Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’aster divariqué au Canada – Mise à jour

HABITAT

Besoins de l’espèce

L’Eurybia divaricata pousse dans des forêts de feuillus sèches et clairsemées. Toutes les populations d’Ontario sont situées dans la section Niagara de la Région forestière des feuillus (Rowe, 1972), où dominent l’érable à sucre et le hêtre à grandes feuilles, côtoyés par le chêne rouge, le chêne blanc, le chêne noir, le caryer ovale, le tilleul d’Amérique et les espèces caroliniennes associées. L’aster divariqué aime les sols bien drainés, mais semble résister sans trop de dommages aux saisons particulièrement pluvieuses (2000 par exemple). On peut penser qu’une certaine perturbation est bénéfique à l’espèce, puisque la majorité des populations ontariennes poussent en bordure de sentiers.

En Ontario, les populations sont réparties dans la zone fruitière du Niagara et les comtés bordant le lac Érié, régions climatiques parmi les plus clémentes du Sud de l’Ontario et celles où la saison de végétation est la plus longue. Elles se trouvent aussi dans la Région écoclimatique tempérée moyenne du Haut-tempéré modéré humide (Groupe de travail sur les écorégions, 1989). Cette région écoclimatique est caractérisée par des étés de chauds à très chauds et humides et des hivers doux et neigeux. Les températures quotidiennes moyennes se maintiennent au‑dessus de 0 oC d’avril à novembre. Les précipitations mensuelles sont généralement supérieures à 70 mm et sont à peu près constantes tout au long de l’année.

Au Québec, l’aster divariqué pousse surtout dans des forêts où dominent l’érable et le hêtre, associés au caryer cordiforme et à l’ostryer de Virginie, sur des sols bien drainés ou des coteaux rocheux. Souvent, il s’agit de forêts perturbées par une coupe partielle, et on peut penser que les percées laissées dans le couvert par la récolte des arbres sont favorables à l’espèce et lui ont permis de se multiplier.

Les populations québécoises se trouvent à la limite septentrionale de l’aire de l’espèce, dans la Région écoclimatique tempérée froide du Tempéré froid moyen humide, où les étés sont chauds et les hivers doux. Les températures quotidiennes moyennes sont supérieures à 0 oC d’avril à novembre, et les précipitations mensuelles dépassent généralement 75 mm (Groupe de travail sur les écorégions, 1989).

Singleton (2001) a constaté que l’Eurybia divaricata se trouve très rarement dans des peuplements forestiers occupant d’anciennes terres agricoles. En outre, plus les colonies se trouvent loin d’un vieux peuplement, moins elles sont densesSingleton et al., 2001).

Protection et tenure des terrains

Depuis que le COSEPAC a attribué à l’Eurybia divaricata le statut d’espèce menacée au Canada, en 1995, aucune mesure n’a été prise pour protéger l’espèce en Ontario. Deux des populations ontariennes se trouvent dans un parc provincial, deux autres dans une aire de conservation et une cinquième sur un terrain appartenant à une commission de gestion de parcs publics. Toutes les autres se trouvent sur des terrains privés, dont deux aires provinciales d’intérêt naturel et scientifique (AINS).

Au Québec, toutes les populations d’aster divariqué sont situées sur des terrains privés, sauf celle de Philipsburg, qui se trouve dans un sanctuaire d’oiseaux migrateurs appartenant à la Société québécoise pour la protection des oiseaux.