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Tortue géographique (Graptemys geographica)

Répartition

Répartitionmondiale

Dans le Nord-Est des États–Unis, l’aire de répartition de la tortue géographique est assez étendue (figure 1). Elle s’étend dans le bassin hydrographique des Grands Lacs jusque dans le Wisconsin et, dans le bassin hydrographique du Mississippi, depuis le Centre du Minnesota jusqu’au Nord de la Louisiane et vers l’ouest, jusque dans l’Est de l’Oklahoma et du Kansas. L’espèce est présente dans tout le bassin de la rivière Tennessee, dans des cours d’eau du bassin de la rivière Tombigbee en Alabama , en amont de la ligne de chutes (Fall Line) et dans le bassin de l’Ohio, de la Virginie‑Occidentale à l’Illinois. Des populations isolées vivent dans le bassin du fleuve Susquehanna en Pennsylvanie (limite est de l’aire de répartition) et au Maryland, dans le bassin du fleuve Delaware, depuis l’embouchure jusque, vers le nord, dans le comté de Sussex, au New Jersey, et dans le cours inférieur du fleuve Hudson, dans l’État de New York (Patch, 1925; Logier, 1939; Carr, 1952; McCoy et Vogt, 1990).

Figure 1.  Répartition de la tortue géographique (Graptemys geographica) en Amérique du Nord (Ernst et al., 1994).

Figure 1.  Répartition de la tortue géographique (Graptemys geographica) en Amérique du Nord (Ernst et al., 1994).

Répartition canadienne

La physiographie et le climat de l’Est du Canada sont variés et influent considérablement sur l’abondance et la répartition des reptiles et des amphibiens (Bleakney, 1958). Dans les basses‑terres du Saint‑Laurent, où se trouve la plus grande part de l’aire de répartition de la population canadienne de tortue géographique, le climat est plus chaud que dans les régions montagneuses situées au nord et au sud, qui semblent créer une barrière thermique pour ce qui est de la répartition de l’espèce. Dans le Sud du Québec, ce sont les contreforts du Bouclier canadien et les températures basses des régions situées au nord du fleuve Saint‑Laurent qui en limitent la répartition alors que dans l’Est de la province, c’est l’augmentation de la salinité des eaux du fleuve (Bleakney, 1958).

Dans son étude sur la répartition des reptiles et des amphibiens de l’Est du Canada, Bleakney (1958) propose une hypothèse sur la façon dont la tortue géographique est arrivée au Canada. Selon lui, l’aire de répartition actuelle de l’espèce est attribuable à une immigration post‑glaciaire depuis des refuges situés à l’extérieur des marges glaciaires. Une des principales voies empruntées par les tortues auraient été les vallées du Mississippi et de ses tributaires jusqu’aux Grands Lacs, puis au réseau hydrographique du Saint‑Laurent.

Au Canada, l’aire de répartition de la tortue géographique se limite au Sud de l’Ontario (figure 2) et au Sud‑Ouest du Québec (figure 3), ce qui correspond à la limite nord de l’espèce. Aucune diminution de l’aire de répartition n’a été documentée au Canada, mais des populations locales de zones urbaines ont probablement disparu. L’absence d’études à court ou à long terme sur les populations rend difficile l’évaluation des tendances des populations. Selon les données de l’OHS, depuis 1985, 16 p. 100 de tous les districts ne comptent aucune mention pour des régions où l’espèce avait été signalée antérieurement; cependant, aussi depuis 1985, 16 p. 100 des districts comptent des mentions pour la première fois. Il est peu probable que l’espèce se soit dispersée dans ces dernières régions depuis 1985; on pense plutôt qu’elle y a toujours vécu sans avoir été signalée.

Figure 2.  Répartition de la tortue géographique (Graptemys geographica) en Ontario. Ébauche préparée par le Centre d'information sur le patrimoine naturel (1998) d’après les mentions contenues dans la base de données de l’Ontario Herpetofaunal Summary.

Figure 2.  Répartition de la tortue géographique (Graptemys geographica) en Ontario. Ébauche préparée par le Centre d'information sur le patrimoine naturel (1998) d’après les mentions contenues dans la base de données de l’Ontario Herpetofaunal Summary.

1Figure 3.  Répartition de la tortue géographique (Graptemys geographica) au Québec (Bonin, 1998).

Figure 3.  Répartition de la tortue géographique (Graptemys geographica) au Québec (Bonin, 1998).

En Ontario, la tortue géographique est dispersée sur les rives de la baie Georgienne (aussi loin au nord que dans le district de Sudbury Sud), du lac Sainte‑Claire (limite ouest), de la rivière Detroit et des lacs Érié et Ontario. Dans les terres, elle est présente le long des principales rivières comme la Thames, l’Ausable, la Sydenham, la Grand et la rivière des Outaouais (aussi loin à l’ouest que Deep River) et dans certains des plus grands lacs de la limite sud du Bouclier canadien (lacs Rideau) (Cook, 1981; Froom, 1971; Lamond, 1994; Bonin, comm. pers.).

Depuis le début des années 1980, on s’intéresse à la situation de la tortue géographique au Québec parce qu’on pensait que son aire de répartition se limitait à Norway Bay, à l’Ouest d’Ottawa, et au lac des Deux Montagnes, à l’extrémité est de la rivière des Outaouais. On a ainsi trouvé des tortues géographiques sur les rives de la rivière des Outaouais entre Deep River et Montréal, à l’extrémité sud du lac Saint‑François sur le fleuve Saint‑Laurent et dans la baie Missisquoi du lac Champlain (Gordon et MacCulloch, 1980; Flaherty, 1982; Daigle et al., 1994; Daigle et Lepage, 1997).