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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’aster divariqué au Canada – Mise à jour

SOMMAIRE DU RAPPORT DE SITUATION

À l’heure actuelle, il y a en Ontario 15 populations d’Eurybia divaricata, dont 10 (66 p. 100) sont petites (moins de 100 tiges) ou risquent d’être détruites (Thompson, 2000).

Le bois de Culp est entouré de plantations de pêchers, de sorte que la population d’Eurybia divaricata qui s’y trouve a peu de chances de se propager aux forêts environnantes. De plus, dans ce site, le nombre de tiges semble avoir fortement baissé depuis 1991, peut‑être à cause de la coupe d’une partie des arbres forestiers pour agrandir le verger, ou par suite des activités horticoles.

Les populations du ruisseau Four Mile et des rives du Niagara se trouvent à peine à 1 km l’une de l’autre. Elles pourraient même être considérées comme une seule population. Il importe toutefois de souligner que les sous‑populations se trouvant à l’intérieur de l’aire de conservation des rives du Niagara sont fortement menacées à cause de la proximité des principaux sentiers. Les populations situées sur le terrain du ministère de la Défense nationale sont plus abondantes et probablement mieux protégées, du fait que l’accès à ce terrain est restreint.

Les populations du parc provincial Short Hills sont grandes et dispersées. Celle de l’AINS du ruisseau Twelve Mile manque de vigueur et subit les effets de l’érosion et du broutage par les cerfs. Celle du bois de Cataract est très grande et vigoureuse, malgré sa situation à proximité des sentiers.

La population du bois du Marcy semble stable. Cependant, cette stabilité est précaire, car un sentier passe en plein milieu de la colonie. En outre, celle‑ci se trouve sur un terrain privé susceptible d’être mis en vente pour une quelconque exploitation.

La population de l’aire de conservation de St. John est petite et en très mauvais état. Bien qu’elle se trouve en bordure d’un sentier secondaire probablement peu fréquenté, un grand nombre de tiges ont été piétinées. Cette population disparaîtra probablement à moins que des mesures immédiates soient prises pour assurer sa protection.

L’Eurybia divaricata est probablement encore présent près des carrières de Nelson, mais non en grand nombre. On ne sait pas si ce site est menacé par des projets d’expansion des carrières. La présence d’une association rare [érable noir (Acer nigrum)-chêne jaune (Quercus muhlenbergii)] et d’une malvacée (Sida hermaphrodita) rare à l’échelle du globe (G2) dans le voisinage du site d’Eurybia divaricata pourrait assurer à ce dernier une certaine protection. Les chances de retrouver l’Eurybia divaricata dans cette localité sont bonne à la condition de consentir un effort de recherche supplémentaire.

Enfin, la population de l’AINS de Fonthill-Sandhill Valley est sans conteste la plus viable et la plus stable de toutes celles d’Ontario. L’Eurybia divaricata est répandu à la grandeur de l’AINS. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une aire protégée, il faudrait vraiment une perturbation majeure pour causer la disparition de l’Eurybia divaricata. Il serait intéressant de faire un recensement exhaustif de l’espèce dans toute l’AINS. Il serait également utile d’aviser les propriétaires de la présence de l’espèce sur leur terrain et de demander la protection de cette dernière en vertu de la Déclaration de principes provinciale.

Dix populations d’Eurybia divaricata sont signalées pour le Québec. Comme
bon nombre d’entre elles n’ont pas fait l’objet d’un suivi ou n’ont pas été confirmées depuis plusieurs années, il est impossible de se prononcer sur le nombre de populations qui existent toujours. Il est fortement recommandé de faire une recherche dans toutes les localités où l’aster divariqué a été signalé afin de déterminer la situation de l’espèce dans cette province.

Il n’y a que 25 sites d’Eurybia divaricata au Canada, et un bon nombre d’entre eux n’ont pas été vérifiés depuis plusieurs années. Tous ceux qui ont été confirmés récemment, sauf deux, sont plus ou moins menacées pour diverses raisons : destruction de leur habitat, affectation du terrain, piétinement, effectif trop faible, présence d’espèces exotiques envahissantes ou broutage par les cerfs ou les charançons. Les sites ontariens sont en grande partie situés sur des terrains
publics et bénéficient de ce fait d’une certaine protection. Par contre, la majorité
des populations du Québec se trouvent sur des terrains privés et sont en péril.