire (Page, 1993), où se trouve la plus grande partie de la population restante de Râles élégants. Les quelques grandes terres humides restantes sont de plus en plus isolées à mesure que l’on assèche les marais qui les relient, de sorte que les oiseaux y trouvent plus difficilement un partenaire et que leur potentiel de reproduction est probablement réduit. Les petits marais sont exposés à un taux de prédation plus élevé. Il est probable que la qualité de l’habitat existant soit également altérée par la contamination due aux pesticides charriés par le ruissellement des eaux agricoles (Friesen et al., 1999). On possède peu de données concernant les effets des produits chimiques dangereux sur cette espèce, mais des produits chimiques ont apparemment entraîné de graves déclins à d’autres endroits (Meanly, 1992). Un nouvel aéroport municipal s’est ouvert près du marais Hillman dans la région de la pointe Pelée, où le Râle élégant a déjà été présent. La circulation de bateaux de plaisance et de motomarines augmente aux environs de plusieurs autres marais, accroissant la possibilité d’abandon de l’habitat dû aux perturbations (L. Maynard, comm. pers.).

Il y a eu une perte continuelle de marais tout au long des années 1970 et 1980 dans le sud‑ouest de l’Ontario (Page, 1994), perte qui se perpétue encore dans une certaine mesure (B. Potter, comm. pers., 1999). Pendant les années de sécheresse où les niveaux d’eau sont peu élevés, certaines régions sont encore asséchées aux fins de l’agriculture. Il est possible que d’autres régions soient abandonnées et reconverties en marais, mais les caractéristiques de ces régions ont été altérées d’une façon qui les rend inutilisables pour le Râle élégant. L’Ontario dispose maintenant d’une politique sur les terres humides qui devrait aider à préserver les marais restants. Le ministère des Richesses naturelles a élaboré un protocole de surveillance pour évaluer l’efficacité de la politique mais, pour le moment, on n’observe pas de tendance nette concernant la disponibilité totale de terrains marécageux dans la province (B. Potter, comm. pers.).

Un facteur limitatif important pour le Râle élégant dans l’île Walpole, où se trouve la plus grande population, serait peut‑être le brûlage. Chaque année, on brûle une grande proportion des terrains marécageux (A. Woodliffe, comm. pers.). Cela signifie que les oiseaux qui reviennent au printemps ne trouvent pas assez de couvert pour commencer à se reproduire. Ils peuvent peut‑être commencer plutôt tard dans la saison, mais il est probable que la productivité soit réduite, sinon nulle. L’étendue totale de cette perte d’habitat n’a pas été évaluée.


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Évaluation et statut proposé

Au Canada, le Râle élégant se reproduit seulement dans le sud-ouest de l’Ontario. On ne sait pas quel était l’effectif autrefois dans les marais de l’Ontario, ni dans quelle mesure ces marais étaient peuplés. Cependant, il est clair que de graves déclins se sont produits dans les parties septentrionales de l’aire de répartition de l’espèce au cours du XXe siècle (Meanley, 1992). Nous savons aussi qu’il y a eu une perte considérable de l’habitat disponible dans le sud-ouest de l’Ontario (Snell, 1987), là où le Râle élégant aurait été le plus abondant.

Aux États‑Unis, les plus grandes populations de Râles élégants se trouvent généralement dans des régions relativement proches des côtes sud et est et dans la vallée du cours inférieur du Mississippi. Dans l’intérieur du continent, à part la région du Mississippi, les deux seules autres régions connues pour leurs fortes densités étaient les marais du lac Érié, en Ohio, et les marais du lac Sainte‑Claire (Meanley, 1992). Des déclins alarmants ont été constatés dans les marais du lac Érié (Meanly, 1992) et le Râle élégant a été déclaré espèce en voie de disparition dans l’Ohio (Peterjohn et Rice, 1991). De plus, du côté américain de la région du lac Sainte Claire, il a été déclaré en voie de disparition à la suite des baisses de population qui se sont produites à cet endroit et dans la plupart des États du Midwest (Rabe, 1991). De fait, on a considéré que, sauf en Floride et en Louisiane, le Râle élégant serait au moins une espèce menacée dans toute son aire de répartition (Eddleman et al., 1988).

D’après les estimations des effectifs obtenues lors des relevés effectués pour l’atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario au début des années 1980 et dans le cadre du programme de protection des oiseaux nicheurs rares de 1989 à 1991, on a estimé que la population oscillait entre 20 et 52 couples seulement. Des estimations récentes de la population en 1997 et en 1998, fondées sur des relevés approfondis effectués dans la majeure partie des anciennes aires de reproduction connues, ont confirmé qu’une estimation optimiste s’établirait à 50 couples (Friesen et al., 1999). Lors d’un relevé approfondi effectué en 1999, on a entendu moins de 30 individus.

Il n’y a certainement eu aucune augmentation de la population de Râles élégants au Canada ces dernières années. Il est probable que très peu d’individus sont passés inaperçus lors des relevés. La perte d’habitat est considérée comme la principale cause de déclin (McCracken et Sutherland, 1987; Carroll, 1988; Eddleman et al., 1988; Rabe, 1991; Peterjohn et Rice, 1991; Meanley, 1992). Bien que la perte d’habitat de marais dans le sud de l’Ontario ait ralenti pendant la dernière décennie, il y a peut‑être encore une dégradation due aux effets de la pollution ou à la croissance des massettes favorisée par le maintien artificiel des niveaux d’eau.

La situation du Râle élégant en Ontario ne s’est pas améliorée ces dernières années. Il est donc recommandé de maintenir sa désignation d’espèce en voie de disparition.


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Remerciements

Je remercie Colleen Hyslop, qui m’a donné l’occasion de préparer le présent rapport et qui en a organisé le financement par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada. Je remercie également les personnes suivantes : Laurie Maynard, qui m’a fourni de l‘information sur les perturbations et les relevés; Tony Lang, qui m’a donné accès aux données sur les relevés; Don Sutherland pour ses commentaires sur la situation de l’espèce et la fourniture de données provenant des centres de données sur la conservation et du Centre d’information sur le patrimoine naturel; Irene Bowman, qui m’a renseigné sur la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario; Russ Weeber pour l’information touchant le Programme de surveillance des marais dans le bassin des Grands Lacs; et Michel Gosselin, qui a formulé des commentaires utiles.

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Ouvrages cités

Austen, M.J.W., M.D. Cadman et R.D. James.1994. Ontario Birds At Risk. Fed. Ont. Nat., Don Mills, et Long Point Bird Observ., Port Rowan (Ontario).

Brauning, D.W. (éd.)1992. Atlas of breeding birds in Pennsylvania. Univ. of Pittsburgh Press, Pittsburgh (Pennsylvanie).

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Brown, M., et J.J. Dinsmore. 1986. Implications of marsh size and isolation for marsh bird management. J. Wildl. Manage. 50:392-397.

Carroll, J.R. 1988. King Rail. In The atlas of breeding birds in New York State (R.F. Andrle, et J.R. Carroll, éd.). Cornell Univ. Press, Ithaca (New York). Pages 138‑139.

Cosens, S.E. 1985. Status report on the King Rail (Rallus elegans) in Canada. COSEWIC, Ottawa (Ontario).

Dickinson, M.B. (éd.) 1999. National Geographic field guide to the birds of North America. 3e éd. Nat. Geogr. Soc. (Washington., D.C.)

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Friesen, L. 1999. « The King Rail – almost gone but not forgotten ». Long Point Bird Observ. and Ont. Progr. Newsletter 31(1):14.

Friesen, L., L. Maynard, P. Ashley, J. Haggeman, D. Lebedyk, D. McLachlin, D. Sutherland, J. McCracken, R. Weeber et A. Woodliffe. 1999. National Recovery Plan for the King Rail. RENEW, Ottawa (Ontario).

Kozlovic. D. 1997. The King Rail field survey in Ontario, 1997. Rapport inédit préparé pour l’équipe de rétablissement du Râle élégant. Serv. Can. de la faune, Guelph (Ontario).

Meanley, B. 1969. Natural History of the King Rail. North Amer. Fauna 67.


Meanley, B. 1992. King Rail (Rallus elegans). In The Birds of North America, no 3 (A. Poole et F. Gill, éd.). The Acad. Nat. Sci., Philadelphia (Pennsylvanie), et Amer. Ornithol. Union, Washington, D.C.

McCracken, J.D. 1987. Annotated checklist to the birds of Haldimand‑Norfolk. In The natural areas inventory of the Regional Municipality of Haldimand-Norfolk, vol. 2. Norfolk Field Nat., Simcoe (Ontario). 52 p.

McCracken, J.D., et D.A. Sutherland. 1987. King Rail. In Atlas of the breeding birds of Ontario (M.D. Cadman, P.F.J. Eagles, et F.M. Helleiner, éd.). Univ. of Waterloo Press, Waterloo (Ontario). Pages 148‑149.

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Peterjohn, B.G., et D.L. Rice. 1991. The Ohio breeding bird atlas. The Ohio Dept. Nat. Res., Columbus (Ohio).

Price, J., S. Droege, et A. Price. 1995. The summer atlas of North American birds. Academic Press (Californie).

Rabe, M.L. 1991. King Rail (Rallus elegans). In The atlas of breeding birds of Michigan (R. Brewer, G.A. McPeek et R.J. Adams, Jr., éd.). Mich. State Univ. Press, East Lansing (Michigan). Pages 192‑193.

Snell, E. 1987. Wetland distribution and conversion in southern Ontario. Working Paper No. 48. Direction générale des eaux intérieures et des terres, Environnement Canada.

Snyder, L.L. 1941. The birds of Prince Edward County, Ontario. Univ. Toronto Studies, Biol. Ser. 48:25‑92.

Speirs, J.M. 1977. Birds of Ontario County, Part 5: Turkey Vulture to Northern Phalarope. Fed. Ont. Nat., Don Mills (Ontario).

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L’auteur

Ross James est collaborateur et ancien conservateur de la section d’ornithologie du Musée royal de l’Ontario, à Toronto (Ontario). Il a étudié le comportement alimentaire des viréos dans le sud de l’Ontario ainsi que les relations écologiques et comportementales entre le Viréo à tête bleue et le Viréo à gorge jaune dans le cadre de ses recherches pour l’obtention de sa maîtrise et de son doctorat à la University of Toronto. Il a également effectué des études de populations d’oiseaux dans la forêt boréale ainsi que les boisés et les terres humides du sud. M. James s’intéresse à la situation et à la répartition des oiseaux en Ontario et a produit une liste annotée des oiseaux de cette province (Annotated checklist of Ontario Birds). Il est également coauteur de deux volumes de la série Breeding Birds of Ontario ainsi que d’Ontario Birds at Risk. De plus, il a fait partie du comité de rédaction de l‘Atlas of Breeding Birds of Ontario, auquel il a contribué. Ross James est également l’auteur de deux fascicules de la série Birds of North America, et de plus de 80 articles sur les oiseaux. Il a exercé pendant plus d’une décennie les fonctions de président et de coprésident du Sous‑comité de spécialistes des espèces d’oiseaux du COSEPAC, de sorte qu’il connaissait bien les rapports de situation et les désignations précédentes concernant le Râle élégant.

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Experts consultés

T. Lang. 3300, route 7, Vaughn (Ontario), L4K 4M3.

L. Maynard. Service canadien de la faune. Direction de la conservation de l’environnement, Guelph (Ontario), N1H 3N4.

D.A. Sutherland. Centre d’information sur le patrimoine naturel, Peterborough (Ontario).

Woodliffe. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Chatham (Ontario), N7M 5L8.

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