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Tortue géographique (Graptemys geographica)

Résumé

Tortue géographique
Graptemys geographica

Informationsur l’espèce

La tortue géographique (Graptemys geographica) est fortement aquatique et  présente un dimorphisme sexuel. La dossière olive à brunâtre est ornée d’un motif réticulé de lignes jaune pâle qui s’estompent à mesure que la tortue vieillit. Lorsqu’on a décrit l’espèce pour la première fois, on a trouvé que le motif de la dossière était semblable à une carte géographique, ce qui lui a valu son nom commun et son nom scientifique.

Répartition

En Amérique du Nord, l’aire de répartition de l’espèce couvre l’Est des États‑Unis, le Sud-Est de l’Ontario et le Sud‑Ouest du Québec. Au Canada, elle s’étend dans le bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint‑Laurent depuis le lac Sainte‑Claire, en Ontario, jusqu’à Montréal, au Québec. Elle correspond aux régions les plus densément peuplées et les plus industrialisées de l’Ontario et du Québec.

Habitatet biologie

La tortue géographique habite les cours d’eau et les rives des lacs, où elle se chauffe au soleil sur des roches émergentes et des arbres tombés durant le printemps et l’été. En hiver, elle hiberne dans les zones profondes à courant lent des cours d’eau. Grégaire et farouche, elle est difficile à approcher; dans un groupe se chauffant au soleil, dès qu’on dérange une des tortues, tous les membres du groupe se dispersent. Les mollusques constituent la plus grande partie de la nourriture de la tortue géographique, les mâles et les juvéniles se nourrissant aussi d’insectes. Au Canada, les femelles produisent au plus une ponte de 10 à 16 œufs par année, mais on ne connaît pas le succès de la ponte. Même si les besoins de l’espèce en matière d’habitat et certains aspects de son comportement sont bien connus, les connaissances relatives à son cycle biologique sont assez limitées.

Taille et tendances des populations

Au Canada, il n’existe pas de programme de surveillance des populations de tortue géographique. Selon des évaluations ponctuelles effectuées sur la rivière des Outaouais, on compte en certains endroits de 15 à 35 tortues par kilomètre de rive. Selon les mentions consignées dans la base de données de l’OHS, il semble que les populations les plus importantes et les plus persistantes soient dans les Grands Lacs celles de Long Point et du parc provincial Rondeau, et dans les rivières de l’intérieur des terres, celles des rivières Thames et Grand.

Facteurs limitatifs et menaces

Au Canada, la plus grande partie de l’aire de répartition de la tortue géographique est située dans la région la plus densément peuplée du pays. L’aménagement des rives et la navigation de plaisance peuvent empêcher la tortue d’utiliser des habitats propices le long des principales voies navigables. La régularisation des niveaux de ces voies, particulièrement par les barrages, devrait aussi avoir une incidence négative sur les tortues, en raison de l’inondation de sites de ponte et de l’altération de l’habitat. L’augmentation du commerce international des espèces sauvages constitue une autre menace pour la tortue géographique parce qu’elle est semblable à d’autres tortues très recherchées (tortues pseudogéographiques et espèces des genres Pseudemys et Chrysemys).

Protection actuelle ou autres désignations

En vertu de la Loi de 1997 sur la protection du poisson et de la faune, la tortue géographique est une espèce protégée de la chasse, du piégeage, de la garde en captivité et de l’achat et de la vente en Ontario. Au Québec, elle est classée S2 (menacée). Ses nids sont protégés de la perturbation, de la destruction ou de l’altération par la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, et la collecte, la garde en captivité et la vente d’individus sont interdites par le Règlement sur les animaux en captivité. Le G. geographica est une espèce protégée dans au moins neuf États américains.

Résumé du rapport de situation

On connaît peu la taille et les tendances des populations canadiennes de tortue géographique, ainsi que les taux de mortalité, les succès de reproduction et les structures par âge. Sans ces renseignements, il est impossible de déterminer quantitativement si les effectifs augmentent ou diminuent et d’évaluer la sensibilité de l’espèce à l’empiètement humain. Dans le but de dégager les tendances démographiques, les populations exposées aux effets de la présence humaine devraient faire l’objet d’une surveillance. Vu la maturité tardive et la longévité élevée de l’espèce, elle est vulnérable à une augmentation chronique des taux de mortalité des adultes. De plus, elle perd de bons habitats aux dépens de l’aménagement des rives et elle est soumise à une diminution de qualité de l’habitat attribuable à l’augmentation de l’utilisation des rives, des lacs, des cours d’eau et des îles à des fins récréatives. Les bateaux à moteur et les véhicules circulant sur les routes tuent un certain nombre de tortues. Les taux de survie des œufs et des jeunes nouvellement éclos ont probablement diminué avec l’augmentation de la prédation des nids par les ratons laveurs et les insectes. Par ailleurs, le déclin des populations des mollusques que mangent l’espèce et l’accumulation de contaminants dans ces proies peuvent lui nuire.


MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

 

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.